| Nom du parlement (générique / traduit) |
Sakartvelos Parlamenti / Parlement |
| Structure du parlement |
Monocaméral |
| CONTEXTE |
| Dernières élections / renouvellement (de/à) |
21 Mai 2008 |
| But des élections |
Renouvellement de tous les membres du Parlement à l'échéance normale de leur mandat. |
Les élections législatives de mai 2008 ont fait suite à la réélection, en janvier, du Président Mikheïl Saakachvili. Lors du référendum tenu en même temps que le scrutin présidentiel, les Géorgiens s'étaient prononcés pour la tenue des élections législatives au printemps plutôt qu'à l'automne 2008. Le 21 mars, le Président Saakachvili avait signé un décret fixant la date des élections au 21 mai.
Lors des précédentes élections, en novembre 2003, les résultats concernant les 150 sièges à pourvoir à la proportionnelle avaient été annulés par la Cour constitutionnelle. De nouvelles élections avaient été organisées en mars 2004. Le décompte final avait donné au Mouvement national - Démocrates du Président Saakachvili (par la suite rebaptisé Mouvement national uni (UNM)), un total de 161 sièges sur 235, contre 17 pour l'Opposition de droite. Les sièges restants sont échus à des indépendants et de petits partis.
Pour le scrutin de 2008, le nombre de sièges avait été ramené de 235 à 150 et le mandat parlementaire étendu de quatre à cinq ans, conformément à un référendum organisé en novembre 2003. Le seuil fixé pour obtenir un siège à la représentation proportionnelle, anciennement de 7 %, avait été abaissé à 5 % et le nombre de signatures exigées des partis politiques pour pouvoir inscrire des candidats, ramené de 50 000 à 30 000.
En mars 2008, les partis d'opposition avaient demandé que 100 sièges soient pourvus au scrutin proportionnel au motif que le nouveau système électoral favorisait le parti en place, à savoir l'UNM. Le Gouvernement rejetait cet argument et maintenait que 75 parlementaires devaient être élus au scrutin proportionnel et 75 au scrutin majoritaire. Malgré une grève de la faim de 18 jours organisée par des membres de l'opposition, c'est la proposition du Gouvernement qui a été retenue pour les élections de 2008.
En avril, la Présidente sortante du Parlement, Mme Nino Bourdjarnadze - tête de liste de l'UNM pour le scrutin proportionnel - a annoncé qu'elle ne se présenterait pas, arguant qu'elle ne faisait pas confiance aux candidats désignés par le Président Saakachvili. Elle a insisté sur le fait que les élections de 2008 constituaient une épreuve de vérité pour la démocratie dans le pays et prié instamment le Gouvernement de veiller à ce que les électeurs puissent voter librement.
En tout, trois coalitions et neuf partis ont participé aux élections. L'ancien Ministre des affaires étrangères, David Bakradze, a conduit la liste de l'UNM qui a fait campagne en s'appuyant sur le bilan du Gouvernement. Le Président Saakachvili, pro-européen, s'engageait à relancer l'économie et à combattre la corruption. Il promettait d'uvrer à l'entrée du pays dans l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN) et dans l'Union européenne (UE). Lors d'un sommet tenu à Bucarest en avril, l'OTAN a rappelé que des élections législatives libres et régulières étaient indispensables pour que la Géorgie puisse signer un Plan d'action pour l'adhésion (MAP).
Le rival de Mikheïl Saakachvili lors de la présidentielle de 2008, M. Levan Gatchetchiladze, dirigeait l'Opposition unie (Conseil national, Nouvelles droites), formée en 2007 par neuf partis. Il a placé sa campagne sous la bannière d'un " Mouvement pour la libération de la Géorgie ". Il a par ailleurs assimilé le régime de Mikheïl Saakachvili à une forme de " terreur politique ", taxant le Président de corruption et d'atteinte à la liberté d'expression. Il promettait en outre d'assouplir la politique du pays à l'égard de la Fédération de Russie, qui s'était opposée à l'entrée de la Géorgie dans l'OTAN.
Un ancien présentateur d'une chaîne de télévision d'opposition, M. Giorgi Targamadze, dirigeait une autre coalition d'opposition, l'Alliance Giorgi Targamadze - démocrates chrétiens. Celle-ci se composait de 12 partis, parmi lesquels le Parti des Verts, En avant la Géorgie et le Parti de l'avenir.
M. Targamadze souhaitait faire de la religion orthodoxe la religion officielle de la Géorgie (plus de 80 % des Géorgiens seraient chrétiens orthodoxes). Le Parti républicain demandait quant à lui une réforme radicale de l'économie et dénonçait le style " autocratique " du Président Saakachvili. L'opposition comprenait également le Parti travailliste (LP) dirigé par un vétéran de la politique, Shalva Natelachvili. Enfin, l'UNM n'a manqué aucune occasion de critiquer la dispersion de l'opposition.
En tout, 53,39 % des 3,4 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Le jour du scrutin, un militant de l'opposition a été tué par balle.
Près de 400 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont suivi le scrutin. L'OSCE s'est félicitée de la participation de différents partis politiques qui offrait selon elle " un grand choix " aux électeurs et elle a salué les efforts déployés par les autorités pour organiser des élections conformes aux normes de l'OSCE et du Conseil de l'Europe. Toutefois, elle a conclu à un certain nombre d'irrégularités, parmi lesquelles un recours insuffisant à l'encre indélébile, et donc à une application " inégale et incomplète " de ces normes. Le Premier ministre géorgien Lado Gurgenidze a déclaré que les élections s'étaient déroulées dans un climat de calme.
Les résultats finals ont donné un total de 119 sièges à l'UNM. LOpposition unie est arrivée loin derrière avec 17 sièges. Les Chrétiens-démocrates et le Parti travailliste ont remporté six sièges chacun, contre deux pour le Parti républicain.
Le leader du Parti travailliste, M. Natelachvili, a exhorté la commission électorale à annuler les résultats dans plusieurs districts. L'Opposition unie a dénoncé des irrégularités dans le déroulement du scrutin et déclaré qu'elle comptait boycotter le Parlement.
Le Parlement nouvellement élu a tenu sa première session le 7 juin. L'opposition a refusé d'y participer, à l'exception de deux membres du Parti travailliste et de deux membres du Parti républicain. M. David Bakradze (UNM) a été élu à la tête du Parlement. |
| RESULTATS DES ELECTIONS |
| Tours de votes |
| Tour no 1 | 21 Mai 2008 |
Nombre d'électeurs inscrits Votants Bulletins blancs ou nuls Suffrages valables |
3'465'736 1'850'407 (53.39%) 56'099 1'794'308 |
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Notes
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| Répartition des votes |
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Tour no 1
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| Parti / Formation politique |
Candidats |
Votes |
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% |
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| Parti du Mouvement National (UNM) |
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| Opposition Unie (Conseil National, Nouvelles droites) |
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| Parti Démocrate Chrétien "Giorgi Targamadze" |
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| Parti travailliste "Chalva Natelachvili" |
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| Parti républicain |
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| Répartition des sièges |
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Tour no 1
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| Parti / Formation politique |
Total
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Majoritaire |
Proportionnel |
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| Parti du Mouvement National (UNM) |
119
|
71 |
48 |
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|
| Opposition Unie (Conseil National, Nouvelles droites) |
17
|
2 |
15 |
|
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| Parti Démocrate Chrétien "Giorgi Targamadze" |
6
|
0 |
6 |
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|
| Parti travailliste "Chalva Natelachvili" |
6
|
0 |
6 |
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|
| Parti républicain |
2
|
2 |
0 |
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| Répartition des sièges entre hommes et femmes |
Hommes Femmes Pourcentage de femmes |
141 9 6.00%
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| Répartition des sièges selon l'âge |
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| Répartition des sièges selon la profession |
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| Commentaires |
| Source: Parlement (10.06.2008) |
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