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LETTONIE
Saeima (Parlement)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Saeima / Parlement
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1923 - 1936
1991
PRESIDENCE
Président(e) Solvita Aboltina (F) 
Notes Elue le 2 nov. 2010, réélue le 18 oct. 2011.
Secrétaire général(e) Karlis Sadurskis (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 100 / 100
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 23 (23.00%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 100
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 17 septembre 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Saeima
11 Jekaba Str. - RIGA LV 1811
(Export mailing lists)
Téléphone (371 6) 708 73 64
708 73 34
Fax (371 6) 708 73 48
E-mail spaura@saeima.lv
Site Web
http://www.saeima.lv

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Saeima / Parlement
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 7 juin 1995
Dernier amendement: 06.04.2006
Mode de désignation élus au scrutin direct 100
Circonscriptions 5 circonscriptions pluralistes (de 13 à 29 sièges): Riga (qui englobe aussi les bureaux de vote de l'étranger), Vidzeme, Latgale, Kurzeme et Zemgale.
Mode de scrutin Proportionnel: Systèmes proportionnels de liste avec vote préférentiel.
Les électeurs votent pour une liste, mais ils peuvent indiquer sur le bulletin une préférence particulière pour un ou plusieurs candidats ou une marque expresse de rejet de telle ou telle candidature. Seuls les partis obtenant au moins 5% des voix du suffrage national peuvent être représentés à la Saeima. Les sièges sont attribués aux partis selon la méthode de St. Lagüe. Dans chaque liste, l'ordre des candidats est révisé pour refléter les préférences exprimées par les électeurs. Le total de voix en faveur de chacun des candidats est calculé sur la base du nombre de votes pour la liste en procédant par addition ou soustraction de ses propres suffrages positifs ou négatifs. Les candidats qui recueillent le plus grand nombre de suffrages sont déclarés élus, jusqu'à l'épuisement du quota de sièges alloué à la liste concernée. Pas de sièges réservés ou de quotas pour les femmes, les minorités ethniques ou autres catégories.
En cas de vacance de siège en cours de législature, il est fait appel au premier des "viennent ensuite" de la liste dont était issu le titulaire.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen letton (y compris personnes naturalisées)
- pas de condition de résidence
- les citoyens se trouvant à l'étranger sont habilités à voter sans restriction
- interdiction: personnes purgeant une peine d'emprisonnement, incapacité légale, démence / maladie mentale
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- âge: 21 ans
- citoyen letton (y compris personnes naturalisées)
- pas d'obligation de résidence
- les citoyens se trouvant à l'étranger sont éligibles sans restriction
- inéligibilité: personnes déclarées incapables au plan légal; personnes purgeant une peine d'emprisonnement ou ayant été condamnées pénalement; anciens agents de l'URSS, de la République socialiste soviétique de Lettonie ou des services de sécurité, de renseignement ou de contre-espionnage; personnes actives après le 13 janvier 1991 au sein du Parti communiste letton (PCUS), du Front international des travailleurs de la RSS de Lettonie, du Conseil unifié des organes de travailleurs, de l'Organisation des anciens combattants et du travail, du Comité de salut pan-letton ou de ses comités régionaux.
Incompatibilités - Président de la République et titulaires de certaines autres charges publiques
- membres des forces armées
Conditions de présentation - listes de candidats soumises à la Commission électorale 80 à 60 jours avant le scrutin
- les partis politiques ou associations de partis dûment enregistrés peuvent présenter des candidatures sans restriction.
- les partis ayant obtenu le minimum de 5 % ont droit au remboursement de la caution de 1.000 latis.

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Saeima / Parlement
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 17 septembre 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres du Parlement à la suite de la dissolution anticipée de cet organe en juillet 2011. Les précédentes élections générales avaient eu lieu en octobre 2010.
Suite à la décision prise par référendum, de dissoudre le Parlement, des élections législatives ont eu lieu le 17 septembre 2011, à peine 11 mois après les élections précédentes.

Lors du dernier scrutin (octobre 2010), la coalition de centre-droit Unité (VIENOTIBA) emmenée par le Premier ministre Valdis Dombrovskis avait remporté 33 sièges, soit quatre de plus que le Centre de l'harmonie (SC), coalition de gauche conduite par le Maire de Riga, Nils Usakovs. La coalition de M. Dombrovskis a ensuite formé un nouveau gouvernement de coalition avec l'Union des Verts et des paysans (ZZS), qui avait obtenu 22 sièges.

Le nouveau gouvernement de M. Dombrovskis a continué à prendre des mesures d'extrême rigueur pour stabiliser les finances du pays. La Lettonie doit en effet rembourser un prêt de 7,5 milliards d'euros au Fonds monétaire international (FMI) à l'échéance 2014 et un autre de 1,3 milliard d'euros à l'Union européenne (UE). Ces prêts lui ont été consentis en décembre 2008, à la suite de la crise économique mondiale. Le déficit budgétaire qui atteignait près de 10 % en 2009, a été ramené à 4,2 % en 2011. D'après les estimations, il devrait n'être plus que de 2,5 % en 2012. La Lettonie compte entrer dans la zone euro en 2014.

En mai 2011, le Parlement n'a pas autorisé le ministère public à enquêter sur des affaires de corruption impliquant M. Ainars Slesers, riche homme d'affaires et dirigeant du parti Pour une meilleure Lettonie (LPP, parti d'opposition qui avait obtenu huit sièges aux élections de 2010). Le 28 mai, le Président Valdis Zatlers avait convoqué un référendum sur la dissolution du Parlement, qu'il accusait de ne pas prendre des mesures suffisantes pour combattre la corruption. Aucun président n'avait jamais appelé les citoyens à voter sur une telle question auparavant.

Le 2 juin, le Parlement avait élu, au scrutin indirect, le nouveau Président de la République, M. Andris Berzins (ZZS), contre le Président sortant, M. Zatlers, lequel jouissait pourtant de l'appui de la coalition Unité (ce qui faisait donc apparaître des dissensions au sein du gouvernement de coalition).

Le 9 juillet, soit deux jours après la fin de son mandat, l'ancien Président a créé le Parti de la réforme sous son propre nom (Zatlers). Pour la Présidente du Parlement, Solvita Aboltina (Unité), c'était une " erreur ", dans la mesure où la création de ce nouveau parti allait diviser l'électorat et donc engendrer une instabilité politique. Toujours en juillet, l'Union pour la patrie et la liberté (TB/LNNK) et le parti Tout pour la Lettonie (VL) - qui avaient fait liste commune aux élections de 2010 - ont officiellement fusionné sous le nom d'Alliance nationale, sous l'autorité conjointe de MM. Roberts Zile et Raivis Dzintars.

Le 3 août, trois des partis d'Unité - Nouvelle ère (JL), l'Union civique (PS) et la Société pour une autre politique (SCP) - se sont officiellement regroupés pour former le parti Unité. Deux jours plus tard, M. Slesers a rebaptisé ce nouveau parti " Parti de la réforme - Voie lettone ".

Le 23 juillet, 44,71 % des électeurs inscrits (1,5 million en tout), se sont rendus aux urnes pour le référendum, approuvant par 94,30 % la dissolution du Parlement et ouvrant ainsi la voie à la tenue d'élections anticipées le 17 septembre.

En tout, 1 092 candidats de 13 partis se sont présentés aux législatives. Du fait de la crise économique, la majorité des partis ont fait campagne sur les questions économiques.

Le Premier ministre Dombrovskis (Unité) s'est engagé à stabiliser la situation financière et à ramener le taux de chômage (qui avait atteint 12,6 % en juillet 2011) à 7 %. Pour lui, l'adoption de l'euro restait la meilleure solution pour la Lettonie, malgré la crise que traversait la monnaie européenne. Il a donc demandé aux électeurs d'accorder leur confiance à son parti, Unité, afin qu'il puisse parachever son programme de stabilisation de l'économie, qui supposait de satisfaire aux critères du Traité de Maastricht relatifs au budget et à l'inflation, en 2012.

Le Parti de la réforme Zatlers a fait campagne contre l'influence du lobby patronal ou des " oligarques ", comme il les appelle. Il s'est engagé à lancer de grandes réformes pour lever les " obstacles à une croissance durable et équilibrée ", à réduire l'impôt sur le revenu et à relever les impôts fonciers. Il comptait par ailleurs entrer dans la zone euro à l'horizon 2014.

Le Parti de la réforme Slesers - Voie lettone a fait campagne sous le slogan " Au lieu de faire des économies, gagnez de l'argent ! " en annonçant qu'il appuierait une augmentation du budget de l'Etat. Il reprochait au Parti de la réforme Zatlers de vouloir empêcher des entrepreneurs de qualité de participer à la vie politique.

Le Centre de l'harmonie (SC), qui trouve son soutien au sein de la communauté russophone (près d'un tiers des 2,3 millions d'habitants du pays), était en tête des sondages. Il promettait de renégocier les conditions du plan de sauvetage lancé par le FMI et l'UE en 2008. Il disait en outre vouloir autoriser un déficit budgétaire de 5 à 6 %, au lieu des 3 % exigés par le Pacte de stabilité et de croissance de l'Union européenne.

Unité dénonçait la position du Centre de l'harmonie, estimant qu'une telle décision menacerait la stabilité financière de la Lettonie et jouerait contre la relance de l'économie. L'Alliance nationale, qui avait soutenu M. Zatlers aux élections présidentielles de juin 2011, s'engageait à protéger les intérêts des Lettons et à empêcher les " alliés du Kremlin " de former une coalition gouvernementale.

Sur 1,5 million d'électeurs inscrits, 59,49 % sont allés voter.

Le Centre de l'harmonie est sorti vainqueur des urnes avec 31 sièges, suivi du Parti de la réforme Zatlers, avec 22 sièges, soit deux de plus que le parti du Premier ministre, Unité. Enfin, Alliance nationale et le ZZS ont obtenu respectivement 14 et 13 sièges. Le parti d'Ainars Slesers n'a pas obtenu de représentation parlementaire.

Unité, le Parti de la réforme Zatlers et l'Alliance nationale sont parvenus à un accord sur la formation d'une coalition gouvernementale avec Valdis Dombrovskis au poste de Premier ministre et Valdis Zatlers à la présidence du Parlement.

Le 17 octobre, le Parlement nouvellement élu a tenu sa première séance. M. Zatlers n'a pas obtenu la majorité requise après deux tours de scrutin. Le lendemain, le Parlement a réélu Mme Solvita Aboltina (Unité) à sa présidence.

Le 19 octobre, le Président Berzins a invité Valdis Dombrovskis à former un nouveau gouvernement, qui a obtenu la confiance du Parlement le 25 octobre.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 117 septembre 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
1'542'700
917'680 (59.49%)
1'211
916'469
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Centre de l'harmonie (SC) 259'930 28.36
Parti de la réforme de Zatlers 190'853 20.82
Unité (VIENOTIBA) 172'567 18.33
Alliance nationale (NA) 127'208 13.88
Union des Verts et des paysans (ZZS) 111'955 12.22
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Progrès / recul
Centre de l'harmonie (SC) 31 2
Parti de la réforme de Zatlers 22
Unité (VIENOTIBA) 20 -13
Alliance nationale (NA) 14 6
Union des Verts et des paysans (ZZS) 13 -9
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
79

21

21.00%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Sources:
Parlement (05.10.2011, 13.01.2012)
http://www.velesanas2011.cvk.lv/

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Saeima / Parlement
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre
Début du mandat · Dès la proclamation des résultats (voir: Validation des mandats)
Validation des mandats · Validation par la Saeima (art. 18 de la Constitution du 15.02.1922, telle qu'amendée jusqu'au 23.10.1998, inclusivement; art. 1 du Règlement intérieur)
· Procédure (art. 2 et 3 du Règlement intérieur; pour les membres suppléants, voir les art. 5, al. 1 et 6, al. 1 du Règlement intérieur) : Les mandats sont le plus souvent validés le premier jour de session du Parlement nouvellement élu.
La Saeima élit parmi ses membres une Commission des mandats et des requêtes composée d'un parlementaire de chacun des partis représentés au Parlement. Ses membres ont pour mission de vérifier la documentation soumise par les candidats avant leur élection et d'enquêter sur les contestations reçues. Celles-ci devront avoir été déposées auprès de la Commission électorale centrale 4 jours au plus après la proclamation des résultats, conformément aux procédures prévues par la législation.
La Commission des mandats et des requêtes communique le résultat de ses travaux à la Saeima, qui statue sur la validité des pouvoirs des députés.
Fin du mandat · Le premier jour de session du Parlement nouvellement élu (art. 12, 13 et 49 de la Constitution; art. 4, al 2, par. 1 du Règlement intérieur) (Pour la dissolution anticipée, voir aussi les art. 48 et 50 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré (voir art. 4, al. 2, par. 2 du Règlement intérieur) Mais voir aussi l'art. 11 du Règlement intérieur (voir: Exclusion définitive du parlement par ce dernier)
· Procédure (art. 5 et 6 du Règlement intérieur) : L'intéressé informe le Président de la Saeima de son intention de démissionner. Nul ne peut refuser une démission. Mais le parlementaire a la possibilité de ne démissionner que pour une période limitée seulement; ainsi, lorsqu'un député est nommé Premier Ministre, Vice-Premier Ministre ou Ministre d'État, il peut démissionner de son siège pour la durée de ses nouvelles fonctions; plus tard, il pourra récupérer son mandat de député.
· Autorité compétente pour accepter la démission : la démission n'a pas à être acceptée.
Possibilité de perte du mandat Oui a) Pas de révocation par les électeurs avant l'expiration du mandat
b) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci (art. 4, al. 2, par. 3, en liaison avec les art. 18, al. 2 et 11 du Règlement intérieur) : La Saeima peut décider d'expulser un parlementaire de son sein si, lors de l'examen de ses pouvoirs, il apparaît :
1. que son élection viole les dispositions de la Loi sur les élections au Parlement;
2. qu'il ne maîtrise pas suffisamment la langue nationale pour s'acquitter correctement de ses fonctions;
3. qu'il occupe un poste ou une fonction incompatible avec l'exercice de son mandat de parlementaire;
4. qu'au cours d'une même session de la Saeima, il s'est absenté, sans excuse valable, de plus de la moitié des séances.
5. qu'il a commis un délit pénal alors qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés, ou qu'après la commission de ce délit il s'est trouvé atteint de maladie mentale, au point de n'avoir pas conscience de ses actes ou de ne pouvoir les contrôler;
6. qu'il est frappé d'incapacité légale.
c) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire (art. 4, al. 2, par. 3, en liaison avec l'art. 18, al. 1 du Règlement intérieur) : Tout parlementaire condamné pour un délit pénal est expulsé de la Saeima à la date où la sentence du tribunal devient exécutoire.
d) Décès (art. 4, al. 2, par. 4 du Règlement intérieur)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'intérieur du Parlement :
1. Le Bureau (Président, deux Vice-Présidents, Secrétaire et Secrétaire adjoint)
2. Les présidents de commissions
3. Les chefs des groupes parlementaires
4. Les autres parlementaires
· À l'extérieur du Parlement :
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
· Indemnité de base (art. 33 de la Constitution; art. 12, al. 1 et 3, et 13, al. 1 du Règlement intérieur): 372 lats, soit 219, 48 $ É.-U. par mois + Jeton de présence (art. 12, al. 2 et 180 du Règlement intérieur) : 6 lats, soit 3,54 $ É.-U. par séance de commission + 65 lats (38, 35 $ É.-U. par mois pour le Président ou le Vice-Président d'une commission)
· Pas d'exonération d'impôts
· Pas de régime de retraite particulier
· Autres facilités :
a) Assistants (art. 187 et 195 à 200 du Règlement intérieur) : deux assistants au plus, mais dont le salaire de base ne doit pas dépasser le montant du salaire d'un assistant (180 lats, soit 48 $ É.-U. par mois): personnel des groupes politiques
b) Logement de fonction; véhicule de fonction; services postaux et téléphoniques; voyages et transports (art. 12, al. 2, 14 et 180 du Règlement intérieur): frais de représentation ne pouvant dépasser 219 lats (soit 129, 21 $ É.-U.) par mois; allocation de subsistance lors des missions officielles; gratuité des transport à l'intérieur de la Lettonie; remboursement des autres frais.
c) Autres : - Émoluments de transition (art. 13, al. 2 et 3 du Règlement intérieur)

Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 28 de la Constitution)
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement.
· Dérogations : déclarations diffamatoires sur la vie privée ou la famille d'un tiers, et dont l'auteur sait pertinemment qu'elles sont fausses (art. 28 de la Constitution)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 29 et 30 de la Constitution)
· Elle (ne) s'applique qu'en matière pénale et administrative, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre, de la perquisition domiciliaire et des sanctions pécuniaires.
· Dérogations : en cas de flagrant délit, les parlementaires peuvent être arrêtés.
· Procédure (art. 29 de la Constitution) : Le Président du Parlement doit être informé dans les 24 heures de l'arrestation d'un membre de la Saeima. À la séance suivante, les parlementaires décident si l'intéressé peut rester en détention ou s'il doit être élargi.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal, mais l'intéressé a, dans certains cas, le droit de refuser de témoigner (art. 31 de la Constitution) : Les parlementaires peuvent refuser de témoigner :
1. contre des personnes qui, s'adressant à eux en leur qualité de représentant du peuple, leur ont communiqué certains faits ou informations;
2. contre des personnes auxquelles, en leur qualité de représentant du peuple, ils ont communiqué certains faits ou informations;
3. quant à la nature de ces faits ou informations.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat, notamment entre la dissolution anticipée du Parlement et l'élection d'un nouveau Parlement.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 29 et 30 de la Constitution
- Autorité compétente : la Saeima
- Procédure (art. 17 et 19 du Règlement intérieur) : À la requête de la Commission des mandats et des requêtes, la Saeima doit décider si elle entérine l'ouverture de poursuite pénales contre un de ses membres, son arrestation, les perquisitions à son domicile ou toute autre restriction frappant sa liberté.
À la requête de la Commission des mandats et des requêtes, la Saeima doit décider si elle entérine l'ouverture de poursuite administratives contre le parlementaire incriminé, sa comparution devant un tribunal, sa fouille, la perquisition à son domicile ou la confiscation de documents par lui détenus.
Les projets de résolution sur ces questions ne sont pas considérés comme constituant des motions indépendantes.
Si la Saeima entérine l'ouverture de poursuite pénales contre un de ses membres, celui-ci perd le droit d'assister aux séances du Parlement, de ses commissions et de tous les organes auxquels il a été élu ou nommé, et ce jusqu'à ce qu'une ordonnance de non-lieu soit prononcée, ou que la sanction prononcée par le tribunal soit exécutée. Pendant ce temps, le Procureur général et la Cour peuvent appliquer toutes les mesures coercitives admises par la législation pénale en vigueur.
Lorsqu'un parlementaire est arrêté, il perd le droit d'assister aux séances du Parlement, de ses commissions et de tous les organes auxquels il a été élu ou nommé par la Saeima.
Lorsqu'un parlementaire est suspendu de ses fonctions à la Saeima, il perd ses droits aux compensations énumérées aux art. 12, al. 2 et 14 du Règlement intérieur (jeton de présence; indemnité de représentation; allocation de subsistance lors des missions; remboursement des autres frais; voir: Indemnités, facilités et services) et son indemnité de base est amputée de 50%. En cas de non-lieu, le parlementaire déclaré non coupable ou acquitté récupère la portion amputée de sa rémunération, ainsi que toutes les indemnités non perçues pendant la durée de sa suspension.
Dans ce cas, le parlementaire doit être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires. Elle consiste en séminaires de formation.
· Elle est organisée par la chancellerie de la Saeima et dispensée par des parlementaires chevronnés et un personnel expérimenté.
· Il n'existe pas de manuel de procédure parlementaire
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en réunions de commission (art. 7 du Règlement intérieur)
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
a) séances plénières :
- amende d'un montant équivalent à 20% de la rémunération mensuelle pour chaque absence injustifiée (art. 15, al. 1 du Règlement intérieur)
- sanction pécuniaire pour les absences sans excuse valide (art. 15, al. 5 du Règlement intérieur)
- Perte du mandat (4, al. 2, par. 3, en liaison avec l'art. 18, al. 2, par. 4 du Règlement intérieur)
- après trois absences consécutives, le groupe parlementaire auquel l'intéressé appartient est prévenu; si ces absences se poursuivent, le parlementaire est radié des membres de la commission [art. 165, en liaison avec les art. 33, al. 2, par. 3 (4) et 34 du Règlement intérieur]
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- sanctions pécuniaires/amendes : le Bureau
- perte du mandat : la Saeima
- retenue du jeton de présence/dénonciation au le groupe parlementaire de l'intéressé: le président de la commission
- Radiation d'une commission : la Saeima
b) séances de commission :
- retenue du jeton de présence (art. 161 du Règlement intérieur)
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 21, al. 1, 70, 73 et 76 du Règlement intérieur.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Interruption (art. 73 du Règlement intérieur)
- Réprimande (art. 74 du Règlement intérieur)
- Rappel à l'ordre (art. 73 et 74 du Règlement intérieur)
- Déni du droit de parole (art. 74 du Règlement intérieur)
- Suspension (art. 73 et 74 du Règlement intérieur)
- Suspension du Parlement; suspension de la séance (art. 76 du Règlement intérieur)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 74 du Règlement intérieur) : rappel à l'ordre; déni du droit de parole; suspension; suspension du Parlement
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 21, al. 1 du Règlement intérieur)
- Interruption; réprimande; rappel à l'ordre; déni du droit de parole; suspension de la séance; suspension du Parlement; offenses et outrages : le Président
- Suspension du Parlement; offenses et outrages: la Saeima
· Procédure (art. 73 à 76 du Règlement intérieur) : Le Président de séance peut interrompre un orateur et le rappeler à l'ordre.
Si l'orateur ou quelque autre participant ignore la réprimande du Président, ou profère des propos injurieux ou désobligeants à l'endroit de la Saeima, ou perturbe l'ordre des débats, le Président de séance le rappelle à l'ordre ou lui dénie le droit à la parole. Dans le cas d'une désobéissance caractérisée, il propose au Parlement de suspendre le député récalcitrant pour une à six séances de la Saeima.
Après avoir entendu les explications du parlementaire dont on a proposé la suspension ou celles d'un représentant de son groupe parlementaire, la Saeima tranche sans débat.
La suspension d'un membre de la Saeima est votée au scrutin secret.
Le parlementaire dont la suspension est proposée ne peut assister aux débats.
Si des troubles perturbent les débats et si le Président de séance ne parvient pas à rétablir l'ordre, il quitte son siège, ce qui a pour effet de considérer la séance comme suspendue pour une demi-heure. Si les perturbations persistent à la reprise de la séance, le Président clôt la réunion.

Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il existe certaines dispositions pertinentes (art. 32 et 34 de la Constitution; art 10 et 11, en liaison avec les art. 4, al. 2, par. 3 et 18, al. 2, par. 3 du Règlement intérieur).
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite : perte du mandat (art. 11, en liaison avec les art. 4, al. 2, par. 3 et 18, al. 2, par. 3 du Règlement intérieur : incompatibilités)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : la Saeima
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.)

Cette page a été mise à jour le 18 janvier 2012
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