Le mouvement vers la démocratie et la démocratisation observé depuis une vingtaine d’années donne plus de poids aux parlements sur les plans national et international. La preuve en est la croissance exponentielle de l’assistance aux instances législatives depuis quelques années, notamment celles des pays sortant d’un conflit. Or une grande partie de cette aide pâtit d’un manque de coordination, d’où des doubles emplois et une utilisation inefficace des ressources humaines et des moyens financiers.
Pour résoudre ce problème, l’UIP a récemment pris part une consultation des organismes d’aide, tenue les 21 et 22 mai à Bruxelles, sous les auspices du Programme des Nations Unies pour le développement, de la Banque mondiale et du Department for International Development du Royaume-Uni. Une rencontre qui arrive à point nommé pour renforcer la coordination entre les donateurs eux-mêmes, mais aussi entre ces derniers et les personnels de l’assistance. Les participants ont fait connaître leurs expériences, les leçons apprises et les bonnes pratiques pouvant servir à l’avenir.
Tout d’abord, sur l’obligation de rendre des comptes, les participants estiment que deux principes indispensables au succès des projets d’assistance aux parlements doivent être respectés : la participation locale et la volonté politique. En outre, ils pensent que le renforcement des capacités doit privilégier l’institution parlementaire et ses membres.
Les participants ayant exprimé le souhait que des consultations régulières soient organisées, l’UIP pourrait à l’avenir prendre l’initiative de telles réunions.
Les donateurs ont tenu un Symposium de haut niveau sur les Expériences par pays en matière de coordination et de gestion de la coopération pour le développement, organisé par les Nations Unies, les 19 et 20 avril à Vienne (Autriche). L’UIP, seule organisation parlementaire présente, a rappelé la nécessité de mieux cibler l’assistance technique pour permettre aux parlements de contrôler l’utilisation et l’affectation des fonds. Ce symposium a permis de franchir un pas vers la création du Forum de la coopération pour le développement, grâce auquel les donateurs pourront mieux coordonner leur action en la matière.