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PORTUGAL
Assembleia da Republica (Assemblée de la République)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Assembleia da Republica / Assemblée de la République
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1891 -1927
1976
PRESIDENCE
Président(e) Assunção Esteves  (F) 
Notes Elue le 21 juin 2011.
Secrétaire général(e) Adelina Sá Carvalho (F) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 230 / 230
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 66 (28.70%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 230
Notes Dont quatre membres représentant les citoyens portugais résidant à l'étranger.
Durée de la législature 4 ans
Notes Chaque législature se compose de quatre sessions législatives d'un an commençant le 15 septembre. En cas de dissolution anticipée de l'Assemblée de la République, le nouveau parlement effectue la fin de la session en cours, en plus de son mandat de quatre ans. Le mandat de l'Assemblée de la République élue en juin 2011 se prolongera donc jusqu'au 15 septembre 2015, au lieu de juin 2015. Les élections générales se déroulent entre le 14 septembre et le 14 octobre de l'année où s'achève la législature.
Dernier renouvellement (de/à) 5 juin 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Assembleia da Republica
Palacio de S.Bento
1249-068 LISBOA
(Export mailing lists)
Téléphone (351 21) 391 90 00
Fax (351 21) 391 74 95
E-mail garepuip_mail@ar.parlamento.pt
Correio.Geral@ar.parlamento.pt
Site Web
http://www.parlamento.pt/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Assembleia da Republica / Assemblée de la République
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 16 mai 1979
Loi 14/79 (dernière modifications par loi organique 2/2001 du 25.08.2001)
Mode de désignation élus au scrutin direct 230
Circonscriptions 22 circonscriptions plurinominales.

Mode de scrutin Proportionnel: Scrutin à listes bloquées, avec répartition proportionnelle selon la méthode d'Hondt. Les listes doivent comporter chacune un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dans la circonscription. Les électeurs sont tenus de voter pour une seule liste.
En vertu de l'article 15 de la loi N° 14/79, tel que modifiée, "le nombre de candidats figurant sur les listes déposées pour les élections doit être égal au nombre de sièges attribués à la circonscription électorale visée dans les listes, avec au moins deux et pas plus de cinq autres candidats".
En cas de vacance de siège à l'Assemblée, en cours de législature, il est occupé par le premier des "suivants" de la liste à laquelle appartient le titulaire.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen portugais (les citoyens portugais ayant la double nationalité ne sont pas privés de leurs droits politiques)

Disqualifications :
- personnes déclarées incapables par décision de justice;
- malades mentaux (même s'ils n'ont pas été déclarés inaccessibles à une sanction pénale prononcée par un tribunal) dès admission dans un établissement psychiatrique, ou personnes déclarées mentalement incapables par deux médecins;
- personnes privées de leurs droits politiques en vertu d'une décision juridique ou judiciaire.
CANDIDATS
Conditions pour être élu - Tout électeur qualifié
- âge: 18 ans
- citoyen portugais (les citoyens portugais titulaires d'une autre nationalité ne peuvent être candidats dans la circonscription qui jouxte le territoire du pays qui leur a octroyé cette nationalité)

Inéligibilité :
- Président de la République
- gouverneurs et vice-gouverneurs civils
- magistrats du Siège ou du Parquet
- juges non couverts par le paragraphe précédent
- militaires de carrière et membres des forces armées, en service actif
- diplomates de carrière
- quiconque exerce une fonction diplomatique le jour de la présentation de la candidature, si non couvert par le paragraphe précédent
- membres de la Commission électorale nationale.

Cas spéciaux d'inéligibilité pour la circonscription électorale où s'exerce l'activité professionnelle :
- directeurs et chefs de bureaux des services fiscaux
- ecclésiastiques ou responsables du culte dotés de pouvoirs juridictionnels

Cas particulier de conflit d'intérêts pour la circonscription électorale couvrant le pays d'une autre nationalité :
- citoyens portugais ayant la double nationalité
Incompatibilités - Président de la République;
- Membres du Gouvernement;
- Membres de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême de Justice, de la Cour des comptes, du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et fiscaux;
- Procureur général et Médiateur;
- Députés au Parlement européen;
- Membres du Gouvernement des régions autonomes des Açores et de Madère;
- Ambassadeurs non issus du corps diplomatique;
- Gouverneurs et vice-gouverneurs civils;
- Présidents des conseils municipaux et conseillers municipaux nommés à plein temps ou à temps partiel;
- Fonctionnaires d'Etat et agents d'autres organisations publiques;
- Membres de la Commission électorale nationale;
- Membres de cabinets ministériels ou équivalent;
- Personnel des organisations internationales ou d'organisations d'autres Etats;
- Président et Vice-Président du Conseil économique et social;
- Membres de la Haute Autorité des médias;
- Membres du Conseil d'administration des entreprises d'Etat, des entreprises dont le capitale est public ou des entreprises où l'Etat est actionnaire majoritaire, ainsi que des établissements publics indépendants.
Conditions de présentation - présentation par les partis politiques, mais les listes déposées peuvent porter des noms de citoyens non affiliés à une formation

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Assembleia da Republica / Assemblée de la République
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 5 juin 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des députés à la suite de la dissolution anticipée de l'Assemblée de la République le 31 mars 2011. Les dernières élections générales avaient eu lieu en septembre 2009.
Le 31 mars 2011, le Président Aníbal Cavaco Silva a dissous l'Assemblée de la République et convoqué des élections anticipées pour le 5 juin, avec 27 mois d'avance sur le calendrier électoral (voir note).

Lors des élections précédentes tenues en septembre 2009, le Parti socialiste (PS) du Premier ministre José Socrates - parti au pouvoir depuis 2005 - s'est maintenu comme premier parti de l'Assemblée de la République, avec 97 sièges sur 230, se retrouvant néanmoins privé de la majorité absolue. Venait ensuite le Parti social-démocrate (PPD/PSD), au pouvoir jusqu'en 2005, avec 81 sièges. Le Centre démocratique et social - Parti populaire (CDS-PP) et le Bloc de gauche (BE) ont respectivement obtenu 21 et 16 sièges. Enfin, la Coalition démocratique unitaire (CDU) - regroupant notamment le Parti communiste et les Verts (PCP-PEV) - a remporté les 15 sièges restants. M. Socrates a ensuite formé un gouvernement minoritaire.

En 2010, ce pays de 10 millions d'habitants, qui a été durement frappé par la crise économique mondiale en 2008 et 2009, a dû faire face à une crise de la dette dans la zone euro. Celle-ci avait contraint la Grèce et l'Irlande à accepter un renflouement de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). M. Socrates qui voulait éviter d'avoir à recourir à une aide extérieure a mis en oeuvre une série de mesures d'austérité en 2010, mais l'économie a continué à se détériorer, au point que fin 2010, le chômage avait dépassé les 11 %.

En mars 2011, le Premier ministre a soumis un nouveau plan d'austérité à l'Assemblée de la République, le quatrième en moins d'un an. Il s'agissait notamment de réduire les dépenses et d'augmenter la fiscalité. Le 23 mars, à la veille d'un sommet de l'UE visant à finaliser le plan pour sortir la zone-euro de la crise de la dette, les quatre partis d'opposition ont rejeté ce plan, estimant que ces nouvelles mesures pousseraient encore davantage le pays dans la récession. A la fin de la journée, M. Socrates a donné sa démission au Président, accusant l'opposition de ne pas donner à son gouvernement les moyens de diriger le pays. M. Socrates est ensuite resté à son poste pour assurer l'intérim. L'instabilité politique a amené les agences de notation à rétrograder les obligations d'Etat du Portugal, ce qui a eu pour effet d'accroître la pression qui devait pousser le gouvernement à demander un plan de sauvetage.

Le 31 mars, l'Institut national de la statistique a annoncé que le déficit budgétaire avait atteint 8,6 % du PIB en 2010, soit 7,3 % de plus que ce qui est autorisé par l'UE. Le Président Silva a alors fixé les élections au 5 juin, invoquant la dégradation évidente de la situation politique.

Le 6 avril, le Premier ministre par intérim, M. Socrates, a présenté une demande officielle de renflouement à l'UE et au FMI. Les deux Organisations ont ensuite accordé au Portugal un prêt de 78 milliards d'euros, sous condition d'augmentation des impôts, de gel des pensions et des salaires de la fonction publique et de diminution des allocations chômages. Le PIB portugais devrait se resserrer de 2 % en 2011.

La campagne a principalement porté sur les mesures à prendre pour stimuler la relance de l'économie nationale. Le PS du Premier ministre par intérim avait pour adversaires deux partis d'opposition : le PPD/PSD, de M. Pedro Passos Coelho, et le CDS-PP, de M. Paulo Portas. Ces deux partis de centre-droit faisaient partie d'un gouvernement de coalition avant 2005. Tous deux ont déclaré qu'ils refuseraient de travailler avec le PS tant qu'il serait dirigé par M. Socrates.

M. Socrates (PS) estimait qu'il appartenait à l'Etat, et non au secteur privé, de mener la relance de l'économie. Il a engagé les électeurs à soutenir le PS, estimant que le PPD/PSD poursuivrait un programme de droite radicale, qui consisterait notamment à privatiser des services publics et à abolir la gratuité de l'enseignement et des soins. Il reprochait en outre à son leader, M. Coelho, de ne pas avoir l'expérience des responsabilités gouvernementales.

M. Coelho revendiquait pour sa part l'appui des électeurs pour permettre au secteur privé de conduire la relance économique. Selon lui, le gouvernement PS était responsable de l'effritement de l'économie nationale et avait fait peser sur le pays une dette insoutenable. M. Coelho entendait couper les dépenses publiques sans pour autant négliger les personnes dans le besoin, afin de regagner la confiance des marchés financiers qui, de son point de vue, était essentielle pour que les Portugais recommencent à croire en leur pays.

La coalition Parti communiste - Verts et le Bloc de gauche plaidaient contre la libéralisation de l'économie et n'écartaient pas la possibilité de s'allier avec le PS au sein de la nouvelle législature.

Le 5 juin, 58,07 % des 9,6 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Les partis de centre-droit ont obtenu de bons résultats. Le PPD/PSD est sorti vainqueur avec 108 sièges, tandis que le CDS-PP en a remporté 24. Le PCP-PEV en a obtenu 16, soit un de plus qu'en 2009. De son côté, le PS a remporté 74 sièges, son plus mauvais score depuis 1991. M. Socrates a démissionné de la tête du parti après cette défaite électorale. Le Bloc de gauche a obtenu 8 sièges, contre 16 en 2009 et au total, 61 femmes ont été élues.

A l'issue du scrutin, le leader du PPD/PSD a annoncé qu'il formerait un gouvernement de coalition avec le CDS-PP.

Au Portugal, le candidat à la présidence de l'Assemblée présenté par le premier parti de la Chambre a pratiquement toujours été élu sans grande difficulté. Cette fois, pourtant, le CDS-PP a publiquement rejeté le candidat proposé par le PPD/PSD.

Le 20 juin, la nouvelle Assemblée de la République a tenu sa première séance. Elle a par deux fois voté contre le candidat du PPD/PSD, M. Fernando Nobre. C'était la première fois depuis 35 ans que ce cas de figure se présentait. M. Nobre a donc décidé de retirer sa candidature. Le lendemain, Mme Assunção Esteves (PSD) a été élue Présidente de l'Assemblée de la République, ce qui fait d'elle la première femme à occuper ce poste au Portugal.

Note :
Chaque législature se compose de quatre sessions législatives d'un an commençant le 15 septembre. En cas de dissolution anticipée de l'Assemblée de la République, le nouveau parlement effectue la fin de la session en cours, en plus de son mandat de quatre ans. Le mandat de l'Assemblée de la République élue en juin 2011 se prolongera donc jusqu'au 15 septembre 2015, au lieu de juin 2015. Les élections générales se déroulent entre le 14 septembre et le 14 octobre de l'année où s'achève la législature.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 15 juin 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
9'624'354
5'585'054 (58.03%)
228'017
5'357'037
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti social-démocrate (PPD/PSD) 2'159'742 40.29
Parti socialiste (PS) 1'568'168 29.26
Centre démocratique et social - Parti populaire (CDS-PP) 653'987 12.20
Parti communiste et des Verts (PCP PEV) 441'852 8.24
Bloc de gauche (BE) 288'973 5.39
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Membres à l'étranger
Parti social-démocrate (PPD/PSD) 108 3
Parti socialiste (PS) 74 1
Centre démocratique et social - Parti populaire (CDS-PP) 24 0
Parti communiste et des Verts (PCP PEV) 16 0
Bloc de gauche (BE) 8 0
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
169

61

26.52%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Sources:
Assemblée de la République (21.06.2011, 22.06.2011, 12.12.2011)
http://www.legislativas2011.mj.pt/
http://www.cne.pt/cne-mc/
http://www.cne.pt/dl/data_eleicao_ar_2011_decreto.pdf
http://www.cne.pt/dl/listas_ar_2011_admitidas.pdf
http://www.euronews.net/tag/portuguese-election/

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Assembleia da Republica / Assemblée de la République
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de l'Assemblée de la République
Mandat - durée: 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution du Parlement
Mode de désignation - élu par tous les Membres de l'Assemblée
- élection lors d'une séance réservée à cet effet
- avant la validation des mandats
Eligibilité - tout Député formellement candidat peut être élu
- présentation des candidatures au Président en exercice au moins deux jours avant la date fixée pour l'élection
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- la majorité absolue est requise
- en cas de second tour, seuls participent les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix et n'ayant pas retiré leurs candidatures. Si aucun candidat n'est élu, une nouvelle élection est organisée selon la même procédure
Déroulement / résultats - le Président en exercice préside l'Assemblée pendant le vote
- le Président en exercice et le Bureau contrôlent le scrutin
- le Président en exercice proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - deuxième figure protocolaire de l'Etat
- exerce l'intérim du Chef de l'Etat
- assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- est membre de droit du Conseil d'Etat
- assure la représentation de l'Assemblée au sein d'organes internationaux
- préside de droit le Bureau, la Commission permanente et la Conférence des représentants des groupes parlementaires
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par les Vice-Présidents
Bureau / Organe collégial - le Bureau de l'Assemblée est régi par le Règlement de l'Assemblée
- est composé du Président, quatre Vice-Présidents, quatre secrétaires, et quatre vice-secrétaires
- élu pour la durée de la législature
Indemnités et privilèges - indemnité (équivalente à 80% de la rémunération du Président de la République et à 40% des dépenses de représentation de celui-ci)
- résidence officielle
- voiture de fonction
- secrétariat et collaborateurs supplémentaires
- personnel domestique
- personnel de protection
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
- procède à la constitution des commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - nomme le Secrétaire général
C'est le Secrétaire général qui:
- élabore le budget de l'Assemblée
- recrute, affecte et promeut le personnel
- organise les services de l'Assemblée
- joue un rôle spécifique dans le contrôle des affaires étrangères ou de la défense
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- transmet les propositions de loi de l'Assemblée au Président de la République pour promulgation
- peut demander la déclaration d'inconstitutionnalité d'une loi au Tribunal constitutionnel

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Assembleia da Republica / Assemblée de la République
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (voir aussi l'art. 152, al. 2 de la Constitution du 25.04.1976, les amendements du 20.09.1997 y inclus)
Début du mandat · Dès la première réunion de l'Assemblée de la République (art. 153, al. 1 de la Constitution, art. 1, al. 1 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 2, al. 1 du Statut des députés)
Validation des mandats · Validation par l'Assemblée de la République (art. 164, al. (a) de la Constitution, art. 2, al. 1 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 3 du Statut des députés)
· Procédure (art. 164, al. (a) de la Constitution, art. 2, 19, al. (d), et 38 du Règlement de l'Assemblée de la République)
Fin du mandat Le premier jour de session du Parlement nouvellement élu (art. 153, al. 1 de la Constitution, art. 1, al. 1 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 2, al. 1 du Statut des députés) (pour une dissolution anticipée, voir les art. 133 (e), 171, al. 2, et 172 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 160, al. 2 de la Constitution, art. 7, al. 1 du Statut des députés). Voir aussi la possibilité d'une suspension (art. 3, art. 19, al. (b) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (a), art. 5 et 6, al. 1 (a), 2 et 3 du Statut des députés).
· Procédure (art. 160, al. 2 de la Constitution, art. 3 et 19, al. (c) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 7 du Statut des députés)
· Autorité compétente pour accepter la démission : la démission ne doit pas être acceptée
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par décision du Bureau :
- Perte du mandat pour incompatibilité (art. 154 et 160, al. 1 (a) de la Constitution, art. 3 et 4, al. 1 (a) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (c) et 2, art. 6, al. 1 (c) et 2, art. 8, al. 1 (a) et 5, art. 20 à 22 du Statut des députés)
- Perte du mandat pour non assistance aux séances plénières (art. 160, al. 1 (b) de la Constitution, art. 4, al. 1 (b) et 2, art. 19, al. (a), art. 67 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (b) et 2 à 4 du Statut des députés ; voir Participation aux travaux du Parlement - Perte du mandat)
- Changement de parti (art. 160, al. 1 (c) de la Constitution, art. 4, al. 1 (a) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (c) du Statut des députés)
- Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire (art. 160, al. 1 (d) de la Constitution, art. 4, al. 1 (a) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (d) du Statut des députés)
- Perte du mandat pour non déclaration ou fausse déclaration de patrimoine (Loi no 4/83 du 02.04.1983 ; voir Obligation de déclaration de patrimoine)
- Procédure générale (art. 4, al. 3 à 7 du Règlement de l'Assemblée de la République)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique (art. 15, al. 1 (c) et 4 du Statut des députés)
· Indemnité de base (voir aussi l'art. 158, al. 1 (d) de la Constitution et l'art. 15, al. 1 (e) du Statut
des députés) : selon fonction
+ Frais de représentation : selon fonction
+ Indemnité complémentaire : selon lieu de résidence, des déplacements effectués, du nombre de descendants à charge, etc.
· Seuls l'indemnité de base et les frais de représentation sont soumis à l'impôt. Les autres indemnités sont exonérées d'impôts.
· Régime de retraite
· Autres facilités :
a) Secrétariat/assistants
b) Véhicule de fonction pour le Président et le Vice-Président
c) Personnel de protection pour le Président
d) Services postaux, télégraphiques et téléphoniques gratuits (art. 17 du Statut des députés)
e) Voyages et transports (art. 15, al. 1 (g), et art. 16 du Statut des députés)
f) Autres : régime de prévoyance (art. 18 du Statut des députés)
Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 157, al. 1 de la Constitution, art. 10 du Statut des députés).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement, pourvu qu'ils soient émis dans l'exercice de leurs fonctions.
· Dérogations : injures et offenses (art. 97, al. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 157, al. 3 de la Constitution, art. 11, al. 1 du Règlement de l'Assemblée de la République).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions, mais préserve le parlementaire seulement de l'arrestation et de la mise en détention préventive, et de la citation à comparaître (concernant les poursuites, voir l'art. 117 de la Constitution et la Loi no 34/87 du 16.07.1987 et Code de conduite).
· Dérogations : l'arrestation est possible sans autorisation de l'Assemblée en cas de flagrant délit pour crime sanctionné par une peine de prison maximum supérieure à trois ans (par exemple, crime de trahison).
· L'inviolabilité parlementaire empêche la citation à comparaître devant un magistrat ou un tribunal en qualité de juré, expert ou témoin, ou de démandeur ou d'inculpé sans l'autorisation de l'Assemblée, excepté dans le cas d'inculpés s'ils sont pris en flagrant délit ou quand ils sont suspectés d'avoir commis un crime sanctionné par une peine de prison maximum supérieure à trois ans (art. 157, al. 2 de la Constitution, art. 14, al. 1 du Règlement de l'Assemblée de la République).
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat et inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 157, al. 2 et 3 de la Constitution, art. 11, al. 1 du Statut des députés) :
- Autorité compétente : l'Assemblée de la République
- Procédure (art. 157, al. 4 de la Constitution, art. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (b), art. 6, al. 1 (b) et 2, art. 11, al. 2 et 3, et art. 14, al. 2 à 5 du Statut des députés). Dans ce cas, le parlementaire est entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par les partis politiques.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont l'obligation de présence en séance plénière et en commission (art. 159, al. (a) de la Constitution, art. 6, al. 1 (a) du Règlement de l'Assemblée de la République).
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
- Convocation en séance plénière (art. 32, al. 3 et 4, art. 67 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 24 du Statut des députés)
- Réduction des indemnités (art. 19, al. (a), art. 67 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 23, al. 1 et 4 du Statut des députés)
- Perte de la qualité de membre de la commission (art. 32, al. 2 à 4 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 23, al. 2 à 4 du Statut des députés)
- Perte du mandat (art. 160, al. 1 (b) de la Constitution, art. 4, al. 1 (b) et 2, art. 19, al. (a), art. 67 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (b) et 2 à 4 du Statut des députés)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Convocation en séance plénière, réduction des indemnités, perte de la qualité de membre de la commission : le Président de l'Assemblée de la République
- Perte du mandat : le Bureau de l'Assemblée de la République
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 160, al. 1 (b) de la Constitution, art. 4, al. 1 (b) et 2, art. 6, al. 1 (e), art. 17, al. 1 (l) et (p), art. 32, al. 2 à 4, art. 67, 69, al. (b), art. 97, al. 3 et 4 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (b) et 2 à 4, art. 23 et 24 du Statut des députés.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Avertissement (art. 97, al. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Retrait de parole (art. 97, al. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Invitation à conclure le discours (art. 97, al. 4 du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Suspension des séances (art. 69, al. (b) du Règlement de l'Assemblée de la République)
· Cas spécifiques :
- Injures et offenses (art. 97, al. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République) : avertissement, retrait de parole
- Absence en séance plénière ou en commission (art. 160, al. 1 (b) de la Constitution, art. 4, al. 1 (b), art. 32, al. 2 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (b), art. 23, al. 1 à 3, art. 24 du Statut des députés ; voir aussi Participation aux travaux du Parlement) : convocation en séance plénière, réduction des indemnités, perte du siège dans la commission, perte du mandat
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 17, al. 1 (l) et (p) du Règlement de l'Assemblée de la République) :
- Avertissement, retrait de parole, invitation à conclure le discours, suspension des séances, injures et offenses : le Président
- Absence en séance plénière ou en commission : le Président ; le Bureau (voir Participation aux travaux du Parlement - Organe compétent)
· Procédure :
- Avertissement, retrait de parole, injures et offenses (art. 97, al. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Invitation à conclure le discours (art. 97, al. 4 du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Suspension des séances (art. 69, al. (b) du Règlement de l'Assemblée de la République)
- Absence en séance plénière ou en commission (art. 160, al. 1 (b) de la Constitution, art. 4, al. 1 (b) et 2, art. 32, al. 2 à 4, art. 67 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 8, al. 1 (b) et 2 à 4, art. 23 et 24 du Statut des députés) : voir Participation aux travaux du Parlement - Sanctions)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il y a quelques dispositions pertinentes (art. 117, 154 et 160, al. 1 (a) de la Constitution et Loi no 34/87 du 16.07.1987, art. 3, 4, al. 1 (a), et art. 6, al. 1 (d) et (f) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (c) et 2, art. 6, al. 1 (c) et 2, art. 8, al. 1 (a) et 5, art. 20 à 22 du Statut des députés ; pour l'obligation de déclaration de patrimoine, voir Perte du mandat pour non déclaration ou fausse déclaration de patrimoine).
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite :
- Responsabilité politique, civile et pénale (art. 117 de la Constitution et la Loi no 34/87 du 16.07.1987 ; responsabilité pour les actes et omissions commis dans l'exercice des fonctions)
- Perte du mandat (art. 154 et 160, al. 1 (a) de la Constitution, art. 3 et 4, al. 1 (a) du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (c) et 2, art. 6, al. 1 (c) et 2, art. 8, al. 1 (a) et 5, art. 20 à 22 du Statut des députés ; incompatibilités)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Responsabilité politique, civile et pénale :
- Perte du mandat : le Bureau de l'Assemblée de la République
· Procédure :
- Responsabilité politique, civile et pénale (Loi no 34/87 du 16.07.1987 ; voir L'inviolabilité parlementaire - poursuites)
- Perte du mandat (art. 3 du Règlement de l'Assemblée de la République, art. 4, al. 1 (c) et 2, art. 6, al. 1 (c) et 2, art. 8, al. 5, art. 20 à 22 du Statut des députés)
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 13 décembre 2011
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