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PHILIPPINES
Kapulungan Ng Mga Kinatawan (Chambre des Représentants)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Kongreso / Congrès
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Kapulungan Ng Mga Kinatawan / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1927 - 1938
1947 - 1973
1979 - 1986
1987
PRESIDENCE
Président(e) Feliciano R. Belmonte, Jr. (M) 
Notes Elu le 26 juillet 2010.
Secrétaire général(e) Marilyn B. Barua-Yap (F) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 287 / 284
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 65 (22.89%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 284
Durée de la législature 3 ans
Dernier renouvellement (de/à) 10 mai 2010
(Détails)
CONTACTS
Adresse House of Representatives
Constitution Hills
QUEZON CITY
(Export mailing lists)
Téléphone (632) 931 5979
(632) 931 5001 local 7619
Fax (632) 931 5595
E-mail iprshorphil@yahoo.com
Site Web
http://www.congress.gov.ph/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Kongreso / Congrès
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Kapulungan Ng Mga Kinatawan / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 22 juillet 1985
Dernier amendement: 23/02/1995
Mode de désignation élus au scrutin direct 284
Circonscriptions - 228 circonscriptions uninominales pour le scrutin majoritaire
- 1 circonscription nationale soumise au scrutin proportionnel
Mode de scrutin Mixte: Chaque électeur exprime deux suffrages: l'un en faveur du représentant de la circonscription et l'autre pour le parti de son choix.
- 228 sièges pourvus au scrutin majoritaire uninominal
- 52 sièges soumis au scrutin proportionnel de liste. Dans ce cas, les partis doivent dépasser le seuil de 2% des suffrages pour s'assurer une représentation au Parlement. Chaque parti a droit a un maximum de 3 sièges.
Les sièges qui deviennent vacants en cours de législature sont pourvus par élection partielle.
Vote obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen phillippin
- résidence dans le pays au moins un an et dans la circonscription les six mois précédant le scrutin
- interdiction : maladie mentale, incompétence attestée, condamnation pour crime comportant un acte de déloyauté à l'égard du Gouvernement ou qui porte atteinte à la sûreté nationale
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 25 ans
- Philippin de naissance
- savoir lire et écrire
- résidence dans la circonscription au moins l'année précédant les élections
- inéligibilité : corruption d'électeurs ou de responsables électoraux, acte terroriste, dépassement du plafond établi en matière de dépenses électorales, transactions financières illégales

Incompatibilités - titulaire de tout autre fonction ou emploi au sein du Gouvernement ou d'un département ou organisme gouvernemental, y compris les sociétés d'Etat ou sous contrôle de l'Etat et leurs filiales
- conseillers juridiques (de tribunal, de tribunal électoral ou d'organe administratif)
- partie à un contrat gouvernemental
Conditions de présentation - présentation sous l'étiquette d'un parti ou à titre indépendant
- dépôt au moins 45 jours avant le scrutin auprès du directeur électoral de la province
- le scrutin de liste fait obligation à chaque parti de présenter une liste d'au moins 5 candidats

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Kongreso / Congrès
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Kapulungan Ng Mga Kinatawan / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 10 mai 2010
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de tous les membres de la Chambre des représentants à l'échéance normale de leur mandat.
Les élections législatives de mai 2010 ont eu lieu en même temps que les élections présidentielles. Etaient en jeu 280 sièges à la Chambre des représentants (il n'y en avait auparavant que 269, voir note) et 12 sièges au Sénat (soit la moitié).

Lors des élections précédentes tenues en mai 2007, TEAM Unity - coalition composée des partisans de la Présidente Gloria Macapagal Arroyo - avait remporté près de 170 des 240 sièges de la Chambre des représentants. Cette coalition rassemblait le parti Lakas-Kampi-CMD de la Présidente Arroyo et la Coalition populaire nationaliste (NPC). Une coalition électorale nommée l'"Opposition authentique" (GO) avait emporté 44 sièges. La GO était composée du Parti libéral (LP) et du Parti nationaliste. La plupart des 25 candidats présentés par des partis, proposés par des groupes autochtones, avaient par la suite rejoint TEAM Unity. Seuls quatre candidats partisans de la Présidente avaient été élus au Sénat, où la coalition GO avait remporté la majorité absolue.

Depuis son élection en 2004, la Présidente Arroyo s'est efforcée de faire amender la Charte (Constitution), connue localement sous le nom de "Cha-Cha". Ces changements visent à transformer le régime présidentiel du pays en un régime parlementaire. Ses opposants l'ont accusée de convoiter la présidence du Parlement et de tenter de revenir au pouvoir en qualité de Première ministre une fois les changements constitutionnels adoptés. Auparavant Vice-présidente du pays, Mme Arroyo avait accédé à la présidence en janvier 2001 après la destitution du Président de l'époque, Joseph Estrada, à la suite d'allégations de corruption.

La Constitution interdisait à Mme Arroyo de briguer un deuxième mandat consécutif en 2010. Elle a donc brigué un siège à la Chambre des représentants. Mme Arroyo s'est engagée à poursuivre son action pour faire amender la Charte. L'ancienne première dame Imelda Marcos - dont feu le mari, Ferdinand Marcos, Président entre 1969 et 1986, avait imposé la loi martiale en 1972 - se présentait également à la Chambre des représentants, où elle avait été élue en 1995.

Les médias ont concentré leur attention sur les élections présidentielles, délaissant les élections législatives.

La Présidente Arroyo a soutenu la candidature de M. Gilberto Teodoro, du parti Lakas-Kampi-CMD, à sa succession. Le Lakas-Kampi-CMD était à la tête d'une coalition composée de deux petits partis : le KABACA et le SARRO. Cette coalition s'est engagée à oeuvrer en faveur de "Philippines dynamiques et progressistes" en réduisant la pauvreté et en améliorant les infrastructures.

La coalition Lakas-Kampi-CMD se présentait contre la coalition NP-NPC. Le dirigeant du NP, l'ancien Président du Sénat Manny Villar, se présentait aussi aux élections présidentielles. M. Villar, magnat de l'immobilier, se targuait de son ascension sociale fulgurante malgré des origines très modestes, mais son image aurait été ternie par des allégations de corruption. L'ancien acteur et Président Joseph Estrada se présentait aussi. Il avait été incarcéré en 2001 pour corruption, mais avait été gracié par la Présidente Arroyo la même année. Il serait resté populaire grâce à ses rôles de gangsters au grand cœur.

Le sénateur Benigno Aquino III - cousin de M. Teodoro et fils de la très charismatique ancienne Présidente Corazon Aquino - décédée en mai 2009 - s'est présenté à la présidentielle sur la liste du Parti libéral (LP). Le Parti libéral, dirigé par l'ancien Président du Parlement et Maire de Quezon City, M. Feliciano Belmonte Jr., était allié au KKK (Kapayapaan, Katarungan, Kaunlaran). La coalition LP a promis de gérer les affaires publiques de manière transparente. M. Aquino a promis d'ouvrir une enquête sur les allégations de corruption visant la Présidente Arroyo. Le candidat à la vice-présidence, le sénateur Manuel Roxas II, a critiqué publiquement la candidature de la Présidente Arroyo à un siège à la Chambre, faisant valoir que cette candidature n'avait d'autre objet que l'immunité parlementaire.

M. Aquino a accusé le gouvernement de soutenir la candidature de M. Villar, qui serait un proche allié de la Présidente Arroyo, afin qu'il garde le silence sur les problèmes auxquels est confrontée l'administration actuelle, notamment des affaires de corruption. Etant le seul parlementaire d'après-guerre à avoir présidé les deux chambres du Congrès, M. Villar a reproché à M. Aquino de ne pas avoir fait voter une seule loi après trois mandats à la Chambre et un au Sénat.

De nombreux membres du parti Lakas-Kampi-CMD n'auraient soutenu ni M. Aquino, ni M. Villar. Au début du mois d'avril, le Gouverneur d'Albay, Joey Salceda - l'un des plus hauts conseillers économiques de la Présidente Arroyo - a annoncé son soutien à M. Aquino.

73,42 pour cent des 50 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Comme par le passé, les élections ont été entachées de violences qui ont entraîné la mort de plus de 90 personnes, dont 57 victimes d'un massacre en novembre 2009 à Mindanao. Plus de 30 personnes ont été tuées lors de la campagne électorale, et au moins 12 autres sont mortes le jour des élections à la suite des violences politiques. Quatre municipalités de Mindanao ont déclaré que le scrutin ne pouvait avoir lieu après que des responsables du scrutin eurent fait état de harcèlement et de menaces de mort. La Commission électorale a confirmé ce constat et annoncé qu'elle organiserait des élections spéciales à Mindanao.

Des problèmes techniques liés au nouveau dispositif de vote électronique utilisé pour la première fois ont été signalés dans plusieurs bureaux de vote.

Aucune grande organisation internationale n'a envoyé de mission d'observation. La People's International Observers' Mission 2010 (PIOM) composée de 86 observateurs étrangers provenant de 11 pays - Allemagne, Argentine, Australie, Canada, Chine, Danemark, Etats-Unis, France, Japon, Nouvelle Zélande et Royaume-Uni - a suivi le scrutin. La mission a relevé plusieurs irrégularités et critiqué le manque de confidentialité dans certaines circonscriptions.

Les résultats finaux pour la Chambre des représentants donnaient 119 sièges au LP, 45 à la coalition Lakas-Kampi-CMD et 22 sièges à la coalition NP-NPC. Les sièges restant ont été attribués à de petits partis. Au Sénat, le LP et la coalition NP-NPC ont remporté trois sièges chacun. Le Lakas-Kampi-CMD et le Pwersa ng Masang Pilipino (Force des masses philippines) du Président sortant du Sénat Juan Ponce Enrile ont remporté deux sièges chacun, tandis que le Parti de la réforme populaire (PRP) en a obtenu un. Le siège restant a été attribué à un candidat indépendant. La Présidente Arroyo et Mme Marcos ont toutes deux été élues à la Chambre des représentants.

Lors des élections présidentielles, M. Aquino a été élu avec plus de 40 pour cent des voix.

Les partisans de M. Aquino ont formé la coalition Conscience et réforme (CORE) à la Chambre des représentants pour tenter d'empêcher Mme Arroyo d'accéder à la présidence du Parlement.

Les membres de la Chambre des représentants nouvellement élue et du Sénat ont été réunis en session le 26 juillet. La Chambre a élu M. Feliciano R. Belmonte, Jr. Du LP à sa présidence. Le Sénat a réélu son président Juan Ponce Enrile de la Force des masses philippines (Pwersa ng Masang Pilipino, PMP).

Note:
Le nombre de candidats présentés par des partis est passé à 52.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 110 mai 2010
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
50'723'733
37'243'529 (73.42%)

33'858'638
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti libéral (LP)
Lakas-Christian Muslim Democrats - Kabalikat ng Malayang Pilipino (Lakas-Kampi-CMD)
Parti nationaliste (NP)
Pwersa ng Masang Pilipino (Force des masses philippines, PMP)
Partido Demokratiko Pilipino-Laban (Parti démocrate des Philippines-pouvoir populaire, PDP-Laban)
Indépendants
Laban ng Demokratikong Pilipino (LDP)
Kilusang Bagong Lipunan (Mouvement pour une nouvelle société, KBL)
Lapiang Manggagawa (Parti travailliste et paysan des Philippines)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Parti libéral (LP) 119
Lakas-Christian Muslim Democrats - Kabalikat ng Malayang Pilipino (Lakas-Kampi-CMD) 45
Parti nationaliste (NP) 22
Pwersa ng Masang Pilipino (Force des masses philippines, PMP) 5
Partido Demokratiko Pilipino-Laban (Parti démocrate des Philippines-pouvoir populaire, PDP-Laban) 2
Indépendants 1
Laban ng Demokratikong Pilipino (LDP) 1
Kilusang Bagong Lipunan (Mouvement pour une nouvelle société, KBL) 1
Lapiang Manggagawa (Parti travailliste et paysan des Philippines) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
218

62

22.14%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source: IPU Group (14.07.2010, 12.01.2011)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Kongreso / Congrès
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Kapulungan Ng Mga Kinatawan / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de la Chambre des Représentants
Mandat - durée: 3 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, destitution, perte du mandat parlementaire, décès, dissolution de la Chambre des Représentants
Mode de désignation - élu par tous les Membres de la Chambre
- l'élection a lieu le 4ème lundi de juillet tous les 3 ans
- après la prestation de serment
Eligibilité - tout Membre de la Chambre peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin public par appel nominal
- la majorité simple est requise
Déroulement / résultats - le Secrétaire général préside la Chambre pendant le vote
- le Secrétaire général contrôle le scrutin
- le Secrétaire général proclame les résultats sans délai
- recours possible
STATUT
Statut - 4ème personnalité de l'Etat
- suit le Président du Sénat dans l'ordre de préséance
- assure la représentation de la Chambre au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de la Chambre au sein d'organes internationaux
- les Présidents des 2 Chambres président les séances conjointes
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le Vice-Speaker
Bureau / Organe collégial
Indemnités et privilèges - indemnité : 240'000 pesos/an
+ indemnité spéciale
- voiture de fonction
- secrétariat
- personnel de protection
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions après consultation avec les présidents de groupes majoritaires et minoritaires
- organise les débats et fixe les temps de parole
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - peut ouvrir, suspendre et lever les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant la Chambre
- est responsable de la discipline à l'intérieur de la Chambre: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- fait procéder au vote
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de la Chambre en s'appuyant sur des précédents
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - est responsable de l'élaboration du budget de la Chambre
- recrute, affecte et promeut le personnel
- organise les services de la Chambre
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de la Chambre
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs en qualité de Membre de la Chambre
- prend part au vote en cas de ballottage
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- signe les lois avant de les transmettre au Chef de l'Etat pour promulgation
- veille à la constitutionnalité des lois

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Kongreso / Congrès
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Kapulungan Ng Mga Kinatawan / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
NATURE
Nature du mandat Représentation libre
Début du mandat · Midi le 30 juin suivant l'élection (art. VI, § 7 1) de la Constitution du 15.10.1986)
Validation des mandats · Validation par le Tribunal électoral, uniquement en cas de contestation (art. VI, § 17 de la Constitution)
· Procédure (art. VI, § 17 et 19 de la Constitution, art. VI, § 17 to 20 du Règlement de la Chambre des Représentants, art. 15 à 17 du Règlement révisé du Tribunal électoral)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale (Loi sur la fonction publique et Loi électorale, voir aussi l'article VI, § 7, al. 1) de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (Loi sur la fonction publique et Loi électorale) (pour la démission à des moments particuliers, voir art. VI, § 7, al. 2) de la Constitution)
· Il n'existe pas de procédure particulière.
· Autorité compétente pour accepter la démission (art. II, § 8 du Règlement de la Chambre des Représentants): le Président de la Chambre
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par ce dernier (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, art. XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants, Loi sur la fonction publique et Loi électorale, voir aussi Discipline)
b) Perte du mandat sur décision judiciaire: condamnation pénale définitive, assortie d'une incapacité complémentaire d'exercer une charge publique (Loi sur la fonction publique et Loi électorale, art. I, § 12 du Code électoral général des Philippines, voir aussi l'article 73 du Nouveau Code pénal, voir aussi Code de conduite)
c) Limite d'âge, décès ou incapacité permanente (Loi sur la fonction publique et les élections)
d) Incompatibilités (art. VI, § 13 et 14 de la Constitution, Loi sur la fonction publique et les élections)
e) Suppression de la fonction (Loi sur la fonction publique et les élections)
f) Condamnation pénale (Loi sur la fonction publique et les élections)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'intérieur du Parlement:
1. Président
2. Vice-présidents
3. Présidents, Vice-présidents et membres des commissions permanentes et spéciales
4. Chef de la majorité à la Chambre
5. Chef de l'opposition à la Chambre
· A l'extérieur du Parlement (Guide du protocole, Chapitre sur la préséance): l'ordre de préséance officiel classe le Président de la Chambre des Représentants au 5ème rang et les autres membres de la Chambre des Représentants au 12ème rang (par ordre d'ancienneté).
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique ou de service (art. 7 de la Loi n° 8239 de la République (Loi de 1996 sur les passeports philippins))
· Indemnité de base (art. VI, § 10 de la Constitution, art. 8 de la Loi n° 6758 de la République): 35 000 pesos philippins par mois
+ indemnité complémentaire (Loi n° 8250 de la République (Loi générale de finances pour l'exercice 1997)): 1 530 424 pesos philippins
· Pas d'exonération d'impôts
· Régime de retraite (Loi n° 8291 de la République (Loi de 1997))
· Autres facilités:
a) Secrétariat
b) Assistants (voir aussi art. IV, § 11 à 13 du Règlement de la Chambre des Représentants)
c) Agents de sécurité
d) Services postaux et téléphoniques
e) Voyages et transports : couverture des frais
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. VI, § 11 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement.
· Dérogations: outrage ou injures (art. XVI, § 100 du Règlement de la Chambre des Représentants, voir l'affaire Osmeña c. Pendatun, No. L-17144, 28 octobre 1960, 109 Phil. 863, et Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour de l'investiture du parlementaire et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. VI, § 11 de la Constitution).
· Elle s'applique en matière pénale et civile, couvre toutes les infractions, à l'exception des infractions passibles de plus de six ans d'emprisonnement, et préserve les parlementaires seulement des mesures privatives ou restrictives de liberté. Voir aussi Perte du mandat, alinéas b) et f).
· Aucune dérogation n'est prévue. Voir toutefois Discipline et Code de conduite en ce qui concerne l'emprisonnement sur décision du Parlement.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée uniquement durant les sessions. Comme l'inviolabilité ne protège pas, en règle générale, contre les poursuites, elle ne protège pas non plus contre les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) ne peut être levée.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
MANDAT
Formation · Il n'existe pas de formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Manuels de procédure parlementaire:
· Règlement de la Chambre des Représentants
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence aux séances plénières, aux réunions de commission et autres réunions (art. VIII, § 34 du Règlement de la Chambre des Représentants).
· Sanctions disciplinaires prévues en cas de manquement à cette obligation (art. VI, § 16, al. 2) de la Constitution, art. IX, § 46 et 47 du Code de procédure): appel des parlementaires (action qui a pour but de les obliger à siéger), arrestation, mesure disciplinaire
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions: le Président de la Chambre des Représentants
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans l'article VI, § 16 3) de la Constitution, et les articles II, § 5, al. b), XVI, § 100 et XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants.
· Sanctions disciplinaires prévues:
- Suppression des propos du procès-verbal (art. XVI, § 100 du Règlement de la Chambre des Représentants)
- Rappel à l'ordre (art. XVI, § 100 du Règlement de la Chambre des Représentants)
- Censure (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, art. XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants)
- Suspension du Parlement (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, art. XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants)
- Exclusion du Parlement (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, art. XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants)
- Emprisonnement (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, art. XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants)
· Cas spécifiques:
- Outrage ou injures (art. XVI, § 100 du Règlement de la Chambre des Représentants): suppression des mots du rôle, rappel à l'ordre
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. II, § 5, al. b) du Règlement de la Chambre des Représentants):
- Suppression des propos du procès-verbal: le Président de la Chambre des Représentants
- Rappel à l'ordre: autre membre de la Chambre
- Censure, suspension du Parlement, exclusion du Parlement, emprisonnement: la Chambre des Représentants, sur recommandation du Comité d'éthique
· Procédure (art. VI, § 16, al. 3) de la Constitution, et art. XVI, § 100 et XXIII, § 128 du Règlement de la Chambre des Représentants)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays (Loi n° 6713 de la République (Code de conduite et Normes d'éthique applicables aux titulaires de charges publiques et employés de la fonction publique, 1989)).
· Sanctions prévues pour infraction au Code de conduite:
- emprisonnement,
- incapacité d'exercer des charges publiques.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il existe une disposition juridique dans ce domaine (art. VIII, § 61, al. 2) du Code électoral général des Philippines; interdiction d'enregistrer comme partis politiques des sectes religieuses, de même que des partis cherchant à atteindre leurs objectifs par la violence).

Cette page a été mise à jour le 28 juillet 2011
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