L'UIP et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) ont récemment lancé un Guide parlementaire sur le thème "Combattre la traite des personnes". Lancé début avril à l'occasion de la 120ème Assemblée de l'UIP à Addis-Abeba (Ethiopie), ce guide commence par souligner que la traite des personnes constitue une forme moderne d'esclavage, une violation des droits de l'homme qui équivaut à un crime contre la personne et l'Etat. Elle doit donc être reconnue comme telle et punie par le truchement des actes législatifs qui s'imposent.
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S'exprimant à l'occasion du lancement du guide, le Président de l'UIP, M. Theo-Ben Gurirab, a souligné que les législateurs ont un rôle de premier plan à jouer en adoptant la législation requise pour poursuivre les coupables de la traite et protéger les droits des victimes. Ils doivent aussi veiller à ce que les engagements pris par leur gouvernement soient respectés à l'échelon national. Le Directeur exécutif de l'UNODC, M. Antonio Maria Costa, a indiqué que des millions de personnes dans le monde entier, en général des femmes et des enfants, sont victimes de la traite. Il considère les parlementaires comme les abolitionnistes du XXIe siècle, qui doivent adopter les lois et prendre les mesures requises pour libérer les victimes de la traite et mettre un terme à un crime dont nous devrions avoir tous honte.
Ce guide, le seizième de la série des guides pratiques de l'UIP, a pour but d'inciter les parlementaires à s'engager activement dans les efforts destinés à mettre un terme à la traite des êtres humains. C’est un recueil de lois et de bonnes pratiques internationales mises au point pour lutter contre la traite et on y trouve des conseils indiquant comment aligner la législation nationale sur les normes internationales, par exemple en définissant la traite des personnes et en la criminalisant sous toutes ses formes. Y sont présentées les mesures destinées à éviter la survenue d'un tel crime, à poursuivre les personnes s'en rendant coupables et à protéger les victimes. Il contient aussi des conseils sur la façon de dénoncer la traite et de mobiliser la société civile dans ce combat.
Le public ayant une conscience de plus en plus aigue du phénomène de la traite, il souhaite que des mesures soient prises pour y mettre un terme. En tant qu’élus, il y va de la responsabilité des parlementaires de mettre leur mandat à profit pour veiller à la mise en place et à l'application de mesures législatives ou autres allant dans ce sens. Le Guide pratique se veut une source d'inspiration à la disposition des parlementaires désireux d'adopter des lois saines et des bonnes pratiques susceptibles de donner plus de poids aux réponses apportées à la traite des êtres humains à l'échelon national.
Peu de temps après le lancement du guide, l'Assemblée générale des Nations Unies a organisé un dialogue thématique interactif intitulé "Agir ensemble pour mettre fin au trafic d'êtres humains". Le Secrétaire général de l'UIP, M. Anders B. Johnsson, a été invité à prendre la parole au cours de cette réunion et à présenter les initiatives engagées récemment par l'UIP et les parlements nationaux pour renforcer la lutte contre ce crime odieux.
Dans le cadre de cette discussion aux Nations Unies, les différents orateurs et intervenants se sont penchés sur les initiatives régionales d'ores et déjà en cours, ainsi que sur les propositions visant à donner une dimension internationale à ces efforts. Ce dialogue a servi de moteur pour la discussion et la mise en œuvre éventuelle d'un Plan mondial d'action destiné à lutter contre la traite des êtres humains. Tout au long de ces discussions, l'importance que revêtent l'adoption de lois contre la traite, leur renforcement et les mesures visant à garantir leur respect a été soulignée.