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THAILANDE
Saphaphuthan Ratsadon (Chambre des Représentants)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Rathasapha / Assemblée nationale
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Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Saphaphuthan Ratsadon / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Wuthisapha / Sénat
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1950 - 1972
1973
PRESIDENCE
Président(e) Somsak Kiatsuranont (M) 
Notes Elu le 2 août 2011.
Secrétaire général(e) Pitoon Pumhiran (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 500 / 500
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 79 (15.80%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 500
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 3 juillet 2011
(Détails)
CONTACTS
Adresse House of Representatives
National Assembly
U-Thong Nai Road
BANGKOK 10300
(Export mailing lists)
Téléphone (66 2) 357 3100
ext. 3153-7
ext. 3263
Fax (66 2) 357 3154
357 3197
E-mail ipu@parliament.go.th
thaiipu@gmail.com
Site Web
http://www.parliament.go.th

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Rathasapha / Assemblée nationale
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Saphaphuthan Ratsadon / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Wuthisapha / Sénat
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 16 octobre 2007
(la Constitution de 2007) Dernier amendement: 11 fév. 2011
Mode de désignation élus au scrutin direct 500
Circonscriptions - 375 circonscriptions uninominales (scrutin majoritaire)
- une circonscription nationale pour les 125 sièges restants (scrutin proportionnel)
Mode de scrutin Mixte:
Scrutin majoritaire aux élections dans les circonscriptions (375 sièges)
Les représentants de circonscriptions électorales qui sont nommés à un portefeuille ministériel doivent laisser leur siège vacant dans un délai 30 jours à compter de leur nomination, et eux mêmes ou le parti qu'ils représentent ont la responsabilité de l'élection partielle dans leur circonscription électorale.

Représentation proportionnelle (scrutin de listes bloquées pour 125 sièges)
Les électeurs ne peuvent voter que pour la liste d'un seul parti. Les listes sont soumises à la Commission électorale avant la date limite de présentation des candidatures aux élections fondées sur les circonscriptions électorales. On divise le nombre total de suffrages valables obtenus par 10 pour déterminer le nombre de suffrages requis pour chaque candidat (quotient). On calcule ensuite le nombre de représentants que chaque parti peut nommer en divisant le nombre total de suffrages valables recueillis par chaque parti par le quotient. Si le nombre de représentants désignés grâce à cette méthode est inférieur à 10, les partis ayant le plus de votes restants se partagent les sièges restants.
Les représentants de liste de parti qui sont nommés à un poste ministériel doivent laisser leur siège vacant dans un délai de 30 jours à compter de leur nomination et le candidat dont le nom suit sur la liste de parti correspondante est nommé représentant sans élection partielle.

Le vote est obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen thaïlandais de naissance
- résidence dans le changwat depuis au moins 90 jours à la date du scrutin
- interdictions : démence, handicap mental, appartenance au clergé bouddhiste, détention par décision judiciaire, privation du droit de vote
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- âge: 25 ans à la date du scrutin
- citoyen thaïlandais de naissance
- affiliation à un seul parti politique, quel qu'il soit, sans interruption depuis au moins 90 jours à la date de dépôt de la candidature (30 jours suffisent lorsque les élections générales sont convoquées suite à une dissolution anticipée de la Chambre des représentants)
En outre, les candidats se présentant au scrutin majoritaire doivent satisfaire à l'une des conditions suivantes :
- prouver qu'ils résident dans la province concernée depuis au moins un an (leur nom doit figurer sur le document officiel dénommé " Ta Bian Ban " ou certificat de résidence);
- avoir été membre de la Chambre des représentants ou membre d'une assemblée locale ou avoir été administrateur local de la province concernée;
- être né dans la province;
- avoir fait ses études dans un établissement de la province pendant au moins deux ans; et
- avoir exercé dans la fonction publique de la province pendant au moins deux ans (et donc figurer dans le registre local).

Inéligibilité:
- membres de l'administration publique au bénéfice d'un poste permanent ou percevant un traitement, à l'exception des " détenteurs de charges publiques (premier ministre, ministres)
- membres d'une assemblée locale et membres de l'administration locale
- sénateurs et anciens sénateurs ayant quitté leurs fonctions depuis moins de 2 ans
- employés (cadres compris) des organismes publics, des organismes d'Etat et des entreprises publiques et autres représentants de l'Etat
- juges de la Cour constitutionnelle, commissaires électoraux, médiateurs, membres de la Commission nationale d'audit et membres de la Commission nationale des droits de l'homme
- faillite non réhabilitée, toxicomanie, peine de prison, libération depuis moins de 5 ans après une condamnation à une peine de 2 ans ou plus (sauf pour un délit commis par négligence), sourds muets
Incompatibilités - fonctionnaires de l'Etat ou de l'administration locale (à l'exclusion des " détenteurs de charges publiques ") à statut permanent ou salariés
- cadres d'un organisme ou d'une entreprise d'Etat
- membres d'une assemblée locale
- concessionnaires ou bénéficiaires d'une prestation d'un organe du Gouvernement
- partie à un contrat avec l'Etat
Conditions de présentation - présentation par des partis politiques
- caution de 10 000 bahts par candidat

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Rathasapha / Assemblée nationale
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Saphaphuthan Ratsadon / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Wuthisapha / Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 3 juillet 2011
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de tous les membres de la Chambre des Représentants à la suite de la dissolution anticipée de cet organe le 10 mai 2011. Les précédentes élections à la Chambre avaient eu lieu le en décembre 2007.
Aux élections de 2011, étaient à pourvoir les 500 sièges de la Chambre des représentants, contre 480 précédemment. L'échéance constitutionnelle était prévue pour décembre 2011.

Les élections précédentes à la Chambre des Représentants (décembre 2007) étaient les premières depuis le renversement de Thaksin Shinawatra, alors Premier ministre, et la prise du pouvoir par l'armée en septembre 2006. Lors de ce scrutin, un nouveau parti constitué par ses partisans, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), a remporté 233 des 480 sièges à pourvoir et le Parti démocrate (DP), conduit par M Abhisit Vejjajiva, 164. Cinq partis - le Chartthai Party (CTP, 34 sièges), le Puea Pandin Party (24 sièges), le Ruam Jai Thai Chart Pattana Party (RC, neuf sièges), le Matchimathipataya Party (MCM, 11 sièges) et le Pracharaj Party (PRP, cinq sièges) - se sont ensuite entendus pour participer à un gouvernement dirigé par le PPP, laissant, de fait, le DP seul dans l'opposition à la nouvelle Chambre des représentants. En janvier 2008, la Chambre a élu à sa présidence M. Yongyuth Tiyapairat et le chef du PPP, Samak Sundaravej, au poste de Premier ministre.

En mars 2008, des élections ont été organisées pour pourvoir les 76 sièges à mandat électif sur les 150 que compte le Sénat (les autres sénateurs étant élus au scrutin indirect par la Commission de sélection du Sénat). Toujours en mars, le nouveau Sénat a tenu sa première séance, rétablissant officiellement l'Assemblée nationale de Thaïlande, dissoute lors du coup d'Etat de 2006. Conformément aux mesures provisoires inscrites dans la Constitution de 2007, les 74 sénateurs choisis par la Commission de sélection ont un mandat de trois ans à compter de mars 2008, et non de six ans comme à l'accoutumée. L'ombre de l'ancien Premier ministre Thaksin, n'a cessé de planer sur la nouvelle législature.

Suite à l'enquête sur des allégations de fraude électorale, M. Yongyuth a démissionné de la présidence de la Chambre fin avril 2008. M. Chai Chidchob (PPP) lui a succédé en mai. En juillet, la Cour constitutionnelle a déclaré M. Yongyuth coupable d'achat de suffrages au cours des élections de 2007 et l'a interdit d'activité politique pendant cinq ans. Bien qu'il ne fût pas membre exécutif du PPP, la décision de la Cour à son encontre a incité la Commission électorale à enquêter à son tour pour déterminer si cette formation était impliquée dans l'achat de suffrages lors du scrutin de 2007. En septembre, la Commission électorale a recommandé à la Cour constitutionnelle de dissoudre le PPP. Le même mois, les anciens membres exécutifs du parti "Les Thaïlandais aiment les Thaïlandais" (Thai Rak Thai, dissous par décision de justice en mai 2006) ont constitué le parti Pheu Thai (PP, ou "Pour les Thaïs "), sous la direction du Vice-Ministre des finances Suchart Thadathamrongvej.

En septembre 2008, la Cour constitutionnelle a déclaré M. Samak coupable d'infraction aux lois sur le conflit d'intérêts, estimant qu'il avait enfreint la Constitution en participant à deux émissions gastronomiques à la télévision alors qu'il était Premier ministre en exercice. La Cour a ordonné à M. Samak et à son gouvernement de démissionner dans les 30 jours suivant la nomination d'un gouvernement intérimaire. Le gouvernement dirigé par le PPP a, dans un premier temps, essayé de rétablir M. Samak dans ses fonctions de Premier ministre avant d'appuyer, fin septembre, M. Somchai Wongasat (PPP), beau-frère de l'ancien Premier ministre Thaksin, comme son successeur.

En octobre 2008, la Cour suprême a condamné par contumace M. Thaksin, ex-Premier ministre, à deux ans de prison pour corruption. Le Procureur général a fixé à dix ans le délai de prescription, après quoi M. Thaksin pourrait rentrer en Thaïlande sans risquer d'arrestation.

L'Alliance populaire pour la démocratie (PAD), mouvement aux contours imprécis qui regrouperait des royalistes et la classe moyenne urbaine, connus sous le nom de "Chemises jaunes" (en raison de la couleur de leurs T-shirts), a lancé une vague de manifestations, accusant le nouveau Premier ministre de conduire un gouvernement de façade pour le compte de M. Thaksin. Fin novembre, l'Alliance populaire pour la démocratie occupait les deux principaux aéroports du pays, exigeant la démission immédiate du Premier ministre et bloquant plus de 300 000 passagers. Début décembre, alors que les manifestations se poursuivaient, la Cour constitutionnelle a déclaré trois partis de la coalition dirigée par le PPP (le PPP lui-même, le CPT et le MCM) coupables de fraude électorale lors des élections de 2007. Les dirigeants de ces formations, dont le Premier ministre Somchai, ont été interdits d'activité politique pendant cinq ans.

M. Somchai a fini par démissionner, cédant sa place au chef du DP, M. Abhisit, 44 ans. A la mi-décembre, ce dernier est devenu le plus jeune Premier ministre du Royaume en plus de 60 ans. Le gouvernement de M. Abhisit détenait 250 sièges sur les 480 de la Chambre des représentants. Il comprenait de petits partis du gouvernement sortant dirigé le PPP (PP, RC, anciens membres des CTP et MCM dissous), ainsi que les Amis du Groupe Newin, courant du PPP conduit par M. Newin Chidchob, l'un des fils de Chai Chidchob, Président de la Chambre. Les Amis du Groupe Newin se sont ensuite ralliés au Parti Bhumjaithai (BJT) qui, à son tour, a rejoint le gouvernement conduit par le Parti démocrate. D'autres membres du PPP se sont ralliés au Pheu Thai (PP) et ont élu M. Yongyuth Wichaidit à la tête du Parti.

Le Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD), constitué en 2006 par les partisans de M. Thaksin, a mené toute une série de manifestations depuis l'éviction de celui-ci. L'UDD, dont les membres sont appelés "Chemises rouges" (en raison de leurs T-shirts), conteste la légitimité du gouvernement dirigé par le Parti démocrate, formé selon lui en vertu d'un accord parlementaire et non suite à des élections générales. Les Chemises rouges seraient essentiellement des travailleurs ruraux et des étudiants. En mars 2010, ils ont lancé, à Bangkok, une grande manifestation contre le gouvernement. Devenue violente en avril, cette manifestation a paralysé le quartier commercial de la capitale. Après un face-à-face de plusieurs semaines, l'armée a dispersé les Chemises rouges vers la mi-mai. L'épreuve de force a fait 91 morts dans les deux camps, des centaines de blessés, sans compter les nombreux immeubles incendiés. L'économie du pays a été gravement affectée.

En décembre, le différend frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge sur le Temple de Preah Vihear (voir note 1) s'est ravivé, sept ressortissants thaïlandais ayant été accusés d'entrée illégale au Cambodge. Les Chemises jaunes, qui soutenaient jusqu'alors le Premier ministre Abhisit, ont accusé le gouvernement de compromettre la souveraineté du pays en permettant au Cambodge de juger des ressortissants thaïlandais. En janvier 2011, ils commencèrent à manifester contre le gouvernement, considérant que le Premier ministre ne parvenait pas à résoudre le contentieux frontalier avec le Cambodge et exigeant le retrait de la Thaïlande du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO.

En février, la Chambre des représentants a promulgué des amendements à la Constitution portant de 480 à 500 le nombre des sièges, dont 375 pourvus au scrutin majoritaire (contre 400 auparavant) et 125 à la proportionnelle (contre 80 précédemment). Le PP a désapprouvé ces amendements, favorables selon lui aux petits partis du gouvernement de coalition dirigé par le DP.

En avril 2011, la moitié des mandats sénatoriaux ont été renouvelés, pour remplacer les sénateurs élus en février 2008. Les 73 membres de la Chambre haute sélectionnés en 2011 ont un mandat de six ans (voir note 2). Comme la limite d'un seul mandat n'était pas applicable aux Sénateurs élus au suffrage indirect en 2008, 31 des sénateurs sortants ont été réélus. Le 4 mai, le Roi Bhumibol Adulyadej a nommé le général Teeradej Meepien, Président du Sénat.

Le 6 mai, le Premier ministre Abhisit a annoncé son intention de demander au Roi l'autorisation de dissoudre la Chambre des représentants, en vue de la tenue d'élections anticipées en juin ou juillet. Le 10 mai, avec l'autorisation royale, la Chambre des représentants a été officiellement dissoute et les élections fixées au 3 juillet. Le lendemain, un candidat PP était abattu au volant de sa voiture, suite à quoi le Premier ministre, l'armée et la police ont lancé un appel pour que les campagnes électorales se déroulent dans le calme.

En tout, 3 832 candidats de 42 partis étaient en lice. Les principales formations rivales étaient le DP du Premier ministre Abhisit, la plus ancienne du pays et qui n'avait gagné aucune élection générale depuis vingt ans, et le PP. Ce dernier soutenait Mme Yingluck Shinawatra, soeur cadette de l'ancien Premier ministre Thaksin, et candidate au poste de Premier ministre. Le PP comptait parmi ses candidats 25 membres de l'UDD. Les Chemises jaunes ont appelé à boycotter les élections.

Le DP et le PP ont fait campagne sur des programmes similaires : augmentation du salaire minimum, amélioration des transports publics et du système de santé. Le PP a promis de doubler le salaire minimum, pour le porter à 10 dollars E.-U. par jour, et de mettre 800 000 ordinateurs tablettes par an à la disposition des élèves.

Les médias se sont demandé si le PP allait gagner assez de sièges pour ramener le camp de M. Thaksin au pouvoir, reléguant le débat véritablement politique au second plan.

Le Premier ministre Abhisit a invité les électeurs à soutenir le DP, disant qu'une victoire du PP serait synonyme de troubles et d'instabilité. Pour lui, le scrutin de 2011 était l'occasion de "purger" le pays du "poison" de M. Thaksin. M. Prawit Wongsuwan, ministre sortant et général, a déclaré que l'armée accepterait le verdict des urnes.

M. Thaksin, exilé volontaire à Dubaï depuis 2008, a déclaré dans des interviews qu'il n'avait pas l'intention de retourner en Thaïlande en tant que Premier ministre. Le PP a dit qu'il ne demanderait pas une amnistie en faveur de M. Thaksin. Mme Yingluck, qui aspirait à devenir la première femme Premier ministre, s'est engagée à servir l'unité et la réconciliation.

Le BJT de M. Chaovarat Chanweerakul (quoique réellement dirigé par M. Newin) a promis de créer plus d'emplois, de faire baisser le coût de la vie et de réduire la TVA de deux pour cent. En mars, il s'est rallié au Parti Chart Thai Pattana (Développement national thaï) de M. Chumpol Silapa-archa. La coalition a déclaré qu'elle se rallierait au parti que les urnes placeraient au pouvoir, DP ou PP.

Le 25 juin, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a décidé de définir un plan de gestion pour le site du temple de Preah Vihear. La Thaïlande, qui avait demandé le report du plan jusqu'au règlement du différend frontalier, a annoncé qu'elle se retirait du Comité et de la Convention de 1972 relative au patrimoine mondial.

Le 3 juillet, 65,99 % des quelque 47 millions d'électeurs inscrits se sont exprimés.

Les résultats préliminaires donnaient 265 sièges au PP, lui permettant de constituer un nouveau gouvernement à lui tout seul. Le DP, second, avait obtenu 159 sièges, le BJT, 34 et le Chart Thai Pattana, 19. Les sièges restants sont allés à de petites formations, avec moins de sept sièges chacune. Le Premier ministre Abhisit, prenant acte de sa défaite, a démissionné de la direction du DP le 4 juillet.

Plus de 1 900 plaintes pour fraude ont été déposées auprès de la Commission électorale. Le 9 juillet, le DP a déposé une pétition demandant à la Commission électorale de recommander à la Cour constitutionnelle la dissolution du PP. Le DP soutient, en effet, que des membres du parti Thai Rak Thai, dissous, avaient contribué à la sélection des candidats du PP et à l'élaboration de ses politiques, en violation de l'article 97 de la loi sur les partis politiques qui interdit aux hommes politiques disqualifiés de fonder ou de diriger des formations politiques pendant cinq ans.

Le 1er août, la nouvelle Chambre des représentants a tenu sa séance inaugurale. Le lendemain, elle a élu M. Somsak Kiatsuranond (PP) Président.

Le 5 août, la Chambre a élu Mme Yingluck (PP), Premier ministre. Elle est la première femme à occuper cette fonction en Thaïlande. Mme Yingluck a formé un gouvernement de coalition qui compte six partis et détient, en tout, 300 sièges. Ces six partis sont le PP, le Chart Thai Pattana (19 sièges), le Chart Pattana Pheu Pandin (Développement national, sept sièges), le Palung Chon (sept sièges), le Mahachon (Grand parti populaire, un siège) et le Nouveau parti démocrate (un siège).

Note 1 :
En 1962, la Cour internationale de justice a attribué le site du temple au Cambodge, mais le territoire environnant (4,6 km) est resté litigieux. Le site est inaccessible par le Cambodge. En juillet 2008, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a classé le temple comme se trouvant au Cambodge et demandé à la Thaïlande d'en autoriser l'accès par ses frontières.

Note 2:
Le Sénat, rétabli en 2008, compte 76 membres élus au scrutin direct (un par province ou changwat). En mars 2011, une nouvelle province, Bueng Kan, a été créée, portant le nombre des sénateurs élus au scrutin direct à 77 et ramenant celui des sénateurs élus au scrutin indirect à 73. Ainsi, en 2011, 73 mandats devaient être renouvelés au scrutin indirect. Le mandat des 76 membres élus au scrutin direct en 2008 court jusqu'en mars 2014, date à laquelle de nouvelles élections auront lieu. D'ici là, le siège de la province de Bueng Kan restera vacant.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 13 juillet 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables



Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Parti Pheu Thai (PP)
Parti démocrate (DP)
Bhum Jai Thai (BJT)
Chart Thai Pattana
Chart Pattana Pheu Pandin
Palanchon
Rak Thailand
Matubhum
Rak Santi
Mahachon
Nouveau parti démocrate
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Scrutin majoritaire Proportionnelle
Parti Pheu Thai (PP) 265 204 61
Parti démocrate (DP) 159 115 44
Bhum Jai Thai (BJT) 34 29 5
Chart Thai Pattana 19 15 4
Chart Pattana Pheu Pandin 7 5 2
Palanchon 7 6 1
Rak Thailand 4 0 4
Matubhum 2 1 1
Rak Santi 1 0 1
Mahachon 1 0 1
Nouveau parti démocrate 1 0 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
421

79

15.80%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source: Chambre des Représentants (05.08.2011, 08.08.2011)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Rathasapha / Assemblée nationale
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Saphaphuthan Ratsadon / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Wuthisapha / Sénat
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de la Chambre des Représentants
Mandat - durée : 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat : démission, perte du mandat suite à une résolution adoptée par la Chambre, suppression du parti politique auquel appartient le Speaker par ordre de la Cour et si le Speaker ne peut pas devenir membre d'un autre parti dans les 60 jours suivant la décision de la Cour, condamnation à l'emprisonnement par jugement de la Cour sauf s'il s'agit d'un délit par négligence ou mineur, décès, dissolution de la Chambre
Mode de désignation - élu par tous les Membres de la Chambre
- l'élection a lieu pendant la première séance de la Chambre nouvellement élue
- après la validation des mandats
Eligibilité - tout Membre peut être candidat
Mode de scrutin - vote formel à scrutin public
- si plusieurs candidats se présentent, les députés votent par appel nominal pour le candidat de leur choix
- la majorité simple est requise
- on ne procède qu'à un seul tour de scrutin
Déroulement / résultats - le doyen des Membres préside la Chambre pendant le vote
- le doyen des Membres contrôle le scrutin
- le doyen des Membres proclame les résultats sans délai
- le Secrétaire général de la Chambre informe le Premier Ministre du résultat pour qu'il transmette le nom du candidat élu au roi avant de l'introduire auprès de ce dernier
- recours possible
STATUT
Statut - précède le Président du Sénat dans l'ordre de préséance
- préside les séances conjointes des deux Chambres
- assure la représentation de la Chambre au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de la Chambre au sein d'organes internationaux
- est Président de droit du Tribunal constitutionnel
- est Président de droit de la Commission des services parlementaires
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le premier Vice-Speaker et en son absence par le second Vice-Speaker
Bureau / Organe collégial
Indemnités et privilèges - indemnité annuelle : 768.000 Bath (environ US$ 35.040)
+ indemnité supplémentaire : 600.000 Bath/an (environ US$ 24.000)
- voiture de fonction
- secrétariat
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire -- établit et modifie l'ordre du jour selon le Règlement intérieur de la Chambre
- organise les débats et fixe seulement les temps de parole pour les sessions extraordinaires
- peut examiner la recevabilité des propositions de loi et des amendements
Conduite des débats - peut ouvrir, suspendre et lever les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant la Chambre
- est responsable de la discipline à l'intérieur de la Chambre : à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- peut donner et retirer la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements selon le Règlement intérieur de la Chambre
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de la Chambre en s'appuyant sur des précédents
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - approuve le budget de la Chambre
- recrute, affecte et promeut le personnel
- nomme le Secrétaire général
- conseille le Secrétaire général pour organiser les services de la Chambre
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de la Chambre
Droit de parole et de vote, autres fonctions - peut prendre la parole dans les débats législatifs en quittant son fauteuil
- peut donner des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- peut intervenir dans les procédures de contrôle parlementaire

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Rathasapha / Assemblée nationale
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Saphaphuthan Ratsadon / Chambre des Représentants
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Wuthisapha / Sénat
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre
Début du mandat · Au soir des élections (art. 117 de la Constitution du 11.10.1997)
Validation des mandats · Validation par la Commission électorale, mais seulement en cas de contestation (art. 147 de la Constitution)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale -ou le jour de la dissolution anticipée (art. 118, al. 1, en liaison avec l'art. 114 de la Constitution) (Pour la dissolution anticipée, voir l'art. 116 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré (art. 118, al. 3 de la Constitution)
· Procédure : envoi d'une lettre de démission au Président de la Chambre des représentants
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Président de la Chambre des représentants
Possibilité de perte du mandat Oui a) Révocation avant l'expiration du mandat par le parti politique de l'intéressé; démission ou perte du mandat (art. 118, al. 8 et 9, en liaison avec l'art. 47, al. 3 de la Constitution)
b) Déchéance par le Sénat, à l'initiative des membres de la Chambre des représentants (un quart du nombre total des députés au moins) ou de 50.000 électeurs au moins (art. 118, al. 5 et 10, en liaison avec les art. 109, al. 14 et 307 de la Constitution; voir aussi les art. 297 à 306 de la Constitution)
c) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire (art. 118, al. 10, en liaison avec les art. 96 et 118, al. 3 à 9 et 11 de la Constitution): décision de la Cour constitutionnelle mettant fin au mandat (voir aussi: Démission, ainsi que les alinéas a), e), f) et g)
d) Décès (art. 118, al. 2 de la Constitution)
e) Incapacité et incompatibilités (art. 118, al. 4 à 7 et 13, en liaison avec les art. 95, 107, 109, 110 et 111 de la Constitution
f) Absence, sans l'autorisation préalable du Président de la Chambre, de plus de 25% des séances d'une session en comptant au moins 90 (art. 118, al. 11 de la Constitution)g) Condamnation, au titre d'un jugement pénal, à une peine d'emprisonnement pour un délit commis par négligence ou un délit mineur (art. 118, al. 12 de la Constitution); voir aussi l'art. 132 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants.
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'extérieur du Parlement : l'ordre de préséance officiel classe le Président de la Chambre des représentants au 2ème rang.
Indemnités, facilités, services · Passeport de service
· Indemnité de base : 38.500 baht par mois + Indemnité complémentaire : 38.500 baht par mois
· Aucune exonération d'impôts
· Pas de régime de retraite particulier
· Autres facilités :
a) Secrétariat : prêt d'un ordinateur portable (qui doit être rendu à la Chambre à la fin du mandat)
b) Assistants (voir aussi art. 10 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants) : salaires de 5 assistants (à raison de 7.700 baht chacun) et d'un expert (15.000 baht) choisis par le représentant
c) Voyages et transports (voir aussi art. 133 à 135 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants): gratuité des voyages et transports locaux; les voyages internationaux ne sont pris en charge que si le Parlementaire est en mission officielle)
d) Autres : assurance-maladie
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 157, al. 1 de la Constitution; voir aussi l'art. 189, al. 4 de la Constitution)
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement.
· Dérogations : offenses et outrages (art. 54, al. 2 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants; voir: Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 165, al. 1 et 166, al. 1 de la Constitution.)
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et ne préserve le parlementaire que de l'arrestation, de la mise en détention préventive et de la citation à comparaître devant une commission d'enquête comme délinquant présumé. Elle l'empêche également de passer en jugement pendant la session.
· Dérogations : en cas de flagrant délit, le parlementaire peut être arrêté ou détenu. L'arrestation doit être notifiée au Président de la Chambre, qui peut ordonner la relaxe du député.
- Dans les cas relevant de la Loi organique sur les élections à la Chambre des représentants et au Sénat, la Commission électorale ou les partis politiques, le parlementaire peut passer en jugement pendant la session, à la condition que cela ne l'empêche pas de participer aux séances de la Chambre.
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée seulement pendant les sessions.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 165, al. 1 et 166, al. 1 de la Constitution.)
- Autorité compétente : le Président de la Chambre des représentants
- Procédure (art. 139 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants). Dans ce cas, le parlementaire n'a pas à être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (pour les poursuites, voir l'art. 166 de la Constitution; pour la détention, voir l'art. 167 de la Constitution et la rubrique: Autorisation d'assister aux réunions du Parlement) :
- Autorité compétente : le Président de la Chambre des représentants; le fonctionnaire ou le tribunal chargé de l'enquête à la demande du Président de la Chambre des représentants
- Procédure : Art. 166 et 167 de la Constitution; voir: Passage en jugement pendant une session et Autorisation d'assister aux réunions du Parlement - Procédure
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés peuvent être autorisés à assister aux réunions du Parlement (art. 167 de la Constitution)
- Autorité compétente : le fonctionnaire ou le tribunal chargé de l'enquête à la demande du Président de la Chambre des représentants
- Procédure (art. 167 de la Constitution; art 140 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par les partis politiques et le Secrétariat de la Chambre des représentants.
· Manuels de procédure parlementaire :
- Manuel du parlementaire
- Règlement intérieur de la Chambre des représentants
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière. Pour l'autorisation de s'absenter, voir l'art. 130 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation (art. 118, al. 1 de la Constitution):
- Perte du mandat
- Amputation des émoluments (art. 131 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 8, al. 3, 54, 127 et 128 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants.
· Sanctions disciplinaires prévues :
- Avertissement (art. 128, al. 1 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
- Prohibition de certains vocables et épithètes (art. 128, al. 1 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
- Ordre de retirer certains propos (art. 128, al. 1 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
- Déni du droit de parole (art. 128, al. 1 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
- Ordre de présenter des excuses (art. 128, al. 1 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
- Expulsion de la séance pour une durée limitée ou illimitée (art. 128, al. 1 et 2 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 54, al. 2 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants) : toutes les sanctions disciplinaires prévues
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 8, al. 3 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants) : le Président de la Chambre des représentants.
· Procédure (art. 128 du Règlement intérieur de la Chambre des représentants)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays (voir toutefois l'art. 77 de la Constitution), mais certaines dispositions sont applicables: art. 118, al. 5 à 7 et 13, en relation avec les art. 95, 109, al. 8 à 12, 110 et 111 de la Constitution; art. 118, al. 5 et 10, en relation avec l'art. 109, al. 4 et les art. 297 à 311 de la Constitution.)
Pour la déclaration de fortune, voir: Obligation de déclaration de patrimoine.
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite :
- Perte du mandat (art. 118, al. 5 à 7 et 13, en relation avec les art. 95, 109, al. 8 à 12, 110 et 111 de la Constitution : incompatibilités; abus d'influence)
- Perte du mandat; autres sanctions prévues par le code pénal (art. 118, al. 5 et 10, en relation avec les art. 95, 109, al. 14, et 297 à 311 de la Constitution: désinvestiture; poursuites judiciaires à l'encontre de personnes investies d'une fonction politique)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Perte du mandat (incompatibilités; abus d'influence):
- Perte du mandat (désinvestiture) : le Sénat
- Autres sanctions prévues par le code pénal (poursuites judiciaires à l'encontre de personnes investies d'une fonction politique) : la Cour suprême (Division pénale chargée des personnes investies d'une fonction politique)
· Procédure :
- Perte du mandat (art. 297 à 307 de la Constitution; désinvestiture). Dans ce cas, le parlementaire ne dispose pas de moyen de recours.-
Autres sanctions, conformément aux dispositions du Code pénal (art. 308 à 311 de la Constitution; poursuites judiciaires à l'encontre de personnes investies d'une fonction politique). Dans ce cas, le parlementaire ne dispose pas de moyen de recours.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine.

Cette page a été mise à jour le 29 août 2011
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