Près de la moitié des présidentes de parlement du monde se sont réunies le 2 mars 2007 au Siège de l'ONU à New York à l’occasion de la Troisième Réunion annuelle des présidentes de parlement. Cette réunion, qui avait pour thème "Les femmes occupant des postes de responsabilités et les petites filles", se voulait avant toute une contribution aux travaux de la Commission de la condition de la femme sur la lutte contre la discrimination et la violence envers les fillettes.
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Le discours d’ouverture a été prononcé par Mme Ann Veneman, Directrice exécutive de l’UNICEF. Mme Veneman a mentionné plusieurs rencontres récentes qui lui ont brutalement fait ressentir toute l’horreur du calvaire que subissent les petites filles victimes de mauvais traitements. Elle a appelé les présidentes de parlement à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer le sort peu enviable de très nombreux enfants. Mme Fabiola Morales Castillo, Vice-Présidente du Congrès du Pérou, et Mme Musimbi Kanyoro, Secrétaire générale de la Young Women Christian Association (YWCA), sont revenues sur les moyens à mettre en œuvre pour aider les petites filles à surmonter les obstacles omniprésents liés à leur sexe.
Mme Christine Egerszegi-Obrist, Présidente du Conseil national suisse, et Mme Anne Marie Goetz, Conseillère principale auprès d’UNIFEM sur la gouvernance, la paix et la sécurité, se sont interrogées sur ce qu’il convient de faire pour que les parlements soient plus réactifs aux besoins des enfants, et en particulier des petites filles. Les recherches menées dans plusieurs pays ont montré que les conditions de vie des femmes s’étaient considérablement améliorées, notamment en matière de santé génésique, avec l’augmentation du nombre de femmes parlementaires.
Lors de la dernière séance, Mme Barbara Prammer, Présidente du Nationalrat autrichien, a prononcé un discours éloquent sur les changements qu’elle a pu apporter en sa qualité de présidente de Parlement, et Mme Leslie Wolfe, Présidente du Center for Women Policy Studies (États-Unis d’Amérique), a souligné l’importance du rôle des présidentes de parlement, qui peuvent servir d’exemple aux futures générations de petites filles.
Dans le débat qui a suivi, les présidentes de parlement ont insisté sur la nécessité de créer un environnement législatif propice à l’adoption de mesures efficaces de lutte contre la violence contre les femmes et les enfants, d’affecter à cette cause des crédits budgétaires à la mesure de l’ampleur du problème, de veiller à la bonne application de la loi et à la coordination entre les pouvoirs législatif et exécutif et, enfin, d’engager des actions de formation et de sensibilisation, afin que le public dans son ensemble sache ce que prévoit la loi et que les agents de la force publique comprennent mieux leurs rôles et leurs devoirs.