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ITALIE
Senato della Repubblica (Sénat)

Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Il Parlamento / Parlement
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Senato della Repubblica / Sénat
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Camera dei Deputati / Chambre des Députés
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1889
PRESIDENCE
Président(e)
Renato Schifani (M)  
Secrétaire général(e)
Antonio Malaschini  (M)  
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 322 / 322
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 58 (18.01%)
Mode de désignation Elus au scrutin direct 315
Nommés 4
Autre 3
Notes Membres nommés par le Président de la République.
Autre : membres de droit (anciens Présidents de la République)
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 13 Avril 2008
14 Avril 2008 (Détails)
CONTACTS
Adresse Senato della Repubblica
Palazzo Madama - 00186 ROMA
(Export mailing lists)
Téléphone (3906) 67 061
Fax (3906) 67 06 28 92
E-mail
Site Web
http://www.parlamento.it
http://www.senato.it/senato.htm

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Il Parlamento / Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Senato della Repubblica / Sénat
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Camera dei Deputati / Chambre des Députés
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 6 Février 1948
Dernier amendement: 21.12.2005
Mode de désignation Elus au scrutin direct 315
Nommés 4
Autre 3
Circonscriptions - Vingt circonscriptions plurinominales (302 sièges)
- Une circonscription uninominale dans le Val d'Aoste (un siège)
- Six circonscriptions uninominales dans le Trentin-Haut-Adige (six sièges) également réparties entre la province de Trente, italophone, et la province de Bolzano (Sud-Tyrol)
- Une circonscription des Italiens de l'étranger représentant quatre groupes géographiques (six sièges): a) l'Europe (y compris l'ensemble de la Fédération de Russie et la Turquie); b) l'Amérique du Sud; c) l'Amérique du nord et l'Amérique centrale; et d) l'Afrique, l'Asie, l'Océanie et l'Antarctique
Mode de scrutin Proportionnel: - système de représentation proportionnelle, dans lequel la méthode d'Hondt est appliquée aux résultats électoraux régionaux pour 302 sièges
- système de représentation proportionnelle pour la circonscription des Italiens de l'étranger représentant 4 groupes géographiques (6 sièges)
*Scrutin majoritaire à un tour pour les circonscriptions uninominales dans le Val d'Aoste et le Trentin-Haut-Adige (12 sièges).

Les seuils minimums pour obtenir un siège au Sénat sont fondés sur les résultats électoraux régionaux :
- pour une coalition politique : 20% des suffrages valides dans chaque région/circonscription;
- Pour une liste politique à l'intérieur d'une coalition : 3% des suffrages valides dans chaque région/circonscription;
- pour un parti politique (liste) non affilié à une coalition politique : 8% des suffrages dans chaque région/circonscription.

Si la coalition ou le parti politique disposant du plus grand nombre de voix ne parvient pas à remporter 55% des sièges à pourvoir dans la région, ils reçoivent des sièges "en prime" pour arriver à ce pourcentage requis. Les sièges restant sont répartis entre les autres coalitions et les partis individuels remplissant les conditions requises. Cependant, on n'attribue pas de sièges "en prime" à Molise, où seuls deux sénateurs sont élus.

En cas de vacance en cours de législature, les sièges sont occupés par les candidats suivants de la liste du parti concerné. Dans le cas des sièges relevant du scrutin majoritaire simple, il est procédé à des élections partielles.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge : minimum 25 ans
- citoyen italien
- interdiction : condamnation pénale, indignité aux termes de la loi

Conformément à la Loi No. 459/2001 et aux règlements concernant son application (Décret présidentiel No. 104 de 2003), les Italiens expatriés remplissant les conditions susmentionnées sont autorisés à élire six membres représentant la circonscription des Italiens de l'étranger (Circonscrizione Estero). Ils peuvent voter par correspondance ou dans la circonscription italienne où ils sont inscrits. Les électeurs expatriés qui souhaitent rentrer en Italie pour voter doivent le signaler par écrit au Consulat pertinent au 31 décembre de l'année précédant l'expiration normale de la législature ou, si le Parlement est dissous avant terme, dans un délai de 10 jours à compter de l'annonce des élections.
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- âge : minimum 40 ans
- citoyen italien

Les candidats qui se présentent à la Circonscription des italiens de l'étranger doivent résider en Italie et être électeurs qualifiés de ce groupe géographique.
Incompatibilités - titulaires de certaines fonctions publiques (notamment les juges de la Cour constitutionnelle et les membres du Conseil national économique et du travail)
- cadres dirigeants d'une entreprise d'Etat ou d'une société subventionnée par l'Etat
Conditions de présentation - signatures d'entre 1 000 et 1 500 électeurs (pour toute candidature indépendante)
- signatures d'entre 1 000 et 3 500 électeurs (pour une candidature présentée au nom d'un groupe ayant au moins deux autres candidats dans d'autres circonscriptions de la même région)

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Il Parlamento / Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Senato della Repubblica / Sénat
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Camera dei Deputati / Chambre des Députés
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) (de/à) 13 Avril 2008
14 Avril 2008
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de tous les membres du Sénat à la suite de la dissolution anticipée de cet organe le 6 février 2008. Les précédentes élections au Sénat avaient eu lieu en avril 2006.
Les élections de 2008 sont intervenues avec trois ans d'avance par rapport aux dispositions constitutionnelles, après l'effondrement, en janvier, de la coalition de centre-gauche du Premier ministre Romano Prodi.

Lors des dernières élections, en avril 2006, l' " Union " de neuf partis emmenée par Romano Prodi avait recueilli 49,8 % des suffrages. Conformément au nouveau système électoral qui attribue des sièges supplémentaires à la coalition qui remporte les élections, l'Union avait obtenu 348 des 630 sièges que compte la Chambre des députés. La Maison des libertés, coalition du Premier ministre d'alors, Silvio Berlusconi, qui avait recueilli 49,7 % des suffrages, s'était vu attribuer 281 sièges. Au Sénat, l'Union avait obtenu 158 sièges sur les 315 pourvus au suffrage direct, soit seulement deux de plus que la Maison des libertés.

M. Prodi avait mis un frein à l'évasion fiscale et relevé le niveau des impôts. Ses mesures visant à mettre de l'ordre dans les comptes de l'Etat l'auraient rendu impopulaire.

En octobre 2007, M. Walter Veltroni, le Maire de Rome, avait formé un nouveau parti, le Parti démocrate (PD). Celui-ci avait absorbé la plupart des partis de la coalition Prodi. De son côté, M. Berlusconi avait annoncé, en décembre 2007, la création officielle du Peuple de la liberté (PdL).

Parallèlement, plus de 600 000 personnes avaient signé une pétition demandant un référendum pour que le Parlement adopte une nouvelle loi électorale. Les partisans de cette nouvelle réglementation voulaient un système de représentation proportionnelle assorti d'un relèvement du seuil permettant d'être représenté au Parlement, ce qui permettrait d'arriver à un système où il n'y aurait que deux partis et apporterait davantage de stabilité au Parlement.

M. Veltroni et M. Berlusconi faisaient tous deux valoir que le Parlement devait rester maître de la réglementation électorale. Certains partis de la coalition de M. Prodi, dont les démocrates-chrétiens de l'UDEUR (Union des démocrates pour l'Europe), qui détenaient 14 sièges à la Chambre des députés et trois au Sénat, étaient opposés à l'idée d'un référendum. Néanmoins, le 16 janvier, la Cour constitutionnelle a donné son accord à la tenue d'un référendum en mai. Le même jour, le leader de l'UDEUR et Ministre de la justice, M. Clemente Mastella, a annoncé qu'il démissionnait, en raison d'un scandale dans lequel sa femme était mise en cause pour corruption. Il s'est ensuite retiré de la coalition Prodi, entraînant ainsi un vote de confiance.

Le 24 janvier, M. Prodi a perdu le vote de confiance au Sénat. Le 30 janvier, le Président Giorgio Napolitano a demandé au Président du Sénat, Franco Marini, de former un gouvernement provisoire afin que la nouvelle loi électorale puisse être adoptée avant les élections. Nombre de sénateurs de longue date étaient semble-t-il favorables à la formation d'un nouveau gouvernement, mais l'ancien Premier ministre Berlusconi défendait l'idée qu'il fallait des élections anticipées pour permettre au pays de sortir de l'impasse. L'ancien Président de la Chambre des députés et leader de l'Union du centre (UDC, démocratie-chrétienne), M. Pier Ferdinando Casini, appelait lui aussi à de nouvelles élections. Après des pourparlers infructueux en vue de la formation d'un nouveau gouvernement, le Président Napolitano a dissous le Parlement le 6 février 2008.

En tout, quelque 160 partis briguaient des mandats législatifs. Les principales forces en présence étaient le Parti démocrate et le Peuple de la liberté. Le 16 février, le leader de l'UDC, M. Casini, a annoncé que son parti participerait aux élections indépendamment du Peuple de la liberté. Le Parti démocrate avait formé une coalition avec le parti Italie des valeurs (IV-LDP), de M. Antonio Di Pietro. L'Alliance nationale de M. Gianfranco Fini, qui était initialement restée en dehors du Peuple de la liberté, s'y est finalement ralliée peu après l'effondrement du gouvernement Prodi. Le Peuple de la liberté a scellé une alliance électorale avec la Ligue du Nord de M. Umberto Bossi, qui demandait une plus grande autonomie des régions; et le Mouvement pour l'autonomie, dirigé par M. Raffaele Lombardo, qui avait quitté l'UDC en 2005.

Les élections de 2008 se sont déroulées dans un contexte de ralentissement de l'économie nationale lié principalement à un euro fort et à une faible productivité. Les principales questions en jeu étaient l'économie, l'immigration et la politique étrangère.

Le PdL de M. Berlusconi s'engageait à mettre en place d'importantes réductions des impôts. M. Berlusconi promettait de trouver une vraie solution aux dettes générées par la compagnie aérienne nationale, Alitalia. Il insistait sur le fait qu'il fallait des investissements et des infrastructures. Il avait également promis de relever le niveau des retraites publiques et de mettre en place une aide financière pour relancer la natalité.

M. Veltroni, âgé de 52 ans, engageait les électeurs à " tourner la page " sur l'ancienne génération qu'incarnait M. Berlusconi. Il s'engageait à améliorer la sécurité sociale et à réduire l'impôt sur le revenu de 1 % par an sur trois ans à compter de 2009. Sa coalition promettait en outre de relever le niveau des allocations familiales.

Sur le plan de l'immigration, M. Berlusconi était décidé à expulser tous les immigrés clandestins. M. Veltroni promettait, quant à lui, de prolonger les permis de séjour des immigrés, tout en s'engageant à faire exécuter toutes les ordonnances d'expulsion visant les clandestins. Enfin, sur le plan de la politique étrangère, M. Berlusconi estimait que si l'Italie devait envoyer davantage de soldats en Afghanistan, elle devait par contre réduire sa présence militaire au Liban, voire s'en retirer complètement. M. Veltroni faisait valoir que dans les deux cas, l'armée devait être déployée conformément aux modalités convenues sous le gouvernement Prodi. L'Italie avait un peu moins de 2 000 soldats en Afghanistan et environ 2 500 au Liban.

Les sondages pré-électoraux donnaient un net avantage au camp de M. Berlusconi.

Plus de 80 % des 47 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes.

La coalition du Peuple de la liberté a remporté les élections, avec 344 sièges à la Chambre des députés et 174 au Sénat, reprenant ainsi le contrôle des deux chambres. Le Parti démocrate et ses alliés ont pour leur part remporté respectivement 246 et 132 sièges et l'UDC 36 et 3.

Le Parlement nouvellement élu a tenu sa première session le 29 avril, date à laquelle le Sénat a élu M. Renato Schifani (PdL) à sa présidence. Le lendemain, la Chambre des députés a élu M. Gianfranco Fini (PdL).

Le 8 mai, M. Berlusconi a pris ses fonctions de Premier ministre pour la troisième fois. Il a ensuite nommé un gouvernement de 21 membres, dont quatre femmes.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 1 (de/à) 13 Avril 2008
14 Avril 2008
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables

34'718'630 (80.4%)
1'318'658
33'399'972
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Peuple de la liberté
Parti démocrate
Ligue du Nord
Italie des valeurs (IV-LDP)
Union de Centre
Parti populaire du Tyrol du Sud (SVP)
SVP - Ensemble pour l'autonomie
Mouvement pour l'autonomie
Mouvement associatif des Italiens à l'étranger
Pour la Vallée d'Aoste (PvdA)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Peuple de la liberté 147
Parti démocrate 118
Ligue du Nord 25
Italie des valeurs (IV-LDP) 14
Union de Centre 3
Parti populaire du Tyrol du Sud (SVP) 2
SVP - Ensemble pour l'autonomie 2
Mouvement pour l'autonomie 2
Mouvement associatif des Italiens à l'étranger 1
Pour la Vallée d'Aoste (PvdA) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
264

58

18.01%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Sources:
- http://politiche2008.interno.it/
- http://www.senato.it/composizione/index.htm

Note sur la 'Répartition des sièges entre hommes et femmes' :
Cinquante-sept femmes ont été élues au scrutin direct alors qu'une autre a été nommée par le Président de la République.

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Il Parlamento / Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Senato della Repubblica / Sénat
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Camera dei Deputati / Chambre des Députés
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président du Sénat
Mandat - durée: 5 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, perte de la qualité de Sénateur, incompatibilité fonctionnelle temporaire s'il doit assurer la suppléance du Chef de l'Etat, décès, dissolution du Sénat

Mode de désignation - élu par tous les Sénateurs
- l'élection a lieu au début de la nouvelle législature
- avant la validation des mandats
Eligibilité - tout Sénateur peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- majorité absolue des voix requise pour le premier et le second tours; majorité absolue des suffrages exprimés par les présents pour le troisième tour. Si personne n'a obtenu la majorité requise au troisième tour, on procède à un scrutin de ballottage pour départager les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix. En cas d'égalité des suffrages le plus âgé est élu
Déroulement / résultats - le doyen d'âge des Sénateurs préside le Sénat pendant le vote
- le Bureau contrôle le scrutin
- le doyen d'âge des Sénateurs proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - deuxième personnalité de l'Etat , 1ère personnalité exerçant l'intérim du Chef de l'Etat
- entre les deux Présidents des Chambres, le doyen d'âge a la préséance
- le Président de la Chambre des Députés préside les séances conjointes des Chambres
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un des quatre Vice-Présidents désignés par le Président du Sénat
Bureau / Organe collégial - Le Conseil de Présidence est régi par le Règlement intérieur du Sénat
- est composé du Président, de quatre Vice-Présidents, 3 questeurs et 8 secrétaires.
- se réunit à l'initiative du Président

Indemnités et privilèges - réponse non fournie
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et peut augmenter les temps de parole prévus en consultation avec le Président de la Chambre des Députés, les Présidents de commission et le Gouvernement
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- peut renvoyer l'étude d'un texte à une commission
- nomme les Présidents de certaines commissions spéciales
Conduite des débats - peut ouvrir, suspendre et lever les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant le Sénat
- est responsable de la discipline à l'intérieur du Sénat : à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- donne et retire la parole
- peut décider que des amendements sont irrecevables
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie du Sénat en s'appuyant sur des précédents

Attributions spéciales Le Conseil de Présidence:
- approuve le budget du Sénat
- nomme le Secrétaire général sur proposition du Président du Sénat
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte du Sénat
Droit de parole et de vote, autres fonctions - peut prendre la parole dans les débats législatifs sur des questions procédurales seulement
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- propose la nomination de titulaires d'organes caractérisés par leur autonomie et leur indépendance, en accord avec le Président de la Chambre des Députés.
- doit être consulté dans certaines circonstances (dissolution, nomination du Chef de Gouvernement)

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Il Parlamento / Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Senato della Repubblica / Sénat
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Camera dei Deputati / Chambre des Députés
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 67 de la Constitution du 01.01.1948, avec les amendements jusqu'au 30.10.1993)
Début du mandat · Dès la proclamation des résultats électoraux et, pour les parlementaires nommés, dès la communication de leur nomination (art. 1, al. 1 du Règlement du Sénat)
Validation des mandats · Validation par le Sénat (art. 66 de la Constitution en relation avec les art. 51, 58, al. 2, et 65 de la Constitution, art. 87, al. 1 du Décret du Président de la République no 361 du 30 mars 1957)
· Procédure (art. 72, dernier al., et 87, al. 1 du Décret du Président de la République no 361 du 30 mars 1957, art. 2, et 14 à 17 du Règlement pour la vérification des pouvoirs, art. 19 du Règlement du Sénat)
Fin du mandat · Le premier jour de session du Parlement nouvellement élu (art. 61, al. 2 de la Constitution (pour une dissolution anticipée, voir l'art. 88 de la Constitution). Pour les sénateurs à vie, voir l'art. 59 de la Constitution.
Possibilité de démission Oui · De son propre gré
· Procédure (art. 89 du Décret du Président de la République no 361 du 30 mars 1957)
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Sénat (à part situation d'incompatibilité)
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci :
- Déchéance du mandat pour incompatibilité ou perte d'éligibilité (art. 66 de la Constitution en relation avec les art. 51, 56, al. 2, 58, al. 2, et 65 de la Constitution, art. 18 du Règlement pour la vérification des pouvoirs, art. 19 du Règlement du Sénat)
- Déchéance du mandat pour violation des normes régissant la campagne électorale (art. 15, al. 7 de la Loi no 515 portant réglementation des campagnes électorales pour les élections politiques)
- Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire : jugement pénal de condamnation entraînant la peine accessoire de l'exclusion de fonctions publiques
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Le Vice-Président
3. Les sénateurs à vie, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
4. Les Questeurs, selon leur ancienneté dans la charge de questeur doyen et, à conditions égales, selon leur âge
5. Les Secrétaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge 6. Les Présidents de Commissions, de Comités et de Délégations mixtes paritaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
7. Les Présidents de Commissions et de Comités parlementaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
8. Les Secrétaires parlementaires de partis politiques représentés au Parlement, par ordre alphabétique
9. Les Présidents de groupes parlementaires, selon l'importance numérique des groupes
10. Les Vice-Présidents de Commissions, de Comités et de Délégations mixtes paritaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
11. Les Vice-Présidents de Commissions et de Comités parlementaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
12. Les Secrétaires de Commissions, de Comités et de Délégations parlementaires, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
13. Les Présidents de Sous-Commissions pour avis, selon l'ancienneté dans leur charge et, à anciennetés égales, selon leur âge
14. Les autres sénateurs, selon leur ancienneté au Parlement et, à conditions égales, selon leur âge
· A l'extérieur du Parlement :
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique pour le Président, le Vice-Président et le Président de la Commission des Affaires étrangères. Passeport de service pour les autres sénateurs (art. 6 d) de l'Arrêté ministériel du 30.12.1978).
· Indemnité de base (art. 69 de la Constitution) : lires 18.560.281 brutes par mois + Indemnité mensuelle pour frais de séjour
· Pas d'exonération d'impôts· Régime de retraite· Autres facilités :
a) Secrétariat
b) Assistants
c) Services postaux et téléphoniques
d) Voyages et transports
Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 68, al. 1 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement, pourvu qu'ils soient liés par un rapport fonctionnel à l'exercice du mandat.
· Dérogations : offenses et outrages (art. 66 et 67 du Règlement du Sénat ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 68, al. 2 et 3 de la Constitution).
· Elle s'applique en matières pénale et civile, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention, de la perquisition domiciliaire ou opérée sur sa personne, de l'interception de ses conversations ou communications et de la mise sous séquestre de son courrier.
· Dérogations :
- Le sénateur peut être arrêté, sans l'autorisation préalable du Sénat, si c'est en exécution d'un arrêt irrévocable de condamnation.
- Le sénateur peut être arrêté, sans l'autorisation préalable du Sénat, s'il est pris en cas de flagrant délit d'accomplissement d'un acte pour lequel le mandat d'arrêt est obligatoire.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat et inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 68, al. 2 et 3 de la Constitution) :
- Autorité compétente : le Sénat
- Procédure (art. 19, al. 5, et 135 du Règlement du Sénat). Dans ce cas, le parlementaire est entendu. Il (ne) dispose (pas de) d'un moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par les groupes parlementaires ou le Bureau du Sénat.
· Manuel de procédure parlementaire :
- Vade-mecum pour les sénateurs
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission (art. 1, al. 2 du Règlement du Sénat).
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation : réduction du montant de la partie variable de l'indemnité mensuelle pour frais de séjour
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans l'art. 8 et le chapitre IX du Règlement du Sénat.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Rappel à l'ordre, éventuellement avec inscription au procès-verbal (art. 66 du Règlement du Sénat)
- Censure (art. 67 du Règlement du Sénat)
- Exclusion de la salle pour le reste de la séance (art. 67 du Règlement du Sénat)
- Suspension de la séance (art. 67 du Règlement du Sénat)
- Suspension du parlement (art. 67 du Règlement du Sénat)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 66 et 67 du Règlement du Sénat): rappel à l'ordre, éventuellement avec inscription au procès-verbal, censure, exclusion de la salle pour le reste de la séance, suspension de la séance, suspension du parlement
- Tumulte (art. 68 du Règlement du Sénat): rappel à l'ordre, suspension ou levée de la séance
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 8 du Règlement du Sénat):
- Rappel à l'ordre, éventuellement avec inscription au procès-verbal, censure, exclusion de la salle pour le reste de la séance, suspension de la séance, tumulte: le Président
- Suspension du parlement: le Bureau du Sénat· Procédure :
- Rappel à l'ordre, éventuellement avec inscription au procès-verbal, offenses et outrages (art. 66 du Règlement du Sénat)
- Censure, exclusion de la salle pour le reste de la séance, suspension de la séance, suspension du parlement, offenses et outrages (art. 67 du Règlement du Sénat)
- Tumulte (art. 68 du Règlement du Sénat)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il y a quelques dispositions pertinentes (art. 54, 65, et 66 de la Constitution, art. 18 du Règlement pour la vérification des pouvoirs, art. 135, al. 6 du Règlement du Sénat, art. 290 et 313 du Code pénal). Pour la déclaration de patrimoine, voir Obligation de déclaration de patrimoine.
· Sanctions prévues en cas de violation des règles de conduite :
- Déchéance du mandat (art. 66 de la Constitution en relation avec les art. 58, al. 2, et 65 de la Constitution ; incompatibilité)
- Sanctions pénales (art. 290 et 313 du Code pénal, art. 135, al. 6 du Règlement du Sénat ; offense à la République, aux institutions et aux forces armées)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Déchéance du mandat : le Sénat
- Sanctions pénales : l'autorité judiciaire ordinaire· Procédure :
- Déchéance du mandat (art. 66 de la Constitution en relation avec l'art. 65 de la Constitution, art. 18 du Règlement pour la vérification des pouvoirs ; incompatibilité).
- Sanctions pénales (art. 290 et 313 du Code pénal, art. 135, al. 6 du Règlement du Sénat ; offense à la République, aux institutions et aux forces armées).
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 2 Septembre 2008
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