| Nom du parlement (générique / traduit) |
Assembleia nacional / Assemblée nationale |
| Structure du parlement |
Monocaméral |
| CONTEXTE |
| Dernières élections / renouvellement (de/à) (de/à) | 5 septembre 2008 6 septembre 2008 |
| Périodicité et ampleur du renouvellement |
Renouvellement de l'ensemble des membres de l'Assemblée nationale. Les précédentes élections générales avaient eu lieu en septembre 1992. |
Le 4 juin 2008, le président José Eduardo dos Santos a décidé de la tenue d'élections législatives le 5 septembre, soit 16 ans après les élections précédentes, qui avaient eu lieu en septembre 1992. Les élections avaient, en effet, maintes fois été remises en raison de la guerre civile qui a déchiré le pays à la suite de son indépendance du Portugal en 1975.
Aux élections de 1992, le parti du président dos Santos, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), parti des travailleurs, avait remporté 129 des 220 sièges à pourvoir à l'Assemblée nationale, qui compte 223 membres. Dans le même temps, M. dos Santos, qui est au pouvoir depuis 1978, avait été réélu Président. L'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), dirigée par M. Jonas Savimbia, avait remporté 70 sièges, les sièges restants allant à de petits partis. Les trois sièges réservés aux Angolais vivant à l'étranger n'avaient pas été pourvus.
Les élections de 1992 faisaient suite à un accord de paix signé entre le Président dos Santos et M. Savimbi en mai 1991. Toutefois, à la suite de sa défaite électorale, l'UNITA avait repris la guerre civile, laquelle a coûté quelque 500 000 vies au total. La guerre civile s'était terminée en 2002, le chef de l'UNITA, M. Savimbi, ayant été tué par l'armée.
Au cours des six dernières années, le pays a connu une croissance économique à deux chiffres. La croissance a même atteint 20% en 2008, dopée par les industries du pétrole et des diamants. Près de 70 % des Angolais vivent néanmoins avec moins de deux dollars par jour et beaucoup d'entre eux n'ont accès ni à l'eau potable, ni à l'électricité.
Un total de 5198 candidats, issus de dix partis politiques et de quatre coalitions, se sont présentés aux élections de 2008, considérées comme un galop d'essai pour les élections présidentielles prévues en 2009.
On s'attendait en général à ce qu'une majorité des sièges aille au MPLA, qui a axé son programme sur une croissance économique durable et des mesures sociales. Il a également annoncé la construction de 2000 nouveaux logements par an. Le Président dos Santos a appelé les Angolais à veiller à ce que les élections soient " démocratiques, libres et transparentes ".
L'UNITA, principal opposant au MPLA, est désormais dirigée par M. Isaias Samakuva. Celui-ci a surtout mené campagne dans les zones rurales, promettant de gouverner dans l'intérêt de tous les Angolais. Il a critiqué le MPLA, qu'il rend responsable de la lenteur du rythme de la reconstruction et de la pauvreté endémique. Il a aussi accusé le MPLA de chercher à intimider les sympathisants de l'UNITA et de contrôler les médias d'État.
Le parti libéral démocrate (qui avait remporté trois sièges en 1992), dirigé par Mme Annalia Victoria Pereira, a critiqué l'utilisation par le MPLA d'avions, hélicoptères et bateaux militaires pendant la campagne alors que les autres partis ne disposaient pas de telles facilités. La campagne des autres partis s'est limitée à de petites réunions autour de Luanda, la capitale.
Des cartes d'électeurs anti-fraude comportant des hologrammes, des photos et des empreintes digitales, ont été utilisées pour la première fois lors de ces élections. En raison du retard de l'ouverture de certains bureaux de vote et d'un nombre de bulletins insuffisant à Luanda, le scrutin, qui au départ devait se limiter au 5 septembre, a été prolongé d'un jour. 87,36% des 8,3 millions d'inscrits ont voté.
L'Union Européenne (UE), qui avait envoyé une centaine d'observateurs, a salué la forte mobilisation des Angolais, preuve de l'importance que ceux-ci attachent au processus démocratique. L'UE a cependant critiqué la partialité de la couverture médiatique, par trop favorable au gouvernement, la jugeant non-conforme aux normes internationales fondamentales. La Communauté de développement de l'Afrique australe a, quant à elle, qualifié les élections de crédibles, pacifiques et transparentes.
Le MPLA a obtenu 191 sièges contre 16 à l'UNITA. L'UNITA a dans un premier temps contesté les résultats de Luanda, puis a reconnu sa défaite après le rejet de sa plainte par la commission électorale faute de preuves. Les sièges restants sont allés à de petits partis. Le leader de l'UNITA, M. Samakuva, s'est félicité de la tenue des élections qu'il considère comme une étape importante pour la consolidation de la démocratie encore fragile dans le pays.
L'Assemblée nationale nouvellement élue a ouvert sa première session le 30 septembre 2008. Le Premier ministre sortant, M. Fernando da Piedade Dias dos Santos (MPLA), a été élu président de l'Assemblée.
Le lendemain, le Président dos Santos a nommé M. António Paulo Kassoma (MPLA), Premier ministre. Le 3 octobre, le gouvernement de M. Kassoma a reçu l'investiture du Président. |
| RESULTATS DES ELECTIONS |
| Tours de votes |
| Tour no 1 (de/à) | 5 septembre 2008 6 septembre 2008 |
Nombre d'électeurs inscrits Votants Bulletins blancs ou nuls Suffrages valables |
8'256'584 7'213'281 (87.36%) 762'874 6'450'407 |
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Notes
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| Répartition des votes |
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Tour no 1
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| Parti / Formation politique |
Candidats |
Votes |
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Vote en % |
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| Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) |
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81.64 |
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| Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) |
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10.39 |
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| Parti du renouveau social (PRS) |
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3.17 |
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| Front national de libération de l'Angola (FNLA) |
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1.11 |
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| Coalition Nouvelle démocratie (ND) |
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1.20 |
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| Répartition des sièges |
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Tour no 1
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| Parti / Formation politique |
Total sièges
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Nombre de femmes |
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| Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) |
191
|
77 |
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| Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) |
16
|
4 |
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| Parti du renouveau social (PRS) |
8
|
0 |
|
|
|
| Front national de libération de l'Angola (FNLA) |
3
|
0 |
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| Coalition Nouvelle démocratie (ND) |
2
|
0 |
|
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| Répartition des sièges entre hommes et femmes |
Hommes
Femmes
Pourcentage de femmes |
138
82
37.27%
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| Répartition des sièges selon l'âge |
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| Répartition des sièges selon la profession |
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| Commentaires |
Sources:
- http://www.cne.ao
- Assemblée nationale (02.10.2008, 01.01.2010, 20.12.2011) |
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