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FAQ : Que peut faire l’UIP pour contribuer à la lutte contre la violence sexiste ?

Que fait l’UIP pour aider les parlements à combattre la violence à l’égard des femmes ?

Notre programme de lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles prend différentes formes. Son objectif central est de renforcer les capacités des parlementaires hommes et femmes dans leurs fonctions en leur offrant une formation, un soutien technique et d’autres formes d’assistance, afin qu'ils puissent obtenir les meilleurs résultats. Nous sommes convaincus que les parlements jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la violence à l'égard des femmes en adoptant des lois appropriées et en veillant à l’application de celles-ci. C'est pourquoi nous fournissons aux parlementaires les ressources pratiques dont ils ont besoin pour s’acquitter de ces deux tâches.

Quelles sont les formes de violence que vous ciblez ?

Nous ciblons toutes les formes de mauvais traitements et de violence à l'égard des femmes et des filles, dont la violence familiale, les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, les mutilations génitales féminines et les mariages d'enfants. Plusieurs millions de femmes dans le monde sont toujours victimes de diverses formes de violence. Le problème existe dans toutes les cultures et sur tous les continents, en temps de paix et en situation de conflit. En plus de prévenir la violence, nous renforçons également la législation qui concerne les auteurs et la protection, les services et les réparations pour les victimes. Les membres de l'UIP nous ont chargé d’une mission claire dont cette question est une priorité.

Comment et où cette aide est-elle fournie ?

Notre action se déploie aux niveaux international, régional et national pour faire évoluer la situation grâce à la collaboration avec des parlementaires hommes et femmes. Nous insistons particulièrement sur le rôle des hommes dans la promotion d'une culture de tolérance zéro vis-à-vis de la violence à l'égard des femmes et des filles. À l'échelle internationale, nous réunissons des parlementaires, des spécialistes et des organismes compétents afin qu’ils fassent connaître des points de vue, des expériences et des solutions efficaces. Cet échange de connaissances entre pairs est un moyen très efficace de relever les défis et de réduire les taux de violence.

Nous organisons également des séminaires régionaux qui offrent des formations, une sensibilisation et des plateformes pour les débats et les consultations. Ces séminaires font également participer des parlementaires, des spécialistes et d'autres acteurs pertinents. Ils permettent de partager de bonnes pratiques et des connaissances. Tout comme notre action à l’échelle internationale, ils se sont révélés comme un moyen très efficace de combattre la violence. Ces séminaires ont permis aux participants de recenser des stratégies communes pour gérer des situations similaires et des formes spécifiques de violence qui touchent tous les pays d'une région donnée.

Au niveau national, nous fournissons des orientations sur la façon dont les lois peuvent être formulées et modifiées, et offrons un accès à des connaissances spécialisées et à des informations comparatives sur les cadres législatifs recueillies aux quatre coins du monde. Nous mettons en place des processus de consultation au stade de la rédaction et de l’application des lois, ainsi que des ateliers et d'autres activités de formation. Nous appuyons également les efforts de sensibilisation que les parlementaires déploient dans leurs circonscriptions respectives pour améliorer l’application des lois en vigueur.

Cette assistance débouche-t-elle sur des changements réels ?

Dans plusieurs pays, notre action a été traduite en projets de loi, en lois et en amendements, et a permis aux parlementaires de disposer davantage d’outils et de renforcer leurs capacités. Ces résultats montrent le pouvoir de parlementaires engagés. Ils permettent aux femmes du monde entier de garder espoir et d’avoir des perspectives de changement.

Pouvez-vous donner des exemples d’activités réussies ?

Aux Maldives, nous avons fourni aux parlementaires des conseils spécialisés et un encadrement lors de la rédaction d’un projet de loi sur la violence familiale qui a été adopté en 2012. Nous avons également fourni des conseils concernant un projet de loi sur le harcèlement sexuel qui a été promulgué en 2014.

Au Burkina Faso et au Togo, nous avons aidé les parlementaires à rédiger des projets de loi sur la violence à l'égard des femmes et des filles. Après avoir reçu le soutien de l’UIP pendant plusieurs années (2011-2014), le Burkina Faso a adopté une loi en 2015. Celle-ci visait à apporter une réponse globale à la violence physique, sexuelle, psychologique, économique et culturelle faite aux femmes et aux filles.

Au Burundi, nous avons renforcé la capacité des parlementaires à examiner la législation et à contrôler son application dans le cadre d’une formation et d’activités de sensibilisation à la violence à l'égard des femmes au niveau communautaire. Les parlementaires ont terminé leur formation juste avant qu'un projet de loi du Gouvernement sur la violence sexiste soit soumis au Parlement pour examen. Grâce à l’appui que nous avons fourni à l'Assemblée nationale, les parlementaires ont pu proposer 160 amendements au projet de loi pour l’améliorer.

Parmi les autres exemples, il convient de mentionner une visite d'étude en Afrique du Sud et au Zimbabwe organisée pour les membres du Parlement malawien et un atelier à Tonga sur l’application de la législation relative à la violence familiale.

En Sierra Leone, nous avons appuyé les efforts de sensibilisation déployés par des parlementaires. Nous avons formé des parlementaires à la façon de combattre la violence à l’égard des femmes et des filles en appliquant des lois plus efficaces et en prenant des mesures préventives.