En-tête du e-Bulletin de l'UIP No.6, le 20 mars 2007   

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SITUATION DE L’EMPLOI DANS LE MONDE :
PAS D’AMELIORATION EN VUE

Le nombre de chômeurs et les conditions de travail n’ont guère évolué dans le monde depuis que les Etats ont signé la Déclaration adoptée à l’issue du Sommet mondial des Nations Unies sur le développement social, tenu en 1995. Aujourd’hui encore, 1,4 millions de personnes gagnent moins de deux dollars par jour, et près de 200 millions de travailleurs sont au chômage. Des centaines de millions de personnes travaillent sans aucune protection sociale et sont privées du droit de s’organiser pour défendre leurs intérêts. L’économie informelle atteint des proportions endémiques, tandis que dans les pays industrialisés, l’insécurité ne cesse de gagner du terrain parmi les travailleurs qui occupent des emplois à plein temps relativement bien rémunérés.

Chômage
Tel est le constat qui ressort de la réunion de la Commission du développement social des Nations Unies, tenue en février dernier à New York. Plusieurs parlementaires membres de délégations nationales ont assisté à cette réunion, qui avait pour thème la promotion du plein emploi et d’un travail décent pour tous. Les 25 parlementaires présents, venus de 12 pays, avaient été invités par l’UIP à s’informer par eux-mêmes de la situation en matière d’emploi dans le monde et à s’associer aux discussions sur les solutions envisageables. La participation des parlementaires à cette réunion contribuera également à nourrir le débat sur la création d'emplois et la sécurité de l'emploi à l'heure de la mondialisation, qui aura lieu dans le cadre de la 116ème Assemblée de l’UIP, prévue en Indonésie à la fin du mois d’avril.

Pour aider les parlementaires à mieux cerner le contexte général dans lequel s’inscrit la question de l’emploi, l’UIP a organisé à leur intention une réunion d’information, en coopération avec le bureau de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à New York. Cette réunion a permis de retracer l’évolution, dans le cadre d’ensemble du programme de travail des Nations Unies, de la notion de « travail décent » (qui n’a été officiellement citée pour la première fois qu’en 2005, dans la Déclaration du Millénaire). Elle a également été l’occasion pour les parlementaires de recueillir des informations sur les activités que l’UIP et l’OIT mènent conjointement (un plan est en cours d’élaboration) et sur les modalités qui permettraient à l’OIT de mettre à la disposition des parlements ses compétences techniques et ses services consultatifs. Le représentant de l’OIT, M. Djankou Ndjonkou, a notamment suggéré que l’OIT réalise à l’intention des parlementaires une brochure d’information sur la nature de ses activités et sur la façon dont elle pourrait appuyer l’action des parlements.

M. Patrice Martin-Lalande, membre du Parlement français et premier Vice-Président de la Commission permanente du développement durable, du financement et du commerce de l’UIP, s’adressant à la Commission au nom de l’UIP, a souligné que les parlementaires avaient de nombreuses raisons de s’inquiéter de la situation mondiale en matière d’emploi. Comme il l’a fait remarquer, "nous sommes très proches de nos électeurs, et nous sommes donc confrontés en permanence à la détresse des chômeurs, des personnes sous-employées et de tous ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui craignent de perdre leur travail. Pour nous, la création d’emplois n’est pas seulement un enjeu social ou politique, c’est une question qui revêt aussi une dimension politique majeure, dans la mesure où elle met en évidence les tensions entre les nantis et les démunis. Elle est source d’âpres débats au parlement et elle constitue généralement un critère décisif en période électorale".

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