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ESTONIE
Riigikogu (Parlement estonien)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Riigikogu / Parlement estonien
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1928 - 1939
1991
PRESIDENCE
Président(e) Ene Ergma (F) 
Notes Ré-élue le 26 mars 2009, le 25 mars 2010, 4 avril 2011 et 22 mars 2012.
Secrétaire général(e) Heiki Sibul (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 101 / 101
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 20 (19.80%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 101
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 6 mars 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Riigikogu
Lossi plats 1A
15165 TALLINN
Estonia
(Export mailing lists)
Téléphone (372) 631 6331
Fax (372) 631 6334
E-mail riigikogu@riigikogu.ee
Site Web
http://www.riigikogu.ee

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Riigikogu / Parlement estonien
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 7 juin 1994
Dernier amendement: 14/12/1994
Mode de désignation élus au scrutin direct 101
Circonscriptions 12 circonscriptions plurinominales élisant chacune de 6 à 13 députés en fonction de la population.
Mode de scrutin Proportionnel: Scrutin direct de liste avec triple répartition proportionnelle des sièges selon un quotient électoral simple, les "mandats de compensation" restants (26 sièges) étant attribués selon la méthode d'Hondt modifiée.
Les candidats figurent sur le bulletin où chaque électeur indique son choix. En vue de la détermination des résultats du scrutin, il est établi un quotient simple pour chaque circonscription en divisant le nombre de suffrages valables par le nombre de sièges alloué à la circonscription. Tout candidat qui obtient un nombre de suffrages supérieur à ce quotient est déclaré élu. En outre, les candidats présentés sur des listes de parti sont énumérés dans l'ordre des suffrages recueillis. Chacune de ces listes reçoit en sièges autant de fois que le quotient est contenu dans le nombre de voix obtenu, les candidats qui recueillent le plus de suffrages étant déclarés élus. Enfin, les sièges non attribués au niveau de la circonscription sont répartis selon la méthode d'Hondt modifiée comme "mandats de compensation" entre les partis et coalitions dont les candidats ont obtenu au moins 5% du total national de voix.
En cas de vacance de siège en cours de législature, il est fait appel au premier des "viennent ensuite" ou "suppléants" de la liste de parti ou coalition dont était issu le titulaire.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen estonien
- interdiction: incapacité mentale, condamnation par les tribunaux, détention
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 21 ans
- citoyen estonien
Incompatibilités - toute autre charge publique
Conditions de présentation - présentation possible sous l'étiquette d'un parti en coalition ou par des citoyens
- caution équivalant à $US 75 environ à verser par chaque candidat à la Commission électorale; remboursable s'il est élu ou obtient un nombre de suffrages au moins égal à 1/2 du quotient électoral ou s'il figure sur une liste nationale ayant droit aux "mandats de compensation".
- dépôt 45 jours avant le scrutin

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Riigikogu / Parlement estonien
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 6 mars 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres du Parlement à l'échéance normale de leur mandat.
Les élections de mars 2011 étaient les premières depuis le début de la crise économique mondiale, en 2008.

Lors des élections précédentes, en mars 2007, trois partis du gouvernement sortant - le Parti de la réforme, du Premier ministre Andrus Ansip, le Parti du centre et l'Union populaire estonienne - avaient remporté 66 des 101 sièges du Parlement. Après les élections, M. Ansip avait constitué un nouveau gouvernement de coalition réunissant le Parti de la réforme (31 sièges au Parlement), l'Union Pro Patria et Res Publica (IRL, 19 sièges) et le Parti social-démocrate estonien (SDE, 10 sièges).

Ce pays de 1,3 millions d'habitants a été durement touché par la crise économique mondiale et son PIB s'est contracté de 14 % en 2009. M. Ansip a pris une série de mesures d'austérité, telles que la réduction des traitements des fonctionnaires et l'augmentation des impôts. En mai 2009, il a limogé les ministres du Parti social-démocrate qui s'étaient opposés au projet du gouvernement de renoncer à l'augmentation des allocations chômage. Le Premier ministre a estimé que le pays ne pouvait se permettre de verser de telles allocations avec un taux de chômage de 11,4 %, le Parti social-démocrate estimant de son côté qu'il fallait relever l'impôt sur le revenu, ce qui permettrait de dégager davantage de recettes. Suite à ces évènements, M. Ansip s'est retrouvé à la tête d'un gouvernement minoritaire.

L'économie du pays a donné des signes de reprise en 2010. Selon les statistiques officielles, le PIB aurait progressé de 3,1 % et en décembre 2010, l'Estonie a été accueillie au sein de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Le 1er janvier 2011, elle a adopté l'euro. Le PIB devrait progresser de 4,2 % en 2011, plus forte croissance de l'Union européenne (UE), malgré un chômage toujours élevé (10,4 %).

En 2011, le gouvernement de coalition du Premier ministre a été critiquépar le Parti du centre, le Parti social-démocrate, les Verts et l'Union populaire, les principaux partis insistant sur la question de la fiscalité.

Les deux partis du gouvernement sortant (le Parti de la réforme et l'IRL) s'étaient engagés à ce que la TVA, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés soient maintenus à un taux unique fixé à 21 % en 2010.

Le Parti de la réforme a fait campagne en mettant en avant les résultats du gouvernement, notamment la reprise de l'économie après la crise économique mondiale. Le Premier ministre a promis d'investir davantage dans l'éducation, d'aider les enfants et familles dans le besoin et de revoir les retraites à la hausse. L'IRL de M. Mart Laar comptait pour sa part équilibrer le budget, estimant qu'il s'agissait là d'un objectif qui devrait figurer dans la Constitution. Il voulait en outre oeuvrer à la croissance économique de manière à faire diminuer le chômage et mettre en place un 13ème mois de retraite pour les mères d'au moins deux enfants. L'IRL a déclaré qu'elle ne participerait à aucune coalition postélectorale avec un parti qui ne donnerait pas la priorité à l'équilibre budgétaire.

Les partis de l'opposition ont quant à eux promis de mettre en place une fiscalité progressive et de ramener la TVA sur l'alimentation à 5 %. Le Parti social-démocrate, dirigé par M. Sven Mikser depuis octobre 2010, s'est engagé à imposer les personnes gagnant plus de 1 000 euros par mois à 26 % et de maintenir le taux d'imposition à 21 % pour les autres. Il voulait aussi tripler les allocations familiales pour les enfants de moins de 19 ans et offrir une place en crèche à chaque enfant, en plus de la scolarité gratuite.

Le Parti du centre a dénoncé les politiques économiques du gouvernement. Il a estimé que l'augmentation de la TVA et les réductions budgétaires avaient affaibli l'économie et porté atteinte à la situation financière de nombreux Estoniens.

Le Parti du centre - conduit par le Maire de Tallinn et ancien Premier ministre, Edgar Savisaar, qui trouve son soutien auprès de la communauté russophone, était semble-t-il en perte de vitesse suite à un scandale financier révélé par les services secrets (" Kaitsepolitsei "), en décembre 2010. Leur rapport indiquait que M. Savisaar avait demandé 1,5 millions d'euros à la société russe de chemins de fer pour financer la campagne électorale de son parti. Celui-ci a rejeté cette allégation et réussi à conserver son poste à la tête du Parti, ainsi que la Mairie de Tallinn.

A l'exception de l'Union populaire estonienne de M. Andrus Blok, les principaux partis ont rejeté l'idée de former une coalition avec le Parti du centre après les élections. Le Président Toomas Hendrik Ilves (Parti social-démocrate) a déclaré qu'il ne prendrait jamais M. Savisaar pour premier ministre.

En tout, 62,9 % des 912 000 électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Sur ce nombre, 15,43 %, soit 140 846 électeurs, ont voté en ligne sur leur ordinateur ou leur téléphone mobile (contre 5 % en 2007).

Les partis du gouvernement sortant ont gagné des sièges, ce qui leur a permis, ensemble, de s'assurer la majorité au nouveau parlement. Le Parti de la réforme en a obtenu 33 contre 31 auparavant et l'IRL 23, contre 19. Le Parti social-démocrate a lui aussi progressé, de 10 à 19 sièges, tandis que le Parti du centre en a perdu trois, et n'en a désormais plus que 26. L'Union du peuple estonien et les Verts n'ont pas franchi la barre des 5 % requise pour obtenir une représentation parlementaire.

Le 4 avril, le Parlement nouvellement élu a tenu sa première séance et ré-élu Mme Ene Ergma de l'IRL à sa présidence. M. Ansip a annoncé qu'il continuerait à diriger le gouvernement de coalition avec l'IRL. Le nouveau gouvernement de M. Ansip a prêté serment devant le Parlement, le 6 avril.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 16 mars 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
913'346
580'264 (63.53%)
5'131
575'133
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti de la réforme 164'255 28.56
Parti du centre 134'124 23.32
Union Pro Patria et Res Publica (IRL) 118'023 20.52
Parti social-démocrate d'Estonie (SDE) 98'307 17.09
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Progrès / recul Nombre de femmes
Parti de la réforme 33 2 4
Parti du centre 26 -3 7
Union Pro Patria et Res Publica (IRL) 23 4 4
Parti social-démocrate d'Estonie (SDE) 19 9 4
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
82

19

18.81%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Note sur la répartition des sièges entre hommes et femmes :
Dix-neuf femmes ont été élues le 6 mars 2011. Après la formation du nouveau gouvernement le 6 avril 2011, certains membres élus ont démissionné pour exercer des fonctions ministérielles. Au 11 avril 2011, il y avait 20 femmes parlementaires (soit 19,80 %).

Sources:
http://rk2011.vvk.ee/
Parlement estonien (04.04.2011, 11.04.2011)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Riigikogu / Parlement estonien
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) du Riigikogu
Mandat - durée : 1 an
- causes d'interruption du mandat: démission, changement d'emploi, mise en application de condamnation, résolution de la Cour suprême au sujet de l'incompétence continue pour remplir ses fonctions, décès
Mode de désignation - élu par tous les Membres du Riigikogu pendant la première séance du Parlement
- après la validation des mandats et la prestation de serment
Eligibilité - tout Membre doit être formellement candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- si aucun candidat n'obtient la majorité requise au premier tour, on recommence le vote : les candidats doivent obtenir plus de 50% des voix au premier et second tours, on procède par tirage au sort au troisième tour
Déroulement / résultats - le Président (ou le Vice-Président) de la Commission des élections de la République préside l'Assemblée pendant le vote
- la Commission des élections contrôle le scrutin
- le Président de la Commission des élections de la République proclame les résultats sans délai
- les résultats doivent être confirmés par résolution de la Commission des élections de la République
- recours possible

STATUT
Statut - 2e personnalité de l'Etat après le Chef de l'Etat
- assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un des deux Vice-Présidents

Bureau / Organe collégial - le Bureau du Riigikogu est composé du Président et de 2 Vice-Présidents
- se réunit à l'initiative du Président, habituellement chaque semaine de séance plénière
- constitue une présidence collégiale où chacun jouit des mêmes droits
Indemnités et privilèges - informations non communiquées
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - peut convoquer des sessions extraordinaires
- peut doner la parole selon la loi et peut permettre d'allonger ou d'interrompre les discours
- renvoie l'étude d'un texte à une commission, avec les autres Membres
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions, comme les autres Membres du Parlement

Conduite des débats - peut ouvrir et lever les séances, seulement les 2/3 de la majorité peuvent interrompre la séance
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- peut interrompre un discours en fermant les micros si le discours dépasse le temps autorisé ou ne correspond pas aux convenances parlementaires
- met les questions au vote, mais la procédure de vote est régie par la loi
- vérifie le quorum
- le Bureau interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée

Attributions spéciales - a les mêmes droits que les autres Membres pour l'élaboration du budget de l'Assemblée
- le Bureau est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable - avec les autres Membres du Bureau - de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs
- donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- signe les lois adoptées par l'Assemblée et les transmet au Président de la République pour promulgation

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Riigikogu / Parlement estonien
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 62 de la Constitution du 29.06.1992)
Début du mandat ·Dès la proclamation des résultats (art. 61, al. 1 de la Constitution; art. 40, al. 1 de la Loi électorale)
Validation des mandats · Aucune validation n'est nécessaire
Fin du mandat · Le jour de la proclamation des résultats (art. 61, al. 1 de la Constitution) (Pour la dissolution anticipée, voir les art. 89, al. 6, 97, al. 4, 105, al. 4 et 119 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré (voir aussi l'art. 64, al. 2, par. 3 de la Constitution)
· Procédure : requête adressée au Conseil du Riigikogu; l'intéressé est tenu de préciser les raisons pour lesquelles il souhaite démissionner)
· Autorité compétente pour accepter la démission :
Possibilité de perte du mandat Oui a) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire :
- Perte des conditions d'éligibilité si l'intéressé a été jugé coupable par un tribunal (art. 64, al. 2, par. 2, en liaison avec les art. 58 et 60, al. 2 de la Constitution)
- Condamnation par un tribunal national déclarant l'intéressé inapte à remplir sa charge (art. 64, al. 2, par. 4 de la Constitution)
- Perte du mandat pour cause d'incompatibilité (art. 64, al. 2, par. 1, en liaison avec l'art. 63, a de la Constitution)
- Décès (art. 64, al. 2, par. 5 de la Constitution)
- Perte du mandat pour cause de refus de prononcer le serment d'allégeance ou pour communication d'informations mensongères à l'occasion de la prestation de serment (art. 6, al. 2 et 7, al. 1 de la Loi sur l'application de la Constitution)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Les deux Vice-Présidents
3. Les présidents de commissions
4. Les vice-présidents de commissions
5. Les présidents de groupes parlementaires
6. Les vice-présidents de groupes parlementaires
· À l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe le Président au 2ème rang.
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique (un tiers des parlementaires détiennent actuellement un passeport diplomatique)
· Indemnité de base (voir l'art. 75 de la Constitution) : 1 050 $ É.U. par mois, environ (parlementaires) 1 570 $ É.U. par mois, environ (Président) + Indemnité complémentaire : 20% de l'indemnité de base· Exonération totale d'impôts
· Régime de retraite (Loi sur les rémunérations, les pensions et autres prestations sociales offertes aux parlementaires)
· Autres facilités :
a) Secrétariat; assistants des groupes parlementaires
b) Logement de fonction pour les parlementaires ne résidant pas dans la capitale, Tallinn
c) Services postaux et téléphoniques
d) Voyages et transports
e) Autres : Bibliothèque nationale (Loi sur la Bibliothèque nationale de l'Estonie)
Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 62 de la Constitution)
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement.
· Dérogations : diffamation (écrite ou orale)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat) et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 76 de la Constitution).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions à l'exception des délits mineurs ne faisant pas l'objet d'une procédure pénale et ne préserve le parlementaire que de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre.
· Dérogations : Aucune dérogation n'est prévue.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat. Elle n'inclut pas les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 76 de la Constitution)
- Autorité compétente : le Riikogu
- Procédure (art. 76 et 139, al. 3 de la Constitution). Dans ce cas, le parlementaire ne peut pas être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par la chancellerie du Parlement.
· Manuels de procédure parlementaire :
- Recueil spécial d'actes juridiques
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière, en commission et aux autres réunions.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation : aucune sanction, si ce n'est la publication des feuilles de présence dans la presse
Discipline · Cas spécifiques : Un parlementaire ne peut pas être accusé d'offense ou outrage au Parlement.
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il existe certaines dispositions pertinentes (art. 64, al. 2, par. 1, en liaison avec l'art. 63, al. 1 de la Constitution et les art. 6, al. 2 et 7, al. 1 de la Loi sur l'application de la Constitution). Pour la déclaration de patrimoine, voir: Obligation de déclaration de patrimoine.
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite (art. 64, al. 2, par. 1, en liaison avec l'art. 63, al. 1 de la Constitution et les art. 6, al. 2 et 7, al. 1 de la Loi sur l'application de la Constitution) : perte du mandat (incompatibilités; refuse de prêter le serment d'allégeance ou communication d'informations mensongères à l'occasion de la prestation de serment)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
· Procédure :
- Dans ce cas, le parlementaire ne dispose pas de moyen de recours.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 8 avril 2012
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