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COMORES
Assemblée de l'Union

Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Assemblée de l'Union
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Non
Date(s) d'affiliation 1979 - 1988
1994 - 1997
2008 - 2011
PRESIDENCE
Président(e) Bourhane Hamidou (M) 
Notes Elu le 14 jan. 2010.
Secrétaire général(e) Issa Mohadji (a.i.) (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 33 / 33
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 1 (3.03%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 24
élus au scrutin indirect 9
Notes Membres élus au scrutin indirect : Ces membres sont élus par les Assemblées des trois îles constitutives de l'Union (à raison de trois députés par île).
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 6 décembre 2009
20 décembre 2009 (Détails)
CONTACTS
Adresse Assemblée fédérale
B.P. 447
MORONI
(Export mailing lists)
Téléphone (269) 773 90 39
Fax (269) 773 47 43
E-mail assemblee.union@comorestelecom.km
Site Web
http://www.auc.km/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Assemblée de l'Union
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 16 octobre 2005
modifiée pour la dernière fois le 19 septembre 2009 (Ordonnance No. 09-006/PR)
Mode de désignation élus au scrutin direct 24
élus au scrutin indirect 9
Circonscriptions - 24 circonscriptions uninominales
- Les neuf autres députés sont élus au scrutin indirect par les Assemblées des trois îles (à raison de trois députés par île).
Mode de scrutin Majoritaire: Scrutin majoritaire à deux tours pour les 24 membres élus au scrutin direct. Au premier tour, les candidats ayant obtenu la majorité absolue sont déclarés élus. Au second tour, la majorité simple suffit.
En cas de vacance de siège, le député est remplacé par son suppléant. Les neuf membres élus au scrutin indirect n'ont pas de suppléant.
Le vote n'est pas obligatoire.
Conditions pour être électeur - nationalité comorienne
- âge: 18 ans au 1er janvier de l'année du scrutin
- inscription sur les listes électorales
- résidence dans le pays depuis au moins six mois au moment des élections
- jouissance des droits civils
CANDIDATS
Conditions pour être élu - électeur qualifié
- nationalité comorienne
- âge: au moins 18 ans
- résidence aux Comores depuis au moins six mois à la date du scrutin

Inéligibilité :
- personnes privées de leurs droits civils aux termes de la loi
- personnes exclues des listes électorales suite à des poursuites pénales ou une peine de prison
- personnes temporairement exclues des listes électorales, l'inéligibilité étant plus longue que l'interdiction de voter (deux fois plus longue)
- commissaires aux comptes ayant quitté leurs fonctions moins de trois ans avant le scrutin
- personnes exerçant l'une des professions ci-après et ayant quitté leurs fonctions moins de six mois avant le scrutin : juges, officiers de l'armée, éducateurs et membres de l'encadrement sportif, membres de l'encadrement scolaire (enseignement primaire, secondaire et technique), directeur de l'office des douanes et accises, inspecteurs du travail, agents de police, Comoriens exerçant dans la fonction publique d'un pays étranger
Incompatibilités - députés suppléants
- Président de la République
- membres du gouvernement
- membres d'autres organes consultatifs, conformément aux dispositions constitutionnelles
- magistrats
- conseillers municipaux
- membres de la fonction publique d'un pays étranger
- membres de la fonction publique internationale
- employés des entreprises nationales
- chefs d'entreprises subventionnées par l'Etat
- Président et membres du Conseil d'administration d'entreprises publiques
Conditions de présentation - caution de 500 000 francs comoriens (équivalent à 1 500 euros) remboursée aux candidats ayant recueilli au moins 10 % des suffrages

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Assemblée de l'Union
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) (de/à) 6 décembre 2009
20 décembre 2009
Périodicité et ampleur du renouvellement Des élections se sont tenues pour tous les sièges pourvus au scrutin direct à l'Assemblée de l'Union.
Les élections de décembre 2009 étaient les premières depuis le référendum du 9 mai 2009 sur la Constitution.

Lors des élections précédentes, en avril 2004, la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) du Président Assoumani Azali avait perdu contre la coalition de l'opposition, le Camp des îles autonomes (CdîA). La CRC avait remporté six sièges contre 12 au CdîA sur les 18 sièges à pourvoir au scrutin direct (l'Assemblée de l'Union des Comores comptant au total 33 sièges). Le colonel Azali qui s'était emparé du pouvoir suite à un coup d'Etat sans violence en 1999, avait été élu président en avril 2002 lors d'élections boycottées par les partis d'opposition. Depuis qu'elles ont accédé à l'indépendance en se libérant de la tutelle française en 1975, les Comores ont subi plus d'une vingtaine de tentatives de coup d'Etat.

En mai 2006, le leader religieux Ahmed Abdallah Sambi avait été élu Président de la République. Il s'était engagé à défendre l'Islam et à lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

Le 11 février 2009, le Président Sambi avait annoncé un référendum sur la Constitution pour le 22 mars. Le référendum avait ensuite été reporté au 17 mai, en raison de protestations de l'opposition. Lors du scrutin, 93,8 % des votants ont approuvé les amendements portant le mandat du Président de la Fédération de quatre à cinq ans, ramenant les présidents des trois îles de l'Union au rang de gouverneurs et autorisant le Président de la Fédération à dissoudre l'Assemblée de l'Union, dont 24 membres seraient désormais élus au scrutin direct. Le Président Sambi dont le mandat devait s'achever en mai 2010 restera donc au pouvoir jusqu'en 2011.

Le mandat des membres sortants de l'Assemblée de l'Union arrivait à échéance en avril 2009, de sorte que le Président a gouverné par décret jusqu'aux élections qui se sont tenues en décembre. Nombre des membres de l'Assemblée sortante, dont son président, M. Saïd Dhoifir Bounou, se sont retirés avant les élections, auxquelles 144 candidats se sont présentés.

Les candidats d'une coalition de partis pro-présidentiels ont appelé instamment les électeurs à leur renouveler leur confiance pour stabiliser le pays. Ils faisaient valoir que le Président aurait besoin de l'appui du nouveau parlement pour poursuivre les réformes de développement et que la mise en oeuvre de ces réformes nécessitait une expérience politique qu'ils avaient acquise au sein du Parlement sortant. Ils s'engageaient à combattre l'injustice sociale. Certains candidats voulaient également que l'Etat plafonne les prix des produits laitiers pour aider les plus démunis.

En septembre, un parti d'opposition, l'Alliance nationale pour les Comores (ANC), a été créé derrière M. Mahamoudou Ali Mohamed.

De nombreux partis sont entrés dans une coalition, la Convergence nationale pour mai 2010, qui voulait que la présidence passe à l'île de Mohéli en mai 2010, conformément à ce que prévoyait la Constitution avant les amendements de 2009. Les principales forces de la Convergence étaient la CRC et l'ANC. La CRC promettait de créer des universités autonomes et de mettre en place une justice indépendante. L'ANC promettait pour sa part de créer des emplois pour les jeunes, de venir en aide aux agriculteurs et aux pêcheurs et de relancer l'économie du pays. Elle entendait aussi donner davantage de pouvoir aux femmes et présentait 12 femmes sur un total de 43 candidats. L'ANC reprochait au Président de ne pas avoir respecté la démocratie ni la Constitution en essayant de faire prolonger le mandat présidentiel.

Il y aurait eu un manque d'unité dans les camps tant pro qu'anti-présidentiel, de sorte que dans la plupart des circonscriptions uninominales, étaient en lice plusieurs candidats d'un même camp. Le Directeur général de l'Office des douanes, qui serait proche du Président Sambi, soutenait également plusieurs candidats indépendants. L'opposition aurait été affaiblie par des problèmes de financement.

Le premier tour de scrutin s'est déroulé le 6 décembre. La commission électorale n'a pas publié les chiffres officiels de la participation nationale. Ceux-ci auraient oscillé entre 40 et 78 % selon les circonscriptions. Des problèmes logistiques ont contraint plusieurs bureaux de vote à ouvrir en retard, mais aucun incident majeur n'a été rapporté. Trois candidats du camp présidentiel ont été déclarés élus au premier tour. Les partis de l'opposition ont crié à la fraude électorale, dénonçant des irrégularités dans les listes. La Commission a rejeté ces allégations faute de preuves.

Le second tour s'est déroulé le 20 décembre. La Cour constitutionnelle a invalidé les résultats dans trois circonscriptions où un nouveau scrutin a eu lieu le 30 décembre. Seize autres candidats du clan présidentiel ont été déclarés élus, portant ainsi le total d'élus pro-Azali à 19. L'opposition a obtenu quatre sièges et le siège restant est allé à un candidat sans étiquette.

Les observateurs de l'Union africaine ont déclaré que les élections s'étaient déroulées dans le calme et ont salué l'assistance aux électeurs handicapés. Ils ont néanmoins relevé des retards concernant l'ouverture de certains bureaux de vote et déploré le faible taux de participation.

Le 13 janvier 2010, l'Assemblée de l'Union nouvellement élue a tenu sa première session. Le lendemain, elle a élu l'ancien Ministre de l'intérieur, M. Bourhane Hamidou, à sa présidence.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 16 décembre 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
363'967


Notes
Tour no 2 (de/à) 20 décembre 2009
30 décembre 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables



Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Candidats pro-présidentiels
Candidats de l'opposition
Indépendants
Tour no 2
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Candidats pro-présidentiels
Candidats de l'opposition
Indépendants
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Grand total
Candidats pro-présidentiels 3
Candidats de l'opposition 0
Indépendants 0
Tour no 2
Parti / Formation politique Total sièges Grand total
Candidats pro-présidentiels 16 19
Candidats de l'opposition 4 4
Indépendants 1 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
32

1

3.03%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source: Assemblée de l'Union (28.12.2009, 29.12.2009, 17.01.2010; 16.03.2010)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Assemblée de l'Union
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de l'Assemblée fédérale
Mandat - durée : 5 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, vote de défiance lorsqu'il en fait la demande, décès, dissolution de l'Assemblée

Mode de désignation - élu par tous les Membres de l'Assemblée
- l'élection a lieu dans un délai maximum de trois jours après l'ouverture de la première séance de la législature
Eligibilité - tout Député peut être candidat
- les candidatures sont déposées à l'ouverture de la première séance
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- majorité absolue au premier tour, majorité relative au second tour
- si un candidat n'obtient pas la majorité aboslue au premier tour, un second tour a lieu le lendemain entre les deux candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de suffrages, le candidat avec le plus grand nombre de voix est déclaré élu

Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- les deux plus jeunes Députés contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultats sans délai
- les eventuelles contestations sont soulevées, discutées et tranchées séance tenante

STATUT
Statut - 2e personnalité de l'Etat
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un des Vice-Présidents

Bureau / Organe collégial - le Bureau de l'Assemblée est régi par le Règlement intérieur
- est composé du Président, de trois Vice-Présidents, de trois questeurs et de cinq secrétaires
- est élu pour un an, à l'exception du Président de l'Assemblée
- se réunit tous les lundi et peut être convoqué exceptionnellement à l'initiative de ses membres
- constitue un organe collégial

Indemnités et privilèges - indemnité de base de F 375.333
+ indemnité spéciale de F 131.750
- frais de logement de F 375.000

FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour en accord avec la Conférence des Présidents et le Gouvernement
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission en accord avec la Conférence des Présidents et le Gouvernement
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquêtes, propose ou décide la création de telles commissions en accord avec la Conférence des Présidents et le Gouvernement

Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus

Attributions spéciales - donne son avis sur le projet de budget de l'Assemblée avant sa présentation à la Commission des finances
- nomme le Secrétaire général sur proposition du Bureau
- supervise les services de l'Assemblée
- donne son avis, en application de l'article 50 de la Constitution sur le déploiement des forces armées
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée

Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs
- donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire

Cette page a été mise à jour le 21 octobre 2011
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