PREPARATIFS EN VUE DE LA CONFERENCE DE COPENHAGUE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Dans la perspective du nouvel accord sur les changements climatiques attendu à la fin de l'année à Copenhague, l'UIP aide les parlementaires à avoir une vision commune du problème et des solutions pratiques qui peuvent lui être apportées.
La 120ème Assemblée de l'UIP, qui s'est tenue récemment à Addis-Abeba, a adopté une résolution abordant de façon générale la question des changements climatiques et des énergies renouvelables. Cette résolution, tout en appuyant l'objectif fixé par le G8 d'une réduction minimale de 50 pour cent des émissions mondiales à l’horizon 2050, exhorte aussi les pays à se fixer des objectifs nationaux plus ambitieux. L'une des dispositions centrales de la résolution contient un appel demandant à ce que des investissements plus importants soient réalisés dans la recherche et le développement en matière de technologies renouvelables et à ce que leur transfert aux pays en développement soit davantage soutenu. Pour contribuer à améliorer la compétitivité des énergies renouvelables, il est demandé aux pays d'élaborer des mécanismes permettant de calculer le coût écologique réel des carburants fossiles.
Cette résolution, dont la discussion à Addis-Abeba a été précédée du dépôt de quelque 180 amendements, n'a pas été sans susciter des controverses. Le débat a pris un tour particulièrement houleux lorsque la question de l'énergie nucléaire a été abordée. Le compromis finalement adopté n'offre qu'un soutien tiède à ce type d'énergie, tout en exhortant les pays à peser soigneusement des facteurs tels que l'existence de quantités limitées d'uranium, les risques graves que cette énergie fait courir aux populations et à l'environnement, ainsi que la question, restée pour l'heure insoluble, de l'élimination des déchets.
Les biocarburants en tant que source d'énergie durable n'ont eux aussi bénéficié que d'un soutien modéré, sous réserve que soient trouvées des méthodes de production plus efficaces ne remettant pas en cause la quantité de produits de base et autres aliments disponibles.
Une grande partie du texte est consacrée aux économies d'énergie, tout à fait faisables, et dans le contexte desquelles des investissements relativement modestes peuvent réduire de façon considérable les émissions de CO2, tout particulièrement dans les pays développés. La résolution plaide en faveur de la réalisation de plus gros investissements destinés à réduire les émissions des véhicules, à mettre les bâtiments aux normes, à concevoir des appareils moins gourmands en énergie et à élargir le réseau des transports publics.
Dans le cadre du suivi immédiat de sa résolution, l'UIP participera à une réunion thématique sur les énergies renouvelables organisée le 18 juin aux Nations Unies. D'autres activités sont prévues, parmi lesquelles une réunion parlementaire devant se tenir en décembre en parallèle de la Conférence de Copenhague.
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