Point de presse

Le Sommet des Présidents de parlement d'Asie du Sud met les projecteurs sur l'égalité des sexes et les changements climatiques

21 Fevrier 2017

Le Président de l’UIP, Saber Chowdhury, s’adresse aux participants du Sommet. © Asif Dullah

Les Présidents de parlement d'Asie du Sud se sont réunis pour discuter de la mise en œuvre des ODD dans la région. Le Sommet des Présidents de parlement d'Asie du Sud sur la réalisation des objectifs de développement durable s'est efforcé de définir les opportunités et les difficultés auxquelles les parlements d'Asie du Sud devront faire face pour mettre en œuvre les ODD. 

Les participants faisaient suite à la Déclaration de Dhaka, qu'ils avaient adopté en 2016, et ont partagé leurs expériences sur l'institutionnalisation des Objectifs et le renforcement de la cohérence des politiques par les parlements de la région. Le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, a présenté l'Outil d'auto-évaluation des parlements sur les ODD, élaboré conjointement avec le PNUD, comme un outil pour aider les parlements à appuyer la mise en œuvre des ODD.

Les participants ont adopté la Déclaration d'Indore, qui désigne les inégalités basées sur le sexe et d'autres types d'inégalités comme des obstacles majeurs à la réalisation des ODD dans la région. La Déclaration a appelé à la création d'organes sensibles au genre, en particulier au niveau local, et à l'adoption de mesures législatives pour protéger les femmes contre la discrimination, le harcèlement sexuel et la violence. Elle a également reconnu que la réalisation des ODD était étroitement liée à la lutte contre les changements climatiques et a appelé à une plus grande coopération entre les pays d'Asie du Sud dans ce domaine. Elle a également demandé à l'UIP de faciliter le dialogue en vue d'atteindre les Objectifs et a suggéré que les parlements d'Asie du Sud consacrent une journée par session aux délibérations sur les ODD. Les participants ont convenu de se pencher sur la création d'organes parlementaires mixtes pour travailler sur les questions identifiées comme importantes pour la coopération régionale lors du Sommet.

Cette réunion était la première dans le cadre du Forum des Présidents de parlement d'Asie du Sud sur la réalisation des ODD, qui avait été instauré lors d'une réunion des Présidents de parlement d'Asie du Sud, à Dhaka, en janvier 2016. LaPrésidente de la Lok Sabha de l'Inde, Mme Sumitra Mahajan, est devenue Présidente du Forum. Le Sommet a été organisé conjointement par l'Union interparlementaire et le Parlement de l'Inde, et a eu lieu à Indore, en Inde, les 18 et 19 février. Il a réuni les Présidents de parlement de l'Afghanistan, du Bangladesh, du Bhoutan, de l'Inde, des Maldives, du Népal et du Sri Lanka, où aura lieu le prochain sommet.

L'audition UIP-ONU réclame plus d'action pour protéger les océans du monde

17 Fevrier 2017

Préservation de nos océans : le thème de l’audition parlementaire aux Nations Unies. © UN Photo/Manuel Elias

Les parlementaires du monde ont appelé à des actions décisives pour endiguer le grave déclin de l'état des océans.  

L'audition parlementaire de cette année à l'ONU, à New York, qui a eu lieu les 13-14 février, avait comme thème Le monde bleu : préserver les océans, protéger la planète et assurer le bien-être des êtres humains dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Organisée conjointement par l'UIP et le Bureau du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, la réunion a rassemblé environ 200 parlementaires du monde entier pour faire avancer l'action parlementaire en vue de réaliser l'Objectif de développement durable 14 : conserver et exploiter de manière durable les océans.

S.E. M. Peter Thomson, Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, a lancé le défi, tout en rajoutant une mise en garde si le déclin de l'état des océans du monde était ignoré. "Pour parler franchement, si nous n'agissons pas pour assurer la bonne santé et la pérennité des océans, l'humanité n'aura peut-être plus sa place sur cette planète," a-t-il déclaré, en soulignant le rôle précieux des parlementaires pour renverser la situation. "Votre leadership dans l'adoption de politiques et la mise en place de cadres juridiques sera essentiel pour stimuler les efforts en vue de rétablir la viabilité des océans." 

Le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, a également souligné le rôle des parlementaires dans la préservation des océans, en expliquant que l'audition était "une occasion en or pour les parlementaires de comprendre les nombreux problèmes qui affectent les océans, tels que les changements climatiques, la pollution et la surpêche, et de partager leurs préoccupations et meilleures pratiques". Il a exhorté ses collègues parlementaires à accorder plus d'attention à cet écosystème, dont la fragilité est sous-estimée en raison de l'idée fausse qu'il pourra toujours se régénérer.  

Les participants ont convenu que les mesures visant à protéger les océans se résument aux lois, aux règles et aux règlements sur lesquels ils peuvent tout à fait exercer leur influence. Il peut s'agir : de mettre en place des sanctuaires marins, de réglementer l'industrie de la pêche afin de protéger la pêche artisanale, d'interdire l'utilisation de sacs en plastique et de polystyrène, d'empêcher que des déchets de toutes sortes ne s'accumulent dans les océans, et finalement d'imposer des réductions strictes d'émissions de gaz à effet de serre.

Le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, a rappelé aux participants que l'outil que l'UIP avait récemment lancé en collaboration avec le PNUD, Les ODD à l’usage des parlements, permettrait "d'aider les parlements à évaluer leurs capacités à intégrer les ODD dans leur législation nationale".  

Les auditions parlementaires UIP-ONU permettent aux parlementaires de contribuer aux travaux de l'ONU et aux processus de prise de décisions au niveau international, ainsi que d'accroître leur compréhension de ces processus.

Mettre fin à la discrimination législative à l'égard des femmes

16 Fevrier 2017

Les participants à la Conférence régionale des parlementaires. ©Khaled Mashaal

Le programme de développement durable à l'horizon 2030 a été adopté en septembre 2015, mais il ne pourra être réalisé tant que la moitié de la population, c'est-à-dire les femmes et les filles, sont victimes de discrimination juridique. Partout dans le monde, les femmes font l'objet d'une discrimination sexiste dans les lois relatives à la vie politique et publique, au mariage et à la famille, à l'accès à la justice, à la violence sexuelle et à l'accès économique. 

Une réforme juridique de fond est nécessaire pour faire disparaître la discrimination des lois, en particulier à l'égard des femmes et des filles. La Feuille de route pour l'égalité substantielle : 2030 cherche à atteindre ce but par la promotion de partenariats entre les organisations internationales et régionales, les gouvernements, les parlements et la société civile pour mettre en œuvre des réformes législatives fondées sur l'égalité des sexes et sur les cadres internationaux des droits de l'homme et juridiques.

"Le plein exercice des droits fondamentaux de toutes les femmes exige de transformer les relations de pouvoir et de lutter contre les inégalités structurelles. Cela signifie également permettre aux femmes de devenir maîtres de leur vie, de leur corps et de leur destin," a déclaré le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, lors du lancement de la Feuille de route. "Ces droits doivent être inscrits dans des lois correctement appliquées et voici où les parlements et les parlementaires ont un rôle clé à jouer."

Parmi les orateurs, il y avait en autres Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d'ONU Femmes, et Yasmeen Hassan, Directrice exécutive mondiale d'Egalité Maintenant.

Le lancement, organisé à New York conjointement par ONU Femmes, l'UIP et Egalité Maintenant le 14 février 2017, a réuni des représentants des parlements, des gouvernements, de la société civile et des organisations internationales dans le but de promouvoir des partenariats pour soutenir l'égalité des sexes d'ici 2030.

Les parlements et l'ONU unissent leurs forces dans la lutte contre le terrorisme

15 Fevrier 2017

Les participants à la Conférence régionale des parlementaires. ©Khaled Mashaal

Le terrorisme représente l'un des plus grands dangers de notre époque, mais les nombreuses résolutions établissant clairement le rôle des parlements et adoptées par l'ONU et l'UIP n'ont pas empêché que des lacunes demeurent dans leur mise en œuvre.

Pour combler ces lacunes, l'UIP et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont organisé conjointement une réunion de deux jours avec le Parlement égyptien à Assouan, en Egypte, du 31 janvier au 2 février. Trente parlementaires de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) et des pays du Golfe se sont retrouvés pour discuter des difficultés qui surgissent lorsque l'extrémisme mène au terrorisme. 

"Le terrorisme ne peut pas et ne doit pas être associé à une religion, à une nationalité, à une civilisation ou à un groupe ethnique. Je crois fermement qu'il faut combattre le terrorisme avec légitimité et justice", a déclaré dans ses remarques préliminaires le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, tout en soulignant le rôle majeur des parlements dans la prévention du terrorisme. "Le succès des mesures de prévention dépend, entre autres, de la mesure dans laquelle les sociétés sont pleinement représentées par leurs parlements, et de la capacité des parlements à contribuer à prévenir l'émergence de conditions propices à l'extrémisme violent."

Les participants ont également discuté des raisons qui poussent les gens à se radicaliser. Ils ont étudié comment la pleine mise en œuvre les Objectifs de développement durable pouvait aider à prévenir le terrorisme en remédiant aux facteurs socio-économiques qui contribuent à la radicalisation, en notant que les sociétés avec les taux d'égalité et d'inclusion les plus élevés avaient tendance à être moins vulnérables à l'extrémisme. Les participants ont également identifié des stratégies régionales et nationales visant à apporter des réponses efficaces en matière de justice pénale dans la lutte contre le terrorisme.

Les participants ont salué le projet de plan d'action porté par les Membres sur les mesures que peuvent prendre les parlements afin de prévenir le terrorisme. Ce plan a été conçu pour combler les lacunes de mise en œuvre des résolutions de l'ONU. 

Les participants ont adopté des recommandations qui comprenaient l'élaboration de plans d'action nationaux de lutte contre le terrorisme, la participation des jeunes et de la société civile, de même qu'une coopération accrue avec l'ONU et avec d'autres parlements. Ils ont souligné que l'état de droit devait être le principe directeur dans la lutte contre le terrorisme, de même que l'importance d'assurer l'égalité devant la loi et une protection juridique égale dans les relations entre le gouvernement et les citoyens. Ils ont également appelé à la mise en place de mesures préventives de justice pénale pour lutter contre l'extrémisme.  

Des conférences similaires sont prévues dans d'autres régions telles que l'Afrique sub-saharienne au cours de cette année.

Les parlementaires décident d'agir en faveur de la santé des femmes, des enfants et des adolescents en Tanzanie

09 Fevrier 2017

La Vice-Présidente du Parlement, Mme Tulia Ackson, prend la parole durant le séminaire. ©Assemblée nationale de la Tanzanie

Un séminaire organisé conjointement par l'UIP et le Parlement de la Tanzanie a permis aux parlementaires d'apprendre comment ils pouvaient contribuer aux efforts nationaux en vue d'améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents. Ils ont reçu des informations sur les points suivants : les principales prérogatives parlementaires qui pourraient leur permettre d'engager l'action dans le domaine de la santé, les engagements clés de la Tanzanie en matière de santé dans le contexte des ODD, la lutte contre les causes profondes de la mortalité néonatale et infantile – en particulier parmi les populations les plus vulnérables et marginalisés –, et le plaidoyer, les allocations et le contrôle budgétaires.

Le séminaire de lancement de deux jours, organisé à Dodoma les 4-5 février, a réuni des parlementaires et des membres du gouvernement, de la société civile et des organisations internationales. Y ont participé la Vice-Présidente du Parlement, 100 parlementaires, et des experts du Ministère tanzanien de la santé, de l'OMS, de l'ONUSIDA, de l'UNICEF, du Conseil national pour les personnes vivant avec le VIH/sida en Tanzanie et de l'Alliance du ruban blanc. Les parlementaires ont également pu rencontrer le Ministre de la santé, qui a répondu à leurs questions sur les priorités du gouvernement en matière de santé et les dépenses de santé concrètes. 

Les parlementaires ont convenu d'accroître leurs efforts pour sensibiliser les adolescents sur la santé sexuelle et reproductive, et d'améliorer leur capacité de suivi, d'analyse et de plaidoyer pour une augmentation du budget de la santé. Ils ont déclaré qu'ils veilleraient à ce que les dépenses de santé soient plus équitables et efficaces, tout en atteignant les zones reculées, et à renforcer la mobilisation des ressources nationales. Ils ont également convenu de former des assistants communautaires pour proposer des services de santé plus près des gens.

La Tanzanie a fait de grands progrès en matière de survie de l'enfant : le taux de mortalité des moins de cinq ans a diminué de deux tiers. Toutefois, des gains similaires n'ont pas été enregistrés pour la survie de la mère et du nouveau-né, dont le faible taux est dû en partie au manque de ressources financières et humaines, et d'équipement médical adéquat.

Des membres du Forum des jeunes parlementaires de l'UIP prennent part au Forum de la jeunesse de l'ECOSOC

03 fevrier 2017

Des jeunes parlementaires au Forum de la jeunesse de l'ECOSOC. © Rania Elwany, parlementaire d’Egypte et membre du Forum des jeunes parlementaires de l’UIP

La contribution des jeunes et leur participation aux prises de décisions sont indispensables si nous voulons éliminer la pauvreté. Ainsi était formulé l'un des principaux points soulevés par les membres du Forum des jeunes parlementaires de l'UIP au Forum mondial de la jeunesse du Conseil économique et social de l'ONU (ECOSOC), dont le thème cette année était Le rôle des jeunes dans l'élimination de la pauvreté et la promotion de la prospérité dans un monde en évolution.

Les jeunes parlementaires ont participé activement au Forum en menant des débats sur le rôle capital que les parlements peuvent jouer s'ils veulent éliminer la pauvreté et répondre aux besoins et intérêts spécifiques des jeunes.

Les parlementaires ont réclamé une meilleure représentation et participation des jeunes au parlement, y compris par l'adoption de quotas de jeunes et l'ouverture des délibérations politiques aux jeunes, en se basant sur les données du rapport de l'UIP sur La représentation des jeunes dans les parlements nationaux 2016, qui fait ressortir que moins de deux pour cent des parlementaires du monde ont moins de 30 ans.

"Les jeunes femmes et hommes qui veulent mener une vie prospère vont devoir faire face à d'importants obstacles, comme le chômage, les inégalités, la discrimination et l'accès limité à une éducation de qualité", a déclaré Saeed Alremeithi, Président du Forum des jeunes parlementaires de l'UIP. "Le Forum des jeunes parlementaires nous a permis de tirer la sonnette d'alarme sur la nécessité d'investir davantage dans la jeunesse, ainsi que sur le besoin d'une plus grande inclusivité des jeunes dans les processus politiques pour contribuer à stimuler cet effort."

Le Forum de l'ECOSOC, tenu à New York les 30-31 janvier, a également été l'occasion pour les jeunes parlementaires de préconiser l'abaissement de l'âge d'éligibilité à être candidat au parlement par l'intermédiaire de la campagne Not Too Young to Run menée par l'Envoyé du Secrétaire général de l'ONU pour la jeunesse, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), l'UIP, le Youth Initiative for Advocacy, Growth and Advancement (YIAGA) et le Forum européen de la jeunesse.

L'UIP contribue à lutter contre la discrimination à l'égard des personnes touchées par la lèpre

31 janvier 2017

Le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, et le Président de la Nippon Foundation, Yohei Sasakawa, lors du lancement de l'Appel mondial 2017. ©The Nippon Foundation

L'Appel mondial 2017 en vue de mettre fin à la stigmatisation et la discrimination des personnes touchées par la lèpre a été lancé le 30 janvier à New Delhi par la Nippon Foundation avec le soutien de l'UIP. L'Appel, que le Comité exécutif de l'UIP a fait sien, souligne que les solutions aux obstacles auxquels les malades de la lèpre sont confrontés doivent être "solidement ancrées dans les droits de l’homme", et invite instamment tous les parlements à "promouvoir et à faire appliquer des lois et des politiques non discriminatoires".

Prenant la parole lors du lancement, le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, a déclaré : "En tant que parlementaires, la législation est l'un des principaux outils à notre disposition et nous pouvons continuellement la réexaminer afin d'assurer une vie meilleure aux populations que nous représentons. Nous avons également une responsabilité de passer en revue les lois existantes et de modifier ou abroger celles qui sont discriminatoires."

L'Appel est né à l'initiative de Yohei Sasakawa, Président de la Nippon Foundation, Ambassadeur de bonne volonté de l'OMS pour l'élimination de la lèpre, et Ambassadeur de bonne volonté du gouvernement japonais pour les droits de l'homme des personnes touchées par la lèpre. Un appel annuel a été lancé parallèlement à la Journée mondiale de la lèpre (le dernier dimanche de janvier) depuis 2006. Il vise à améliorer l'information sur la lèpre au sein des institutions, des décideurs politiques et du grand public, en insistant sur le fait que la maladie est guérissable et que les personnes touchées par la lèpre et leurs proches doivent être traités avec la dignité et le respect qu'ils méritent.

L'UIP accentue sa collaboration avec le Parlement de Djibouti

31 janvier 2017

Des participants à l'atelier organisé par l'UIP. ©UIP/J. Lang

Une délégation de l'UIP, comprenant des parlementaires de la France et du Burkina Faso, a effectué une mission d'évaluation des besoins au Parlement de Djibouti pour examiner son fonctionnement et identifier les domaines stratégiques de coopération afin de renforcer l'institution. La délégation a rencontré le Président du Parlement, du personnel parlementaire, des dirigeants des partis politiques, des femmes parlementaires, l'exécutif, des membres de la société civile ainsi que des partenaires potentiels.

La mission comprenait également un atelier d'une journée avec l'administration du parlement afin d'étudier les difficultés qu'elle rencontre et de faire des recommandations d'amélioration de l'efficacité du travail parlementaire. La mission était basée sur les Principes communs en matière d'assistance aux parlements, auxquels Djibouti a adhéré en avril 2015.

La mission s'est déroulée du 8 au 12 janvier 2017 et la délégation comprenait le député français René Rouquet, le député burkinabé Alphonse Nombre, l'expert parlementaire polonais Marcin Buzanski et Jonathan Lang, chargé de projet à l'UIP.

Le Secrétaire général de l'UIP accueil le nouvel ambassadeur turc

25 janvier 2017

Martin Chungong, Secrétaire général de l'UIP, et S.E. M. Naci Koru, le nouveau Représentant permanent de la Turquie à Genève. © UIP/Jorky

S.E. M. Naci Koru, le nouveau Représentant permanent de la Turquie à Genève, a rendu une visite de courtoisie au Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, le 25 janvier. M. Koru et M. Chungong ont évoqué la solide collaboration entre le Parlement turc et l'UIP, et ont exprimé le souhait de renforcer cette coopération.

Ils ont également abordé les cas des parlementaires turcs en cours d'examen par le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP. A cette occasion, M. Chungong a obtenu une réaction positive lorsqu'il a exhorté les autorités turques à continuer de coopérer avec l'UIP afin de trouver des solutions à ces cas.

M. Chungong a présenté à M. Koru la Stratégie 2017-2021 de l'UIP, qui est fondée sur le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et se concentre sur le lien entre des parlements démocratiques plus forts et de meilleurs résultats de développement pour les peuples.

L'UIP mène actuellement un programme d'assistance au Parlement turc et travaille étroitement dans ce domaine avec la Commission pour l'égalité des chances.

L'UIP salue la fin de crise pacifique en Gambie

24 janvier 2017

Les Gambiens célèbrent la transition pacifique du pouvoir présidentiel. © XAUME OLLEROS / ANADOLU AGENCY

L'Union interparlementaire (UIP) se réjouit que la crise en Gambie ait été résolue de manière pacifique suite au départ de l'ancien président Yahya Jammeh. M. Jammeh a quitté le pays le week-end dernier après 22 ans au pouvoir. Il est actuellement en exil en Guinée équatoriale.

L'UIP félicite une fois de plus le Président Adama Barrow pour sa victoire électorale. Elle compte également sur son retour rapide au pays, ce qui lui permettrait de se mettre au travail pour commencer à répondre aux attentes d'un avenir démocratique des Gambiens. L'UIP exprime son appui sans réserves au nouveau Président et propose son aide alors que le pays émerge de la crise.

"Je tiens à souligner l'importante contribution de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour obtenir ce résultat pacifique", a déclaré le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong. "Ils ont fait en sorte que la démocratie et le respect des élections libres et régulières soient des piliers incontestés de la Gambie et des systèmes politiques de la région. Aujourd'hui, alors que le pays entame sa reconstruction, je voudrais que les dirigeants politiques gambiens sachent que l'UIP est prête à les aider à s'assurer que le respect de l'état de droit demeure le fondement de la structure de gouvernance du pays."

L'Audition parlementaire aux Nations Unies 2017 sera axée sur les océans

20 janvier 2017

Des vagues martèlent la plage de Calella de Mar, non loin de Barcelone, peu après les pluies torrentielles qui ont déclenché des inondations brutales dans l'est de l'Espagne le 19 décembre 2016. Photo: © JOSEP LAGO / AFP

Les océans et les mers constituent un écosystème vital et des millions de personnes en dépendent comme source de revenu ou d'alimentation. La préservation et l'exploitation de manière durable des océans a des répercussions sur les politiques économiques, sociales et environnementales aux niveaux national et mondial. Cependant, l'acidification causée par les émissions de gaz carbonique, la pollution par les plastiques, les engrais et les déchets, la surpêche, et beaucoup d'autres pratiques incompatibles avec un développement durable menacent les habitats marins et les zones côtières. L'exploitation des océans offre de nouvelles possibilités de croissance et de développement économiques, mais elle engendre également de nouveaux défis environnementaux, politiques et juridiques pour la communauté internationale.

En 2017, l'Audition parlementaire aux Nations Unies sera axée sur l'Objectif 14 des nouveaux Objectifs de développement durable : la préservation et l'exploitation de manière durable des océans. Cette audition, intitulée Le monde bleu : préserver les océans, protéger la planète et assurer le bien-être des êtres humains dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030, réunira des parlementaires, des experts et des responsables de l'ONU afin de formuler des recommandations pour aider les océans à retrouver la santé.

Organisée conjointement avec le Président de l'Assemblée générale, cette audition parlementaire ONU-UIP aura lieu à New York, les 13 et 14 février. Elle constituera la composante parlementaire du processus préparatoire de la grande conférence des Nations Unies sur les océans en juin.

Réunion du Comité des droits de l'homme des parlementaires

20 janvier 2017

A.A. Gueye (Sénégal), présente le rapport du Comité des droits de l'homme des parlementaires au Conseil directeur de l'UIP en octobre. ©UIP/L. Fortunati

Dans le cadre de leurs fonctions, les parlementaires sont parfois victimes de violations des droits de l'homme et le Comité des droits de l'homme des parlementaires est le seul mécanisme international dont la mission est de les protéger. 

Le Comité se réunira à Genève du 23 au 26 janvier pour examiner tous les cas en cours et nouveaux qui ont été enregistrés. Sa liste de cas en cours concerne actuellement 157 parlementaires de 7 pays d'Amérique, 107 parlementaires de 13 pays d'Asie, 88 parlementaires de 10 pays d'Afrique, 62 parlementaires de 3 pays d'Europe, 35 parlementaires de 7 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord et 3 parlementaires d'un pays du Pacifique Sud. Lors de cette session, des décisions seront prises dans un petit nombre de cas et elles seront considérées comme officiellement adoptées le 3 février. Le Comité étudiera également la planification et l'organisation de ses travaux pour l'année et élira un nouveau président de même qu'un nouveau vice-président.

Message du Nouvel An

5 janvier 2017

Le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, et Président de l'UIP, Saber Chowdhury. ©UIP/L. Fortunati

L'année 2016 tire à sa fin et nous allons bientôt entamer une nouvelle année. Avec le recul, nous pouvons dire que l'année écoulée a été riche et sans précédent à de nombreux égards. Nous avons vu la communauté internationale, et notamment les parlements, s'engager en faveur d'un nouveau programme de développement ambitieux, dont la mise en œuvre nécessitera la contribution décisive des parlementaires. Nous sommes impatients de collaborer avec vous en vue de réaliser ce programme. 

Malheureusement, l'année 2016 a connu son lot de crises complexes, aux niveaux national et international. Celles-ci ont accaparé les parlements, détournant leur attention de l'amélioration du bien-être des personnes au bénéfice de la résolution des conflits. 

L'année 2017, quant à elle, s'annonce encore plus chargée pour les parlements dans les domaines du développement et de la paix et la sécurité, et nous sommes impatients de relever ces défis avec vous. L'audacieuse Stratégie révisée que vous avez adoptée en novembre dernier représente une feuille de route solide pour orienter nos efforts communs jusqu'en 2021, ainsi qu'un mandat fort donné à l'UIP et ses Parlements membres afin de mettre en œuvre ce programme à deux volets.

Nous vous souhaitons, à vous et à vos familles, des fêtes de fin d'année remplies de paix et beaucoup de succès en 2017.

Saber H. Chowdhury, Président, et Martin Chungong, Secrétaire général.

Kenya : mise en œuvre de l’outil de l’UIP pour l’évaluation de la sensibilité au genre des parlements

20 decembre 2016

Des membres du Sénat kényan participent au séminaire. ©Parlement kényan

Le Parlement kényan a été le premier à utiliser le nouvel outil créé par l’UIP pour l’évaluation de la sensibilité au genre des parlements.

Cet outil a été élaboré dans le cadre du Plan d'action pour des parlements sensibles au genre adopté en 2012 par la 127ème Assemblée de l’UIP. Il vise à aider les parlements d’une part à s’auto-évaluer sur des critères tels que la représentation des femmes au Parlement, la culture parlementaire et la capacité de réaliser l’égalité des sexes, et d’autre part, à déterminer des moyens de devenir des institutions sensibles au genre.

Le séminaire a été ouvert par le Président du Sénat, le Secrétaire général de l’UIP et la Présidente de la KEWOPA, l’Association des femmes parlementaires kényanes. Des hommes et des femmes membres du personnel et des deux chambres parlementaires y ont participé et débattu de questions telles que le nombre de femmes parmi les cadres et parmi les dirigeants des commissions ainsi que les politiques du parlement dans une optique d’égalité des sexes.

"Fort d’un si profond engagement, votre parlement peut changer la vie des femmes et des hommes de ce pays et être à la hauteur de leurs aspirations en matière d’égalité, de développement et de paix", a déclaré le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, dans ses remarques liminaires.

"Vendredi passé, nous avons célébré la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette violence ne se produit pas dans le vide", a-t-il ajouté. "Je suis convaincu que les parlements ont un rôle essentiel à jouer dans l’instauration d’une culture d’égalité et de tolérance zéro envers la violence faite aux femmes. Dans cette optique, ils doivent commencer par montrer eux-mêmes l’exemple et faire voir à la société ce qu’elle devrait être et ce à quoi elle devrait ressembler."

Les parlementaires se sont prêtés au jeu dans le cadre d’un séminaire de quatre jours consacré à l’évaluation du degré de sensibilité au genre du Parlement kényan. Organisé conjointement par l’UIP et le Parlement kényan, ce séminaire s’est déroulé à Nairobi du 28 novembre au 1er décembre.

Le rapport d’auto-évaluation qui en résultera comprendra une synthèse du bilan effectué ainsi que des recommandations pour les mesures à prendre. Après les élections d’août 2017, l’UIP et le Parlement du Kenya organiseront d’autres activités en vue de soutenir la mise en œuvre de ce rapport et de contribuer à l’aménagement d’un environnement davantage sensible au genre.

Le GPEDC réclame un meilleur contrôle parlementaire des engagements nationaux et internationaux

15 decembre 2016

Les participants à la deuxième Réunion de haut niveau du GPEDC ©UIP/A. Motter

Les parlementaires présents au Forum parlementaire à l'occasion de la deuxième Réunion de haut niveau du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (GPEDC) ont préconisé notamment que les partenariats public-privé (PPP) et autres engagements nationaux et internationaux soient soumis aux parlements pour examen.

La Déclaration du Forum parlementaire a souligné que la négociation de tels engagements devait être effectuée en toute transparence et que, avant de conclure un PPP, toutes les options de financement devaient être prises en compte. La déclaration a également appelé les parlements à exercer une plus grande surveillance des dépenses publiques des ressources étrangères et nationales, et à veiller à ce que l'aide atteigne les démunis et les plus vulnérables plutôt que d'être liée aux intérêts économiques et stratégiques des pays donateurs.

La deuxième réunion du GPEDC, qui a eu lieu à Nairobi du 28 novembre au 1er décembre 2016, s'est conclue par une Déclaration qui a réitéré l'importance du contrôle parlementaire des engagements nationaux et internationaux. Elle a appelé les partenaires pour le développement à soumettre les politiques d'aide et de développement aux parlements pour examen, à présenter régulièrement des rapports d'avancement sur la mise en œuvre des politiques, et à partager les informations avec les parlements afin qu'ils puissent participer à l'élaboration et à l'examen des politiques et des modalités de la coopération pour le développement.

"Je crois tout le monde s'accorde à dire que la coopération pour le développement n'est plus seulement une question d'aide classique où un donateur couvre les frais de projets de services ou d'infrastructure publics. Aujourd'hui, la coopération pour le développement représente l'action de toutes les parties prenantes - gouvernements, parlements, organismes donateurs, société civile, secteur privé, autorités locales et autres - en vue de mobiliser toutes les ressources disponibles pour le développement, des impôts nationaux et internationaux, aux investissements étrangers et envois de fonds", a expliqué le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong. Il a ajouté qu'il craignait que l'argent public ne soit investi dans des PPP qui pourraient coûter davantage aux contribuables ou engendrer des frais plus élevés pour les consommateurs que si les services avaient été fournis directement par le gouvernement. "La coopération pour le développement doit permettre d'éviter ces dangers et contribuer à promouvoir la cohérence des politiques de manière généralisée," a-t-il souligné.

Des parlementaires du monde entier réunis à Marrakech pour la Conférence sur les changements climatiques

12 decembre 2016

©IPU

La Réunion parlementaire à l'occasion de la COP 22, organisée par l'UIP et le Parlement du Maroc le 13 novembre 2016 à Marrakech, a réuni 300 délégués de plus de 60 pays répartis sur cinq continents. Les parlementaires ont obtenu des informations de première main sur les principales questions et les orientations de la COP22/CMP12. Ils ont également acquis une meilleure connaissance des recommandations contenues dans le Plan d'action parlementaire de l'UIP sur les changements climatiques et ont discuté des moyens d'assurer l'opérationnalisation rapide de l'Accord de Paris. 

Cette réunion a démontré la sensibilisation élevée parmi les parlementaires de tous horizons au sujet de la nécessité de prendre des mesures concrètes face aux changements climatiques, en particulier concernant la législation sur les contributions déterminées au niveau national, la transition vers les énergies renouvelables et le transfert de technologies. La capacité des parlements à apporter des contributions concrètes et efficaces, à aider à établir des stratégies et à assurer leur financement sont les principaux obstacles dans de nombreux pays. Investir dans le renforcement de ces capacités est donc une condition préalable à l'adoption de lois solides et à une action résolue.

La Réunion parlementaire a souligné à quel point la lutte contre les changements climatiques a également des conséquences en matière de justice sociale et d'égalité, et qu'une action efficace doit prendre en compte les questions des discriminations et des droits de l'homme. Les parlementaires ont accordé une attention particulière aux impacts sociaux et sanitaires des changements climatiques, en particulier sur les femmes, les enfants et les adolescents, en tant que groupe vulnérable et souvent marginalisé. C'est pourquoi les lois et les politiques de lutte contre les changements climatiques doivent comprendre des mesures qui ciblent spécifiquement ces populations.

A la fin de la réunion, les parlementaires ont adopté une feuille de route pour l'avenir résumant leur action future pour lutter contre les changements climatiques et mettre en œuvre le Plan d'action parlementaire sur les changements climatiques.

Les parlements d'Amérique du Sud et des Caraïbes mobilisés autour des ODD

12 décembre 2016

©Parlatino

Environ 120 parlementaires d'Amérique latine et des Caraïbes se sont réunis à Panama les 1er et 2 décembre 2016 lors d'un séminaire régional sur les Objectifs de développement durable (ODD) organisé par l'UIP et le Parlement latino-américain (Parlatino) pour lequel le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, a prononcé le discours inaugural. 

Le séminaire a donné aux parlementaires l'occasion d'échanger des idées sur les possibilités et les défis associés à la réalisation des ODD. Ils ont discuté des moyens les plus efficaces pour que les parlements puissent participer à l'élaboration des politiques pour faciliter la mise en œuvre des ODD dans la région et dans leurs propres pays. Un accent particulier a été mis sur la question des inégalités économiques, sociales et environnementales et la façon dont celles-ci entravent les progrès vers le développement durable.

L'outil d'auto-évaluation de l'UIP en matière d'ODD a été lancé à cette occasion et a immédiatement suscité beaucoup d'intérêt parmi les parlementaires. Le document final du séminaire exhorte l'UIP et le Parlatino à continuer de promouvoir l'action parlementaire sur les ODD, y compris au moyen de cet outil.

La Serbie célèbre le 125ème anniversaire de son adhésion à l'UIP

9 décembre 2016

©National Assembly of Serbia

Le 5 décembre, le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, a effectué une visite officielle en Serbie, à l'invitation de la Présidente du Parlement, Mme Maja Gojkovic, pour prendre part aux célébrations marquant le 125ème anniversaire de l'adhésion de ce parlement à l'UIP. Le Parlement serbe est devenu l'un des premiers membres de l'UIP, suite à son adhésion peu de temps après la création de l'Organisation, en 1891. 

Dans son discours lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale, M. Chowdhury a rendu hommage au Parlement serbe pour sa participation de longue date et constante, de même que pour sa précieuse contribution aux activités de l'UIP au fil des ans. En 1963, le Parlement serbe a accueilli la 52ème Conférence de l'UIP, qui a débattu d'importantes questions dont la grande pertinence perdure encore aujourd'hui : l'égalité entre les Etats comme base essentielle de la coopération internationale, l'amélioration de l'efficacité de l'Organisation des Nations Unies en vue de préserver la paix et la sécurité internationales, et la création de zones dénucléarisées et d'armements limités comme première étape vers un désarmement complet. 

M. Chowdhury a salué les nombreuses réalisations de la Serbie dans la période de l'après-guerre froide et a félicité le pays pour ses efforts visant à promouvoir l'égalité des sexes dans tous les domaines. Au cours de sa visite à Belgrade, il a également rencontré d'autres responsables parlementaires et gouvernementaux de haut niveau et a rencontré des étudiants de la Faculté des sciences politiques de l'Université de Belgrade.

Le Secrétaire général de l'UIP renouvelle son engagement en faveur de la lutte contre la malnutrition

29 novembre 2016

Martin Chungong et Gerda Verbung, Coordinatrice de l'initiative SUN. ©IPU/Jorki

La malnutrition touche des milliards de personnes à travers le monde et entraîne la mort d'environ trois millions d'enfants chaque année, selon l'UNICEF. L'initiative Renforcer la nutrition (SUN) a été créée pour répondre à cette crise, et a pour mission d'éliminer la malnutrition d'ici 2030. 

Le Secrétaire général de l'Union interparlementaire (UIP), Martin Chungong, est l'un des 29 leaders mondiaux nommés par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, afin d'orienter les efforts du mouvement SUN en vue d'éradiquer la malnutrition. Le 17 novembre, M. Chungong a rencontré Mme Gerda Verbung, Coordinatrice de l'initiative SUN, afin de discuter de la meilleure manière de traduire la collaboration entre les deux institutions en action.

M. Chungong a renouvelé son engagement à mobiliser la communauté parlementaire mondiale autour des questions de malnutrition par la sensibilisation en matière de nutrition et en démontrant comment celle-ci peut contribuer au développement économique et social national. 

L'UIP utilisera ses Assemblées comme plate-forme mondiale pour organiser des événements sur la nutrition et examiner comment cette dernière peut être intégrée dans les politiques et programmes nationaux. Sur le plan national, l'Organisation renforcera les capacités des parlementaires à contrôler à la fois la mise en œuvre des plans, stratégies et programmes du Gouvernement, et l'utilisation efficace et l'augmentation significative des ressources financières pour la nutrition. L'UIP aidera également les parlementaires à améliorer la législation sur la nutrition et à organiser et participer à des campagnes locales de sensibilisation du public à cette question.

M. Chungong a expliqué que la démocratie et l'action parlementaire efficace peuvent apporter des changements positifs dans la vie des peuples, notamment en contribuant à éradiquer la malnutrition.

L'UIP participe à la Semaine de la paix de Genève

21 novembre 2016

Des intervenants s'expriment lors d'un événement organisé par l'UIP à l'occasion de la Semaine de la paix de Genève. ©IPU/Laurence Marzal

Lorsqu'ils ont réalisé la paix, comment les pays peuvent-ils s'assurer qu'elle soit durable ? Comment juguler la menace pour la paix que représentent les inégalités latentes ?

L'UIP a étudié ces questions d'un point de vue parlementaire en co-organisant deux événements lors de la Semaine de la paix de Genève.

Le premier événement a été Quand les accords de paix ne garantissent pas une paix durable : les leçons tirées du Yémen, de l'Afghanistan et du Sri Lanka. Les participants ont discuté des facteurs qui ont déclenché des flambées de violence dans ces trois pays, en dépit des négociations et des accords. L'ambassadeur Shukria Barakazai, ancien parlementaire d'Afghanistan, a déclaré que les conditions d'une paix durable dépendent des facteurs suivants : les parties doivent tenir leurs engagements ; leurs voisins doivent s'impliquer et assumer leurs responsabilités ; un plan économique doit être mis en place ; l'état de droit doit être mis en œuvre de façon équitable ; et les droits des femmes et des minorités doivent être pris en compte. L'événement a été organisé conjointement avec Inclusive Peace and Transition Initiative et la Mission de l'Allemagne auprès des Nations Unies.

Le deuxième événement, Les inégalités comme menaces pour une paix durable : convergence des perspectives sur les droits de l'homme et la consolidation de la paix, a réuni des experts pour discuter des impacts des inégalités sociales sur la paix durable du point de vue des droits de l'homme et de la consolidation de la paix. La pérennisation de la paix doit comprendre des changements structurels économiques et politiques pour lutter contre les causes profondes des conflits et consolider la cohésion sociale. Les participants ont souligné les liens entre la discrimination, les violations des droits de l'homme et les inégalités, et le rôle de l'Etat dans le traitement des inégalités par le biais de lois et de politiques. La parlementaire autrichienne Andreas Schieder a déclaré que les parlementaires peuvent jouer un rôle crucial en transposant les obligations en matière de droits de l'homme relatives à la promotion de l'égalité dans la législation nationale, en impliquant tous les secteurs de la société dans les processus de prise de décision, en luttant contre les inégalités croissantes entre les sexes grâce à l'autonomisation des femmes et des filles, et en favorisant la participation des jeunes. Les parlementaires peuvent mettre en place des mécanismes d'alerte rapide, tels que des systèmes d'assistance téléphonique, qui permettent d'adapter précisément les réponses aux inégalités existantes. (Voir aussi Réagir rapidement lorsque les violations des droits de l’homme présagent un conflit : le rôle du Parlement.) L'événement a été organisé conjointement avec le Bureau de la Société des Amis auprès des Nations Unies à Genève et la fondation Friedrich Ebert Stiftung.

La Semaine de la paix de Genève est une initiative d'action collective qui souligne le caractère transversal de la paix. Depuis son lancement en 2014, elle est animée par l'Office des Nations Unies à Genève, l'Institut de hautes études internationales et du développement et le réseau Geneva Peacebuilding Platform avec le soutien de la Confédération suisse. L'UIP est un partenaire de la Semaine de la paix de Genève depuis 2015.

L'UIP se dit préoccupée par la détention de parlementaires turcs

8 novembre 2016

La police anti-émeute et les manifestants s'affrontent suite à l'arrestation des parlementaires turcs du parti HDP. ©AFP/Adam Altan

L'Union interparlementaire (UIP) est vivement préoccupée par les récentes arrestations et la détention de parlementaires du Parti démocratique populaire (HDP) en Turquie. L'Organisation est particulièrement soucieuse en raison des allégations selon lesquelles ces parlementaires pourraient avoir été ciblés à cause de leurs activités politiques d’ordre pacifique. 

L'UIP est en contact avec les autorités turques afin d'en savoir plus sur les circonstances exactes et les motifs des arrestations et détentions. Le Président de l'UIP, Saber Chowdhury, et le Secrétaire général, Martin Chungong, exhortent les autorités à respecter l'état de droit et font valoir que ces parlementaires ont droit à des garanties de procédure et de procès équitables dans toute action judiciaire dont ils font l'objet.

L'UIP rappelle que les arrestations de parlementaires ont suivi la levée de leur immunité parlementaire il y a quelques mois. Lors de sa visite en Turquie en octobre dernier, le Président de l'UIP a rappelé aux autorités l'importance de l'immunité parlementaire, qui permet aux parlementaires de faire leur travail librement et en toute sécurité et de préserver l’intégrité de l’institution parlementaire.

Quant à la décision du parti HDP de se retirer provisoirement du parlement, l'UIP exhorte le Parlement turc et les autorités à veiller à ce que toutes les conditions soient réunies pour que les parlementaires puissent travailler librement ensemble pour trouver une solution pacifique à la crise. L'Organisation appelle également au respect, par toutes les parties, de l'ordre constitutionnel et de l'intégrité démocratique du parlement.

L'UIP et le CERN unis en faveur de la paix

2 novembre 2016

Martin Chungong et Fabiola Gianotti avec l'accord signé. ©UIP/Jorki

Les dirigeants de l'UIP et du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) ont signé un accord de coopération qui vise à promouvoir des initiatives pour la paix et le dialogue interculturel, faciliter les échanges entre les communautés scientifique et parlementaire, et sensibiliser les parlementaires à l'importance de la science pour le développement durable. La signature a eu lieu au Siège de l'UIP, à Genève, le 1er novembre 2016.

L'UIP reconnaît que la science et l'éducation scientifique contribuent à la promotion du dialogue inclusif et du développement durable. Le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, a déclaré qu'il y avait de solides arguments en faveur de cette collaboration. "La science ne ment pas," a-t-il dit. "De plus, les parlementaires ont besoin d'informations et de données précises pour être en mesure de faire leur travail. La science ne fait pas que nourrir la planète, elle peut également contribuer à la paix mondiale."

"Cet accord établit une coopération entre le CERN et l'UIP visant à travailler sur des sujets d'intérêt commun", a déclaré Mme Fabiola Gianotti, la première femme Directrice générale du CERN. "Cet accord soutiendra notamment le plaidoyer du CERN en faveur de l'importance de l'enseignement de la science, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques pour le développement durable de la société et la collaboration pacifique".

SESAME, le premier grand centre de recherche international au Moyen-Orient, est un bon exemple de la façon dont la science peut servir d'instrument de paix. Le Centre, basé en Jordanie et reproduisant le modèle du CERN, réunit des scientifiques de toute la région du Moyen-Orient, y compris en provenance d'Israël et de la Palestine.

Le Secrétaire général de l’UIP appelle à poursuivre les efforts pour renforcer la démocratie au Bénin

20 octobre 2016

Martin Chungong à prononcer un discours à l’Assemblée nationale du Bénin ©Benoit Koffi

Le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, a été invité à prononcer un discours à la séance inaugurale de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale du Bénin par le Président de l’Institution, M. Houngbédji, qui s’est dit déterminé à renforcer la coopération entre le Parlement et l’UIP. M. Chungong a salué le dynamisme de la démocratie au Bénin et a appelé les parlementaires du pays à édifier un parlement plus fort et plus efficace en collaborant avec l’exécutif.

M. Chungong a déclaré que "la liberté d’expression, l’alternance du pouvoir, la bonne gouvernance, la plus grande représentation politique des femmes, le fonctionnement régulier des institutions selon les normes de l’état de droit, la reddition de comptes et une société civile dynamique sont autant d’éléments indispensables à l’enracinement et à la consolidation de la démocratie qui trouvent un terreau fertile au Bénin grâce à l’action responsable des responsables politiques qui privilégient l’intérêt général".

"C’est là, je crois, le secret de la vitalité de la démocratie béninoise et le succès des récentes consultations électorales en est un exemple notable", a-t-il ajouté.

Néanmoins, M. Chungong a rappelé la nécessité de poursuivre les efforts pour renforcer la démocratie dans le pays. "Cette quête est inhérente au principe même de démocratie et permettra de répondre de façon adéquate aux innombrables défis auxquels la démocratie doit faire face et qui sont reflétés dans les attentes toujours nombreuses et pressantes de vos électeurs”, a-t-il expliqué.

Dans son allocution, le Secrétaire général de l’UIP a souligné le rôle crucial des parlementaires pour traiter certaines questions qui figurent au premier rang des priorités internationales, telles que les droits de l’homme, l’égalité des sexes, la lutte contre le terrorisme, le nouveau programme de développement durable et la participation des jeunes à la vie politique. Il a notamment insisté sur la nécessité de promouvoir les droits des femmes et a appelé à accroître la proportion de femmes à l’Assemblée nationale, qui s’élève actuellement à 7 %.

M. Chungong a rendu une visite de courtoisie au chef de l’Etat, M. Patrice Talon, qui a sollicité le soutien de l’UIP pour renforcer les capacités des parlementaires béninois afin de leur permettre de mener à bien leurs fonctions. Demande à laquelle M. Chungong a répondu positivement.

Le Secrétaire général de l’UIP a réclamé le soutien de l’exécutif béninois dans plusieurs domaines tels que l’égalité des sexes, la lutte contre le terrorisme et la promotion et le renforcement de la démocratie en mettant en œuvre le nouveau programme de développement. M. Talon a assuré M. Chungong de son soutien sur la question de l’égalité des sexes, domaine dans lequel "le Bénin a encore beaucoup de progrès à faire", a-t-il reconnu.

Au cours de sa visite à Cotonou, M. Chungong a aussi rencontré M. Joseph Gnonlonfoun, médiateur du Bénin et ancien parlementaire, qui a efficacement participé aux actions de l’UIP pendant de nombreuses années. Le Secrétaire général de l’UIP a exprimé le souhait que M. Gnonlonfoun continue à participer aux travaux de l’Organisation, en particulier en raison de sa grande expérience de la résolution des conflits.

Déclaration du Président de l'UIP à l'occasion de la visite à Ankara

19 octobre 2016

Le Président de l'UIP en visite en Turqui.

Je suis heureux de me trouver à Ankara aujourd'hui, suite à l'invitation de M. Ismail Kahraman, Président de la Grande Assemblée nationale de Turquie. Nous avons eu des discussions approfondies et fructueuses, et je me réjouis grandement de notre coopération à venir. J'ai également eu l'occasion de procéder à un échange d'opinions avec d'autres hauts fonctionnaires parlementaires, dont le Président de la Commission sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, le Président de la Commission d'enquête sur les droits de l'homme et le Président de la Commission ad hoc sur la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

Je me suis saisi de ces occasions pour réaffirmer que l'Union interparlementaire avait condamné aussi fermement que possible la tentative de coup d'Etat en Turquie et l'attaque contre le Parlement du 15 juillet. Toute tentative de s'immiscer dans le processus politique ou d'accéder au pouvoir par la violence ne peut être justifiée en aucun cas et doit être clairement rejetée.

L'UIP exprime sa solidarité avec le peuple turc tandis qu'il se remet du traumatisme causé par les événements du 15 juillet. L'UIP réaffirme son engagement à soutenir la Turquie dans les efforts qu'elle déploie pour renforcer l'ordre constitutionnel et de protéger la démocratie et l'état de droit. Elle insiste sur le rôle essentiel que joue le Parlement turc dans ce processus, s'agissant notamment de favoriser un dialogue politique inclusif dans le pays.

L'UIP maintien une relation de longue date avec le Parlement turc, comme en attestent les programmes et initiatives conjoints dans nombre de domaines, y compris ceux du renforcement des capacités parlementaires, de l'égalité des sexes et des droits de l'homme. Je suis convenu avec les autorités parlementaires turques de poursuivre notre coopération en cours destinée à promouvoir l'égalité des sexes en partenariat avec l'ONU. L'UIP et le Parlement turc examinent également les moyens de garantir le suivi du Programme d'action parlementaire en faveur des pays les moins avancés de 2011.

Au cours de ma visite à Ankara, j'ai en outre discuté avec mes hôtes turcs de la situation de près de 140 parlementaires turcs dont l'immunité a été levée en mai suite à un vote au Parlement et qui font désormais l'objet de poursuites. L'UIP réaffirme l'importance de l'immunité parlementaire en tant que mécanisme nécessaire permettant aux parlementaires de remplir leurs fonctions en toute liberté et en toute sécurité, entendu que l'immunité ne doit pas rimer avec impunité. J'ai souligné que les parlementaires en question avaient le droit à des garanties en matière de procédure régulière et de procès équitable dans le cadre de toute action judiciaire à leur encontre.

L'UIP salue également l'engagement du Parlement turc à coopérer étroitement avec l'UIP en vue de trouver une solution satisfaisante aux cas qui sont actuellement examinés par le Comité de l'UIP des droits de l'homme des parlementaires.

Le Secrétaire général de l’UIP félicite le Parlement égyptien à l’occasion de son 150ème anniversaire

13 octobre 2016

Martin Chungong s’adresse aux Présidents de parlements africains et arabes ©Sada El-Balad

Le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, a félicité le Parlement égyptien à l’occasion de son 150ème anniversaire et a appelé tous les acteurs politiques à profiter de ce moment historique pour réfléchir sur la nécessité d’édifier un parlement plus fort et plus démocratique.

Lors d’une cérémonie à Charm el-Cheikh en présence du Président égyptien, Abdel Fatah Al Sissi, et de parlementaires de pays africains et arabes, M. Chungong a souligné le vif soutien de l’UIP à l’égard du processus démocratique dans le pays, relevant que le moment est venu pour l’Egypte de procéder à "une démarche d’introspection et d’autoréflexion basée sur ce qui a été accompli à ce jour et sur ce qui reste à faire". Il a exhorté tous les Egyptiens à profiter de cet élan pour renforcer un parlement "représentatif, transparent, responsable, accessible et efficace. Autrement dit, un parlement mieux à même de prendre en compte les souhaits du peuple et d’assurer la prospérité de son pays dans le cadre du mandat qui lui est prescrit par la Constitution. Le Parlement égyptien peut compter sur le soutien indéfectible de l’UIP."

A l’occasion de sa visite en Egypte, le Secrétaire général de l’UIP a rencontré le Président Al Sissi, qui s’est engagé à œuvrer pour une démocratie inclusive et un parlement national fort. Ils ont convenu de la nécessité de venir à bout du terrorisme, qui menace la démocratie, la paix et le dialogue dans le monde entier. Ils ont également abordé des questions prioritaires pour l’UIP, notamment les migrations et la crise des réfugiés.

Le Président égyptien a remercié M. Chungong pour sa participation à cet événement et a relevé le rôle essentiel du Secrétaire général dans les efforts en vue de renforcer les relations entre l’Egypte et l’UIP. Il a également souligné que l’UIP se doit de poursuivre son soutien à l’égard du Parlement égyptien pour que celui-ci puisse renforcer ses capacités et améliorer la transparence de ses processus.

Le Parlement égyptien est Membre de l’UIP depuis 92 ans. Il est devenu en 1924 le premier Etat arabe à rejoindre l’UIP, qui met actuellement en œuvre un important accord de coopération technique conclu avec cet Etat.

Le Secrétaire général de l'UIP accueille les nouveaux ambassadeurs de la Bulgarie, d'Israël et du Togo

12 octobre 2016

Martin Chungong accueille les nouveaux ambassadeurs au Siège de l’UIP ©UIP/Jorki

Dans le cadre d'une série de visites de courtoisie avec de nouveaux Représentants permanents auprès de l'Organisation des Nations Unies à Genève, le Secrétaire général de l'UIP, Martin Chungong, a rencontré les ambassadeurs Deyana Kostadinova, de Bulgarie, Aviva Raz Shechter, d'Israël et Yackoley Johnson, du Togo. 

“Je suis heureux d'accueillir ces nouveaux ambassadeurs et d'exprimer mon engagement à poursuivre notre collaboration avec eux sur les défis auxquels sont confrontés leurs parlements respectifs”, a expliqué M. Chungong. En tant que Défenseur de l'égalité des sexes à Genève, M. Chungong a également salué le fait que deux des trois représentants permanents qu'il a rencontré la semaine dernière sont des femmes, qui s'ajoutent au nombre croissant de femmes ambassadeurs à Genève. 

“Il est très encourageant de voir plus de femmes occuper ces postes de haut rang”, a déclaré le Secrétaire général de l'UIP tout en réitérant son engagement personnel envers l'égalité des sexes. 

L'ambassadrice d'Israël a exprimé sa reconnaissance pour les résultats d'une récente table ronde organisée par l'Union interparlementaire avec des parlementaires du Moyen-Orient, parmi lesquels figuraient des Israéliens et des Palestiniens. Ils étaient réunis pour examiner les moyens de résoudre la pénurie critique d'eau dans la région.

M. Chungong et l'Ambassadeur Johnson ont discuté des efforts de l'UIP visant à mettre fin à la traite et au travail des enfants en Afrique, alors que la rencontre avec l'ambassadeur de Bulgarie a porté sur la dimension parlementaire du travail de l'ONU. Ils ont également évoqué l'autonomisation des femmes ainsi que les initiatives de l'UIP pour faciliter le partage des expériences et des meilleures pratiques sur cette question.