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BENIN
Assemblée nationale

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Assemblée nationale
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1963 - 1964
1981 - 1990
1992
PRESIDENCE
Président(e) Mathurin Nago (M) 
Notes Réélu le 21 mai 2011.
Secrétaire général(e) Mahamadou Alassane (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 83 / 83
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 7 (8.43%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 83
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 30 avril 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Assemblée nationale du Bénin
01 B.P. 371
PORTO-NOVO
République du Bénin
(Export mailing lists)
Téléphone (229) 20 21 35 38
20 21 22 19
20 21 36 44
20 21 36 45
Fax (229) 20 21 51 61
E-mail assnabenin@assembleebenin.org
assnabenin@yahoo.fr
Site Web
http://www.gouv.bj/spip.php?article645

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 15 janvier 1995
Mode de désignation élus au scrutin direct 83
Circonscriptions 24 circonscriptions plurinominales correspondant aux départements.
Mode de scrutin Proportionnel: Scrutin direct de liste à la représentation proportionnelle.
Chaque liste de parti comprend autant de candidats que de sièges à pourvoir. L'attribution des sièges aux différentes listes s'effectue selon le système dit de quotient (simple) départemental. Les sièges restants après ce calcul sont attribués selon la règle du plus fort reste.
En cas de vacance de sièges en cours de législature, il est fait appel aux suppléants élus en même temps que les membres titulaires.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen béninois
- jouissance des droits civils et politiques
- interdiction: condamnation pour crime, peine de prison de trois mois ou plus pour certains délits, outrage à magistrat, faillite non réhabilitée
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 25 ans
- Béninois de naissance (ou naturalisés résidant dans le pays depuis 10 ans au moins)
- inéligibilité: fraude électorale, mise sous tutelle
Incompatibilités - fonctions publiques non électives
- fonctions militaires
- personnes au service d'un Etat étranger ou d'une organisation internationale
- membres du Gouvernement
- cadres ou représentants de sociétés financées sur des fonds publics
Conditions de présentation - dépôt des listes de parties ou coalitions au moins 30 jours avant le scrutin
- caution monétaire remboursée aux listes au prorata des suffrages obtenus

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 30 avril 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres du Parlement à l'échéance normale de leur mandat.
Les élections législatives initialement prévues pour le 17 avril 2011 ont été reportées au 30 avril en raison du retard pris dans l'élection présidentielle et dans l'inscription des candidats à l'Assemblée nationale.

Lors des élections précédentes, en mars 2007, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), soutenues par le Président Thomas Boni Yayi, n'avaient obtenu que 35 des 87 sièges à pourvoir, se retrouvant ainsi privées de la majorité parlementaire. Les forces de l'opposition, parmi lesquelles l'Alliance pour une dynamique démocratique (ADD-20 sièges), de l'ancien Président Nicéphore Soglo, et le Parti du renouveau démocratique (PRD-10 sièges) d'un ancien candidat à la présidence, M. Adrien Houngbedji, avaient remporté 48 sièges en tout. En mai, M. Mathurin Nago (FCBE) avait été élu président de l'Assemblée nationale.

En août 2010, le Président de la République a fait l'objet de vives critiques. On lui reprochait en effet d'avoir apporté son soutien à une entreprise responsable d'un scandale financier reposant sur un schéma pyramidal. Une cinquantaine de parlementaires ont signé une pétition demandant que le Président Yayi soit jugé pour trahison et parjure, allégations que celui-ci a rejetées.

Le même mois, l'Assemblée nationale a adopté une nouvelle loi sur l'élection de ses membres. Ce texte portait le nombre des membres de l'Assemblée de 83 à 99 avec un quota de 20 % de femmes applicable à toutes les listes législatives. Cependant, en septembre, la Cour constitutionnelle a annulé ces deux dispositions. Elle a estimé que l'augmentation du nombre réglementaire de députés ne pourrait être autorisée que s'il y avait des ressources financières suffisantes et a par ailleurs jugé que le quota réservé aux femmes était contraire au principe d'égalité des sexes prévu par la Constitution. Selon elle, ce quota ne se justifierait que s'il s'appliquait aux hommes et aux femmes ou si un pourcentage plus important était prévu pour les femmes (car elles représentent 52 % de la population béninoise). Les listes établies par les partis n'ont donc pas été soumises à un quota de femmes pour l'élection de 2011 et l'Assemblée nationale compte toujours 83 membres.

La Commission électorale a fixé la présidentielle au 27 février 2011 et les législatives au 17 avril.

Un nouveau système informatisé d'inscription des électeurs avait été mis en place avant les élections. Les partis de l'opposition qui y étaient opposés ont appelé leurs partisans à ne pas s'inscrire. Un million d'électeurs, principalement dans l'opposition, ne se sont donc pas inscrits. Pour remédier à cette situation, le scrutin présidentiel a été reporté au 7 mars, puis au 13.

Le Président Yayi a été réélu avec 53 % des suffrages à l'issue d'un scrutin difficile. Son principal adversaire, M. Houngbedji - qui a recueilli 36 % des voix - a contesté les résultats, dénonçant des fraudes massives. Le 20 mars, la Cour constitutionnelle les a néanmoins validés.

Peu avant le début officiel de la campagne législative, la Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de certains membres de l'opposition, une décision que l'opposition a mise en cause. Afin que les litiges puissent être réglés avant l'ouverture de la campagne et que les candidats disposent des 15 jours requis par la loi électorale pour se faire connaître des électeurs, la Commission électorale a reporté le scrutin législatif au 30 avril, alors que le mandat du Parlement sortant expirait le 22 avril.

Au final, environ 1 600 candidats de 19 partis et coalitions se sont présentés. Les Forces cauris étaient en lice contre une coalition portant le nom de l'Union fait la Nation (UN), qui avait soutenu M. Houngbedji à la présidentielle. Celle-ci regroupait la Renaissance du Bénin (RB) et le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (MADEP) - qui faisaient tous deux partie de l'ADD (Alliance pour une dynamique démocratique) en 2007 - ainsi que le Parti social-démocrate (PSD), la Force clé (FC) et le Parti du renouveau démocratique (PRD), de M. Houngbedji.

Le Président Yayi accusait les forces de l'opposition de la législature sortante d'empêcher la ratification d'un accord de financement de 600 milliards de francs CFA (soit 1,36 milliard de dollars E.-U.) avec le Gouvernement saoudien. Les Forces cauris ont donc appelé les électeurs à leur donner la majorité parlementaire pour que le Président puisse engager les réformes nécessaires au développement du pays.

M. Houngbedji ne s'est pas présenté aux législatives, dénonçant un " processus électoral calamiteux ", mais a néanmoins indiqué qu'il soutiendrait la coalition UN. Celle-ci appelait les électeurs à " sanctionner le régime " par leur vote, car il lui avait " volé " la victoire à l'élection présidentielle. L'ancienne Première Dame, Rosine Vieyra Soglo, qui se présentait sous la bannière de la coalition UN, promettait d'améliorer les conditions de vie des Béninois et de renforcer la démocratie dans le pays.

Il semblerait que seule une faible proportion des 3,6 millions d'électeurs inscrits soient allés voter. Plusieurs bureaux de vote ont ouvert en retard, en raison de l'arrivée tardive des bulletins. Le scrutin s'est néanmoins déroulé sans incident majeur.

Au final, les Forces cauris ont remporté 41 sièges, soit 14 de plus qu'en 2007. Quatre partis favorables au Président (voir note) ont obtenu deux sièges chacun, ce qui porte donc à 49 le nombre des sièges du camp présidentiel. La coalition UN en a pour sa part obtenu 30 et deux autres petits partis de l'opposition ont obtenu deux sièges chacun. En tout, huit femmes, dont la Première Dame, Chantal de Souza Yayi, et Mme Soglo, ont été élues.

Le 17 mai, le nouveau Parlement a tenu sa première séance. Le 21 mai, il a réélu M. Mathurin Nago (FCBE) à sa présidence.

Note:
Les quatre partis pro-présidentiels sont les suivants :
- l'Union pour le Bénin (UB),
- l'Alliance Amana,
- l'Alliance Force dans l'unité (AFU) et
- l'Alliance Cauris 2.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 130 avril 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables



Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE)
Union fait la Nation (UN)
Alliance Amana
Alliance G13 Baobab
Alliance Force dans l'Unité (AFU)
Alliance Cauris 2
Force Espoir - Union pour la relève (UPR)
Union pour le Bénin (UB)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) 41
Union fait la Nation (UN) 30
Alliance Amana 2
Alliance G13 Baobab 2
Alliance Force dans l'Unité (AFU) 2
Alliance Cauris 2 2
Force Espoir - Union pour la relève (UPR) 2
Union pour le Bénin (UB) 2
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
75

8

9.64%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Note sur le nombre de femmes :
Mme Chantal de Souza Yayi a démissionné et a été remplacée par son suppléant, de sorte que l'Assemblée nationale ne compte désormais plus huit femmes mais sept.
Source : Assemblée nationale (19.05.2011)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de l'Assemblée nationale
Mandat - durée: 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, mise en jeu de la responsabilité du Président, décès, dissolution de l'Assemblée
Mode de désignation - élu par tous les Députés de l'Assemblée nationale en début de législature
- après la validation des mandats et avant la prestation de serment
Eligibilité - tout Député peut être candidat, mais sa candidature doit être formellement présentée
- dépôt de la candidature au plus tard une heure avant le début du scrutin
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret uninominal à plusieurs tours
- la majorité absolue est requise aux premier et deuxième tours, la majorité simple au troisième tour
- en cas de votes successifs, de nouvelles candidatures sont admises; certaines candidatures doivent être retiréees en fonction des résultats obtenus lors du vote précédent
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- le doyen d'âge et le plus jeune Député assistés chacun par deux scrutateurs contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultats sans délai
- l'élection doit être formellement confirmée par la Cour constitutionnelle
- recours possible devant la Cour constitutionnelle
STATUT
Statut - deuxième personnalité de l'Etat
- assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de l'Assemblée au sein d'organes internationaux
- préside la Conférence des Présidents
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le 1er Vice-Président
Bureau / Organe collégial - le Bureau est régi par le Règlement intérieur
- est composé du Président, de deux Vice-Présidents, deux Questeurs, et deux Secrétaires parlementaires
- se réunit une fois par semaine ou sur convocation du Président
Indemnités et privilèges - indemnité
+ indemnité spéciale
- résidence officielle
- voiture de fonction
- secrétariat
- personnel domestique
- personnel de protection
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - peut ouvrir, suspendre et lever les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée en s'appuyant sur des précédents si nécessaire
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - élabore le budget de l'Assemblée avec l'assistance du Bureau
- recrute, affecte et promeut le personnel avec l'assistance du Bureau
- nomme le Secrétaire général
- organise les services de l'Assemblée
- joue un rôle spécifique dans le contrôle des affaires étrangères ou de la défense
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs
- donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- est consulté par le Chef de l'Etat pour la mise en oeuvre de pouvoirs exceptionnels

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 80 de la Constitution du 11.12.1990)
Début du mandat · Dès la validation des mandats
Validation des mandats · Validation par la Cour constitutionnelle (art. 81, al. 2 de la Constitution)
· Procédure : la Cour constitutionnelle valide les mandats après pro-clamation des résultats par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA). Les requêtes en contestation sont soumises à la Cour constitutionnelle. La décision peut, d'une part, emporter, soit réformation de proclamation faite par la CENA et proclamation du candidat qui a été régulièrement élu, soit annulation d'une élection contestée ou, d'autre part, confirmer la régularité des élections (voir aussi l'art. 117 de la Constitution).
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale de la législature (une dissolution anticipée n'est pas prévue par la Constitution)
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 12, al. 1 du Règlement intérieur)
· En début de législature, quelques conditions doivent être réunies (art. 12, al. 2 du Règlement intérieur).
· Procédure (art. 12, al. 3 du Règlement intérieur) : les démissions doivent être adressées au Président. A la séance plénière suivante au plus tard, il en informe les députés et les notifie au Gouvernement.
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Président de l'Assemblée nationale
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement : l'exclusion définitive est possible par décision de l'Assemblée nationale prise à la majorité des deux tiers quand le député est condamné pour crime.
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'intérieur du Parlement : en fonction des responsabilités au sein de l'Assemblée nationale :
1. Le Président de l'Assemblée nationale
2. Le premier Vice-Président
3. Le deuxième Vice-Président
4. Le premier Questeur
5. Le deuxième Questeur
6. Le premier Secrétaire parlementaire
7. Le deuxième Secrétaire parlementaire
8. Les Présidents de commissions permanentes
9. Les Présidents des groupes parlementaires
10. Les Vice-Présidents et autres membres du bureau de commissions permanentes dans l'ordre interne de préséance des commissions
11. Les Vice-Présidents et autres membres du bureau des groupes parlementaires dans l'ordre interne de préséance du groupe
12. Les Députés
· A l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe le Président de l'Assemblée nationale au 2e rang après le Président de la République, les Vices-Présidents au 7e rang et les députés au 13e rang (décret 92-150 du 12.06.1992).
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
· Indemnité de base : F CFA 193.291/mois
+ Indemnité complémentaire : F CFA 373.003/mois
+ Allocations familiales
· Pas d'exonération d'impôts (prélèvement de l'ordre de F CFA 47.812/mois sur les indemnités parlementaires pour le simple député)
· Régime de retraite : 6 % du salaire brute de la fonction publique sont versés au Fonds National de Retraite.
· Autres facilités :
a) Secrétariat : F CFA 45.000/mois
b) Logement de fonction : F CFA 100.000/mois
c) Services postaux et téléphoniques : F CFA 85.000 (env.)/mois
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 90, al. 1 de la Constitution, repris par l'art. 69.1 du Règlement intérieur).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Assemblée nationale, pour autant que lesdits propos se rapportent directement à l'action exercée par celui-ci au sein du parlement.
· Dérogations : l'appel à la violence en séance publique, les outrages envers le Président de la République, l'Assemblée nationale ou son Président, les injures, la provocation ou les menaces envers les membres du Gouvernement et des Institutions prévues par la Constitution, ainsi qu'envers les autres députés (art. 61.6 et 63.1 du Règlement intérieur ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 90, al. 2 et 3 de la Constitution, repris par l'art. 69.2 et 69.3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations :
- Pendant la durée des sessions, les poursuites ou arrestations en matière criminelle ou correctionnelle sont possibles en cas de flagrant délit (art. 90, al. 2 de la Constitution, repris par l'art. 69.2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
- Hors session, l'arrestation est possible en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive (art. 90, al. 3 de la Constitution, repris par l'art. 69.3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat et inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée dans certains cas (art. 70 du Règlement intérieur). La levée de l'immunité ne s'applique qu'aux infractions pour lesquelles elle a été demandée :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 71 du Règlement intérieur) : dans ce cas, le parlementaire concerné ou son collègue qu'il aura délégué pour le représenter est entendu par la Commission spéciale. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 90, al. 4 de la Constitution, repris par l'art. 69.4 du Règlement intérieur) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure : la décision est prise par un vote à la majorité des deux tiers. La procédure est celle appliquée à la levée d'immunité.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Lorsque l'Assemblée nationale obtient l'appui technique et financier des Fondations et Organisations internationales, elle organise des séminaires et d'autres journées de formation.
· La Direction des services législatifs envisage un guide du député et un fascicule de procédure législative.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
- Rappel à l'ordre pour trois absences consécutives sans justification valable
- Censure simple, après un rappel à l'ordre, quand les absences au cours des travaux en commission ont atteint le tiers des réunions de la Commission au cours d'une même session
- Suspension pendant un an et perte d'un tiers de l'indemnité pendant trois mois en cas de récidive et lorsque les absences du député ont atteint le tiers des réunions au cours d'une même session
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans le titre II, chapitre X, section 1 du Règlement intérieur (art. 60 à 68).
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 60 du Règlement intérieur) :
- Rappel à l'ordre (art. 61.1 à 61.4 du Règlement intérieur)
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, avec privation, pendant un mois, du quart de l'indemnité parlementaire (art. 61.5 à 61.7 du Règlement intérieur)
- Censure simple, avec privation, pendant un mois, de la moitié de l'indemnité ou d'un tiers de l'indemnité pendant trois mois (art. 62 et 64 à 65 du Règlement intérieur)
- Censure avec exclusion temporaire, avec privation, pendant deux mois, de la moitié de l'indemnité (art. 63 à 65 du Règlement intérieur)
· Cas spécifiques :
- Voies de fait (art. 66 du Règlement intérieur) : rappel à l'ordre ; censure avec exclusion temporaire et privation de la moitié de l'indemnité parlementaire pendant six mois
- Faits délictueux (art. 67 du Règlement intérieur) : information de l'Assemblée nationale ; information des Autorités judiciaires
- Abus de titre (art. 68 du Règlement intérieur) : toutes les sanctions prévues possibles
- Injures, provocations, menaces et outrages (art. 61.6 et 63.1 du Règlement intérieur) : rappel à l'ordre ou censure avec exclusion temporaire
· Autorité compétente pour juger de tels cas :
- Rappel à l'ordre : le Président
- Censure : l'Assemblée nationale
- Voies de fait : le Président ; l'Assemblée nationale
- Faits délictueux : le Président ; le Bureau
- Abus de titre : selon sanction
- Injures, provocations, menaces et outrages : le Président ou l'Assemblée nationale
· Procédure :
- Censure (art. 64 du Règlement intérieur) : le député concerné ou son collègue qu'il aura délégué pour le représenter a le droit d'être entendu.
- Cas spécifiques
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le régime juridique du pays, mais il y a quelques dispositions pertinentes, notamment l'art. 68 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale (voir Discipline).
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Interdictions protégeant le mandat libre (art. 28 du Règlement intérieur)

Cette page a été mise à jour le 7 juin 2011
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