En-tête du e-Bulletin de l'UIP No.9, le 28 septembre 2007   

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L’UIP MET EN PRATIQUE CE QU’ELLE PRECHE :
COTE BUDGET, ELLE SE MET AU VERT

Ce n’est que l’année dernière que les Membres de l’UIP ont adopté une résolution qui recommandait d’agir face au réchauffement climatique et appelait l’attention sur la nécessité de repenser le budget national dans une perspective environnementale (verte). Si les budgets verts peuvent aider les pays à intégrer dans leur comptabilité le coût véritable de l’activité économique pour l’environnement, ils demeurent néanmoins largement sous-utilisés pour définir les politiques. Qui plus est, ils sont presque totalement ignorés par la majorité des organisations et des entités du secteur privé où ils pourraient également faire une nette différence.

Budget vert
Dans ce contexte, l’UIP s’est mise à la recherche, dès le début de l’année, des moyens qui lui permettraient de se doter d’un budget "vert", en se focalisant en particulier sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre – en grande partie à l’origine des changements climatiques. Le résultat est un budget pour 2008 qui quantifie les émissions de l’UIP, fixe des objectifs de réduction et propose des mesures appropriées, notamment l’achat de crédits de compensation-carbone.

Le budget de l’UIP pour 2008 commence par une estimation des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre liées à l’activité de l’Organisation. Si l’on prend comme point de repère l’année 2000, les émissions directes (qui proviennent de sources appartenant à l’UIP ou louées pour faire fonctionner son siège) sont passées de 43 à 75 tonnes. Les émissions indirectes de "catégorie 2" (qui proviennent de sources ne dépendant pas de l’UIP, et qui sont liées à la production de l’électricité, de la chaleur et de la vapeur qu’elle achète) ont au contraire diminué sur cette période, passant de 1 231 tonnes à 985 tonnes.

Le gros des émissions de gaz de l’UIP provient bien sûr des voyages du personnel et des délégués avec un total estimé à 18 000 tonnes (inchangé depuis 2000). Ce sont les émissions indirectes de "catégorie 3", d’après le Protocole GHG ("Greenhouse Gas Protocol") du World Resources Institute et du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable. S’il est recommandé de les publier, il ne s’agit pas toutefois d’une obligation.

Le budget de l’UIP pour 2008 prévoit, par conséquent, de compenser l’impact des activités de l’Organisation sur l’environnement, en se fondant pour commencer sur environ 1 150 tonnes d’émissions. Des contributions dites "volontaires" seront utilisées pour compenser les émissions de gaz à effet de serre liées à la réalisation de projets. Ces activités ne font pas néanmoins de l’UIP une organisation neutre en matière d’émissions de carbone, mais c’est déjà un grand pas dans la bonne direction. De surcroît, elles vont dans le sens de la campagne parlementaire mondiale sur les changements climatiques que l’UIP a lancée durant l’été pour créer une dynamique et assurer un appui politique aux initiatives pilotées par les Nations Unies pour lutter contre les changements climatiques.

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