Plusieurs donateurs s’intéressent aux activités de l’UIP et sont prêts à lui fournir des fonds. Ainsi, Irish Aid s’est engagé à soutenir le Programme sur l’égalité entre les sexes en politique à hauteur de 1,1 million d’euros (CHF 1,78 millions) au titre des trois prochaines années. Annonçant cette contribution, Michael Kitt, Secrétaire d’Etat chargé de l’aide publique au développement, a déclaré “Ce projet favorise la représentativité, la transparence et l’obligation de rendre des comptes dans les parlements des pays en développement. L’UIP, on le sait, a une longue expérience des programmes visant à développer la participation des femmes à l’activité parlementaire, de sorte qu’elles aient leur mot à dire dans ce domaine. Notre soutien montre qu’Irish Aid considère l’égalité entre les sexes comme une priorité et, que sans elle, il n’est pas développement durable et sans exclusive“.
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L’Agence suédoise pour le développement a fourni des financements stables et prévisibles, s’élevant à CHF 1,62 million, pour la période 2005-2007. Elle devrait décider, en mars, de la reconduite de cette aide selon les mêmes modalités pour la période 2008-2010. L’Agence canadienne pour le développement a apporté une contribution de CHF 782 000, en octobre 2007, à l’UIP au titre de l’aide aux parlements des pays sortant d’un conflit, pour leur permettre de hâter la réconciliation. Cet organisme prendra une décision en mars sur le financement d’une gamme plus large d’activités.
En 2006, l’UIP remplaçait une méthode largement ponctuelle de mobilisation des ressources par une action plus systématique, visant à établir une base de financement stable qui lui permette de renforcer et étendre son travail en faveur de la démocratie. Ella a, cependant, dû faire face à quelques difficultés : i) l’UIP est méconnue, dans le milieu des donateurs, comme agence d’exécution ; ii) les gouvernements, estimant que l’UIP appartient au monde des parlements, ne se sentent pas obligés de la financer au même titre que les organisations de l’ONU ; iii) les donateurs préfèrent les activités sur le terrain qui, dans les pays pauvres, profitent directement aux bénéficiaires, alors que les activités de l’UIP sont essentiellement centralisées – ou décidées - à partir du Siège de l’Organisation ; iv) la plupart des donateurs sont en train de recentrer leur soutien au profit de pays et d’organisations moins nombreux.
On note, pourtant, chez les donateurs un intérêt plus vif pour les questions de démocratie et de gouvernance et une volonté de les financer. Il s’agit même d’une tendance de fond. Avec les contributions de l’Irlande, du Canada et de la Suède, les financements volontaires devraient au moins tripler pour la période 2008-2010 par rapport à leur niveau des années précédentes. En outre, des financements sont accordés, pour des projets spécifiques, par le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Commission européenne.