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Combattre la violence à l’égard des femmes

Des millions de femmes et de filles dans le monde sont victimes de violence physique ou sexuelle, souvent infligée par leurs maris ou concubins.

Une telle violence est une violation des droits de l'homme et une forme extrême de discrimination fondée sur le sexe. Elle prive les femmes et les filles de leur dignité, porte atteinte à leurs droits fondamentaux, nuit à leur santé, réduit leur productivité et les empêche de réaliser leur plein potentiel. Elle a également des conséquences importantes pour la paix et la sécurité et des retombées négatives sur le développement.

La violence à l’égard des femmes et des filles n’est pas circonscrite à une culture, à une région, à un pays ou à un groupe spécifique de femmes. Elle frappe aussi bien en temps de paix et qu’en temps de guerre. Elle a des coûts sociaux et économiques énormes, ainsi qu’un coût humain pour les personnes impliquées.

Nous profitons de toutes les occasions qui se présentent à nous pour sensibiliser les parlements à l'ampleur du problème et aux moyens dont disposent les parlementaires pour y remédier. Nous organisons des campagnes consacrées à cette question depuis de nombreuses années ; nous nous efforçons notamment de mettre fin à la pratique des mutilations génitales féminines.

Nous savons que pour éliminer la violence il faudra déployer des efforts systématiques et soutenus. C'est pourquoi nous avons élaboré une stratégie pour le changement qui a été exposée dans notre plan d'action à l’intention des parlements pour la lutte contre la violence à l'égard des femmes. Nous y recommandons d'adopter des lois efficaces contre la violence et, ce qui est tout aussi important, de veiller à leur application. Nous contribuons également à garantir que des cadres institutionnels solides visant à faciliter le changement sont en place et que les fonds nécessaires sont disponibles.

Les lois et les ressources ne représentent qu’une partie de notre approche. Nous estimons aussi qu’un changement doit s’opérer sur le plan culturel pour que les inégalités entre les sexes et les stéréotypes s’appliquant aux femmes soient éliminés – ces deux aspects sont à la base de la violence sexiste.

Pour aider à changer les attitudes et les normes sociales et culturelles, nous encourageons l'éducation appropriée des garçons et des filles. Nous établissons des partenariats solides avec des hommes afin que nous puissions œuvrer ensemble pour le changement et tirer profit du potentiel inexploité des hommes non violents.

Nos Assemblées ont adopté des résolutions sur la façon dont les parlements peuvent agir efficacement contre la violence, y compris les agressions au travail ou à la maison, la violence sexuelle, les mutilations génitales féminines, la traite des êtres humains et les conflits.

En 2014, à l’issue un débat général animé à la 131ème Assemblée, les Membres de l'UIP ont adopté un document final audacieux et tourné vers l'avenir. Les parlements ont fermement condamné les inégalités entre les sexes et la violence à l’égard des femmes. Ils se sont engagés à les éliminer d'ici 2030.

Les femmes qui occupent des postes de direction ne sont pas à l'abri de violations. En 2016, l'UIP a lancé la première étude mondiale du genre, intitulée Sexisme, harcèlement et violence à l’encontre des femmes parlementaires. La question a attiré une grande attention et doit rester une priorité dans notre travail pour les années à venir. Cela fait partie des efforts que nous déployons pour faire en sorte que les parlements soient des modèles de sensibilité au genre et de tolérance zéro vis-à-vis de la violence à l'égard des femmes.

Nous soutenons également la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, qui est célébrée chaque année le 25 novembre.

En cette section
La violence à l'égard des femmes dans les parlements pose un sérieux défi à la démocratie. Photo: © Garry Knight
La violence à l'égard des femmes dans les parlements pose un sérieux défi à la démocratie. En plus d'être une violation flagrante des droits de l’homme, elle entrave gravement l'accès des femmes aux postes de direction et la capacité des
Nous renforçons la législation qui concerne les auteurs et la protection, les services et les réparations pour les victimes. ©Reuters
Nous sommes convaincus que les parlements jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la violence à l'égard des femmes en adoptant des lois appropriées et en veillant à l’application de celles-ci. C'est pourquoi nous fournissons aux parlementaires les ressources pratiques dont ils ont besoin pour s’acquitter de ces deux tâches.