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SENEGAL
Assemblée nationale

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Parlement
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1963
PRESIDENCE
Président(e) Mamadou Seck (M) 
Notes 16.11.2008 -
Secrétaire général(e) Marie Joséphine Diallo (F) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 150 / 150
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 34 (22.67%)
Mode de désignation Elus au scrutin direct 150
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 3 juin 2007
(Détails)
CONTACTS
Adresse Assemblée Nationale
B.P. 86 - DAKAR
(Export mailing lists)
Téléphone (221 33) 823 34 72
Fax (221 33) 823 94 02
E-mail mariejosephinediallo@yahoo.fr
Site Web
http://www.assemblee-nationale.sn/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 20 mai 1991
Dernier amendement: 02/03/1998
Mode de désignation Elus au scrutin direct 150
Circonscriptions - 35 circonscriptions départementales uninominales et plurinominales (1 à 5 sièges, selon la population).
Mode de scrutin Mixte: - scrutin direct majoritaire à un tour au niveau départemental (90 sièges)
- scrutin proportionnel intégral au niveau national (60 sièges), avec répartition selon le système du quotient simple, sur la base des listes de candidats présentées par les partis, les coalitions de partis et les indépendants. Dans ce dernier cas, les sièges restants après le premier décompte sont attribués suivant la règle du plus fort reste.
En cas de vacance de siège en cours de législature, il est généralement fait appel au premier des "viennent ensuite" de la liste dont était issu le titulaire. Lorsque la liste concernée est épuisée, il est procédé à une élection partielle dans les trois mois de la vacance. Il n'est procédé à aucune élection partielle dans les 12 derniers mois de la législature.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen sénégalais
- jouissance des droits civils et politiques
- interdiction: condamnation pour crime, peine de prison d'une durée déterminée pour certains délits, contumace, faillite non réhabilitée
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 25 ans
- citoyen sénégalais
- accomplissement des obligations militaires
- étrangers naturalisés et femmes ayant acquis la nationalité par marriage: 10 ans après la naturalisation
- inéligibilité: personnes sous tutelle, personnes ayant fait l'objet d'une condamnation privative du droit d'inscription sur une liste électorale, gouverneurs et leurs adjoints, magistrats des cours et tribunaux, autres hauts fonctionnaires de services nationaux et d'institutions publiques
Incompatibilités - titulaires de fonctions publiques non électives
- membres du Conseil économique et social
- titulaires de charges confiées par un Etat étranger ou une organisation internationale
- directeurs d'entreprise d'Etat, d'une société subventionnée par l'Etat, d'une société d'épargne ou de crédit ou d'une société au bénéfice de contrats gouvernementaux
- ministres
- membres des forces armées ou de police en service actif
Conditions de présentation - dépôt des listes par les partis politiques, coalition de partis ou candidats indépendants, au moins 50 jours avant le scrutin
- caution, remboursable aux listes obtenant au moins un siège à l'Assemblée nationale

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 3 juin 2007
Périodicité et ampleur du renouvellement Des élections se sont tenues pour l'Assemblée nationale, dont l'effectif a été porté à 150 membres. Elles devaient se tenir en 2006 mais elles ont été reportées à deux reprises. Les précédentes élections à l'Assemblée nationale avaient eu lieu le 29 avril 2001.
Le 7 mars 2007, le Ministre de l'intérieur, Ousmane Ngom a annoncé que le scrutin législatif reporté par deux fois se déroulerait le 3 juin. Ces élections étaient les premières depuis la décision de porter à 150 le nombre des membres de l'Assemblée nationale.

Les élections qui devaient à l'origine se tenir en 2006 avaient été reportées par le Président Abdoulaye Wade. Selon lui, le pays devait faire des économies pour aider les victimes des inondations qui avaient frappé la banlieue de Dakar en août 2005. En décembre 2005, le mandat des membres de l'Assemblée nationale avait été prorogé jusqu'à la tenue conjointe des élections législatives et présidentielles qui avaient donc été fixées à février 2007. Les partis d'opposition critiquaient ce report en faisant valoir que le Parti démocratique sénégalais (PDS) essayait de gagner du temps pour préparer les législatives.

Les élections législatives qui devaient désormais avoir lieu en février 2007 ont à nouveau été reportées après validation par le Conseil constitutionnel d'un recours engagé par deux partis de l'opposition contre un décret présidentiel. Le Parti de l'indépendance et du travail (PIT) et le Parti socialiste (PS) estimaient en effet que ce décret conférait un nombre disproportionné de sièges à plusieurs circonscriptions acquises au parti au pouvoir et à ses alliés (voir note). Le 7 février, l'Assemblée nationale a donc une nouvelle fois prolongé son mandat jusqu'au 3 juin. Les élections présidentielles se sont ainsi déroulées séparément en février. Le Président en exercice, M. Wade, âgé de 81 ans, a été reconduit dans ses fonctions, au milieu d'allégations de fraude des partis de l'opposition.

En avril, 15 partis d'opposition ont annoncé qu'ils boycotteraient les élections législatives, au motif que les listes électorales n'étaient plus valables. Ils demandaient la constitution de nouvelles listes et la création d'une commission électorale " vraiment indépendante ". Le 24 avril, sous l'égide du " Front Siggil ", les partis d'opposition ont lancé une campagne invitant les électeurs à boycotter les élections. Pour eux, le fait de participer aux élections équivalait à entériner les résultats de la présidentielle de 2007. Certains partis d'opposition ont fini par participé aux élections, comme la coalition And Defar Sénégal (Construire le Sénégal ensemble) qui promettait de mettre en place une meilleure infrastructure dans les zones rurales.

Le Président Wade était à la tête de la coalition " Sopi 2007 " (" sopi " signifie " changement " en wolof), qui regroupait le PDS et 13 petits partis et coalitions. Les principaux partis d'opposition ayant décidé de boycotter les élections, on pouvait s'attendre à une victoire sans partage de la coalition " Sopi 2007 ". Le Premier ministre, Macky Sall (PDS) avait promis d'offrir une meilleure éducation à la jeunesse afin de lui permettre d'accéder plus facilement aux métiers de l'agriculture, de la pêche et du tourisme. Il avait également annoncé la construction de nouvelles routes et de tramways.

Compte tenu du boycott, le taux de participation est passé de 68 % en 2001, à 34 % en 2007.

Le 14 juin, le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire de la coalition Sopi 2007, avec 131 sièges sur 150. La coalition And Defar Sénégal a remporté trois sièges et les autres sont échus à de petits partis. En tout 27 femmes ont été élues, contre 24 dans la législature sortante.

Le 19 juin, le Premier ministre, M. Sall a démissionné. Le jour-même, l'ancien Ministre adjoint au budget, M. Hadjibou Soumaré (qui n'est pas membre du PDS) a reçu l'investiture au poste de Premier ministre, aux côtés des membres de son gouvernement.

Le 21 juin, l'Assemblée nationale a tenu sa première séance. M. Sall a été élu sans opposition à sa présidence.

Le 19 août, des élections indirectes ont été organisées pour 35 des 100 sièges du Sénat, qui avait été rétabli par l'Assemblée nationale, le 31 janvier 2007. Sept partis étaient en lice.

Le PDS a remporté 34 des 35 sièges en question. Le siège restant a été obtenu par l'And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ-PADS). En tout, quatre femmes ont été élues.

Le 23 septembre, le Président Wade a nommé les 65 sénateurs restants (dont 36 femmes), portant ainsi le nombre de ses alliés au Sénat à 99.

Les nouveaux sénateurs ont pris leurs fonctions le 26 septembre. Le 3 octobre, l'ancien Président de l'Assemblée nationale, M. Pop Diop (PDS), a été élu à la présidence du Sénat.

Note
Le 12 janvier 2007, le Conseil constitutionnel avait annulé le Décret présidentiel n°2006-1350 du 8 décembre 2006. Ce décret conférait deux sièges ou plus à plusieurs circonscriptions (parmi lesquelles celles de Dagana, Kanel, Ziguinchor, Diourbel, Vélingara, Linguère, Gossas et Kébémer) moins peuplées que la circonscription de Bakel, qui ne se voyait accorder qu'un siège de député pour 222 945 habitants.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 13 juin 2007
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
5'004'096
1'738'675 (34.75%)
18'349
1'720'326
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Coalition Sopi 2007 1'190'609 69.21
Coalition And Defar Sénégal 84'998 4.94
Coalition Takku Défaraat Sénégal 86'621 5.04
Coalition Waar Wi 74'979 4.36
Rassemblement pour le peuple (RP) 73'183 4.25
Convergence pour le renouveau et la citoyenneté (CRC) 30'658 1.78
Parti socialiste authentique 26'320 1.53
Union nationale patriotique (UNP) 22'271 1.29
Alliance Jëf Jël 33'297 1.94
Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts (RES) 17'277 1.00
Mouvement de la réforme pour le développement social (MRDS) 20'041 1.16
Front pour le socialisme et la démocratie - Benno Jubël (FSD-BJ) 37'427 2.18
Parti socialiste démocrate - Jant bi (PSD - Jant bi) 15'968 0.93
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Majoritaire Proportionnel
Coalition Sopi 2007 131 90 41
Coalition And Defar Sénégal 3 0 3
Coalition Takku Défaraat Sénégal 3 0 3
Coalition Waar Wi 3 0 3
Rassemblement pour le peuple (RP) 2 0 2
Convergence pour le renouveau et la citoyenneté (CRC) 1 0 1
Parti socialiste authentique 1 0 1
Union nationale patriotique (UNP) 1 0 1
Alliance Jëf Jël 1 0 1
Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts (RES) 1 0 1
Mouvement de la réforme pour le développement social (MRDS) 1 0 1
Front pour le socialisme et la démocratie - Benno Jubël (FSD-BJ) 1 0 1
Parti socialiste démocrate - Jant bi (PSD - Jant bi) 1 0 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
123

27

18.00%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source:
- Assemblée nationale (03.07.2007, 01.01.2010)

Note sur la répartition des sièges entre hommes et femmes :
Vingt-sept femmes ont été élues. Après la formation du nouveau Gouvernement le 19 juin 2007, quelques sièges laissés vacants par des députés ont été pourvus par des suppléantes, ce qui a porté le nombre total de femmes à 33, soit 22 pour cent.

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de l'Assemblée nationale
Mandat - durée : 1 an, rééligible
- causes d'interruption du mandat: démission, dissolution de l'Assemblée, décès
- siège jusqu'à la séance d'installation de la nouvelle législature
Mode de désignation élu par l'Assemblée en début de législature, après la validation des mandats par le Conseil constitutionnel
Eligibilité - tout Député peut être candidat, mais sa candidature doit être formellement présentée
- dépôt des candidatures 1 heure avant l'ouverture de la séance, au plus tard
Mode de scrutin - vote formel au scrutin secret uninominal à 2 tours
- la majorité absolue est requise au premier tour, la majorité relative au deuxième
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- les secrétaires de séance et assesseurs désignés contrôlent le scrutin
- le Président de séance proclame les résultats immédiatement après le vote
- recours possible devant le Bureau et, éventuellement, devant les juridictions
STATUT
Statut - deuxième personnalité de l'Etat
- représente l'Institution parlementaire (peut déléguer des Vice-Présidents ou des Présidents de commissions)
- en cas de vacance pour cause de congés, démission ou décès, la suppléance est assurée par le 1er Vice-Président
Bureau / Organe collégial - le Bureau est élu par l'Assemblée
- composé de 20 Membres dont le mandat est renouvelable chaque année.
- dispose de tous les pouvoirs sur les services selon les instructions du Président
Indemnités et privilèges - indemnité spéciale
- résidence officielle
- personnel domestique
- voiture de fonction
- personnel de protection
- détachement militaire
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions (compétence du Bureau, également)
C'est la Conférence des Présidents qui:
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
Attributions spéciales - élabore le budget de l'Assemblée
- recrute, affecte et promeut le personnel
- organise les services de l'Assemblée
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité, et à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - doit quitter son fauteuil pour prendre part aux débats législatifs
- prend part au vote
- promulgue les lois dans le cas où le Président de la République ne l'aurait pas fait à l'expiration des délais constitutionnels
- contrôle la constitutionnalité des lois par le biais de la Cour

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 53 de la Constitution du 07.03.1963, amendements du 13.06.1994 inclus)
Début du mandat · Dès l'ouverture de la première session de l'Assemblée nationale, au plus tard le 30.06.
Validation des mandats · Validation par le Conseil constitutionnel (art. LO 160 en relation avec l'art. LO 112 du Code électoral)
· Procédure
Fin du mandat · Le jour d'ouverture de la première session du Parlement nouvellement élu, au plus tard le 30.06. de la cinquième année qui suit l'élection de l'Assemblée nationale (art. L 124 du Code électoral). En cas de dissolution anticipée, le mandat prend fin le jour de la dissolution.
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 6, al. 1 du Règlement intérieur)
· Procédure (art. 6, al. 2 et 3)
· Autorité compétente pour accepter la démission : l'Assemblée nationale
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci (démission d'office) :
- Un député est déclaré démissionnaire d'office en cas d'incompatibilité et si dans les huit jours qui suivent son entrée en fonction, il n'a pas démissionné de ses fonctions incompatibles avec son mandat (art. 98 du Règlement intérieur, art. LO 142 du Code électoral).
- Il peut être déclaré démissionnaire s'il n'a pas assisté aux séances de deux sessions ordinaires.
- Tout membre de commission qui s'absente sans motif valable à trois séances successives et qui ne se fait pas représenter conformément à l'art. 25 du Règlement intérieur est déclaré démissionnaire d'office (art. 26 du Règlement intérieur).
b) Perte du mandat pour inéligibilité :
- Est déchu de plein droit de son mandat de député celui dont l'inéligibilité se révèle après la proclamation des résultats et l'expiration du délai de recours, ou qui, pendant son mandat, se trouve dans un cas d'inéligibilité prévu par le Code électoral (art. LO 132 du Code électoral). Pour les cas d'inéligibilité voir les art. LO 127 à 131 du Code électoral.
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · A l'intérieur du Parlement :
1. Le Bureau
2. Les Présidents de Commission et le Rapporteur général du budget
3. Les Vice-Présidents de Groupe
4. Les autres députés
· A l'extérieur du Parlement :
- Lorsque les corps constitués et les autorités sont convoqués ensemble par acte du Gouvernement :
- A Dakar : l'ordre de préséance officiel classe les députés au 7e rang (sauf le Président).
- Lorsque les autorités sont convoquées individuellement par acte du Gouvernement :
- Dans les régions : l'ordre de préséance officiel classe les députés de la région au 4e rang.


Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
· Indemnité de base : égale au traitement afférent à Dakar à l'indice maximum de la hiérarchie générale des cadres du personnel de la Magistrature, du personnel militaire et des corps de fonctionnaires de l'Etat (art. 85, al. 1du Règlement intérieur)
+ Indemnité de logement : F CFA 250.000/mois
+ Dotation carburant : selon la distance entre la résidence et le lieu de travail
+ Indemnités de représentation pour certaines fonctions :
- Président de l'Assemblée : Fixées par référence aux frais de représentation du Chef de l'Etat
- Bureau, Présidents des Groupes parlementaires, Présidents de Commissions énumérées à l'art. 20 du Règlement intérieur, Rapporteur général de la Commission des Finances : Fixées par référence aux frais de fonctionnement des membres du Gouvernement
· Exonération d'impôts pour la partie d'indemnité de base qui n'est pas représentative de frais professionnels (selon l'art. 85, al. 1 du Règlement intérieur la moitié de l'indemnité)
· Régime de pension de retraite
· Autres facilités :
a) Secrétariat pour les membres de Bureau, les Présidents de Commission et le Rapporteur général du budget. Salle de travail dotée d'un secrétariat pour les autres députés.
b) Véhicules de fonction pour les membres de Bureau, les Présidents de Commission et le Rapporteur général du budget
c) Logement de fonction pour les membres de Bureau, les Présidents de Commission et le Rapporteur général du budget. Une chambre est affectée en permanence, durant toute la législature, aux autres députés des régions.
d) Personnel de protection pour le Président de l'Assemblée nationale
e) Services postaux et téléphoniques. Une cabine téléphonique est mise à la disposition des députés non membres du Bureau ou Présidents de Commission.
f) Voyages et transports : en dehors des missions, un appui est apporté aux députés résidant dans les régions éloignées.


Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 50, al. 1 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 1 du Règlement intérieur).
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement.
· Dérogations : offenses à l'Assemblée et attaques personnelles (art. 45, al. 7, art. 47 et art. 50, al. 2 du Règlement intérieur ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.


Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 50, al. 2 et 3 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 2 et 3 du Règlement intérieur).
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations :
- Pendant la durée des sessions, les poursuites ou arrestations en matière criminelle ou correctionnelle sont possibles en cas de flagrant délit (art. 50, al. 2 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 2 du Règlement intérieur).
- Hors session, l'arrestation est possible en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive (art. 50, al. 3 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 3 du Règlement intérieur).
· L'inviolabilité parlementaire empêche la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat. Elle n'inclut pas automatiquement les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection. Pourtant, ces procédures peuvent être suspendues par l'Assemblée nationale.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 50, al. 2 et 3 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 2 et 3 du Règlement intérieur) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 44 du Règlement intérieur). Dans ce cas, le parlementaire ou son collègue qu'il aura délégué pour le représenter est entendu par la Commission spéciale. A l'Assemblée, le député intéressé ou son représentant peut prendre la parole.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 50, al. 4 de la Constitution, repris par l'art. 43, al. 4 du Règlement intérieur) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 44 du Règlement intérieur). Dans ce cas, le parlementaire ou son collègue qu'il aura délégué pour le représenter est entendu par la Commission spéciale. A l'Assemblée, le député intéressé ou son représentant peut prendre la parole.

MANDAT
Formation · Il n'existe pas de formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires. Il n'existe pas non plus de manuel de procédure parlementaire.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière, en commission, en réunion du Bureau, et en Conférence des Présidents.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
- Un député peut être déclaré démissionnaire s'il n'a pas assisté aux séances de deux sessions ordinaires.
- Un membre de commission qui s'absente sans motif valable à trois séances successives et qui ne se fait pas représenter conformément à l'art. 25 du Règlement intérieur est déclaré démissionnaire d'office.
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 45 à 51 du Règlement intérieur.
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 49 du Règlement intérieur) :
- Rappel à l'ordre (art. 50, al. 1 à 3 du Règlement intérieur)
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (art. 51, al. 1 et 3 du Règlement intérieur)
- Inscription au procès-verbal avec censure (art. 51, al. 1 et 4 du Règlement intérieur)
- Expulsion temporaire dont la durée ne peut excéder 24 heures (art. 51, al. 1, 2, 5 et 6 du Règlement intérieur)
· Cas spécifiques :
- Offenses à l'Assemblée/attaques personnelles (art. 45, al. 7, art. 47 et art. 50, al. 2 du Règlement intérieur) : emprisonnement de trois mois à un an et amende de 10.000 à 50.000 francs ou l'une de ces deux peines seulement/rappel à l'ordre
- Trouble de l'ordre (art. 45, al. 5 à 7, art. 46, al. 4 du Règlement intérieur) : expulsion de la salle ou arrestation, établissement d'un procès-verbal et demande d'intervention au Procureur de la République en cas de crime ou de délit, emprisonnement de trois mois à un an et amende de 10.000 à 50.000 francs ou l'une de ces deux peines seulement
- Tumulte (art. 48 du Règlement intérieur) : suspension de séance
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Rappel à l'ordre : le Président
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, inscription au procès-verbal avec censure : l'Assemblée nationale, sur proposition du Président, à la majorité des membres présents et au scrutin secret
- Expulsion temporaire : l'Assemblée nationale, sur proposition du Président, à la majorité des membres présents et au scrutin secret ; dans les cas exceptionnels, le Président
- Cas spécifiques : le Président
· Procédure :
- Rappel à l'ordre/attaques personnelles (art. 50, al. 2 et 3 du Règlement intérieur)
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (art. 51, al. 3 du Règlement intérieur)
- Inscription au procès-verbal avec censure (art. 51, al. 4 du Règlement intérieur)
- Expulsion temporaire (art. 51, al. 5 et 6 du Règlement intérieur)
- Trouble de l'ordre/offenses à l'Assemblée (art. 45, al. 5 à 7, art. 46, al. 4 du Règlement intérieur)
- Tumulte (art. 48 du Règlement intérieur)

Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il y a quelques dispositions pertinentes (art. 89 à 98 du Règlement intérieur, art. LO 133 à LO 142 du Code électoral).
· Sanctions prévues en cas de violation de ces règles :
- Déclaration de démission d'office (art. 98 du Règlement intérieur, art. LO 142 du Code électoral ; voir Perte du mandat)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- L'Assemblée nationale à la demande du Président de la République ou du Bureau (art. 98, al. 4 du Règlement intérieur, art. LO 142, al. 3 du Code électoral)
· Procédure :
- Voir Perte du mandat (art. 98 du Règlement intérieur, art. LO 142 du Code électoral)
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Interdiction de constituer un groupe pour la défense d'intérêts particuliers (art. 18, al. 8 du Règlement intérieur)

Cette page a été mise à jour le 1 février 2010
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