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LUXEMBOURG
Chambre des Députés (Chamber of Deputies)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Chambre des Députés
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1936
PRESIDENCE
Président(e) Laurent Mosar (M) 
Notes Elu le 28 juillet 2009.
Secrétaire général(e) Claude Frieseisen (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 60 / 60
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 15 (25.00%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 60
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 7 juin 2009
(Détails)
CONTACTS
Adresse Chambre des Députés
19 rue du Marché-aux-Herbes
L - 1728 LUXEMBOURG

Mailing address/adresse postale:
23 rue du Marché-aux-Herbes
L - 1728 LUXEMBOURG
(Export mailing lists)
Téléphone (352) 466 9661
Fax (352) 22 02 30
E-mail ibarra@chd.lu
Site Web
http://www.chd.lu

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Chambre des Députés
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 31 juillet 1924
Dernier amendement: 18/02/2003
Mode de désignation élus au scrutin direct 60
Circonscriptions 4 circonscriptions électorales - Sud, Centre, Nord et Est - qui élisent respectivement 23, 21, 9 et 7 députés.
Mode de scrutin Proportionnel: Scrutin proportionnel de liste avec répartition selon la méthode Hagenbach-Bishoff. Les formations politiques présentent des listes de candidats dont le nombre ne peut dépasser celui des sièges à pourvoir dans la circonscription.
- L'électeur peut émettre un vote préférentiel ou effectuer un panachage entre diverses listes. Il peut donc soit voter en faveur d'une liste, auquel cas cette dernière est considérée comme ayant reçu un nombre de suffrages égal à celui qu'il était habilité à exprimer, soit nominativement en désignant les candidats de son choix sur différentes listes. Dans ce cas, le nombre des suffrages qu'il exprime ne doit pas dépasser celui des députés à élire dans la circonscription. Chaque liste de parti se voit attribuer autant de sièges que le quotient applicable est contenu dans le nombre de suffrages qu'il a recueillis (candidats individuels et liste). Les sièges restants sont attribués aux partis à la plus forte moyenne après le second décompte.
- En cas de vacance de siège en cours de législature, il est fait appel au premier des "viennent ensuite" de la liste dont était issu le titulaire.
Vote obligatoire. L'abstention non justifiée est punie d'une amende.
- Le vote est obligatoire pour les citoyens résidant dans le pays et ce jusqu'à 75 ans. Seuls les citoyens de plus de 75 ans et ceux qui résident à l'étranger peuvent voter par courrier. Tout manquement est passible d'une amende pouvant aller de 100 à 250 euros. En cas d'abstention répétée sur une période de cinq ans, l'amende peut augmenter jusqu'à 500 voire 1 000 euros, à laquelle peut s'ajouter un retrait des listes électorales.
- Les élections ont lieu tous les cinq ans, le premier dimanche de juin. Si la date du scrutin coïncide avec le dimanche de Pentecôte, celui-ci est décalé au dernier dimanche de mai. Les élections législatives doivent se tenir le même jour que celles du Parlement européen, lorsque celles-ci doivent avoir lieu en juin de la même année.
Conditions pour être électeur - être Luxembourgeois ou Luxembourgeoise;
- être âgé de dix-huit ans accomplis au jour des élections;
- jouir des droits civils et politiques;
- être domicilié dans le Grand-Duché de Luxembourg.
Interdiction: peine de prison, mise sous tutelle
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- citoyen luxembourgeois
- âge : 18 ans révolus au jour du scrutin
- résidence dans le Grand-Duché de Luxembourg
Interdictions:
- personnes condamnées pour crimes et délits graves
- personnes déchues de leurs droits civils et politiques
- personnes sous tutelle
Incompatibilités - membres du Gouvernement, du Conseil d'Etat ou de la Chambre des Comptes
- juges
- commissaires de district
- receveurs ou agents comptables de l'Etat
- ministres du culte
- instituteurs de l'enseignement primaire
- fonctionnaires ou employés de l'Etat
- militaires de carrière en service actif
Conditions de présentation - soutien par au moins 25 électeurs de la circonscription concernée

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Chambre des Députés
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 7 juin 2009
Périodicité et ampleur du renouvellement Des élections ont eu lieu pour tous les sièges de la Chambre des Députés à l'échéance normale du mandat de ses membres.
Les élections législatives de juin 2009 se sont tenues en même temps que celles du Parlement européen (EP).

Lors des élections précédentes, en juin 2004, le Parti chrétien social (PCS/CVS) du Premier ministre Jean-Claude Juncker avait obtenu 24 des 60 sièges à pourvoir. Le PCS/CVS avait ensuite formé un gouvernement de coalition avec le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (POSL/LSAP). Le Parti démocrate (PD/DP), les Verts (DEI GRÉNG) et le Comité d'action pour la démocratie et la justice avaient eux aussi obtenu une représentation au Parlement avec respectivement, dix sièges, sept sièges et cinq sièges.

Les élections de 2009 étaient les premières à se tenir depuis l'amendement à la Constitution qui limitait les prérogatives du monarque du pays, le Grand-Duc, au profit du Parlement. En février 2008, la Chambre des députés avait adopté en première lecture un projet de loi légalisant l'euthanasie. En avril 2008, le Grand-Duc Henri avait annoncé qu'il ne promulguerait pas cette loi qui lui posait un " cas de conscience ". Le Premier ministre qui était lui-même opposé à cette loi avait alors proposé un amendement à la Constitution de sorte que les projets de loi n'auraient plus besoin d'être validés par le Grand-Duc pour devenir des lois officielles. Selon lui, le Grand-Duc ne devait pas aller contre les décisions du Parlement. En décembre, la Chambre des députés avait approuvé cet amendement et adopté la loi sur l'euthanasie qui avait été promulguée en mars 2009.

En tout, 452 candidats, dont 154 femmes, issus de huit partis, étaient en lice. Le Premier ministre au pouvoir depuis 1995 briguait un quatrième mandat sous la bannière du PCS/CVS. Le POSL/LSAP avait à sa tête le Vice-premier ministre, Jean Asselborn. Les autres grands partis en lice étaient le PD/DP, de M. Claude Meisch, et les Verts (DEI GRÉNG), co-dirigés par Mme Tilly Metz et M. Carlo de Toffoli. Le Comité d'action pour la démocratie et la justice, rebaptisé Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) en avril 2006, concourrait sous la direction de M. Roby Mehlen.

Depuis 2005, M. Juncker - le plus ancien chef de gouvernement de toute l'Union européenne (UE) - était aussi le dirigeant de l'Eurogroupe, une instance informelle regroupant les ministres de l'économie et des finance de la zone euro et la Banque centrale européenne. Il avait annoncé qu'il démissionnerait de sa fonction de Ministre des finances du Luxembourg, mais continuerait toutefois à présider l'Eurogroupe jusqu'à la fin de son mandat, en décembre 2010.

Les élections se sont déroulées avec en toile de fond la récente crise financière mondiale, qui avait valu une nouvelle fois au Luxembourg de se faire tancer pour son secret bancaire. M. Juncker avait évité de débattre de la question publiquement durant la campagne électorale, au lieu de quoi il mettait en avant les états de service de son gouvernement, notamment l'augmentation du budget de la recherche qui avait été multiplié par sept depuis 2000. Il estimait que le pays ne devait pas se focaliser uniquement sur le secteur financier pour se relever de la crise. Il insistait sur le besoin de diversifier les activités économiques pour les générations futures.

Le POSL/LSAP avait axé sa campagne sur l'emploi, l'économie et l'environnement. Le Vice-premier ministre soutenait qu'il fallait renforcer le rôle de l'Etat dans ce contexte de crise économique. Il s'engageait à réformer le système éducatif et à mettre en place de nouvelles technologies pour moderniser l'économie, pour mettre toutes les chances du côté des Luxembourgeois une fois passée la crise économique. Il donnait à entendre par ailleurs que son parti s'efforcerait de continuer de faire baisser les émissions de CO2 et de développer les techniques d'utilisation des énergies renouvelables.

Le PD/DP avait l'intention de se mettre en quête de nouvelles solutions pour résoudre la crise économique, en coopération avec l'Union européenne. Selon lui, le système financier international ne correspondait plus aux besoins d'une économie mondialisée.

L'ADR, qui se considère comme la voix des citoyens, s'engageait à ce titre à combattre l'injustice sociale et à assainir les institutions publiques qui ne remplissaient pas correctement leur mission. L'ADR demandait également depuis un certain temps que toutes les décisions publiques soient mises au référendum, idée que le Premier ministre rejetait avec force.

Le 7 juin, 90,93 % des 223 000 électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Le PCS/CVS a remporté 26 sièges, soit deux de mieux qu'en 2004, contre 13 pour le POSL/LSAP, en recul d'un siège. Le PD/DP en a obtenu neuf, suivi des Verts et de l'ADR, qui en ont eu sept et quatre respectivement. Quinze femmes ont été élues.

Le 8 juillet, la nouvelle Chambre des députés a tenu sa première session. Le 28 juillet, elle a élu M. Laurent Mosar du PCS/CVS à sa présidence.

Dans l'intervalle, le 20 juillet, le PCS/CSV et le POSL/LSAP sont convenus de former un nouveau gouvernement de coalition sous la direction de M. Juncker. Les membres du nouveau gouvernement ont prêté serment le 23 juillet.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 17 juin 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
223'842
203'535 (90.93%)
13'322
190'213
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti chrétien social (PCS/CSV) 532'666 38.04
Parti ouvrier socialiste (POSL/LSAP) 695'830 21.56
Parti démocrate (PD/DP) 432'820 14.98
Verts (DEI GRÉNG) 347'388 11.71
Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) 232'744 8.13
La gauche (DÉI LÉNK) 109'184
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Nombre de femmes
Parti chrétien social (PCS/CSV) 26 7
Parti ouvrier socialiste (POSL/LSAP) 13 4
Parti démocrate (PD/DP) 9 2
Verts (DEI GRÉNG) 7 1
Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) 4 1
La gauche (DÉI LÉNK) 1 0
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
45

15

25.00%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Note :
Chaque électeur peut voter autant de fois qu'il y a de députés à élire dans sa circonscription. Ainsi, le nombre total de votes (et par conséquent, celui obtenu par chaque parti) est supérieur au nombre d'électeurs inscrits.

Note sur le nombre de femmes:
Quinze femmes ont été élues lors des élections de juin 2009. Certains élus ont quitté la Chambre pour occuper des postes ministériels dans le nouveau gouvernement formé en juillet 2009. Le nombre de femmes a ainsi été réduit à 12.

Sources:
- Chambre des Députés (16.06.2009, 22.12.2011)
- Elections.public.lu (15.07.2009)
- http://www.elections.public.lu/fr/index.html

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Chambre des Députés
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de la Chambre des Députés
Mandat - durée: 1 an, renouvelable (le 2ème mardi d'octobre chaque année)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution de la Chambre des Députés
Mode de désignation - élu par tous les députés de l'Assemblée
- élection en début de session
- après la validation des mandats et après la prestation de serment
Eligibilité - tout député peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- majorité absolue au premier tour, majorité relative au second
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- les deux plus jeunes députés assisté du doyen d'âge contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - premier citoyen de l'Etat
- exerce l'intérim du Chef de l'Etat qui est le Grand-duc
- préside la Commission de Travail
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un vice-président
Bureau / Organe collégial - le Bureau est régi par le règlement de la Chambre des députés
- est composé du Président, trois vice-présidents et sept Membres, tous sont élu pour une session
- se réunit quatre à six fois par ans sous l'initiative du Président
- représente la Chambre sur le plan national et international
- règle les questions financières, administratives d'organisation du Parlement et des députés
Indemnités et privilèges - indemnité parlementaire, comme chaque député
+ indemnité spéciale de représentation (104861 frs brut) par mois
- voiture de fonction
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquêtes, propose la création de telles commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule un cas de vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
Attributions spéciales en tant que membre du Bureau:
- élabore le budget de l'Assemblée
- recrute, affecte et promeut le personnel
- organise les services de l'Assemblée
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs en quittant son siège de Président
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement Chambre des Députés
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 50 de la Constitution du 17.10.1868, mise à jour jusqu'en 1996)
Début du mandat · Dès la prestation du serment (voir l'art. 57, al. 2 à 3 de la Constitution et l'art. 3, al. 6 du Règlement de la Chambre des Députés)
Validation des mandats · Validation par la Chambre des Députés (art. 57, al. 1 de la Constitution et art. 3, al. 1 du Règlement de la Chambre des Députés)
· Procédure (art. 3, al. 2 à 5 du Règlement de la Chambre des Députés)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale de la législature ou, en cas de dissolution anticipée, le jour de la dissolution
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré
· Procédure : la démission est adressée par lettre au Président de la Chambre des Députés.
· Autorité compétente pour accepter la démission : l'accord de la Chambre n'est pas requis.
Possibilité de perte du mandat Oui a) Perte du mandat pour incompatibilité (démission d'office) : en cas d'acceptation d'une fonction incompatible avec le mandat de député (voir les art. 54 à 55 de la Constitution)
b) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire : au cas où la peine prononcée entraîne l'inéligibilité (voir l'art. 53 de la Constitution). Mais, selon la décision de la Chambre, la peine accessoire de la déchéance par décision de justice du droit de remplir des fonctions emplois ou offices publics ne vise pas le mandat parlementaire.
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'intérieur du Parlement :
1. Président de la Chambre des Députés
2. Vice-Présidents de la Chambre des Députés
3. Autres membres du Bureau de la Chambre
· A l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe le Président de la Chambre au 2e rang après S.A.R. le Grand-Duc.
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique en cas d'appartenance à une assemblée parlementaire internationale
· Indemnité de base : LUF 165.000/mois
+ allocation familiale : entre LUF 2.000 et LUF 13.000/mois
· Exonération d'impôts pour la moitié de l'indemnité de base
· Régime de retraite :
- Députés issus du secteur public : pension spéciale payée par l'Etat pour mise à la retraite d'office pendant le mandat (entre 20/60 et 50/60 du dernier traitement suivant les années de service)
- Députés issus du secteur privé : remboursement des cotisations payées à la sécurité sociale/assurance-pension et congé politique (LUF 55.530 pour les membres des professions indépendantes et les députés sans profession)
· Autres facilités :
a) Secrétariat, équipement informatique et fax inclus
b) Assistants
c) Véhicule de fonction seulement pour le Président de la Chambre
d) Services postaux et téléphoniques
e) Voyages et transports : seulement en cas de missions officielles pour la Chambre des Députés
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 68 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement pourvu qu'ils soient tenus par le député dans l'exercice de ses fonctions.
· Dérogations : les outrages envers le Parlement ou son Président (art. 48, al. 2, no 3 du Règlement de la Chambre des Députés ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 69 de la Constitution).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation, de la mise en détention préventive et de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre. Concernant la perquisition domiciliaire, il n'y a pas de jurisprudence au Luxembourg.
· Dérogations : en cas de flagrant délit, l'inviolabilité ne joue pas.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée pendant les sessions uniquement. Elle n'inclut pas automatiquement les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection. Pourtant, ces procédures peuvent être suspendues par la Chambre pendant la session et pour toute sa durée.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 69 de la Constitution) :
- Autorité compétente : la Chambre des Députés
- Procédure (voir les art. 159 à 161 et 163 à 166 du Règlement de la Chambre des Députés) : dans ce cas, le parlementaire doit être entendu par la commission spéciale. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 69 de la Constitution) :
- Autorité compétente : la Chambre des Députés
- Procédure (voir les art. 159 à 160, 162 à 164, et 166 du Règlement de la Chambre des Députés) : la Commission peut entendre l'auteur ou le premier signataire de la proposition et le député intéressé ou le collègue qu'il a chargé de le représenter.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés peuvent être autorisés à assister aux réunions du Parlement :
- Autorité compétente : les autorités judiciaires
MANDAT
Formation · Il n'existe pas une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires n'ont pas d'obligation de présence en séance plénière ou en commission. Toutefois, ils subissent une réduction de l'indemnité parlementaire (de base) en proportion du nombre d'absences non motivées.
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans le titre I, chapitre 9 du Règlement de la Chambre des Députés (art. 47 à 52).
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 47, al. 1 du Règlement de la Chambre des Députés) :
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (art. 47, al. 2, 4 et 5 du Règlement de la Chambre des Députés)
- Rappel à l'ordre avec privation de parole (art. 47, al. 3 à 6 du Règlement de la Chambre des Députés)
- Blâme avec inscription au procès-verbal (art. 48, al. 1 et 4 du Règlement de la Chambre des Députés)
- Blâme avec exclusion temporaire et avec privation de l'indemnité mensuelle (art. 48, al. 2 à 7 du Règlement de la Chambre des Députés)
· Cas spécifiques :
- Outrage envers le Parlement ou son Président (art. 48, al. 2, no 3 du Règlement de la Chambre des Députés) : blâme avec exclusion temporaire
- Voies de fait (art. 49 du Règlement de la Chambre des Députés): blâme avec inscription au procès-verbal, avec exclusion temporaire ou avec suspension temporaire et privation de l'indemnité mensuelle
- Tumulte à l'assemblée (art. 51 du Règlement de la Chambre des Députés) : suspension de la séance
- Paroles contraires à l'ordre ou prononcées sans que le député ait la parole (art. 52 du Règlement de la Chambre des Députés) : suppression du compte rendu
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, rappel à l'ordre avec privation de parole, blâme avec inscription au procès-verbal (art. 48, al. 4 et art. 50 du Règlement de la Chambre des Députés), tumulte à l'assemblée et paroles contraires à l'ordre ou prononcées sans que le député ait la parole : le Président de séance
- Blâme avec exclusion temporaire, outrage envers le Parlement ou son Président (art. 48, al. 4 du Règlement de la Chambre des Députés) : la Chambre des Députés
- Voies de fait : la Commission de travail
· Procédure : le député a toujours le droit d'être entendu ou de se faire entendre par un de ses collègues pendant une durée maximale de 10 minutes.
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 16 janvier 2012
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