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Consolidation de la paix et réconciliation – études de cas

Nous avons œuvré dans plusieurs pays en faveur de la paix et de la réconciliation au sein de sociétés qui ont fait face à un conflit. En voici quelques exemples.

Le Kenya a connu une flambée de violence à la suite des élections qui s’y sont tenues en 2007. Nous avons organisé un séminaire de haut niveau, lors duquel une feuille de route a été adoptée en vue de la réalisation de réformes. De nombreux changements ont été opérés, dont la mise en œuvre de réformes institutionnelles, de nouvelles lois et de nouveaux règlements, ainsi que des diffusions parlementaires en direct en vue d’une plus grande transparence. Des parlementaires ont apporté des contributions financières personnelles en faveur de personnes déplacées, à la suite de quoi la présidence du parlement a été élu institution la plus populaire du pays pour sa gestion déterminée et impartiale.

La Sierra Leone a dû faire face à onze ans de conflit qui ont fait près de 80 000 victimes. Lorsque ce conflit a pris fin, le Parlement de la Sierra Leone s’est trouvé dans une situation particulièrement fragile : en raison d’un manque de ressources humaines et financières, sa contribution au processus de réconciliation a représenté un véritable défi. En 2009, nous avons organisé un séminaire national dont l’objectif était d’analyser en détail les enjeux spécifiques auxquels le Parlement de la Sierra Leone était confronté. A cette occasion, les parlementaires ont adopté un plan de travail qui prévoyait notamment une réforme du parlement, l’adoption d’une politique globale de la jeunesse et de la législation requise, ainsi que l’organisation de visites parlementaires visant à diffuser et à promouvoir la paix et la tolérance politique.

Au Rwanda, le génocide a fait près d’un million de morts. Nous y avons organisé un séminaire national dont l’objectif était de soutenir les efforts déployés par les autorités pour restaurer la paix au moyen d’une coexistence pacifique entre les peuples hutu et tutsi. A cette occasion, les participants ont pu discuter de la contribution des parlements de la région à leurs processus de réconciliation nationale et de réforme institutionnelle. Le séminaire s’est soldé par l’adoption, par les parlementaires rwandais, d’un plan d’action parlementaire national qui prévoyait notamment une réforme du parlement, la diffusion de lois en faveur de la réconciliation nationale et des droits de l’homme, un travail de sensibilisation au moyen de visites sur le terrain et l’adoption de nouvelles lois portant sur la réconciliation nationale et les droits civils, politiques, économiques et sociaux. 

Le Timor-Leste a accédé à l’indépendance après une longue période d’annexion par l’Indonésie et des vagues de troubles politiques intenses. Depuis le début des années 2000, nous avons travaillé en étroite collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement en vue de renforcer le Parlement national du Timor-Leste, que nous avons soutenu notamment au moyen de conseils techniques et juridiques dans le cadre de la rédaction d’une nouvelle Constitution, et avec l’organisation d’ateliers sur des questions telles que l’égalité des sexes et la planification stratégique. Bien que le pays reste fragile, le parlement est désormais mieux à même de contribuer à bâtir un avenir stable.

La Tunisie a, elle aussi, bénéficié de l’assistance de l’UIP. Au début de l’année 2011, l’UIP lui a fourni des conseils et des avis spécialisés sur les systèmes électoraux afin de garantir que lorsqu’elle serait établie, l’Assemblée du pays respecterait une représentation des sexes la plus équilibrée possible. Aussi, une fois que l’Assemblée a été opérationnelle, l’UIP a évalué ses besoins. En mars 2012, l’UIP a organisé un atelier visant à promouvoir un processus constitutionnel efficace. Ce séminaire s’est penché sur des questions d’organisation et de planification pour chaque phase de la rédaction de la nouvelle Constitution. Depuis lors, l’UIP a régulièrement soutenu le Parlement tunisien, en le faisant profiter de son expertise sur des questions telles que les fonctions législative et de contrôle du parlement, l’autonomie administrative et financière des parlements, les normes internationales pour des parlements démocratiques et les modèles de gestion de l’administration parlementaire.