| Nom du parlement (générique / traduit) |
Narodna rada Slovenskej republiky / Conseil national |
| Structure du parlement |
Monocaméral |
| CONTEXTE |
| Dernières élections / renouvellement (de/à) |
12 juin 2010 |
| But des élections |
Renouvellement de l'ensemble des membres du Conseil national à l'échéance normale de leur mandat. |
Les élections de juin 2010 étaient les premières élections depuis l'adoption de l'euro par le pays en janvier 2009. Elles faisaient suite aux élections en Hongrie (avril) et en République tchèque (mai) à l'issue desquelles les partis du centre-droit ont regagné le pouvoir après s'être engagés à réduire la dette du pays, dans le contexte de la crise grecque et du recul de l'euro. En mai, le Gouvernement slovaque a consenti à contribuer à hauteur de 800 millions d'euros au plan de sauvetage de la Grèce mis en place par l'Union européenne.
Les précédentes élections (juin 2006) s'étaient tenues après la chute du gouvernement de coalition de centre-droit dirigé par M. Mikulas Dzurinda de la Coalition démocratique slovaque et Union chrétienne - Parti démocratique (SDKU - DS). Trois partis au sein de ce gouvernement - le SDKU - DS, le Parti de la coalition hongroise (SMK) et le Mouvement chrétien démocrate (KDH) - ont remporté 31, 20, et 14 sièges respectivement, soit en tout 65 sièges sur les 150 que compte le Conseil national. Le parti de gauche Smer (Direction)- Démocratie sociale (Smer-SD) est arrivé en tête avec 50 sièges et a ensuite formé un gouvernement de coalition avec un parti d'extrême droite, le Parti national slovaque (SNS, qui a remporté 20 sièges), et le parti populaire - Mouvement pour une Slovaquie démocratique (LS-HZDS, 15 sièges), sous l'égide de M. Robert Fico (Smer-SD).
Le gouvernement de M. Fico a interrompu les projets de privatisation engagés par M. Dzurinda et a mis en oeuvre plusieurs programmes de protection sociale. L'économie du pays est restée forte jusqu'à la crise économique mondiale de la fin 2008. La dette publique a atteint 6,8 % du PIB (Produit intérieur brut) en 2009.
Au deuxième tour de l'élection présidentielle (avril 2009), M. Ivan Gasparovic, soutenu par le Smer-SD et le SNS, a été réélu, l'emportant sur Mme Iveta Radicova (SDKU - DS). En février 2010, M. Dzurinda, le dirigeant du SDKU - DS, a annoncé qu'il ne participerait pas aux élections législatives de 2010, mais il a conservé son poste de dirigeant du SDKU - DS. Il a pris la décision de ne pas participer au scrutin suite à un scandale concernant le financement du parti, dans lequel M. Dzurinda a démenti toute implication. En mars, Mme Radicova s'est imposée en tête de la liste de candidats du SDKU - DS lors des élections législatives, et est effectivement devenue la dirigeante du parti.
Peu avant le scrutin de 2010, les relations entre la Slovaquie et la Hongrie se sont dégradées. Le 26 mai, l'Assemblée nationale hongroise a édicté une loi autorisant les Hongrois de souche vivant à l'étranger à obtenir la nationalité hongroise. Les Hongrois de souche représentent environ 10 % de la population slovaque, qui est de cinq millions d'habitants. Plus tard dans la journée, le Conseil national slovaque a voté une loi interdisant la double nationalité et prévoyant que les Slovaques qui obtenaient la nationalité d'un autre pays seraient déchus de leur nationalité slovaque à compter du 17 juillet 2010.
En 2010, 18 partis et 2 397 candidats - dont 545 femmes - ont brigué un siège au Conseil national.
Les partis du gouvernement sortant - le Smer-SD, le LS-HZDS et le SNS - avaient comme concurrents le SDKU - DS et le KDH. Le SMK dirigé par M. Pal Csaky et le parti Most-Hid (" Pont ") se sont ralliés aux partis de droite.
Le premier Ministre Fico a appelé les électeurs à soutenir son parti, le Smer-SD, et ses alliés, pour qu'il puisse continuer à promouvoir un " Etat social fort ". A la mi-mai, un journal local a révélé un scandale financier impliquant le Smer-SD, accusations vivement contestées par le Premier ministre. A l'approche du scrutin, le Smer-SD a diffusé plusieurs slogans radicaux dans l'espoir de battre le SDKU - DS. Il a fait valoir que la coalition SDKU-DS-KDH-SMK avait trahi la Slovaquie en faisant entrer des Hongrois de souche au gouvernement. Le slogan en question se terminait par la formule " et ils seraient prêts à le refaire ".
Le partenaire de coalition du Smer-SD, le SNS, a mis l'accent sur le patriotisme et les valeurs traditionnelles. Le dirigeant du SNS est connu pour ses propos anti-hongrois. Avant les élections de 2010, il avait déclaré que la minorité rom abusait des allocations sociales. Bien que le SNS ne s'en soit pas pris à la minorité hongroise lors de la campagne électorale, son slogan électoral était " Il ne faut pas nourrir ceux qui ne veulent pas travailler ". Le SNS a indiqué que ce slogan faisait référence à tous ceux qui profitent du système de protection sociale.
Le parti LS-HZDS dirigé par M. Vladimir Meciar aurait été affaibli après le départ de certains membres de haut rang au sein du parti, notamment le gouverneur régional de Trnava, Tibor Mikus. Le parti avait gagné le soutien des personnes âgées lors des précédentes élections, grâce à la popularité de M. Meciar, qui avait joué un rôle de premier plan lors de l'indépendance du pays dans les années 90. Toutefois, certains partisans du LS-HZDS auraient soutenu le Smer-SD en 2010.
Le SDKU-DS, chef de file des partis de droite, s'est engagé à réduire le déficit budgétaire, à améliorer le climat économique pour créer davantage d'emplois et à lutter contre la corruption. Il s'est opposé à la promesse faite par la Slovaquie de fournir 800 millions d'euros à la Grèce.
Le KDH et son dirigeant, M. Jan Figel, a surtout mis l'accent sur le programme traditionnel du parti, mettant en avant l'importance des valeurs chrétiennes et familiales.
Le SMK s'est engagé à protéger les intérêts des 500 000 Hongrois de souche du pays, en collaboration avec le Premier ministre hongrois, M. Viktor Orban. Le dirigeant du SMK, M. Csaky, a annoncé publiquement qu'il songeait à introduire une demande d'obtention de la nationalité hongroise en application de la nouvelle loi votée en Hongrie. Le SMK n'a pas exclu la possibilité de s'allier au Smer-SD au sein du gouvernement qui sera issu des élections.
En juin, le Ministère de la culture, invoquant la loi relative à l'utilisation de la langue slovaque de septembre 2009, a donné l'ordre au SMK d'écrire en slovaque sur ses affiches électorales. En vertu de cette loi, les habitants de Slovaquie sont tenus d'utiliser le slovaque dans les communications officielles sous peine d'amende. Le SMK n'a pas modifié ses affiches.
Il semblerait que le SMK ait été en perte de vitesse en raison d'un clivage au sein du parti. L'ancien dirigeant du SMK, M. Bela Burgar, a formé le parti Most-Hid en juin 2009. Le Most-Hid avait annoncé son intention de faire office de " passerelle " entre les Slovaques et les Hongrois de souche établis en Slovaquie.
Un autre parti non représenté au Parlement, le parti Liberté et solidarité (SaS), briguait également des sièges. Le dirigeant du SaS, M. Richard Sulík, avait été un collaborateur du Ministère des finances sous le gouvernement Dzurinda et le gouvernement Fico, où il avait procédé à des réformes fiscales. M. Sulík avait annoncé qu'il travaillerait avec l'un ou l'autre des deux camps afin de former une majorité parlementaire à l'issue des élections. M. Daniel Krajcer, ancien présentateur de télévision, était au nombre des candidats du SaS. Le SaS avait promis d'organiser un référendum en vue de diminuer le nombre de députés, de réduire leur immunité et d'éliminer la redevance audiovisuelle. Il a fait campagne sur Internet, à l'aide des sites Facebook et Twitter, ce qui aurait contribué à sa popularité auprès des jeunes.
En tout, 58,84 % des 4,3 millions d'électeurs inscrits ont voté, ce qui représente une hausse par rapport à 2006, où ils n'avaient été que 54,67 % à participer au scrutin.
Le Smer-SD a vu sa représentation augmenter, passant à 62 sièges. Toutefois, son allié, le SNS, n'a remporté que neuf sièges, et le LS-HZDS n'est pas parvenu à obtenir de représentation au Parlement, pour la première fois depuis sa création en 1991. Le SDKU - DS est arrivé en deuxième position, loin derrière le Smer-SD, avec 28 sièges, suivi du SaS, qui a obtenu 22 sièges. Le KDH et le Most-Hid ont remporté 15 et 14 sièges respectivement. Le SMK n'a pas obtenu de représentation parlementaire pour la première fois depuis sa création en 1998. Au total, 23 femmes ont été élues.
Le Premier ministre Fico et la dirigeante du SDKU-DS, Mme Radicova, ont tous deux revendiqué la victoire aux élections.
Le 13 juin, le Président Gasparovic a demandé à M. Fico de former un nouveau gouvernement, faisant valoir que le parti ayant remporté le plus grand nombre de sièges devait diriger le pays. Toutefois, M. Fico n'est pas parvenu à former un gouvernement de coalition.
Le 8 juillet, après conclusion d'un accord de coalition entre le SDKU-DS, le SaS, le KDH et le Most-Hid, le Président Gasparovic a nommé Mme Radicova (SDKU-DS) Premier ministre. Elle est ainsi devenue la première femme à occuper ce poste en Slovaquie.
Le même jour, le Conseil national nouvellement élu a tenu sa première séance et a élu M. Richard Sulík (SaS) à sa présidence.
Le 10 août, le gouvernement conduit par Mme Radicova a remporté un vote de confiance au Conseil national. |
| RESULTATS DES ELECTIONS |
| Tours de votes |
| Tour no 1 | 12 juin 2010 |
Nombre d'électeurs inscrits Votants Bulletins blancs ou nuls Suffrages valables |
4'362'369 2'566'779 (58.84%)
2'529'385 |
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Notes
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|
| Répartition des votes |
|
Tour no 1
|
| Parti / Formation politique |
Candidats |
Votes |
|
|
% |
|
|
| Smer - Démocratie sociale (Smer-SD) |
150 |
880'111 |
|
|
34.80 |
|
|
| Coalition démocratique slovaque et Union chrétienne - Parti démocratique (SDKU - DS) |
150 |
390'042 |
|
|
15.42 |
|
|
| Liberté et solidarité (SaS) |
148 |
307'287 |
|
|
12.15 |
|
|
| Mouvement chrétien démocrate (KDH) |
150 |
215'755 |
|
|
8.53 |
|
|
| Most-Híd |
150 |
205'538 |
|
|
8.13 |
|
|
| Parti national slovaque (SNS) |
148 |
128'490 |
|
|
5.08 |
|
|
|
| Répartition des sièges |
|
Tour no 1
|
| Parti / Formation politique |
Total
|
Progrès/recul |
|
|
|
| Smer - Démocratie sociale (Smer-SD) |
62
|
12 |
|
|
|
| Coalition démocratique slovaque et Union chrétienne - Parti démocratique (SDKU - DS) |
28
|
-3 |
|
|
|
| Liberté et solidarité (SaS) |
22
|
|
|
|
|
| Mouvement chrétien démocrate (KDH) |
15
|
1 |
|
|
|
| Most-Híd |
14
|
|
|
|
|
| Parti national slovaque (SNS) |
9
|
-11 |
|
|
|
|
| Répartition des sièges entre hommes et femmes |
Hommes Femmes Pourcentage de femmes |
127 23 15.33%
|
| Répartition des sièges selon l'âge |
21 à 30 ans 31 à 40 ans 41 à 50 ans 51 à 60 ans 61 à 70 ans
|
5 35 48 51 11
|
| Répartition des sièges selon la profession |
| Finance, gestion ou affaires |
37 |
| Architecte, géomètre, ingénieur |
20 |
| Enseignement |
20 |
| Juristes |
18 |
| Economiste |
14 |
| Médecin, dentiste |
14 |
| Fonction publique et administration locale |
12 |
| Recherche/sciences |
10 |
| Autres |
5 |
| Ecrivain, auteur, artiste |
5 |
| Journalisme, audiovisuel, médias |
4 |
| Travail social |
2 |
| Cadre de parti politique |
2 |
|
| Commentaires |
Sources:
Conseil national (03.03.2011, 18.03.2011)
http://app.statistics.sk/nrsr_2010/menu/indexV.jsp?lang=en
Note sur la "Répartition des sièges selon la profession" :
Certains membres ont déclaré plusieurs emplois. |
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