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BULGARIE
Narodno sabranie (Assemblée nationale)

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) Narodno sabranie / Assemblée nationale
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1896 - 1950
1954
PRESIDENCE
Président(e) Tsetska Tsacheva (F) 
Notes Elue le 14 juillet 2009.
Secrétaire général(e) Ivan Mitov Slavchov (M) 
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 240 / 240
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 50 (20.83%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 240
Durée de la législature 4 ans
Dernier renouvellement (de/à) 5 juillet 2009
(Détails)
CONTACTS
Adresse National Assembly of the Republic of Bulgaria
Narodno sabranie
2 Narodno sabranie Square
1169 SOFIA
(Export mailing lists)
Téléphone (359 2) 939 39 (switchboard)
988 20 80 (International Relations and Protocol Directorate)
Fax (359 2) 981 31 31
E-mail infocenter@parliament.bg
Site Web
http://www.parliament.bg/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) Narodno sabranie / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 13 avril 2001
Dernier amendement: 14.04.2009
Mode de désignation élus au scrutin direct 240
Circonscriptions 31 circonscriptions plurinominales (sièges attribués en fonction de la population)
Mode de scrutin Mixte: Scrutin mixte:
- 31 membres élus au scrutin majoritaire;
- 209 membres élus au scrutin proportionnel de listes fermées. Ces sièges sont répartis selon la méthode de Hare-Niemeyer.
Seuls les partis et coalitions obtenant au moins 4 % des suffrages exprimés à l'échelon national son représentés au Parlement.
Les sièges relevant du scrutin proportionnel devenant vacants en cours de législature vont au candidat suivant. Les sièges relevant du scrutin majoritaire sont quant à eux pourvus au moyen d'élections partielles. Toutefois, si un parlementaire élu au scrutin majoritaire renonce à son siège pour un poste ministériel, son siège revient au candidat suivant sur la liste présentée par son parti au scrutin proportionnel.
Le vote n'est pas obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans révolus au jour du scrutin
- citoyen bulgare
- interdiction: peine de prison, interdiction judiciaire
CANDIDATS
Conditions pour être élu - tout électeur qualifié
- âge: 21 ans révolus au jour du scrutin
- citoyen bulgare
Interdiction: peine de prison, interdiction judiciaire, personnes possédant citoyenneté d'un autre pays.
Incompatibilités - fonctions publiques
Conditions de présentation - Candidatures présentées sur la liste d'un parti politique : liste d'au moins 15 000 électeurs appuyant l'officialisation du parti;
- Candidats indépendants : soutenus par au moins 10 000 électeurs dans la circonscription électorale concernée.

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) Narodno sabranie / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 5 juillet 2009
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres à l'échéance normale de leur mandat.
Le 28 avril 2009, le Président Georgi Parvanov a annoncé que des élections législatives auraient lieu le 5 juillet. Ces élections seraient, d'une part, les premières depuis l'entrée du pays dans l'Union européenne (UE), en janvier 2007 et allaient, d'autre part, se dérouler conformément à une nouvelle loi électorale. Jusque là les parlementaires étaient élus à la proportionnelle pure. Dorénavant, 31 des 240 parlementaires sont élus au scrutin majoritaire et les autres, à la proportionnelle. Le projet initial de modification du système électoral prévoyait de relever de 4 % à 8 % le seuil exigé des coalitions pour obtenir une représentation au Parlement, mais le Président Georgi Parvanov avait opposé son véto à cette disposition.

Lors des élections précédentes, en juillet 2005, le Parti socialiste bulgare (BSP) était à la tête de la Coalition pour la Bulgarie (CB), qui se composait de huit partis. Celle-ci avait remporté 82 sièges sur les 240 à pourvoir. Le leader du BSP, M. Sergey Stanichev, était devenu Premier ministre et avait formé un gouvernement de coalition avec la Coalition pour la Bulgarie, le Mouvement national Siméon II (NMSS, 53 sièges) et le Mouvement pour les droits et les libertés (DPS), parti représentant l'ethnie turque, qui avait remporté 34 sièges. En octobre 2006, M. Parvanov (BSP) avait été réélu au deuxième tour de la présidentielle, devant M. Volen Siderov du parti Ataka. En octobre 2008, le NMSS s'était rebaptisé Mouvement national pour la stabilité et le progrès (NMSP) et avait réélu l'ancien roi, Siméon de Saxe-Cobourg Gotha, à sa direction.

Vingt partis et coalitions ont pris part au scrutin de 2009. Le Parti des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), force d'opposition de centre-droit, représentait une menace pour les partis du gouvernement sortant. Le GERB n'était pas représenté dans l'Assemblée nationale sortante, mais avait remporté les élections législatives européennes de juin 2009. Les autres partis bien placés étaient le parti Ataka, la Coalition bleue (BC) et le Parti de l'ordre, de la loi et de la justice (RZS).

Conformément à la loi électorale nationale, les candidats bénéficient de la même immunité que les parlementaires. Ainsi, peu avant les élections de 2009, les tribunaux avaient ordonné la libération de plusieurs candidats poursuivis pour des faits graves au pénal, tels que détournement de fonds, traite des femmes ou trafic de stupéfiants. La participation de ces candidats conduisait à s'interroger sur la légitimité et la régularité du scrutin.

En 2008, l'UE avait gelé plus de 500 millions d'euros d'aide destinés à l'agriculture et à l'infrastructure. L'UE estimait que le gouvernement ne prenait pas de mesures suffisantes pour lutter contre la corruption et la criminalité organisée. L'économie du pays avait en outre été encore affaiblie par la récente crise économique mondiale et allait, selon les analystes, se contracter de 3 % supplémentaires en 2009.

Le parti GERB de M. Boyko Borisov, Maire de la capitale, Sofia, entendait travailler avec le Fonds monétaire international (FMI) à la relance de l'économie et faire mettre en prison toute personne coupable de détournement de fonds de l'Union européenne. Il prenait l'engagement solennel de rendre le gouvernement transparent. La Coalition bleue, constituée de l'Union des forces démocratiques et des Démocrates pour une Bulgarie forte, était codirigée par l'ancien Premier ministre Ivan Kostov et M. Martin Dimitrov, parlementaire européen. Cette coalition de centre-droit faisait également campagne sur un programme anti-corruption. M. Kostov reprochait au Premier ministre, M. Stanichev, d'avoir refusé de débattre des questions économiques durant la campagne électorale.

Le Premier ministre, M. Stanichev (BSP), qui était de nouveau à la tête de la Coalition pour la Bulgarie, mettait en avant les états de service de son gouvernement, et en particulier l'entrée du pays dans l'Union européenne. Selon lui, le GERB et la Coalition bleue allaient remettre en cause la protection sociale des Bulgares en privatisant les secteurs de l'énergie et de la santé et en faisant baisser les salaires et les retraites.

Le leader du DPS, M. Ahmed Dogan, estimait que soutenir l'opposition signifierait un retour au Processus de renaissance nationale utilisé dans les années 80 pour assimiler les Bulgares de confession musulmane (d'origine bulgare ou turque) en les forçant à prendre des noms à consonance slave. Le Premier ministre reprochait au DPS de jouer la carte ethnique. M. Borisov (GERB) s'engageait à mettre fin à la double nationalité, qui permettait d'après lui au DPS de recueillir les voix de nombreux Bulgares qui résidaient en fait en Turquie, alors que les autres Bulgares de l'étranger n'étaient pas autorisés à voter.

Le Parti de l'ordre, de la loi et de la justice (RZS), de M. Yane Yanev, promettait de travailler à des réformes judiciaire et financière. M. Yanev accusait le BSP d'avoir passé un accord pré-électoral avec les dirigeants roms pour recueillir les suffrages de la communauté rom, accusation que le Premier ministre rejetait.

Le parti ultranationaliste Ataka a fait campagne sur un programme anti-européen. Il a accusé le DPS de mener ce que son leader M. Siderov a qualifié de " politique anti-bulgare " et a pris l'engagement de faire barrage à l'islamisation et à la corruption.

Le 5 juillet, 60,95 % des 7,1 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Plusieurs irrégularités, telles que l'achat de voix, ont été signalées le jour du scrutin.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ont observé le scrutin. Elles ont conclu que les élections s'étaient globalement déroulées conformément aux normes internationales, tout en recommandant des efforts supplémentaires pour garantir l' " intégrité du processus électoral ".

Six formations politiques ont franchi le seuil de 4 % requis pour obtenir une représentation parlementaire. Le GERB a obtenu 116 sièges. Les partis du gouvernement sortant - à savoir la Coalition pour la Bulgarie et le DPS - en ont respectivement obtenu 40 et 38. Le NMSP n'a pour sa part pas obtenu de représentation parlementaire, avec seulement 2,9 % des suffrages, à la suite de quoi Siméon de Saxe-Cobourg a démissionné de la direction du Parti. L'Ataka, la Coalition bleue et le RZS ont remporté respectivement 21, 15 et dix sièges. Cinquante femmes ont été élues.

A sa session inaugurale, le 14 juillet, l'Assemblée nationale a élu Mme Tsetska Tsacheva à sa présidence. Celle-ci est ainsi devenue la première femme à occuper cette fonction en Bulgarie.

Le 16 juillet, le GERB a annoncé qu'il formerait un gouvernement minoritaire seul. Le 27 juillet, l'Assemblée nationale a voté la confiance au gouvernement de M. Borisov, avec le soutien d'Ataka, de la Coalition bleue et du RZS.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 15 juillet 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
7'129'965
4'345'450 (60.95%)

4'226'194
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) 43.06
Coalition pour la Bulgarie (CB) 19.14
Mouvement pour les droits et les libertés (DPS) 15.79
Ataka 10.05
Coalition bleue (BC) 7.18
Parti de l'ordre, de la loi et de la justice (RZS) 4.78
Indépendants
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges Scrutin majoritaire Proportionnel Sièges fév. 2010
Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) 116 26 90 117
Coalition pour la Bulgarie (CB) 40 0 40 40
Mouvement pour les droits et les libertés (DPS) 38 5 33 37
Ataka 21 0 21 21
Coalition bleue (BC) 15 0 15 14
Parti de l'ordre, de la loi et de la justice (RZS) 10 0 10 0
Indépendants 0 0 0 11
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
190

50

20.83%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Architecte, géomètre, ingénieur

Economiste

Juristes

Autres

Médecin, dentiste

Enseignement

Journalisme, audiovisuel, médias

Recherche/sciences

Chef d'entreprise

52

47

45

37

25

16

7

6

5

Commentaires
Note sur la répartition des sièges :
Le 16 février 2010, la Cour constitutionnelle a décidé d'invalider plus de 18 000 votes émis en Turquie lors des élections de 2009 en raison d'infractions au processus électoral, à la suite de quoi l'élection de trois parlementaires, dont un du Parti de l'ordre, de la loi et de la justice (RZS), a été annulée. Le RZS ne détient donc plus que neuf sièges, soit un de moins que le nombre requis pour former un groupe parlementaire. Ses membres siègent donc comme indépendants. La mention " sièges février 2010 " désigne la composition finale du Parlement, après la décision de la Cour constitutionnelle.

Répartion des sieges selon l'âge
20 à 29 ans : 12
30 à 39 ans : 53
40 à 49 ans : 92
50 à 59 ans : 62
60 à 69 ans : 20
Plus de 70 ans : 1
Total: 240

Source:
- Assemblée nationale (16.07.2009, 16.02.2010)
- http://www.parliament.bg/?page=ns&lng=en&nsid=8

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) Narodno sabranie / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président(e) de l'Assemblée nationale
Mandat - durée : 4 ans (idem législature)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution de l'Assemblée, impossibilité objective de remplir ses obligations ou non accomplissement systématique des fonctions
Mode de désignation - élu par tous les Membres de l'Assemblée
- au cours de la première séance de la nouvelle législature
Eligibilité - tout Député peut être candidat
- dépôt des candidatures au cours de la première séance avant l'examen du point respectif de l'ordre du jour
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- deux tours, à la majorité simple
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- une Commission ad hoc nommée pour l'élection contrôle le scrutin
- une Commission ad hoc nommée pour l'élection proclame les résultats
- recours possible
STATUT
Statut - peut exercer l'intérim du Chef de l'Etat au cours des deux mois précédants les élections présidentielles, si le Vice-Président n'est pas en mesure d'assumer cette fonction
- assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- assure la représentation de l'Assemblée au sein d'organes internationaux
- est président de droit de la Commission de l'Administration
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le Vice-Président de l'Assemblée, le cas échéant par le Vice-Président désigné par le groupe parlementaire le plus important
Bureau / Organe collégial - une formation collégiale informelle se réunit une fois par semaine
- composée des Vice-Présidents, Présidents des groupes parlementaires, et commissions permanentes
Indemnités et privilèges - indemnité (50% supérieur à l'indemnité des parlementaires)
- résidence officielle
- voiture de fonction
- secrétariat
- personnel de protection
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- formule des propositions de programme et de calendrier des travaux. L'Assemblée nationale les vote
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
Conduite des débats - ouvre, et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces et communications concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des séances extraordinaires (dans les cas prévus par la Constitution ou conformément au vote des députés)
Attributions spéciales - propose le budget de l'Assemblée
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel aux forces de l'ordre en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs
- donne parfois des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- dépose des propositions lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- contrôle la constitutionnalité des lois en signant la loi adoptée et en la renvoyant au Président de la République

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) Narodno sabranie / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 67, al. 1 de la Constitution du 12.07.1991: voir aussi art. 67, al. 2 et art. 81, al 3 de la Constitution)
Début du mandat · Dès la proclamation des résultats (Arrêt no. 1 de la Cour constitutionnelle daté du 16.01.1992)
Validation des mandats · Validation par la Cour constitutionnelle, mais seulement en cas de contestation (art. 66 et 149, al. 1 (7.) de la Constitution)
· Procédure (art. 150, al. 1 et 151, al. 1 et 2 de la Constitution; art. 94, al. 1 de la Loi sur l'élection des membres de l'Assemblée nationale, des conseillers municipaux et des maires; art. 12 de la Loi instituant la Cour constitutionnelle)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale -ou le jour de la dissolution anticipée (Arrêt no. 20 de la Cour constitutionnelle du 23.12.1992)
Possibilité de démission Oui · De son propre gré (art. 72, al. 1 (1.) de la Constitution).
· Procédure (art. 72, al. 1 (1.) de la Constitution) : l'élu soumet sa lettre de démission à l'Assemblée nationale qui doit adopter une résolution.
· Autorité compétente pour accepter la démission (art. 72, al. 2 de la Constitution) : l'Assemblée nationale
Possibilité de perte du mandat Oui a) Exclusion définitive du Parlement par celui-ci : dans le cas où le député mis en cause a été condamné à une peine de prison pour un délit délibéré ou s'il se trouve sous le coup d'une peine d'emprisonnement sans sursis (art. 72, al. 1 (2.) et art. 2 de la Constitution).
b) Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire : arrêt de la Cour constitutionnelle en cas d'inéligibilité ou d'incompatibilité (art. 68, al. 1; art 72, al. 1 (3) et 2 de la Constitution; art. 100, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
c) Décès (art. 72, al. 1 (4) de la Constitution)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire · À l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Le Vice-Président
3. Les chefs des groupes parlementaires
4. Les autres parlementaires
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
· Indemnité de base (art. 71 de la Constitution;art. 3 et 4 de l'Annexe au Règlement intérieurde l'Assemblée nationale) : selon la fonction
· Pas d'exonération d'impôts
· Pas de régime de retraite particulier
· Autres facilités :
a) Secrétariat, assistants (art. 116 à 123 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; art. 9, al. 6 et art. 10 de l'Annexe audit Règlement)
b) Véhicule de fonction :
c) Personnel de protection : à la requête d'un député, s'il craint pour sa vie ou sa sécurité
d) Services postaux et téléphoniques :e) Logement de fonction; voyages et transports (art. 9, al. 1 à 5 de l'Annexe au Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
f) Autres : assurances (art. 6 de l'Annexe au Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
Obligation de déclaration de patrimoine Oui
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 69 de la Constitution).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement).
· Dérogations : offenses et injures (art. 107 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; voir aussi les art. 109 à 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; voir: Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 70 de la Constitution; art 104, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions et ne préserve le parlementaire que de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations : en cas de flagrant délit pour crime particulièrement grave, les parlementaires peuvent être arrêtés. Toutefois, le Parlement (ou, s'il ne siège pas, son Président) doit en être informé (art. 70 de la Constitution; art. 104, al. 2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
· L'inviolabilité parlementaire n'empêche pas la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat. Elle inclut également les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection (art. 104, al. 8 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée en cas de délit particulièrement grave (art. 70 de la Constitution; art. 104, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale; le Président
- Procédure (art. 104, al. 3 à 7 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale). Dans ce cas, le parlementaire peut être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 104, al. 8 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale).
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 104, al. 8 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; arrêt no. 2 de la Cour constitutionnelle du 18.02.1993)
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement (arrêt no. 10 de la Cour constitutionnelle du 27.07.1992)
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par le Parlement et par les partis politiques
· Manuels de procédure parlementaire :
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission (art. 102, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation : (art. 12 de l'Annexe au Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : amputation de l'indemnité
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans l'art. 77, al. 1 (3.) de la Constitution et les art. 52, al. 1 et 107 à 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 108 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) :
- Rappel à l'ordre (art. 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Réprimande (art. 110 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Censure (art. 111 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Avertissement pour intervention hors du sujet (art. 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension pour une séance, assortie d'une amputation de la rémunération (art. 113 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension jusqu'à trois séances, assortie d'une amputation de la rémunération (art. 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Interruption de séance (art. 52, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 107 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; voir aussi les art. 109 à 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : rappel à l'ordre; réprimande; censure; avertissement pour intervention hors du sujet; suspension pour une séance, assortie d'une amputation de la rémunération; suspension jusqu'à trois séances, assortie d'une amputation de la rémunération
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 77, al. 1 (3.) de la Constitution) : le Président
· Procédure :
- Rappel à l'ordre (art. 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Réprimande (art. 110 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale )
- Censure (art. 111 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale
- Avertissement pour intervention hors du sujet (art. 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension pour une séance, assortie d'une amputation de la rémunération (art. 113 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension jusqu'à trois séances, assortie d'une amputation de la rémunération (art. 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Interruption de séance (art. 52, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Offenses et outrages (art. 107 et 109 à 114 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il existe certaines dispositions pertinentes (art. 68, al. 1, art. 72, al. 1 (3.) et 2 de la Constitution; art. 100, al. 1 et 2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale). Pour la déclaration de fortune, voir: Obligation de déclaration de patrimoine.
· Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite (art 72, al. 1 (3.) de la Constitution) : perte du mandat (incompatibilités)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : (art 72, al. 2 de la Constitution) : la Cour constitutionnelle
· Procédure (art 72, al. 2 de la Constitution) : arrêt de la Cour constitutionnelle.
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il existe certaines dispositions légales dans ce domaine (art. 11, al. 4 de la Constitution; art. 16 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; interdiction de constituer des partis politiques ou des groupes parlementaires aux fins de défendre certains intérêts particuliers).

Cette page a été mise à jour le 17 janvier 2011
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