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Eliminer la discrimination

L’ONU a adopté la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) en 1979. Bien que la CEDEF ait été largement ratifiée, beaucoup reste à faire du point de vue de la mise en œuvre. Depuis son adoption, la CEDEF fait partie intégrante de notre action visant à aider les parlements à promouvoir l'égalité des sexes.

La Convention définit un cadre général pour les droits des femmes et l'égalité des sexes. Lorsqu'un Etat adhère à la Convention, il s'engage légalement à prendre des mesures spécifiques pour faire de la CEDEF une réalité. Les engagements consistent notamment à incorporer le principe de l'égalité des sexes dans les systèmes juridiques ; à abolir les lois discriminatoires ; à élaborer des mécanismes et des politiques spécifiques pour éliminer toutes les formes de préjugés sexistes, de stéréotypes et de violence à l'égard des femmes ; et à adopter des mesures visant à promouvoir l'égalité des sexes dans tous les domaines de la vie, qu’il s’agisse de la santé et de l'éducation que de la prise de décisions politiques et de l'accès à la justice.

Les parlementaires peuvent jouer un rôle actif en veillant à ce que les lois, les politiques, les programmes et les budgets nationaux reflètent les principes et les obligations énoncés dans la Convention. Nous collaborons avec les parlementaires et les parlements pour nous assurer que les engagements pris par leur État en vertu de la CEDEF sont respectés. Nous les informons sur la Convention, les aidons à recenser les lacunes dans les mesures prises et les guidons vers des solutions. Nous encourageons également les parlementaires à utiliser leurs pouvoirs de contrôle pour faire en sorte que les lois qu'ils adoptent soient efficaces et soient pleinement appliquées. (Voir Collaboration avec le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes.)

Certains Etats émettent des réserves lorsqu'ils adoptent la Convention au motif que certaines dispositions sont contraires à leurs propres cultures ou traditions. Cela est parfois permis pour donner aux Etats le temps de rendre leurs lois et pratiques nationales pleinement conformes à la Convention. Nous coopérons avec les parlements pour réévaluer la pertinence de ces réserves, veiller à ce que les réformes nécessaires pour les lever soient mises en œuvre et lever celles qui ne sont plus justifiées.

En décembre 2016, 189 pays avaient ratifié la Convention. Un protocole facultatif distinct est entré en vigueur en 2000, couvrant les procédures de plainte et les enquêtes. Depuis l'adoption du Protocole, nous avons fait la promotion de sa ratification dans la communauté parlementaire.

Les parlements et leurs membres jouent un rôle important dans l’application de la CEDEF. En effet, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, qui surveille les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Convention, est le seul organe conventionnel de l'ONU à avoir adopté une politique de coopération avec les parlements et l'UIP.

En cette section
Nous aidons les parlements à s'engager en faveur de la CEDEF et aux côtés du Comité.
Nous aidons les parlements à s'engager en faveur de la CEDEF et aux côtés du Comité de plusieurs manières. Nous informons les parlementaires sur le rôle qu’ils doivent jouer pour que la CEDEF soit pleinement mise en œuvre. Nous les sensibilisons également à la manière dont ils peuvent interagir avec le Comité grâce à la procédure d’établissement de rapports.