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GUATEMALA
Congreso de la República (Congrès de la République)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Congreso de la República / Congrès de la République
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1961 - 1963
1979 - 1982
1986
PRESIDENCE
Président(e) Gudy Rivera Estrada (M) 
Notes 14.01.2012 - 14.01.2013
Secrétaire général(e) Ana Isabel Antillón (F) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 158 / 158
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 21 (13.29%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 158
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 11 septembre 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Congreso de la República
9a Av. 9-44, Zona 1-
GUATEMALA CITY
(Export mailing lists)
Téléphone (502) 2387 4000
Fax (502) 2220 4024
E-mail anaantillon@congreso.gob.gt
presidencia@congreso.gob.gt
dirprotocolo@congreso.gob.gt
Site Web
http://www.congreso.gob.gt

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Congreso de la República / Congrès de la République
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 27 décembre 1985
Mode de désignation élus au scrutin direct 158
Circonscriptions - 22 circonscriptions plurinominales correspondant aux départements du pays
- 1 circonscription plurinominale (31 sièges) nationale
Mode de scrutin Mixte: Système mixte avec scrutin à listes bloquées:
- 127 sièges pourvus au scrutin majoritaire au niveau des départements du pays
- 31 sièges pourvus au scrutin proportionnel (méthode d'Hondt) de liste nationale
En cas de vacance de siège en cours de législature, il est fait appel au suppléant élu en même temps que le titulaire.
Vote obligatoire à quelques exceptions près; amende en cas d'abstention.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen guatémaltèque
- jouissance de tous les droits civils et politiques
- interdiction: appartenance aux forces armées et de police, peine de prison
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- savoir lire et écrire
- inéligibilité: proche parenté avec le Président ou le Vice-Président de la République, condamnation pour crime
Incompatibilités - fonctionnaires
- titulaires de certaines charges publiques
- membres du Tribunal électoral suprême et de la Cour des comptes
- bénéficiaires d'un contrat avec l'Etat
Conditions de présentation - présentation par un parti légalement reconnu. Pour obtenir ce cachet officiel, les partis qui souhaitent présenter des candidats doivent avoir recueilli au moins 4 % des suffrages.

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Congreso de la República / Congrès de la République
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 11 septembre 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres du Congrès de la République à l'échéance normale de leur mandat.
Comme pour les élections précédentes, les élections législatives de 2011 se sont déroulées parallèlement au scrutin présidentiel. Les 158 sièges du Congrès de la République étaient à pourvoir.

Lors des dernières élections, tenues en septembre 2007, le Parti national pour l'espoir (UNE) avait remporté 51 des 158 sièges du Congrès. Venait ensuite la Grande alliance nationale (GANA) du Président d'alors, Óscar Berger, avec 35 sièges, soit quatre de plus que le Parti patriotique (PP) d'Otto Pérez Molina. De petits partis s'étaient partagé les autres sièges. Au second tour du scrutin présidentiel, le dirigeant de l'UNE, M. Álvaro Colom, l'avait emporté sur M. Pérez (PP), devenant ainsi le premier président de gauche depuis la fin de la guerre civile dont le Guatemala avait été le théâtre de 1960 à 1996. M. Colom a reçu l'investiture en janvier 2008 et s'est engagé à mettre en oeuvre un vaste « programme de solidarité humaine » pour libérer le pays de la criminalité et lui apporter la sécurité.

La présidence de M. Colom a rapidement été ternie, lorsqu'en mai 2009, les médias locaux ont diffusé une vidéo tournée par un avocat assassiné, dans lequel celui-ci disait que le Président et d'autres responsables du gouvernement essayaient de le tuer. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour demander la démission de M. Colom, avant que l'enquête ne le lave de tout soupçon.

Pour les élections de 2011, le Parti national pour l'espoir et la Grande alliance nationale se sont regroupés en coalition. Conformément à la Constitution guatémaltèque, le Président en exercice ne peut briguer un autre mandat et les membres de sa famille au sens large ne peuvent pas non plus se présenter à la fonction présidentielle. En mars 2011, la femme du Président, Sandra Torres, a déposé une demande de divorce sur laquelle le tribunal des affaires familiales a statué favorablement en avril. M. Pérez (PP) a vu dans cet acte une manoeuvre frauduleuse pour permettre à Mme Torres de se faire élire. La coalition UNE-GANA a néanmoins décidé de présenter Mme Torres à l'élection présidentielle, mais le 30 juillet, la Cour suprême a confirmé la décision du Tribunal électoral suprême, à savoir que la relation entre le Président et son ex-femme existait toujours, malgré le divorce. De ce fait, aucun candidat n'a porté les couleurs de la coalition au pouvoir à l'élection présidentielle.

Les autres grands candidats aux élections de 2011 étaient le PP, toujours dirigé par M. Pérez, le parti Liberté démocratique restaurée (LIDER), constituée en 2008, par un ancien parlementaire de l'UNE, M. Manuel Antonio Baldizón, le parti Engagement, renouveau et ordre (CREO), de M. Eduardo Suger, et l'Union du changement nationaliste (UCN) de M. Mario Estrada. Les dirigeants de ces partis se présentaient également au scrutin présidentiel.

La violence endémique et la menace croissante que représente le crime organisé ont été parmi les principaux sujets de la campagne de 2011. En 2010, 42 morts sur 1 000 étaient d'origine criminelle, l'un des taux les plus élevés au monde.

La coalition UNE-GANA s'était engagée à lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales et à faire du Guatemala un pays plus sûr en luttant contre le trafic de stupéfiants, la violence et la criminalité organisée. Toutefois, n'ayant pas de candidat à la présidence, sa campagne a été reléguée au second plan.

Le PP de M. Pérez - ancien général, à la tête des forces loyalistes durant la guerre civile - promettait quant à lui d'être impitoyable pour les cartels de la drogue mexicains actifs sur le sol guatémaltèque. Dans ce cadre, il entendait faire une large place aux services d'élite de l'armée.

Le LIDER de M. Baldizón - avocat et homme d'affaires de 41 ans et plus jeune candidat à la présidentielle - avait lancé un plan de lutte contre la criminalité sous le nom de « La sécurité maintenant ! ». Originaire du Petén (région minée par le trafic de drogue), M. Baldizón a martelé l'importance de faire appliquer la peine de mort, annonçant 10 exécutions par mois.

Le dirigeant de l'UCN, M. Estrada, comptait quant à lui enrayer la criminalité, améliorer les soins hospitaliers et renforcer la sécurité. Il avait été Secrétaire au développement social sous la présidence d'Alfonso Portillo, mais ce ministère avait disparu après 10 mois à peine d'existence, suite à des allégations de corruption. Les liens de M. Estrada avec l'ancien président et le procès de ce dernier pour corruption ont porté atteinte à la campagne de l'UCN.

Eduardo Suger, leader du parti CREO âgé de 72 ans, voulait lancer un programme global pour combattre la pauvreté, améliorer les soins hospitaliers, l'éducation et les infrastructures. D'après les estimations, au Guatemala, 43 % des enfants de moins de cinq ans seraient sous-alimentés de manière chronique.

Le 11 septembre, 69,30 % des 7,3 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Cinquante-six sièges sont échus au PP et 48 à la coalition UNE-GANA. Le LIDER et l'UCN ont obtenu 14 sièges chacun, devant CREO, qui en a eu 12. Six autres partis se sont partagé les sièges restants, avec moins de six sièges chacun.

Aucun des candidats à la présidence n'a recueilli la majorité des suffrages nécessaire pour être élu dès le premier tour. Le deuxième tour, prévu pour le 6 novembre, opposera M. Pérez (PP) à M. Baldizón (LIDER), qui ont obtenu respectivement 36 et 23 % des voix. Le 20 septembre, la coalition UNE-GANA a annoncé qu'elle soutiendrait M. Baldizón au second tour.

Le 6 novembre, M. Pérez du PP a remporté le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Le 14 janvier 2012, il a reçu l'investiture.

Le même jour, le nouveau Congrès de la République a tenu sa première séance et élu M. Gudy Rivera Estrada du PP à sa présidence.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 111 septembre 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
7'340'841
5'090'030 (69.34%)
689'047
4'400'983
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti patritotique (PP) 1'171'337 26.62
Parti national pour l'espoir (UNE) - Grande alliance nationale (GANA) 993'198 22.57
Union du changement nationaliste (UCN) 417'935 9.50
Liberté démocratique restaurée (LIDER) 390'319 8.87
Engagement, rénovation et ordre (CREO) 381'652 8.67
Vision et valeurs (VIVA) - Rencontre pour le Guatemala (EG) 346'557 7.87
WINAQ-URNG-MAIZ-ANN 141'938 3.23
Parti pour le progrès national (PAN) 137'390 3.12
Parti unioniste (UNIONISTA) 118'788 2.70
Front républicain guatémaltèque (FRG) 120'455 2.74
Victoire (Victoria) 71'501 1.62
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Parti patritotique (PP) 56
Parti national pour l'espoir (UNE) - Grande alliance nationale (GANA) 48
Union du changement nationaliste (UCN) 14
Liberté démocratique restaurée (LIDER) 14
Engagement, rénovation et ordre (CREO) 12
Vision et valeurs (VIVA) - Rencontre pour le Guatemala (EG) 6
WINAQ-URNG-MAIZ-ANN 3
Parti pour le progrès national (PAN) 2
Parti unioniste (UNIONISTA) 1
Front républicain guatémaltèque (FRG) 1
Victoire (Victoria) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
137

21

13.29%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Résultats provisoires.
Sources:
http://resultados2011.tse.org.gt/
http://www.elperiodico.com.gt/templates/elecciones/nota-resultados.html

Note: Le WINAQ-URNG-MAIZ-ANN se compose du WINAQ, de l'Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG), du Mouvement élargi de gauche (MAIZ) et de l'Alternative pour une nouvelle nation (ANN).

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Congreso de la República / Congrès de la République
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) du Congrès de la République
Mandat - durée : 1 an (jusqu'au 30 novembre de chaque année, fin de la session du Congrès); (élu en février 1998)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution
- après la dissolution du Parlement et jusqu'à l'élection d'un nouveau Congrès, la Commission permanente assume les charge et fonctions du Président
Mode de désignation - élu par tous les Membres du Congrès
- l'élection a lieu au début de chaque session annuelle ou au cours d'une session extraordinaire convoquée à cet effet
- avant la validation des mandats et avant la prestation de serment
Eligibilité - tout Député peut être candidat s'il a annoncé sa candidature au début de la session annuelle
Mode de scrutin - vote formel à scrutin public
- la majorité absolue des 2/3 des Membres est requise
- si la majorité absolue n'est pas obtenue, on peut procéder à plusieurs tours. Le second et les tours suivants ont lieu entre les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages
Déroulement / résultats - le Président sortant préside le Congrès pendant le vote
- le Président sortant contrôle le scrutin
- le secrétaire du Bureau directeur proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de l'Assemblée au sein d'organes internationaux et peut déléguer ses pouvoirs à un Député
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un des trois Vice-Présidents
Bureau / Organe collégial - le Bureau directeur est régi par le Règlement intérieur
- est composé du Président du Congrès, des trois Vice-Présidents et des secrétaires - est élu pour 1 an
- se réunit lorsque cela est nécessaire
- aide et conseille le Président
Indemnités et privilèges - salaire
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
- nomme les commissions et/ou leurs présidents
Conduite des débats - peut ouvrir, suspendre et lever les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant le Congrès
- est responsable de la discipline à l'intérieur du Congrès : à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie du Congrès
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - contrôle la réalisation du budget du Congrès - autorise les dépenses et en informe le Congrès
- recrute, affecte et promeut le personnel
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte du Congrès
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs
- donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Congreso de la República / Congrès de la République
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre
Début du mandat · Dès la prestation de serment (art. 58 de la Loi organique de l'Organe législatif; voir aussi les articles 59 et 165 de la Loi organique de l'Organe législatif)
Validation des mandats · Validation par le Congrès (art. 170, al. a de la Constitution du 31.05.1985, tel qu'amendé le 17.11.1993; en ce qui concerne l'éligibilité et les incompatibilités, voir art. 162, 163 et 170, al. d de la Constitution et Perte du mandat pour cause d'incompatibilité)
Fin du mandat · Le premier jour de session du Parlement nouvellement élu
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 60 de la Loi organique de l'Organe législatif)
· Procédure (art. 170, al. c et d de la Constitution, art. 60 de la Loi organique de l'Organe législatif)
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Congrès
Possibilité de perte du mandat Oui Exclusion définitive du Parlement par celui-ci:
- Absence aux séances plénières (art. 157, al. 3 et 170, al. d de la Constitution, art. 66, al. 4 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Décision judiciaire: sentence condamnatoire ferme (art. 161, al. b 4 de la Constitution, art. 61, al. 1, 3 et 4 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Perte du mandat pour cause d'incompatibilité (art. 164 de la Constitution, art. 61, al. 2 à 4 de la Loi organique de l'Organe législatif)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire
Indemnités, facilités, services · Passeport officiel
· Indemnité de base (voir aussi art. 55, al. b et 56, al. 1de la Loi organique de l'Organe législatif): $ 3 000 par mois
· Pas d'exonération d'impôts
· Régime de retraite
· Autres facilités :
a) Assistants (art. 55, al. d de la Loi organique de l'Organe législatif, voir aussi les art. 153 à 163 de la Loi organique de l'Organe législatif)
b) Voyages et transports en cas de mission officielle pour le Congrès.
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 161, al. b de la Constitution, art. 54 de la Loi organique de l'Organe législatif).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement.
· Dérogations : arbitraire, excès d'initiative personnelle, action tendant à compromettre le principe de la non-réélection à l'exercice de la Présidence de la République (art. 161, al. b de la Constitution), offenses et outrages (art. 83, al. e et f, 87 et 88 de la Loi organique de l'organe législatif; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour où le député est élu. Elle ne s'étend pas, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 161, al. a et b 4) de la Constitution, art. 54 de la Loi organique de l'Organe législatif.
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre. Elle ne le préserve pas de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations : en cas de flagrant délit, le parlementaire est mis immédiatement à la disposition du Bureau de la Commission permanente du Congrès aux fins du jugement initial correspondant (antejuicio, art. 161, al. a de la Constitution, art. 135 à 138 de la Loi organique de l'Organe législatif).
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat. Elle n'inclut pas également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection. Toutefois, un candidat ne peut pas prêter serment si une procédure judiciaire a été engagée à son encontre.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 161, al. a de la Constitution):
- Autorité compétente : la Cour suprême
- Procédure. Dans ce cas, le parlementaire doit être entendu. Il dispose d'un moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il existe occasionnellement une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par des organisations nationales ou internationales.
· Il n'y a pas de manuel de procédure parlementaire.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont l'obligation de présence en séance plénière, en commission, et autres réunions (art. 62 de la Loi organique de l'Organe législatif; en ce qui concerne les excuses et les absences, voir art. 63 à 65 de la Loi organique de l'Organe législatif).
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation (art. 157, al. 3 et 170, al. d de la Constitution, art. 66 de la Loi organique de la l'Organe législatif): privation d'une partie de l'indemnité parlementaire, avertissement écrit, rappel privé à l'ordre, autres sanctions, perte du mandat.
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions: le Bureau, la Commission sur le Règlement, le Congrès.

Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 83, al. d à g, et 86 à 88 de la Loi organique de l'Organe législatif.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Avertissement (art. 83, al. d et e de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Rappel à l'ordre (art. 83, al. d et e de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Interdiction de prendre la parole (art. 83 al. e de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Ordre de mettre fin au discours (art. 87 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Suspension du droit de prendre la parole (art. 86 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Suppression du compte rendu (art. 86. de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Ordre de présenter des excuses
- Exclusion du parlement (art. 157, al. 3 et 170, al.d de la Constitution, art. 66 de la Loi organique de l'Organe législatif)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 83, al. e et f, 87 et 88 de la Loi organique de l'Organe législatif)
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Avertissement, rappel à l'ordre, interdiction de prendre la parole, offenses et outrages: le Président; le Congrès (recours)
- Suspension du droit de prendre la parole, censure, ordre de mettre fin au discours, offenses et outrages: le Président
- Exclusion du Parlement: le Congrès
· Procédure:
- Avertissement et rappel à l'ordre (art. 83, al. d et f de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Avertissement, rappel à l'ordre, interdiction de prendre la parole, offenses et outrages (art. 83, al. e et f de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Ordre de mettre fin au discours, offenses et outrages (article 87 et 88 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Suspension du droit de prendre la parole, censure (art. 86 de la Loi organique de l'Organe législatif)
- Exclusion du Parlement (art. 157, al. 3 et 170, al. d de la Constitution, art. 66 de la Loi organique de l'Organe législatif)

Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais quelques dispositions sont applicables (art. 161, al. b 4), 164 de la Constitution, art. 53, 61 et 67 de la Loi organique de l'Organe législatif; en ce qui concerne la déclaration de patrimoine, voir Obligation de déclarer le patrimoine personnel.
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite:
- Suspension, exclusion du Parlement (art. 161, al. b 4) de la Constitution, art. 6, al. 1, 3 et 4 de la Loi organique de l'Organe législatif; procédure judiciaire et sentence condamnatoire
- Suspension, exclusion du Parlement (art. 164 de la Constitution, art. 61, al. 2 à 4 de la Loi organique de l'Organe législatif; incompatibilités)
- Avertissement privé ou public, vote de censure (art. 53 et 67 de la Loi organique de l'Organe législatif)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions:
- Suspension, exclusion: le Congrès
- Avertissement privé ou public, vote de censure: le Bureau; le Congrès (recours)
· Procédure:
- Suspension, exclusion du Parlement (art. 161, al. b 4) de la Constitution, art. 61, al. 1, 3 et 4 de la Loi organique de l'Organe législatif).
- Suspension, exclusion du Parlement (art. 164 de la Constitution, art. 2 à 4 de la Loi organique de l'Organe législatif).
- Avertissement privé ou public, vote de censure (art. 53 et 67 de la Loi organique de l'Organe législatif). Dans ce cas le parlementaire dispose d'un moyen de recours.

Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 16 janvier 2012
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