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ESPAGNE
Congreso de los Diputados (Congrès des Députés)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Las Cortes Generales / Les Cortes
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Congreso de los Diputados / Congrès des Députés
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1889
PRESIDENCE
Président(e) Jesús María Posada Moreno (M) 
Notes Elu le 13 déc. 2011.
Secrétaire général(e) Manuel Alba Navarro (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 350 / 350
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 126 (36.00%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 350
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 20 novembre 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse Palacio del Congreso de los Diputados
Calle Floridablanca 1 - MADRID 28014
(Export mailing lists)
Téléphone (34 91) 390 60 00
429 97 74
Fax (34 91) 429 87 07
E-mail secretaria.general@congreso.es
gabinete.telegrafico@sgral.congreso.es
union.interparlamentaria@congreso.es (IPU Group)
Site Web
http://www.congreso.es

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Las Cortes Generales / Les Cortes
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Congreso de los Diputados / Congrès des Députés
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 16 juin 1985
Dernier amendement: 23/03/1995
Mode de désignation élus au scrutin direct 350
Circonscriptions - 50 circonscriptions plurinominales (2 sièges au minimum par province, le reste étant réparti en fonction de la population) correspondant aux provinces et élisant deux députés
- 2 circonscriptions uninominales (enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla)
Mode de scrutin Mixte: - circonscriptions plurinominales: scrutin à listes bloquées avec répartition proportionnelle des sièges selon la méthode d'Hondt; chaque électeur choisit une liste parmi celles qui lui sont proposées dans la circonscription (province)
- circonscriptions uninominales: scrutin majoritaire simple.
En cas de vacance d'un siège en cours de législature, il est fait appel au premier des "viennent ensuite" de la liste du parti du titulaire (ou aux suppléants en ce qui concerne Ceuta et Melilla).
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen espagnol
- jouissance des droits politiques
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 18 ans
- citoyen espagnol
Incompatibilités - titulaires de certaines hautes fonctions gouvernementales, politiques et publiques
- membres des forces armées
- membres de l'assemblée d'une Communauté autonome
- membres d'une commission électorale (junta)
Conditions de présentation - présentation par des associations et fédérations politiques dûment reconnues ou des coalitions de celles-ci ou par au moins 0,1% (minimum de 500) des électeurs inscrits de la circonscription concernée

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Las Cortes Generales / Les Cortes
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Congreso de los Diputados / Congrès des Députés
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 20 novembre 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de tous les membres du Congrès des Députés à la suite de la dissolution anticipée de cet organe le 26 septembre 2011. Les précédentes élections au Congrès des Députés avaient eu lieu en mars 2008.
Le 29 juillet 2011, le Premier Ministre José Luis Rodríguez Zapatero a annoncé que des élections législatives se tiendraient le 20 novembre, avec quatre mois d'avance sur le calendrier électoral. Les deux chambres du Parlement ont ensuite été dissoutes le 26 septembre. Ce scrutin portait sur les 350 sièges du Congrès des Députés et 208 des 264 sièges du Sénat à pourvoir au scrutin direct.

Aux précédentes élections de mars 2008, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du Premier Ministre Zapatero - au pouvoir depuis 2004 - était resté le plus grand parti du Congrès des Députés, avec 169 sièges, sans obtenir toutefois la majorité. Le Parti populaire (PP) est arrivé en deuxième position avec 153 sièges. Ce dernier a obtenu 101 sièges sur les 208 mis au scrutin direct au Sénat, soit 12 de plus que le PSOE. Les sièges restants dans les deux chambres sont allés à des petits partis.

Durant le deuxième mandat de M. Zapatero, la crise économique mondiale a fortement affecté l'économie du pays, en particulier le secteur immobilier. Le pays est officiellement entré en récession au troisième trimestre 2008. Le gouvernement a mis en route un plan de relance économique, notamment en débloquant 8 milliards d'euros d'investissement dans l'infrastructure et en accordant une prime de 2 500 euros (le " chèque bébé ") pour chaque nouveau-né. Malgré ces efforts de relance, la situation économique a continué de se dégrader et le déficit public a atteint 11,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, en nette rupture par rapport à l'excédent de 2 % enregistré en 2007. Le taux de chômage dépassait les 20 % au premier trimestre 2010, ce qui n'était pas arrivé depuis 13 ans.

En avril 2010, tandis que les pays de la zone euro négociaient les termes d'un plan de renflouement de la Grèce - sans quoi elle aurait cessé d'assurer le service de sa dette souveraine, déstabilisant ainsi l'euro - l'attention s'est tournée vers le déficit public de l'Espagne. Bien que le Premier Ministre ait d'abord nié que l'économie espagnole était en difficulté, il a finalement annoncé un ensemble de mesures d'austérité, à hauteur de près d'1,5 % du PIB. Il s'agissait notamment de réduire les salaires des fonctionnaires, de supprimer le " chèque bébé " et de geler la revalorisation des retraites, à quoi s'ajoutait une hausse de deux points de la TVA.

En janvier 2011, les Cortes (Parlement) ont voté des réformes des retraites visant à repousser progressivement l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. En avril, le Premier Ministre a annoncé qu'il ne se représenterait pas aux élections.

En mai 2011, une semaine avant les élections municipales, les premières grandes manifestations du " mouvement des Indignés " ont eu lieu à Madrid. Ce mouvement, composé de jeunes manifestants, dénonçait les baisses de salaire et des prestations sociales ainsi que le taux de chômage élevé. Le mouvement, qui réclamait notamment de taxer les banquiers et les grandes fortunes, s'est rapidement étendu au reste de l'Europe avant de gagner Wall Street en septembre 2011.

Le PSOE a perdu les élections municipales au mois de mai, ce qui aurait poussé le Premier Ministre à avancer la date des législatives. En juin, le PSOE a appelé à voter pour le Ministre de l'intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, son candidat à la fonction de premier ministre. M. Rubalcaba est connu pour sa position ferme vis-à-vis de l'ETA, le parti séparatiste basque.

Le 29 juillet, le Premier Ministre a que des élections anticipées auraient lieu en novembre, afin d'apporter au pays "une certitude politique et économique". Le 30 août, le Congrès des Députés a voté un amendement constitutionnel obligeant les futurs gouvernements à maintenir un équilibre budgétaire pendant les périodes de croissance économique normale. Le Sénat a entériné cet amendement une semaine plus tard.

Selon Eurostat, le taux de chômage global de l'Espagne en octobre 2011 était de 22,8 % et atteignait les 48,9 % chez les moins de 25 ans. Il s'agit des chiffres les plus élevés parmi les 27 Etats membres de l'Union européenne (UE).

Une fois encore, les élections de 2011 ont opposé le PSOE et le PP. M. Rubalcaba (PSOE) a averti l'électorat que le PP détruirait l'État providence, l'accusant de prévoir secrètement une réduction drastique des dépenses publiques et une politique de privatisation à grande échelle. Il s'est engagé à mener une nouvelle politique de taxation des banques et des grosses fortunes, en réponse au mouvement des Indignés. Le PSOE promettait de ramener le déficit du pays de 9,2 (chiffres de 2010) pour le ramener à 6 % du PIB à la fin 2011.

Le leader du PP, Mariano Rajoy Brey a reproché au gouvernement du PSOE de ne pas avoir pris de mesures appropriées pour lutter contre le chômage. Le programme du PP prévoyait en outre de baisser l'impôt sur les sociétés pour encourager l'embauche. Le leader du PP s'est engagé à régler les problèmes économiques, sans préciser les détails de son programme. Il a dit qu'il tiendrait la promesse faite par l'Espagne devant l'UE de réduire son déficit, mais a qualifié d'illusoire le plan du PSOE de ramener le déficit à 6 %.

Le 20 octobre, en pleine campagne électorale, l'ETA a annoncé la " cessation définitive " de son activité armée, au terme d'une lutte armée pour l'autonomie qui a duré 43 ans et coûté la vie à 800 personnes. Le Premier Ministre Zapatero a salué cette déclaration, la qualifiant de " victoire de la démocratie, du droit et de la raison ". Le PP a écarté toute négociation avec l'ETA. Le parti Bildu a formé une coalition électorale de partis pour l'indépendance du Pays basque, nommée Amaiur, en vue du scrutin de 2011. Bildu succède au parti séparatiste basque Batasuna, qui a été interdit en 2003, en raison des liens qu'il entretenait avec l'ETA.

En raison du mauvais temps, certains bureaux de vote ont ouvert tardivement. En tout, 71,69 % des 34,3 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes, contre 75,32 % en 2008.

Le PP est arrivé largement en tête, remportant 186 sièges au Congrès des Députés, qui en compte 350, et 136 des 208 sièges à pourvoir au Sénat. Le PSOE en a obtenu 110 et 48. Dans les deux chambres, les sièges restants sont allés à des petits partis, dont Amaiur, qui a remporté sept sièges au Congrès et trois au Sénat.

Le 13 décembre 2011, le Parlement nouvellement élu a tenu sa première séance. Jesús María Posada Moreno (PP) a été élu à la présidence du Congrès des Députés, tandis que Pío García-Escudero Márquez (PP) a été élu à celle du Sénat.

Le 20 décembre, M. Rajoy (PP) a obtenu la confiance au Congrès des Députés.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 120 novembre 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
34'301'332
24'590'557 (71.69%)
650'981
23'939'576
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti populaire 10'830'693 45.24
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 6'973'880 29.13
Convergence et Union (CiU) 1'014'263 4.24
Gauche unie (IU) - les Verts (LV) 1'680'810 7.02
Amaiur 333'628 1.39
Union Progrès et Démocratie (UPyD) 1'140'242 4.76
Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) 323'517 1.35
ESQUERRA 256'393 1.07
Parti nationaliste galicien (BNG) 183'279 0.77
CC-NC-PNC 143'550 0.60
Forum Asturies (FAC) 99'173 0.41
Geroa Bai (GBAI) 42'411 0.18
Compromís-Q 125'150 0.52
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Parti populaire 186
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 110
Convergence et Union (CiU) 16
Gauche unie (IU) - les Verts (LV) 11
Amaiur 7
Union Progrès et Démocratie (UPyD) 5
Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) 5
ESQUERRA 3
Parti nationaliste galicien (BNG) 2
CC-NC-PNC 2
Forum Asturies (FAC) 1
Geroa Bai (GBAI) 1
Compromís-Q 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
224

126

36.00%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Sources:
IPU Group (13.12.2011)
http://www.generales2011.mir.es/

Note sur la répartition des sièges :
"CC-NC-PNC" correspond à "Coalition des Canaries (CC)- Nouvelle Canaries (NC) - Parti nationaliste canarien (PNC)".

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Las Cortes Generales / Les Cortes
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Congreso de los Diputados / Congrès des Députés
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) du Congrès des Députés
Mandat - durée: 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, perte de mandat, décès, dissolution du Parlement
Mode de désignation - élu par tous les Membres du Congrès, lors de la première séance de l'Assemblée nouvellement élue
- avant la validation des mandats et la prestation de serment
Eligibilité tout Membre du Congrès peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- la majorité absolue est requise au premier tour, au deuxième tour il ne reste plus que les 2 candidats ayant obtenu le plus de voix et l'élection se fait à la majorité des voix
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside le Congrès pendant le vote
- le doyen d'âge et 2 Secrétaires (les 2 Députés les plus jeunes) contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultat sans délai
- le recours est possible
STATUT
Statut - occupe le 3ème rang, après le Roi et le Chef du Gouvernement
- se situe avant le Président du Sénat, dans l'ordre de préséance et, en conséquence, préside les réunions des deux Chambres
- assure la représentation du Congrès au sein des pouvoirs publics
- est Président de droit du Bureau, de la Conférence des Porte-paroles, de la Députation permanente - peut présider, s'il le souhaite, toute commission
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par l'un des 4 Vice-Présidents dans l'ordre de leur désignation
Bureau / Organe collégial - le Bureau (la Mesa) est régi par le Règlement intérieur du Congrès des Députés
- est composé du Président, de 4 Vice-Présidents et 4 Secrétaires parlementaires
- se réunit chaque semaine à l'initiative du Président
Indemnités et privilèges - indemnité spéciale
- résidence officielle
- voiture de fonction
- cabinet, avec plusieurs conseillers et secrétaires
- personnel de protection
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- établit et modifie l'ordre du jour, en collaboration avec la Conférence des Porte-paroles
- organise les débats et fixe les temps de parole, selon le Règlement
C'est le Bureau qui:
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquêtes
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit généralement les annonces concernant le Congrès
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application, dans certains cas, avec une décision du Bureau
- donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements, avec le concours des rapporteurs de la Commission qui a voté le texte
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance, avec les Secrétaires parlementaires
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie du Congrès - si l'interprétation exige une résolution, l'accord du Bureau et de la Conférence des Porte-paroles est indispensable
Attributions spéciales C'est le Bureau qui:
- élabore le budget du Congrès
- recrute, affecte et promeut le personnel
- nomme le Secrétaire général, sur proposition du Président
- organise les services du Congrès
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte du Congrès
Droit de parole et de vote, autres fonctions -peut prendre la parole dans les débats législatifs, mais en quittant son fauteuil
- prend part au vote
- peut proposer des lois ou amendements
- peut intervenir dans les procédures de contrôle parlementaire, mais en quittant son fauteuil
- renvoie un texte de loi au Chef de l'Etat (Roi)
- préside la Députation permanente, chargée de veiller aux affaires de la Chambre durant les intersessions

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Las Cortes Generales / Les Cortes
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Congreso de los Diputados / Congrès des Députés
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Senado / Sénat
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 67, al. 2 de la Constitution du 29.12.1978, y compris les amendements apportés jusqu'au 27.08.1992; voir aussi: art 79, al. 3 de la Constitution.
Début du mandat ·Dès la proclamation des résultats (art. 20 du Règlement intérieur du Congrès)
Validation des mandats · Validation par un jugement sans appel du tribunal, mais seulement en cas de contestation ((in)validation de l'élection ou de la proclamation comme sénateur; causes d'inéligibilité.
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale - ou le jour de la dissolution anticipée - (art 68, al. 4 de la Constitution; art 22, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès; pour les possibilités de dissolution, voir les art. 99, al. 5 et 115 de la Constitution.) À l'expiration du mandat ou en cas de dissolution anticipée, cependant, la Députation permanente continue d'exercer ses fonctions jusqu'à la constitution d'un nouveau Parlement (art. 78, al. 3 de la Constitution; art. 57 du Règlement intérieur du Congrès)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré (voir aussi l'art. 22, al. 4 du Règlement intérieur du Congrès)
· Procédure: le député doit remettre sa démission au Bureau de la Chambre.
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Bureau de la Chambre.
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci :
- Pertes des conditions générales d'éligibilité (art. 70 de la Constitution; art. 6, 7 et 154 de la Loi organique sur la représentation du peuple espagnol; voir aussi: causes d'inéligibilité.
b) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire :
- annulation de l'élection ou de la proclamation comme député par suite d'un jugement sans appel du tribunal (art. 22, al. 1 du Règlement intérieur du Congrès; voir aussi: Validation du mandat)
- incapacité légale prononcée par un jugement sans appel du tribunal (art. 22, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
c) Perte du mandat pour cause d'incompatibilité (art. 70 de la Constitution; art. 6, 7 et 154 à 160 de la Loi organique sur la représentation du peuple espagnol. Voir aussi: Obligation de déclaration de patrimoine.)
d) décès (art. 22, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Les autres membres du Bureau directeur
3. Les porte-parole des groupes parlementaires
4. Les présidents de commissions
· A l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe le Président du Congrès au 3ème rang
Indemnités, facilités, services · Pas de passeport diplomatique ou de service
· Indemnité de base : (Voir art. 71, al. 4 de la Constitution; art. 8, al. 1 et 4 du Règlement intérieur du Congrès) : 403.342 pesetas par mois (soit 2.680 $ E.-U. par mois) + Indemnité complémentaire (frais de subsistance à Madrid; voir: art. 8, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès) : (1.500 $ E.-U. par mois).
Exonération d'impôts pour l'indemnité complémentaire. L'indemnité de base est soumise à l'impôt (art. 8, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès)
· Régime de retraite :
Autres facilités : (voir aussi l'art. 8, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
a) Secrétariat (fourni par les groupes parlementaires)
b) Assistants (fournis par les groupes parlementaires)
c) Services postaux et téléphoniques
d) Voyages et transports :
Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 71, al. 1 de la Constitution; art. 10 du Règlement intérieur du Congrès.)
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement (art. 10 du Règlement intérieur du Congrès; voir aussi: l'art. 67, al. 3 de la Constitution.)
· Dérogations : Offenses et outrages (art. 103, al. 1 et art. 104, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès; voir: Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat (art. 10 du Règlement intérieur du Congrès.)
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 71, al. 2 et 3 de la Constitution; art. 11 du Règlement intérieur du Congrès.)
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive et de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre. Elle ne le préserve pas de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations : les Sénateurs peuvent être arrêtés en cas de flagrant délit. Dans ce cas, le Président du Congrès prend sur le champ les mesures propres à garantir les droits et prérogatives du Congrès et de ses membres (art. 12 du Règlement intérieur du Congrès.)
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat et inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 71, al. 2 de la Constitution; art. 11 du Règlement intérieur du Congrès.)
- Autorité compétente : le Congrès
- Procédure (art. 71, al. 3 de la Constitution; art. 13 et 14 du Règlement intérieur du Congrès.) Dans ce cas, le parlementaire peut être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il n'existe pas de formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Manuels de procédure parlementaire :
- Règlement intérieur du Congrès
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission (art. 15 du Règlement intérieur du Congrès.)
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation (art. 99, al. 1a du Règlement intérieur du Congrès.)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : le Bureau directeur
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 99 à 104 et 106 du Règlement intérieur du Congrès.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Avertissement pour s'être exprimé hors du sujet (art. 102, al. 1 du Règlement intérieur du Congrès)
- Ordre de mettre fin à une intervention (art. 102, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
- Rappel à l'ordre (art. 103 du Règlement intérieur du Congrès)
- Ordre de mettre fin à une intervention et de ne pas assister à la fin de la séance (art. 100 et 104, al. 1 du Règlement intérieur du Congrès)
- Interdiction d'assister à la prochaine séance (art. 100 et 104, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès (art. 99 du Règlement intérieur du Congrès)
- Suspension temporaire du statut de député (art. 100, 101 et 106 du Règlement intérieur du Congrès)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 103, al. 1 et 104, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès) : rappel à l'ordre; ordre de retirer les propos offensants; radiation du Registre du Congrès; ordre de mettre fin à une intervention et de ne pas assister à la fin de la séance; interdiction d'assister à la prochaine séance;
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (voir aussi l'art. 105 du Règlement intérieur du Congrès):
- Avertissement pour s'être exprimé hors du sujet; ordre de mettre fin à une intervention; rappel à l'ordre; ordre de mettre fin à une intervention et de ne pas assister à la fin de la séance; interdiction d'assister à la prochaine séance; offenses et outrages: le Président
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès : le Bureau
- Suspension temporaire du statut de député : le Congrès, sur proposition du bureau ou de la Commission du Statut des membres; la Présidence; le Président (cas particuliers)
· Procédure :
- Avertissement pour s'être exprimé hors du sujet (art. 102, al. 1 du Règlement intérieur du Congrès)
- Ordre de mettre fin à une intervention (art. 102, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
- Rappel à l'ordre (art. 103 du Règlement intérieur du Congrès)
- Ordre de mettre fin à une intervention et de ne pas assister à la fin de la séance (art. 100 et 104, al. 1 du Règlement intérieur du Congrès)
- Interdiction d'assister à la prochaine séance (art. 100 et 104, al. 2 du Règlement intérieur du Congrès)
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès (art. 99 du Règlement intérieur du Congrès)
- Suspension temporaire du statut de député (art. 100, 101 et 106 du Règlement intérieur du Congrès)
- Offenses et outrages (art. 103, al. 1 et 104, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès)

Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais certaines dispositions pertinentes sont applicables (art. 16, 17, 19, al. 3, 99 et 101 du Règlement intérieur du Congrès; art, 160, al. 3 et 4 de la Loi organique sur la représentation du peuple espagnol; voir aussi: Perte du mandat pour cause d'incompatibilité; pour la déclaration de fortune, voir: Obligation de déclaration du patrimoine.)
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite :
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès et/ou suspension (art. 16, 99 et 101 du Règlement intérieur du Congrès; divulgation de secrets)
- Suspension temporaire du statut de député (art. 17 et 101 du Règlement intérieur du Congrès; interdiction de se prévaloir de son statut de député dans l'exercice d'activités commerciales, industrielles ou professionnelles)
- Perte du mandat (art. 19, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès; art. 160, al. 3 et 4 de la Loi organique sur la représentation du peuple espagnol; incompatibilités)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès : le Bureau directeur
- Suspension temporaire du statut de député (divulgation de secrets): le Congrès, sur proposition du Bureau directeur; la Présidence
- Suspension temporaire du statut de député (interdiction de se prévaloir de son statut de député dans l'exercice d'activités commerciales, industrielles ou professionnelles) : le Congrès, sur proposition de la Commission du statut des membres; la Présidence
- Perte du mandat : par décision judiciaire ou par la volonté de l'intéressé
· Procédure :
- Privation d'une partie ou de la totalité des droits prévus aux art. 6 à 9 du Règlement intérieur du Congrès (art. 99 du Règlement intérieur du Congrès)
- Suspension temporaire du statut de député (art. 101 du Règlement intérieur du Congrès
- Perte du mandat pour cause d'incompatibilité (art. 19, al. 3 du Règlement intérieur du Congrès; art. 160, al. 3 et 4 de la Loi organique sur la représentation du peuple espagnol)
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 13 janvier 2012
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