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MALI
Assemblée Nationale

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Assemblée Nationale
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1966 - 1969
1981 - 1991
1992
PRESIDENCE
Président(e)
Dioncounda Traoré (M)  
Secrétaire général(e)
Mohamed Traoré (M)  
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 147 / 147
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 15 (10.20%)
Mode de désignation Elus au scrutin direct 147
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 1 Juillet 2007
22 Juillet 2007 (Détails)
CONTACTS
Adresse Assemblée nationale
B.P. 284 - BAMAKO
(Export mailing lists)
Téléphone (223) 221 57 24
221 61 69
Fax (223) 221 03 74
E-mail idysylla@assemblee-nationale.insti.ml
Site Web
http://www.assemblee-nationale.insti.ml/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Assemblée Nationale
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 9 Janvier 1997
Mode de désignation Elus au scrutin direct 147
Circonscriptions 125 circonscriptions (un député pour chaque tranche de 60 000 habitants, et un député pour toute fraction supplémentaire de 40 000). Les circonscriptions qui comptent moins de 60 000 habitants ont toutefois droit à un siège.
Mode de scrutin Majoritaire: Scrutin de liste majoritaire à 2 tours (majorité absolue au premier tour, majorité simple au second). Seuls les deux candidats ou listes les mieux placés peuvent participer au second tour.
En cas de vacance de sièges en cours de législature, il est procédé à des élections partielles.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen malien et tout citoyen d'autres pays africains résidant au Mali, inscrit sur les listes électorales et remplissant les conditions requises de l'électorat
- interdiction: certains crimes, peine de prison de plus de 3 mois pour autres délits, faillite non réhabilitée, mise sous tutelle
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 21 ans
- citoyen malien
- résidence au Mali depuis au moins 1 an
- inéligibilité: étranger naturalisé depuis moins de 10 ans
Incompatibilités - certaines fonctions publiques
- membres des forces armées et police
Conditions de présentation - la candidature peut être présentée par des personnes physiques et par des partis politiques ou une coalition de partis
- caution de 50 000 F CFA per candidat

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Assemblée Nationale
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) (de/à) 1 Juillet 2007
22 Juillet 2007
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres de l'assemblée nationale à l'échéance normale de leur mandat.
Les premières élections parlementaires depuis la réélection du Président Amadou Toumani Touré se sont déroulées en mai 2007. Au total, 1 408 candidats, dont 227 femmes, briguaient les 147 sièges de l'Assemblée nationale.

En 2006, le gouvernement avait proposé un quota de 30 % de femmes sur les listes des partis. Cependant, après un débat animé au Parlement, la loi électorale a été adoptée sans disposition à ce sujet, ce qui explique le nombre peu élevé de candidates.

Bien que le Président Touré ne soit affilié à aucun parti politique, il a donné son soutien à l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), qui regroupe 30 partis politiques ainsi que de nombreuses associations (voir note). L'ADP a été créée à l'initiative de l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA - PASJ - 45 sièges aux élections de 2002), dirigée par M. Dioncounda Traoré, et de l'Union pour la république et la démocratie (URD), de M. Soumaïla Cissé. M. Cissé avait quitté l'ADEMA-PASJ et créé l'URD après sa défaite contre M. Touré, aux élections présidentielles de 2002. Le Président Touré avait appelé les électeurs à participer massivement aux élections et à voter pour l'ADP.

Le principal candidat de l'opposition était l'ancien premier ministre et Président sortant de l'Assemblée nationale, M. Ibrahim Boubacar Kéita. Il avait quitté l'ADEMA-PASJ en 2000 et formé le Rassemblement pour le Mali (RPM), qui avait remporté 46 sièges lors des élections de 2002. Il avait terminé deuxième aux élections présidentielles de 2007. Le RPM prônait la démocratie, la bonne gouvernance et le partage des bienfaits du développement. Il faisait partie du Front pour la démocratie et la République (FDR), qui comprenait également le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), de M. Tiébilé Dramé, autre candidat malheureux à l'élection présidentielle, qui avait fait campagne sous le slogan " un autre Mali est possible ".

La Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) ne s'est associée à aucune coalition. Elle était dirigée par M. Oumar Mariko, qui avait terminé quatrième à la présidentielle de 2007. Ce dernier s'opposait à la privatisation des entreprises publiques.

En tout, 33 % des 6,2 millions d'électeurs inscrits ont voté au premier tour, le 1er juillet, et le taux de participation a été encore plus faible au deuxième tour, le 22 juillet (entre 10 et 12 %, selon les estimations).

Quelque 900 observateurs, dont 200 observateurs internationaux, ont suivi le scrutin. Aucune irrégularité majeure n'a été relevée. Les observateurs de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré que les élections avaient été bien organisées, mais ont déploré le faible taux de participation.

Treize candidats de l'ADP ont été élus au premier tour des législatives.

Le deuxième tour a eu lieu le 22 juillet, pour les 134 sièges restants, répartis dans 47 circonscriptions. L'ADP a remporté 101 sièges de plus, soit 114 au total. Le RPM, parti du Président sortant de l'Assemblée nationale, M. Kéita, a obtenu 11 sièges en tout. Avec le PARENA, le FDR a obtenu 15 sièges. La SADI en a remporté quatre, et les autres sièges sont allés à des candidats indépendants. Seuls 27 membres de la législature sortante ont été réélus. Quinze femmes ont été élues.

La nouvelle Assemblée nationale s'est réunie le 3 septembre et a élu M. Dioncounda Traoré (ADEMA-PASJ), à sa présidence.

Note
Les partis ci-après de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) ont obtenu des sièges à l'Assemblée nationale nouvellement élue :
- l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) : 51 sièges
- l'Union pour la République et la démocratie (UDR) : 35 sièges
- le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) : 9 sièges
- le Congrès national d'initiative démocratique du Mali (CNID) : 7 sièges
- l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) : 3 sièges
- le Bloc des alternances pour la renaissance, l'intégration et la coopération africaine (BARICA) : 2 sièges*
- le Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine (MIRIA) : 2 sièges*
- le Bloc pour la démocratie et l'intégration africaine (BDIA) : 1siège*
- le Parti de la solidarité et du progrès (PSP) : 1 siège
- le Parti citoyen pour le renouveau (PCR) : 1 siège*
- le Rassemblement démocratique africain (RDA) : 1 siège*
- le Rassemblement national pour la démocratie (RND) : 1 siège*
* Ces partis ont créé l'Alliance pour la consolidation de la majorité à l'issue des élections (voir la note sur la composition finale de l'Assemblée nationale). Le BARICA, le MIRIA et le PCR sont entrés au Parlement pour la première fois.

Le Front pour la démocratie et la République (FDR) est composé des partis suivants :
- le Rassemblement pour le Mali (RPM) : 11 sièges
- le Parti pour la Renaissance nationale (PARENA) : 4 sièges.

Note sur la composition finale de l'Assemblée nationale :
Huit groupes parlementaires ont été constitués le 18 septembre et validés par la Cour constitutionnelle, le 19 septembre. L'ADEMA-PASJ est devenu la première formation politique avec 46 parlementaires, suivi de l'URD avec 29 parlementaires. Quelque 24 membres ont formé un groupe d'indépendants. L'Alliance pour la consolidation de la majorité comptait 13 élus, dont la plupart avait soutenu le Président Touré, aux élections de 2007 (voir note). Le RPM a constitué un groupe parlementaire distinct de 11 membres. Le PARENA et la SADI ont formé un groupe parlementaire composé de neuf personnes. Enfin, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) comptait huit parlementaires, contre sept pour le Congrès national d'initiative démocratique du Mali (CNID).
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 1 (de/à) 1 July 2007
22 July 2007
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
6'267'363
32.19%

Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)
Front pour la démocratie et la République (FDR)
Indépendants
Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) 114
Front pour la démocratie et la République (FDR) 15
Indépendants 14
Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) 4
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
132

15

10.20%
Répartition des sièges selon l'âge
31 à 40 ans

41 à 50 ans

51 à 60 ans

61 à 70 ans

Indéterminé

12

50

62

20

3

Répartition des sièges selon la profession
Professions libérales (y compris artistes, auteurs et sportifs professionnels)

Enseignants

Fonctionnaires (y compris travailleurs sociaux et agents de développement)

Salariés (entreprises/commerce/industrie, y compris cadres)

Economistes

Autres

Professions juridiques

Agriculteurs/ouvriers agricoles (y compris vignerons)

Banquiers (y compris banques d'investissement) / comptables

Indéterminés

Professions médicales

Employés de bureau

Ingénieurs/Informaticiens

Professionnels des médias (journalistes/responsables de publication)

Consultants (y compris agents immobiliers)

Scientifiques

Architectes

35

31

25

11

9

9

5

5

4

3

2

2

2

1

1

1

1

Commentaires
Source: Assemblée Nationale (15.08.2007, 27.02.2008)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Assemblée Nationale
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président de l'Assemblée nationale
Mandat - durée: 5 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution de l'Assemblée
Mode de désignation - élu par tous les Membres de l'Assemblée lors de la première séance de l'Assemblée nouvellement élue
Eligibilité - tout Membre de l'Assemblée peut être candidat, mais sa candidature doit être formellement
présentée par les directions des partis politiques au Présidium provisoire avant le scrutin
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- la majorité absolue est requise pour les deux premiers tours et la majorité relative pour le troisième tour; en cas de ballottage au troisième tour, on procède par tirage au sort
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- trois scrutateurs contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - troisième personnalité de l'Etat
- peut assurer l'intérim du Chef de l'Etat pendant 21 jours au moins et 40 jours au plus
- assure seulement la représentation de l'Assemblée au sein d'organismes interparlementaires
- est Président de droit de la Conférence des Présidents
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le premier Vice-Président
Bureau / Organe collégial - le Bureau est régi par le Règlement intérieur de l'Assemblée
- est composé du Président, de 4 Vice-Présidents, de 4 Secrétaires parlementaires et de 2 questeurs
- la durée du mandat est de 1 an
- se réunit en général une fois par semaine
- constitue une véritable présidence collégiale
Indemnités et privilèges - indemnité basée sur un indice spécial de 1050
+ indemnité spéciale de 100'000 F CFA/mois
- indemnité de session: 8'500 F CFA/jour
- résidence officielle
- voiture de fonction avec chauffeur
- cabinet et secrétariat
- gardes du corps
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
C'est la Conférence des Présidents qui:
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- donne et retire la parole
- fait établir l'ordre d'appel des amendements par un Secrétaire parlementaire
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- fait vérifier le quorum par un Secrétaire parlementaire
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée en s'appuyant sur des précédents
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - contrôle le budget de l'Assemblée élaboré par les questeurs
- nomme le Secrétaire général
C'est le Bureau qui:
- organise les services de l'Assemblée
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - peut prendre la parole dans les débats législatifs
- peut donner des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote comme tous les Députés
- peut proposer des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- authentifie les textes de loi avant de les transmettre au Chef d'Etat pour promulgation

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement Assemblée Nationale
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 64, al. 1 et 2 de la Constitution du 25.02.1992)
Début du mandat · Dès la validation des mandats par la Cour constitutionnelle (voir aussi l'art. 7 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
Validation des mandats · Validation par la Cour constitutionnelle (art. 86 et 87 de la Constitution)
· Procédure (art. 86, 87 et 94, al. 1 de la Constitution)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale, ou le jour de la dissolution anticipée
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 8, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Procédure (art. 8, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Autorité compétente pour accepter la démission : l'Assemblée nationale
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci : démission d'office pour non-assistance aux séances parlementaires (art. 96 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
b) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire en cas de condamnation définitive par les cours et tribunaux pour délits correctionnels ou crimes
c) Démission d'office pour incompatibilité
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe les députés au 8e rang.
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
· Indemnité de base (voir aussi l'art. 95, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : $ 350
+ Indemnité de session : F CFA 10.500 par jour de présence pendant les sessions
+ Indemnité forfaitaire pour les frais de représentation pour le Président et pour les membres du Bureau (voir aussi l'art. 95, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Pas d'exonération d'impôts
· Régime de retraite
· Autres facilités :
a) Secrétariat pour les groupes parlementaires
b) Assistants pour chaque commission
c) Logement de fonction pour le Président
d) Véhicule de fonction pour le Président et les Vice-Présidents
e) Personnel de protection pour le Président
f) Services postaux et téléphoniques pour tous les députés
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 62, al. 1 et 2 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement.
· Dérogations : offenses et outrages (art. 43, al. 1, 45, al. 2, 46, et 47, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 62, al. 3 et 4 de la Constitution).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions à l'exception des contraventions de police et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations :
- Pendant la durée des sessions, les poursuites ou arrestations en matière criminelle ou correctionnelle sont possibles en cas de flagrant délit (art. 62, al. 3 de la Constitution).
- Hors session, l'arrestation est possible en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive (art. 62, al. 4 de la Constitution).
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat et inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 62, al. 3 et 4 de la Constitution) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale, le Bureau
- Procédure (art. 62, al. 3 et 4 de la Constitution, art. 50 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale). Dans ce cas, le parlementaire doit être entendu.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 62, al. 5 de la Constitution) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 62, al. 5 de la Constitution, art. 50 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés peuvent être autorisés à assister aux réunions du Parlement :
- Autorité compétente : le juge compétent
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires en début de législature.
· Elle est dispensée par les partis politiques et les O.N.G.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires n'ont pas d'obligation de présence en séance plénière. Par contre, ils ont une obligation de présence en commission (art. 30, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
- Séance plénière : perte du mandat (art. 96 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Commission : réduction des indemnités, perte de la qualité de membre de commission (art. 30, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Séance plénière : l'Assemblée nationale
- Commission : le bureau de la commission
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 41 à 49 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale.
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) :
- Rappel à l'ordre (art. 45, al. 1 et 2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (art. 45, al. 3 et 4 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Censure simple avec inscription au procès-verbal (art. 46, 48, et 49, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Censure avec exclusion temporaire, éventuellement avec suspension de séance (art. 47, 48, et 49, al. 2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 43, al. 1, 45, al. 2, 46, et 47, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : toutes les sanctions prévues
- Trouble de l'ordre (art. 41, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : expulsion de la salle, éventuellement avec établissement d'un procès-verbal et saisine du Procureur général
- Marques bruyantes d'approbation ou de désapprobation (art. 42, al. 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : exclusion de la salle
- Tumulte (art. 43, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : suspension de la séance
· Autorité compétente pour juger de tels cas :
- Rappel à l'ordre, offenses et outrages, trouble de l'ordre, marques bruyantes d'approbation ou de désapprobation , tumulte : le Président
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, offenses et outrages : le Président, l'Assemblée nationale
- Censure simple avec inscription au procès-verbal, censure avec exclusion temporaire, éventuellement avec suspension de séance, offenses et outrages : l'Assemblée nationale
Le Président applique les sanctions.
· Procédure :
- Rappel à l'ordre (art. 45, du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Censure (art. 47, al. 2 et 3, 48, et 49 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Offenses et outrages (art. 43, al. 1, 45, al. 2, 46, et 47, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Trouble de l'ordre (art. 41, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Marques bruyantes d'approbation ou de désapprobation (art. 42, al. 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Tumulte (art. 43, al. 2 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il y a une disposition pertinente (art. 97 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale), ainsi qu'une éthique non écrite que chacun s'efforce de respecter sans contrainte.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il y a une disposition légale (art. 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; interdiction de constituer des groupes parlementaires de défense d'intérêts particuliers, locaux ou professionnels).

Cette page a été mise à jour le 3 Septembre 2008
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