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PAYS-BAS
Tweede Kamer der Staten-Generaal (Chambre des Représentants)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Staten-Generaal / Etats Généraux
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Tweede Kamer der Staten-Generaal / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Eerste Kamer der Staten-Generaal / Sénat
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1890
PRESIDENCE
Président(e) Gerdi A. Verbeet (F) 
Notes Elue le 6 déc. 2006; réélue le 22 juin 2010.
Secrétaire général(e) Jacqueline E. Biesheuvel-Vermeijden (F) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 150 / 150
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 61 (40.67%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 150
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 9 juin 2010
(Détails)
CONTACTS
Adresse Tweede Kamer der Staten-Generaal
Binnenhof 1a
P.O.Box 20018
2500 EA Den Haag
(Export mailing lists)
Téléphone (3170) 318 20 32
Fax (3170) 318 24 02
E-mail griffier@tweedekamer.nl
Site Web
http://www.houseofrepresentatives.nl

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Staten-Generaal / Etats Généraux
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Tweede Kamer der Staten-Generaal / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Eerste Kamer der Staten-Generaal / Sénat
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 28 septembre 1989
Dernières modifications : 25 sep. 2008
Mode de désignation élus au scrutin direct 150
Circonscriptions 18 circonscriptions plurinominales.
Mode de scrutin Proportionnel: Scrutin direct de liste avec répartition proportionnelle.
Les sièges sont répartis au niveau national entre les listes ou groupes de listes apparentées qui ont obtenu 0,67% au moins des suffrages exprimés à l'échelon national; chaque liste ou groupe de listes se voit attribuer autant de sièges que le nombre de voix recueillies par les candidats y figurant contient de fois le quotient national (obtenu par division du total de voix valables dans le pays par le nombre de sièges à pourvoir, soit 150). A l'intérieur de chaque liste, les sièges sont attribués aux candidats selon l'ordre dans lequel ils y figurent. Les sièges non pourvus à l'issue de cette première répartition sont attribués selon le système d'Hondt de la plus forte moyenne.
En cas de vacance de siège en cours de législature, il est pourvu par le premier des "viennent ensuite" de la liste dont était issu le titulaire.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen néerlandais
- interdiction: maladie mentale, peine de prison, privation du droit de vote résultant de certaines condamnations pénales, déchéance de l'autorité parentale ou du droit de tutelle
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- âge: 18 ans
- citoyen néerlandais
Incompatibilités - ministres
- vice-Président
- membres du Conseil d'Etat
- juges à la Cour suprême
- membres du Bureau général de vérification des comptes,
- Gouverneur d'une province
- secrétaire général ou tout autre fonctionnaire de la Première ou de la Deuxième Chambre
Conditions de présentation - dans chaque district, soutien par 25 électeurs au moins. Les 25 signataires peuvent désigner un représentant habilité, au niveau national, à rattacher sa liste à d'autres pour former un apparentement
- caution de 11,250 euros, pour le dépôt des listes de partis qui ne sont pas encore représentés à la Deuxième Chambre. Ce dépôt n'est pas remboursé si le candidat n'obtient pas au moins 75% du quotient électoral requis.

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Staten-Generaal / Etats Généraux
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Tweede Kamer der Staten-Generaal / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Eerste Kamer der Staten-Generaal / Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 9 juin 2010
Périodicité et ampleur du renouvellement Des élections pour tous les sièges de la Chambre des représentants se sont tenues après parution d'un décret royal du 18 mars 2010 annonçant des élections anticipées. Les précédentes élections à la Chambre des représentants avaient eu lieu le 22 novembre 2006.
Les élections de juin 2010 faisaient suite à l'effondrement du quatrième gouvernement de coalition de Jan Peter Balkenende en février 2010.

Lors des précédentes élections (novembre 2006), aucune majorité claire ne s'était dégagée ni à gauche ni à droite. Le Rassemblement chrétien démocrate (CDA) était resté en tête en remportant 41 sièges sur les 150 en jeu. Le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) avait remporté 22 sièges. Le Parti de la liberté (PVV), issu d'une scission du VVD, dirigé par M. Geert Wilders, avait remporté neuf sièges. La principale force d'opposition de gauche, le Parti du travail (PvdA), s'était maintenu au second rang avec 33 sièges, suivi du Parti socialiste (SP), avec 25 sièges. Les Verts-gauche avaient remporté sept sièges, tandis que l'Union chrétienne du centre gauche en avait obtenu six.

A l'issue de longues discussions, M. Balkenende avait formé son quatrième gouvernement de coalition en février 2007. Celui-ci rassemblait le CDA, le PvDA, l'Union chrétienne et Démocratie 66 (D66, parti centriste qui avait remporté trois sièges aux élections de 2006).

M. Balkenende était arrivé au pouvoir en 2002, mais ses trois précédents gouvernements de coalition s'étaient désagrégés avant la fin des quatre années que dure le mandat. Les trois partis qui composaient son quatrième gouvernement ont eu des divergences sur les questions majeures, notamment la réforme des retraites et les dépenses publiques au lendemain de la récession économique.

Les différends concernant la poursuite de l'engagement militaire des Pays-Bas en Afghanistan ont immédiatement mis fin à la coalition. En 2006, les Pays-Bas avaient fourni un contingent à la mission de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en Afghanistan. L'engagement initial devait prendre fin en 2008 mais la mission avait été prolongée car aucun autre membre de l'OTAN n'avait envoyé de troupes pour remplacer le contingent néerlandais. Sur fond d'impopularité grandissante, la Chambre des représentants a voté en octobre 2009 en faveur du retrait des 2 000 soldats néerlandais au mois d'août 2010.

Cependant, l'OTAN a demandé au Gouvernement néerlandais de prolonger le déploiement des troupes après 2010 en raison de l'insécurité en Afghanistan. Le CDA du Premier ministre Balkenende était en faveur de cette prolongation, mais le PvdA du Vice-Premier ministre Wouter Bos s'y est opposé avec force. En février 2010, le PvdA a annoncé son retrait du gouvernement de coalition, entraînant sa chute. La Reine Béatrix a par la suite demandé au gouvernement sortant de dissoudre la Chambre des représentants en vue d'organiser des élections anticipées le 9 juin. Ces élections étaient les quatrièmes depuis 2002.

M. Balkenende est devenu Premier ministre par intérim. Il s'est engagé à mettre en place des réformes économiques draconiennes en formant un nouveau gouvernement rassemblant le CDA, le VVD, les Verts-gauche et le D66, composition sans précédent.

Peu avant les élections de 2010, le Bureau d'analyse des politiques économiques a annoncé que les dépenses publiques devraient être réduites de 29 milliards d'euros d'ici à 2015, ce qui a incité de nombreux partis à se concentrer sur les restrictions budgétaires pendant la campagne électorale. Les partis de la gauche et de la droite ont présenté des plans d'austérité contradictoires.

Les partis de gauche - le PvdA, le SP et les Verts-gauche - ont promis de réduire les dépenses militaires, tout en imposant davantage les hauts revenus. Le PvdA a promis d'économiser près de 10 milliards d'euros d'ici 2015. Les partis de gauche se sont engagés à ne pas réduire les dépenses autant que les partis de droite, en faisant valoir que des réductions trop radicales diminueraient le pouvoir d'achat et provoqueraient une hausse du chômage, ce qui menacerait le redressement économique.

Les partis de droite - le VVD de M. Mark Rutte, le PVV de M. Wilders et le CDA de M. Balkenende - se sont engagés à réduire davantage les dépenses. Le VVD a promis d'économiser 20 milliards d'euros d'ici 2015, et 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici à 2019 en réduisant les dépenses de la fonction publique et de la sécurité sociale. Le VVD et le CDA ont affirmé que le gouvernement devait adopter des mesures radicales pour empêcher la faillite du pays. Ils ont insisté sur la réduction des emprunts accumulés qui avaient accaparé une proportion grandissante du budget. Le VVD a promis de réduire de moitié le budget de coopération en matière de développement (équivalant à 0,8 pour cent du PNB), tandis que le PVV promettait de l'abolir purement et simplement. Seul le CDA a promis de maintenir le budget de coopération à son niveau actuel.

Le débat électoral était également axé sur l'immigration. Le VVD a promis de réduire les allocations accordées aux immigrés, tandis que le PVV s'engageait à réduire l'immigration. En mars 2010, le PVV avait enregistré une forte progression aux élections locales en préconisant une interdiction du voile islamique dans les lieux publics. Le PvdA aurait bénéficié du soutien des immigrés grâce à son nouveau dirigeant, M. Job Cohen, qui avait été populaire auprès de la communauté immigrée lorsqu'il était maire d'Amsterdam.

Les sondages indiquaient une course au coude-à-coude entre le PvdA, de gauche, et le VVD, de droite. Sur 12,5 millions d'électeurs inscrits, 75,40 pour cent se sont présentés aux urnes.

Comme aux élections de 2006, aucun parti n'a remporté la majorité en 2010. Les résultats finaux ont donné 31 sièges au VVD et 30 au PvdA. Le PVV est arrivé troisième avec 24 sièges, tandis que le CDA en remportait 21. 61 femmes (40,67%) ont été élues - le chiffre était de 55 (36,67%) en 2006. Il s'agit du plus haut pourcentage de femmes élues à la Chambre des représentants néerlandaise.

Le 17 juin, la Chambre des représentants nouvellement élue a tenu sa première séance. Le 22 juin, elle a réélu Mme Gerdi A. Verbeet (PvdA) à la présidence.

Au terme de longues négociations, le 29 septembre, le CDA - de M. Maxime Verhagen - et le VVD ont décidé de former un gouvernement de coalition, avec l'appui du PVV. Le 14 octobre, la Reine Béatrix a fait prêter serment au nouveau gouvernement minoritaire emmené par M. Rutte (VVD). Celui-ci est devenu le premier dirigeant du VVD à occuper cette fonction depuis la création du parti en 1948.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 19 juin 2010
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
12'524'152
9'442'977 (75.4%)
26'976
9'416'001
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) 73 1'929'575 20.49
Parti du travail (PvdA) 70 1'848'805 19.63
Parti de la liberté (PVV) 48 1'454'493 15.45
Rassemblement chrétien-démocrate (CDA) 75 1'281'886 13.61
Parti socialiste (SP) 50 924'696 9.82
Verts-gauche 30 628'096 6.67
Démocratie 66 (D66) 50 654'167 6.95
Union chrétienne 50 305'094 3.24
Parti pour les animaux (PvdD) 17 122'317 1.30
Parti de la politique réformée (SGP) 30 163'581 1.74
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Progès/recul Nombre de femmes
Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) 31 9 13
Parti du travail (PvdA) 30 -3 15
Parti de la liberté (PVV) 24 15 4
Rassemblement chrétien-démocrate (CDA) 21 -20 9
Parti socialiste (SP) 15 -10 5
Verts-gauche 10 3 6
Démocratie 66 (D66) 10 7 5
Union chrétienne 5 -1 2
Parti pour les animaux (PvdD) 2 0 2
Parti de la politique réformée (SGP) 2 0 0
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
89

61

40.67%
Répartition des sièges selon l'âge
21 à 30 ans

31 à 40 ans

41 à 50 ans

51 à 60 ans

61 à 70 ans

8

44

53

37

8

Répartition des sièges selon la profession
Fonction publique et administration locale

Activité associative

Chef d'entreprise

Finance, gestion ou affaires

Journalisme, audiovisuel, médias

Médecin, dentiste

Armée/police

Enseignement

Cadre de parti politique

Informatique/technologie

Juristes

32

30

26

19

10

8

8

6

5

4

2

Commentaires
Sources:
http://www.kiesraad.nl
Groupe interparlementaire des Pays-Bas (17.06.2010, 30.03.2011, 12.12.2011)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Staten-Generaal / Etats Généraux
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Tweede Kamer der Staten-Generaal / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Eerste Kamer der Staten-Generaal / Sénat
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de la Chambre des Représentants
Mandat - durée : 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, mise en jeu de sa responsabilité, dissolution de la Chambre, décès
Mode de désignation - élu par la Chambre (150 Membres) à la première séance du Parlement nouvellement élu ou dès que possible si le poste de Président est vacant en cours de législature
Eligibilité - tout Membre peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- si nécessaire 4 tours peuvent avoir lieu
- de nouveaux candidats sont admis au premier et second tours
- si personne n'obtient la majorité absolue au second tour, un troisième tour a lieu entre les deux candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix; s'il y a ballottage au 4e tour, on procède par tirage au sort
Déroulement / résultats - le Président sortant préside la Chambre pendant le vote
- le Président sortant désigne 4 Membres comme scrutateurs pour contrôler le scrutin
- le premier scrutateur désigné proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - il n'y a pas de rang protocolaire dans l'ordre hiérarchique de l'Etat (principe de séparation des pouvoirs)
- est placé après le Président de la Première Chambre
- assure la représentation de la Chambre au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de la Chambre au sein d'organes internationaux
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le premier Vice
Bureau / Organe collégial - le Presidium est régi par le Règlement intérieur de la Chambre basse
- est composé de 8 Membres dont le mandat est de 4 ans
- se réunit deux fois par mois à l'initiative du Président
- est en fait une présidence collégiale bien que le Président ait ses propres pouvoirs

Indemnités et privilèges - indemnité de base (8 500 euros per mois) + indemnité de fonction (1 250 euros per mois)
- indemnité du Président (2 684 euros per mois)
- voiture de fonction
- secrétariat (ainsi que le secrétariat du Présidium)
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- peut proposer l'ordre du jour, comme n'importe quel Membre; exerce son pouvoir en accord avec la majorité de la Chambre
- organise les débats
- examine la recevabilité des amendements
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant la Chambre
- est responsable de la discipline à l'intérieur de la Chambre : à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de la Chambre avec son accord en s'appuyant sur des précédents
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales le Presidium :
- est responsable de l'élaboration du budget de la Chambre
- recrute, affecte et promeut le personnel
- nomme le Secrétaire général selon la proposition faite par le Président
- organise les services de la Chambre
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de la Chambre
Droit de parole et de vote, autres fonctions - peut prendre la parole dans les débats législatifs, mais en quittant son fauteuil
- prend part au vote
- peut proposer des lois ou amendements, mais en quittant son fauteuil
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- est habituellement consulté par le Chef de l'Etat lors de la formation d'un nouveau Cabinet après une crise ministérielle ou après des élections générales

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Staten-Generaal / Etats Généraux
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Tweede Kamer der Staten-Generaal / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Eerste Kamer der Staten-Generaal / Sénat
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 67, al. 3 de la Constitution du 17.02. 1983, telle qu’amendée au 10.07.1995)
Début du mandat · Dès la prestation de serment (art. 60 de la Constitution)
Validation des mandats · Validation par la Deuxième chambre des États-généraux (art. 58 de la Constitution)
· Procédure (art. 2 du Règlement intérieur) : Tout nouvel élu doit apporter la preuve de son élection en présentant les document requis par la loi.
Les pouvoirs et les documents y relatifs doivent être déposés au bureau du Secrétaire général de la Chambre aux fins d'examen par les parlementaires.
À l'issue des élections générales et lorsqu'un siège vacant est à pourvoir, la Commission de vérification des pouvoirs s'assure que la procédure a été dûment respectée et enquête en cas de contestation.
La Chambre sortante se prononce sur l'admission des membres déclarés élus au terme d'une vacance temporaire ou après une dissolution.
Fin du mandat · La veille de la première réunion du Parlement nouvellement élu (pour la dissolution anticipée, voir l'art. 64 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré
· Procédure : lettre de démission adressée au Président
· Autorité compétente pour accepter la démission : la démission n'a pas à être acceptée
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci pour cause de perte des conditions d'éligibilité ou d'incompatibilités (art. 3, al. 1 du Règlement intérieur) : Quand le Président proclame qu'un parlementaire n'appartient plus à la Chambre parce qu'il ne remplit pas les conditions requises ou occupe une fonction incompatible avec le statut de parlementaire, l'intéressé peut saisir la Chambre; celle-ci ne pourra statuer qu'après examen d'un rapport établit par une Commission d'enquête composée de parlementaires, spécialement constituée à cet effet. La Commission est tenue d'entendre l'intéressé, s'il le souhaite.
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Les autres parlementaires
· À l'extérieur du Parlement :
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique ou de service pour le Président, le Président de la Commission des Affaires étrangères et certains autres parlementaires
· Indemnité de base (art. 63 de la Constitution) : 8 500 euros par mois + Indemnité de fonction (1 250 euros par mois)
· Exonération d'impôts
· Régime de retraite : Pour leurs quatre premières années de service, les parlementaires retraités touchent une pension équivalant à 3,5 % de l'indemnité annuelle de base; ce pourcentage augmente ensuite de 1,75 % par an, jusqu'à atteindre un plafond de 70% de l'indemnité de base.
· Autres facilités :
a) Secrétariat pour les groupes parlementaires
b) Chaque parlementaire a droit à un assistant - Personnel administratif de la Chambre (art. 13 et 14 du Règlement intérieur)
c) Logement de fonction
d) Services postaux et téléphoniques
e) Voyages et transports : Les parlementaires perçoivent une indemnité de voyage et de subsistance
f) Autres : Les parlementaires perçoivent une indemnité mensuelle au titre de l'assurance maladie.

Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 71 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement.
· Dérogations : offenses et outrages (art. 58, al 2 à 61 du Règlement intérieur; voir: Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion n'existe pas.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés peuvent être autorisés à assister aux réunions du Parlement
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires. Il s'agit d'un cours général d'introduction de deux jours dispensé par le Parlement et de cours plus spécifiques organisés par les groupes parlementaires et certaines commissions; ils sont dispensés par d'anciens parlementaires et par des fonctionnaires du Parlement.
· Manuels de procédure parlementaire :
- Instructions à l'usage des parlementaires
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires n'ont pas d'obligation de présence en séance plénière ou en commissions (voir, toutefois, l'art. 48 du Règlement intérieur).
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 47, al. 1; 57, al. 1 et 58 à 62 du Règlement intérieur.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Interruption (art. 57, al. 1 du Règlement intérieur)
- Avertissement pour intervention hors du sujet (art. 58, al 1 et 62 du Règlement intérieur)
- Réprimande (art. 58, al. 2 et 62 du Règlement intérieur)
- Ordre de mettre fin à une intervention (art. 59 et 62 du Règlement intérieur)
- Exclusion d'une séance (art. 60 et 62 du Règlement intérieur)
- Suppression d'une intervention au procès-verbal (art. 61 et 62 du Règlement intérieur)
- Suspension ou clôture de la séance (art. 47, al. 1 du Règlement intérieur)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 58, al. 2 à 61 du Règlement intérieur); réprimande; ordre de mettre fin à une intervention; exclusion d'une séance; suppression d'une intervention au procès-verbal
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : le Président
· Procédure :
- Interruption (art. 57, al. 1 du Règlement intérieur) : L'allocution d'un orateur ne peut être interrompue, sauf si le Président considère qu'il contrevient aux dispositions du Règlement intérieur ou à l'obligation de brièveté.
- Avertissement pour intervention hors du sujet (art. 58, al. 1 et 62 du Règlement intérieur) : Lorsqu'un orateur s'écarte du sujet de la discussion, le Président le prie de bien vouloir s'en tenir à l'objet du débat. On ne peut, en la matière, appeler de la décision du Président devant la Chambre.
- Réprimande; offenses et outrages (art. 58, al. 2 et 62 du Règlement intérieur) : Si un parlementaire ou un ministre tient des propos offensants, trouble les débats, viole son devoir de réserve, approuve, ou fomente, la commission d'actes illégaux, il sera admonesté par le Président qui lui donnera la possibilité de retirer les propos incriminés. L'intéressé ne peut appeler de la décision du Président devant la Chambre.
- Ordre de mettre fin à une intervention; offenses ou outrages (art. 59 et 62 du Règlement intérieur) : Lorsqu'un orateur ne saisit pas la possibilité qui lui est offerte de retirer les propos qui lui ont valu une réprimande, s'il persiste à s'écarter de l'objet du débat, tient des propos offensants, trouble les débats, contrevient au devoir de réserve, ou approuve ou fomente la commission d'actes illégaux, le Président peut lui ordonner de quitter la tribune. Un parlementaire qui s'est vu enjoindre de quitter la tribune ne peut plus participer aux débats sur cette question pendant le restant de la séance. L'intéressé ne peut appeler de la décision du Président devant la Chambre.
- Exclusion de la séance; offenses et outrages (art. 60 et 62 du Règlement intérieur) : Le Président peut interdire à un orateur auquel il a enjoint de mettre fin à son intervention, ainsi qu'à tout autre parlementaire qui s'est rendu coupable des infractions énumérées à l'article 59 du Règlement intérieur d'assister au restant de la séance du jour. En la matière, aucune décision du Président n'est susceptible d'appel devant la Chambre.
- Suppression d'une intervention au procès-verbal; offenses et outrages (art. 61 et 62 du Règlement intérieur) : Le Président peut ordonner que soient biffés du procès-verbal de la séance les propos qui l'ont amené à prendre une ou plusieurs des mesures prévues aux articles 58, 59 et 60 du Règlement intérieur (voir Avertissement pour intervention hors du sujet - Procédure; Réprimande; offenses et outrages - Procédure; Ordre de mettre fin à une intervention; offenses et outrages; Exclusion d’une séance; offenses et outrages - Procédure). Avant de prendre de telles mesures, le Président doit, dans toute la mesure du possible, consulter les parlementaires qui siègent à la Commission conjointe du Service sténographique. La décision du Président en la matière est sans appel.
- Suspension ou clôture de la séance (art. 47, al. 1 du Règlement intérieur) : Si les circonstances ou le maintien de l'ordre l'exigent, le Président peut suspendre ou clore la séance.
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays. Pour l'exclusion définitive du Parlement par ce dernier pour cause de perte des conditions d'éligibilité ou pour incompatibilités, voir: Perte du mandat.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 13 décembre 2011
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