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KENYA
National Assembly (Assemblée nationale)

Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement (générique / traduit) National Assembly / Assemblée nationale
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1977
LEADERSHIP (FR)
Président(e)
Kenneth Marende (M)  
Secrétaire général(e)
Patrick Gichuru Gichohi (M)  
COMPOSITION (FR)
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 224 / 224
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 20 (8.93%)
Mode de désignation Elus au scrutin direct 210
Nommés 12
Autre 2
Notes - 12 membres nommés par le Président.
- 2 ex officio (Procureur général et Président de l'Assemblée).
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 27 Décembre 2007
(Détails)
CONTACT INFORMATION (FR)
Adresse National Assembly
Parliament Buildings
P.O.Box 41842 - NAIROBI
(Export mailing lists)
Téléphone (254 20) 284 80 00
222 12 91
226 071
284 80 01
221 291 (ext: 32001)
Fax (254 20) 24 36 94
E-mail bunge@swiftkenya.com
Site Web
http://www.bunge.go.ke

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement (générique / traduit) National Assembly / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
LEGAL FRAMEWORK (FR)
Loi électorale 21 Août 1969
Dernier amendement: 17/08/1992
Mode de désignation Elus au scrutin direct 210
Nommés 12
Autre 2
Circonscriptions 210 circonscriptions uninominales.
Mode de scrutin Majoritaire: Scrutin direct majoritaire simple.
En cas de vacances de sièges en cours de législature, il est procédé à des élections partielles.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans
- citoyen kenyan
- résidence dans le pays au moins 1 an précédant le scrutin ou pendant au moins 4 ans au cours des 8 années précédant l'élection
- résidence, exercice d'une profession, propriété terrienne ou biens immobiliers pendant au moins 5 des 12 mois précédant les élections
- interdiction: maladie mentale, faillite non réhabilitée, détention, délit électoral
CANDIDATES (FR)
Conditions pour être élu - âge: 21 ans
- citoyen kenyan
- maîtrise du swahili et de l'anglais suffisante pour participer activement aux débats de l'Assemblée nationale
- inéligibilité: allégeance à un Etat étranger, condamnation à mort ou peine de prison supérieure à 6 mois (sauf pour non-paiement d'une amende), maladie mentale, faillite non réhabilitée
Incompatibilités - parties à un contrat avec l'Etat
- fonctions permanentes ou temporaires dans l'administration publique ou un organisme gouvernemental local
- membres des forces armées
- responsabilités dans la conduite des élections à l'Assemblée
Conditions de présentation - présentation par un parti politique
- soutien de 7 à 18 citoyens de la circonscription concernée
- caution: 5000 Sh. K

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement (générique / traduit) National Assembly / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
BACKGROUND (FR)
Dernières élections / renouvellement (de/à) 27 Décembre 2007
But des élections Renouvellement de l'ensemble des membres élus de l'Assemblée nationale à l'échéance normale de leur mandat.
Le 22 octobre 2007, le Président Mwai Kibaki a dissous le Parlement et convoqué des élections législatives et présidentielles pour le 27 décembre.

Le gouvernement avait proposé en juillet 2007 de créer 90 sièges supplémentaires (dont 50 pour les femmes) à l'Assemblée nationale. Cependant, le projet de loi a été déclaré caduc le 15 août, après que l'Assemblée nationale n'avait pas réussi à l'adopter. Les élections de 2007 portaient donc sur 210 sièges mis au scrutin direct, comme en décembre 2002.

Avant les élections de 2002, le parti alors au pouvoir, l'Unité nationale africaine du Kenya (KANU), s'était scindé suite à un différend au sujet de son candidat à la présidence. Une nouvelle force politique, la Coalition nationale arc-en-ciel (NARC), avait vu le jour et avait remporté 125 sièges sur 210 aux élections législatives, en promettant de réformer la Constitution et de mettre fin à la corruption. De son côté, la KANU avait obtenu 64 sièges. Les autres sièges étaient allés à de petites formations. En décembre 2002, M. Kibaki (NARC) était devenu le troisième président du pays et avait formé un gouvernement dans lequel figuraient les différentes composantes de la coalition qui l'avait porté au pouvoir.

Sous la présidence de M. Kibaki, le pays avait vu l'instauration de l'enseignement primaire gratuit et l'économie avait enregistré une croissance régulière, qui atteignait les 6 % par an, mais les inégalités en matière de revenus demeuraient néanmoins un problème de société majeur.

En novembre 2005, un projet de révision de la Constitution avait été rejeté par référendum. M. Raila Odinga, Ministre de l'infrastructure routière, qui avait fait campagne pour le " non ", avait été démis de ses fonctions, aux côtés d'autres membres du gouvernement qui appartenaient au Parti démocratique libéral. Les ministres déchus et leurs alliés avaient alors formé le Mouvement démocratique orange (ODM), en référence aux oranges qui avaient symbolisé le " non " au projet de constitution.

En août 2007, l'ancien Ministre des affaires étrangères, M. Kalonzo Musyoka, avait quitté l'ODM pour former le Mouvement démocratique orange - Kenya (ODM-K).

En tout, 2 547 candidats de 117 partis politiques, dont 269 femmes, se sont présentés aux élections législatives.

Le 16 septembre 2007, le Président Kibaki a annoncé qu'il serait le candidat présidentiel d'une coalition répondant au nom de Parti de l'unité nationale (PNU). Certains candidats se présentaient sous la bannière du PNU, alors que d'autres concouraient sous l'étiquette de ses différentes composantes. M. Kibaki jouissait, semble-t-il, d'un large soutien auprès de l'ethnie des Kikouyous (ethnie la plus représentée du pays, avec près de 22 % des 34 millions d'habitants), ainsi que dans les provinces du nord et de l'est. Dans son programme, le PNU s'engageait à créer de l'emploi ainsi que de nouvelles usines et à lutter contre la pauvreté et l'insécurité.

Le candidat de l'ODM à la présidence, M. Odinga, critiquait le Président Kibaki qui n'avait pas, selon lui, pris les mesures voulues pour éradiquer la corruption et il l'accusait de manipuler le processus électoral. L'ODM promettait de régler la question des inégalités de revenus et de s'attaquer à la corruption. Il promettait en outre d'élaborer une nouvelle constitution qui donnerait plus de pouvoir aux autorités régionales. M. Odinga est issu de la communauté luo (qui représente environ 13 % de la population, principalement dans l'ouest du pays), mais il semblait bénéficier d'un appui interethnique.

Bien que la Commission électorale n'ait pas publié les chiffres officiels, il semblerait qu'une large proportion des 14,2 millions d'électeurs inscrits soit allée voter.

Les observateurs de l'Union européenne (UE) et de la Communauté d'Afrique de l'Est (CEA) ont déclaré que les élections présidentielles avaient été truquées et ont cité entre autres l'exemple d'un endroit où le taux de participation avait été de 115 %.

Aux législatives, l'ODM a remporté 99 sièges, ce qui en fait le principal parti de la nouvelle Assemblée nationale ; et son alliée, la Coalition arc-en-ciel, en a remporté trois. De leur côté, le PNU et ses alliés ont obtenu 78 sièges en tout (voir note). Au total, 80 membres (38 %) de la législature sortante ont été réélus. Le Président Kibaki a ensuite renforcé la présence de son camp au Parlement (voir note), en la portant à 92 des 207 sièges déjà validés par la Commission électorale, grâce à un accord avec le parti dissident ODM-K.

Le 30 décembre, la Commission électorale a annoncé que M. Kibaki avait été réélu Président avec 4 584 721 voix, contre 4 352 993 pour M. Odinga. M. Kibaki a immédiatement reçu l'investiture et a appelé à la réconciliation nationale.

M. Odinga a estimé que les élections présidentielles avaient été falsifiées et a demandé un nouveau scrutin. Les partisans de l'opposition ont manifesté dans la rue et la violence s'est rapidement emparée du pays. Plus d'un millier de personnes ont été tuées dans les violences postélectorales. Le 13 janvier 2008, la police a annoncé 1 000 décès dus aux violences en question. L'ONU a estimé que quelque 250 000 personnes avaient fui leur domicile.

Les premières tentatives des Etats-Unis et de l'Union africaine pour résoudre la crise ont été vaines. Le 25 janvier 2008, grâce à la médiation de l'ancien Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, le Président Kibaki et M. Odinga, se sont rencontrés pour la première fois depuis les élections. Le 28 février, ils ont finalement signé un accord de paix qui prévoyait que M. Odinga occuperait la fonction de Premier ministre (qui n'était alors pas prévue par la Constitution), une fois l'accord entériné par le Parlement.

A la première session de la nouvelle Assemblée nationale, le 15 janvier, M. Kenneth Marende, soutenu par l'ODM, a été élu Président de l'Assemblée au troisième tour de scrutin, devant le Président sortant soutenu par le Gouvernement, M. Francis Ole Kaparo.

Note:
La coalition dirigée par le PNU à la première session de la nouvelle législature comprenait les partis suivants :
Parti de l'unité nationale (PNU): 43 sièges
Mouvement démocratique orange - Kenya (ODM-K): 16 sièges
Unité nationale africaine du Kenya (KANU): 14 sièges
SAFINA: 5 sièges
Coalition nationale arc-en-ciel - Kenya (NARC-K): 4 sièges
Forum pour la restauration de la démocratie-Peuple (FORD-P): 3 sièges
Parti SISI KWA SISI du Kenya (SKSPK): 2 sièges
Parti démocratique (DP): 2 sièges
Forum pour la restauration de la démocratie - ASILI (FORD-A): 1 siège
Parti vert MAZINGIRA du Kenya (MGPK): 1 siège
Forum pour la restauration de la démocratie - Kenya (FORD-K): 1 siège

Note sur la répartition des sièges entre les groupes politiques :
Au 11 janvier, trois sièges étaient vacants.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 127 Décembre 2007
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
14'296'180


Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Mouvement démocratique orange (ODM)
Parti de l'unité nationale (PNU)
Mouvement démocratique orange-Kenya (ODM-K)
Union nationale africaine du Kenya (KANU)
SAFINA
Coalition nationale arc-en-ciel - Kenya (NARC-K)
Coalition nationale arc-en-ciel (NARC)
Forum pour la restauration de la démocratie-Peuple (FORD-P)
Parti des candidats indépendants du Kenya (PICK)
CHAMA CHA UMA (CCU)
Nouveau Forum pour la restauration de la démocratie - Kenya (NFK)
Parti SISI KWA SISI du Kenya (SKSPK)
Parti démocratique (DP)
Union démocratique africaine du Kenya ASILI (KADU-ASILI)
Forum pour la restauration de la démocratie-ASILI (FORD-A)
Parti démocratique populaire (PDP)
Union démocratique africaine du Kenya pour le développement (KADDU)
Parti démocratique uni du Kenya (UDM)
KENDA
Parti travailliste national (NLP)
Parti populaire du Kenya (PPK)
Parti vert MAZINGIRA du Kenya (MGPK)
Forum pour la restauration de la démocratie-Kenya (FORD-K)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Mouvement démocratique orange (ODM) 99
Parti de l'unité nationale (PNU) 43
Mouvement démocratique orange-Kenya (ODM-K) 16
Union nationale africaine du Kenya (KANU) 14
SAFINA 5
Coalition nationale arc-en-ciel - Kenya (NARC-K) 4
Coalition nationale arc-en-ciel (NARC) 3
Forum pour la restauration de la démocratie-Peuple (FORD-P) 3
Parti des candidats indépendants du Kenya (PICK) 2
CHAMA CHA UMA (CCU) 2
Nouveau Forum pour la restauration de la démocratie - Kenya (NFK) 2
Parti SISI KWA SISI du Kenya (SKSPK) 2
Parti démocratique (DP) 2
Union démocratique africaine du Kenya ASILI (KADU-ASILI) 1
Forum pour la restauration de la démocratie-ASILI (FORD-A) 1
Parti démocratique populaire (PDP) 1
Union démocratique africaine du Kenya pour le développement (KADDU) 1
Parti démocratique uni du Kenya (UDM) 1
KENDA 1
Parti travailliste national (NLP) 1
Parti populaire du Kenya (PPK) 1
Parti vert MAZINGIRA du Kenya (MGPK) 1
Forum pour la restauration de la démocratie-Kenya (FORD-K) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
203

21

9.38%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source:
http://www.eck.or.ke/
Assemblée nationale (03.06.2008)
Il y a 21 femmes sur un total de 224 membres. Quinze femmes ont été élues au scrutin direct alors que six autres ont été nommées. Il y avait cinq sièges à pourvoir au 3 juin 2008.

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement (générique / traduit) National Assembly / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Speaker de l'Assemblée nationale
Mandat - durée: 5 ans, renouvelable (idem législature); élu pour un second mandat de cinq ans le 3 février 1998)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, motion de défiance de la Chambre approuvée par 75% des Membres
Mode de désignation - élu par tous les Membres de l'Assemblée à l'exception des Membres de droit
- l'élection a lieu lors de la première séance de l'Assemblée après les élections générales ou en cas de vacance du poste de Speaker
- après la validation des mandats et avant la prestation de serment
Eligibilité - un Membre du Parlement ou toute personne susceptible de devenir Membre peut être candidat
- les candidatures doivent être déposées 48 heures avant l'élection
Mode de scrutin - vote formel à scrutin secret
- plusieurs tours si aucun candidat n'obtient la majorité requise (2/3 des Membres aux deux premiers tours et la majorité simple au troisième tour)
- en cas de votes successifs aucune nouvelle candidature n'est admise. Seuls les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages peuvent se présenter pour le troisième tour
Déroulement / résultats - le Secrétaire général préside l'Assemblée pendant le vote
- le Secrétaire général contrôle le scrutin
- le Secrétaire proclame les résultats sans délai
- pas de recours possible
STATUT
Statut - occupe le même rang qu'un Ministre
- représente l'Assemblée au sein des pouvoirs publics et des organes internationaux
- est Président de droit des commissions
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le Vice-Speaker ou un des Membres du Bureau directeur
Bureau / Organe collégial - le Bureau directeur est régi par le Règlement intérieur
- le Speaker nomme à chaque session 3 Membres du Parlement (choisis parmi ceux qui ne sont pas ministres) pour former ce Bureau avec l'accord de la Chambre
- se réunit à l'initiative du Speaker sans programme particulier
- préside la Chambre et remplit les fonctions du Speaker en son absence et celle du Vice-Président
Indemnités et privilèges - indemnité de K£ 6.000/an
+ indemnité de séance (K£ 1.800/an)
- indemnité pour résidence (K£ 30.000/an si une résidence n'est pas attribuée)
- indemnité de Membre de droit (K£ 3.120/an)
- frais de transport tels qu'approuvés par le Ministère des Finances
- indemnité de responsabilité (K£ 9.720/an)
- bureau et secrétariat
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions (quand le Parlement n'est pas prorogé)
- établit et modifie l'ordre du jour
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- lit les annonces concernant l'Assemblée
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée: à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires et en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum à la demande d'un Membre
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus
Attributions spéciales - organise des consultations et fait des recommandations au Gouvernement pour nommer le Secrétaire général
- organise les services du Parlement en tant que Président de commissions qu'il préside
- est responsable des relations avec les Parlements étrangers
Droit de parole et de vote, autres fonctions - donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote en cas de ballottage, à certains votes pour lesquels une majorité spéciale est requise
- propose des lois ou amendements
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement (générique / traduit) National Assembly / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre
Début du mandat · Dès la proclamation des résultats (Dès la validation des mandats) (Dès la prestation de serment) [références, textes ou commentaires]
Validation des mandats · Validation par la Haute Cour, mais seulement en cas de contestation (requête en invalidation) (art. 44, al. 1 de la Constitution de 1969 telle qu'amendée jusqu'en 1997)
· Procédure (art. 44, al. 1, 2 et 4 de la Constitution ; art. 19 à 31 de la Loi électorale (élection à l'Assemblée et élections présidentielles); Règlement électoral (élections à l'Assemblée - requête en invalidation)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale -ou le jour de la dissolution anticipée- (pour la dissolution anticipée, voir art. 59, al. 2 à 5 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 121, al. 1 de la Constitution)
· Procédure (art. 121 de la Constitution)
· Autorité compétente pour accepter la démission : le Président
Possibilité de perte du mandat Oui a) Perte du mandat pour incapacité (art. 39, al. 1 a) et c) en liaison avec l'art. 35 de la Constitution)
b) Perte du mandat pour cause d'absentéisme (art. 39, al. 1 d) de la Constitution)
c) Élection à la Présidence de l'Assemblée (art. 39, al. 2 de la Constitution)
d) Démission de son parti (art 40 de la Constitution)
e) Procédure générale (art. 44, al. 1, 3 et 4 de la Constitution; art. 18 à 31 de la Loi électorale (élection à l'Assemblée et élections présidentielles); Règlement électoral (élections à l'Assemblée - requête en invalidation)
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire À l'intérieur du Parlement :
1. Le Président
2. Le Vice-Président
3. Les dirigeants de partis
4. Les chefs de groupes parlementaires
5. Les présidents de commissions
6. Les autres parlementaires
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique
* Indemnité debase : ShK 10 000 par mois
+ Indemnité de fonction : ShK 7 500 par mois
+ Indemnité électorale : ShK 5 200 par mois
+ Jeton de présence : ShK 3 000 par mois
· Les indemnités sont exonérées d'impôts, mais pas l'indemnité de base
· Régime de retraite (Loi sur les pensions de retraite parlementaires)
· Autres facilités :
a) Secrétariat (art. 45 de la Constitution)
b) Logement de fonction
c) Services postaux et téléphoniques
d) Voyages et transports
e) Vehicule officiel
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 57 de la Constitution; art. 4 de la Loi sur l'Assemblée nationale - Pouvoirs et privilèges).
· L'irresponsabilité parlementaire se limite aux propos et aux écrits du parlementaire et aux suffrages exprimés par lui au sein du Parlement
· Dérogations : offenses et outrages (art. 73, al. 3 et 4 et 88 à 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; voir Discipline)
* L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, aux poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 57 de la Constitution; art. 5 de la Loi sur l'Assemblée nationale - Pouvoirs et privilèges) : Voir aussi art. 6 de cette même loi (la signification d'actes de procédure civile n'est pas autorisée dans l'enceinte de l'Assemblée)
· Elle ne s'applique qu'en matière civile, ne couvre que les dettes civiles, à l'exception de celles qui constituent un délit pénal, et ne préserve le parlementaire que de l'arrestation.
· Aucune dérogation n'est prévue.
· L'inviolabilité parlementaire (n') empêche (pas) la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal (voir aussi art. 19 de la Loi sur l'Assemblée nationale - Pouvoirs et privilèges).
· La protection n'est assurée que pendant le trajet effectué par le parlementaire pour se rendre à une séance du Parlement ou d'une commission et en revenir, et pendant les séances. Elle n'inclut pas les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) ne peut pas être levée.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement ne peut pas suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres.
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée par le Parlement .
· Manuels de procédure parlementaire.
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires n'ont pas d'obligation de présence aux séances plénières ou des commissions.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation (art. 39, al. 1 d) de la Constitution) : perte du mandat
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (art. 44, al. 1, 3 et 4 de la Constitution ; art. 18 de la Loi électorale (élection à l'Assemblée et élections présidentielles); Règlement électoral (élections à l'Assemblée - requête en invalidation) : le Président, la Haute Cour
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 73, al. 3 et 4, 82 et 87 à 93 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; art. 9 à 11 de la Loi sur l'Assemblée nationale; le chapitre du Règlement de l'Assemblée nationale concernant le Président : Règles de conduite des membres de l'Assemblée nationale).
· Sanctions disciplinaires prévues
- Avertissement pour intervention hors du sujet, ordre de mettre fin à une intervention (art. 87 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Ordre de se retirer pour le restant de la séance du jour (art. 88, al. 1 et 2, 91 et 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Interpellation (article 88, al. 1 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension (art. 89 à 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; art. 11 de la loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges)
- Reprise de la présidence d'une commission par le Président de l'Assemblée nationale (art. 93, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
* Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 73, al. 3 et 4 et 88 à 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : ordre de se retirer pour le restant de la séance du jour; interpellation; suspension
- Violation des règles de conduite par un député à l'intérieur du bâtiment de l'Assemblée mais à l'extérieur de la Chambre (art. 9 de la Loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges; chapitre du Règlement de l'Assemblée nationale concernant le Président - règles de conduite des membres de l'Assemblée nationale) : mesures disciplinaires, notamment suspension
* Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : (art. 82 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) :
- Avertissement pour intervention hors du sujet; ordre de mettre fin à une intervention; ordre de se retirer pour le restant de la séance du jour; interpellation; reprise de la présidence d'une commission par le Président de l'Assemblée; clôture de l'Assemblée; suspension de la séance; offenses et outrages : le Président
- Suspension; offenses et outrages : l'Assemblée nationale
- Violation des règles de conduite par un député dans l'enceinte du bâtiment de l'Assemblée mais à l'extérieur de la Chambre : l'Assemblée nationale, sur recommandation de la Commission des privilèges
* Procédure :
- Avertissement pour intervention hors du sujet; ordre de mettre fin à une intervention (art. 87 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Ordre de se retirer pour le restant de la séance du jour ; offenses et outrages (art. 88, al. 1 et 2, 91 et 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Interpellation; offenses et outrages (art. 88, al. 1 et 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Suspension; offenses et outrages (art. 89 à 92 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale; art. 11 de la loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges)
- Reprise de la présidence d'une commission par le Président de l'Assemblée (art. 93, al. 1 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Clôture de l'Assemblée, suspension de la séance (art. 93, al. 2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Violation des règles de conduite par un député dans l'enceinte du bâtiment de l'Assemblée mais à l'extérieur de la Chambre (art. 10 de la loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges)
Code de conduite * Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays mais certains textes sont pertinents (art. 39, al. 1 c), en relation avec l'art. 35, al. 1 f), 3, 5 et 6 de la Constitution; art. 24 de la Loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges). Pour la déclaration de fortune, voir Obligation de déclaration de patrimoine. Pour les règles de conduite dans l'enceinte du bâtiment de l'Assemblée, voir: Violation des règles de conduite par un député dans l'enceinte du bâtiment de l'Assemblée, mais à l'extérieur de la Chambre.
* Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite :
- Peine d'emprisonnement d'une durée maximale de deux ans et/ou amende d'un montant maximal de 10.000 ShK; confiscation des pots-de-vin reçus (art. 24 de la Loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges; interdiction d'accepter des pots-de-vin)
- Perte du mandat (art. 39, al. 1 c), en relation avec l'art. 35, al. 1 f), 3, 5 et 6 de la Constitution; incompatibilités)
* Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Peine d'emprisonnement d'une durée maximale de deux ans et/ou amende d'un montant maximal de 10.000 ShK; confiscation des pots-de-vin reçus :
- Perte du mandat : le Président; la Haute Cour
* Procédure :
- Peine d'emprisonnement d'une durée maximale de deux ans et/ou amende d'un montant maximal de 10 000 ShK; confiscation du pot-de-vin reçu (art. 24 de la Loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges)
- Perte du mandat (art. 44, al. 1, 3 et 4 de la Constitution; art. 18 à 31 de la Loi sur l'Assemblée nationale; Règlement de l'Assemblée nationale - requête en invalidation). Dans ce cas, le parlementaire (ne) dispose (pas de) d'un moyen de recours.
Relations entre parlementaires et groupes de pression * Il n'existe pas de dispositions légales dans ce domaine (art. 24 de la Loi sur l'Assemblée nationale - pouvoirs et privilèges); interdiction d'accepter des pots-de-vin.

Cette page a été mise à jour le 3 Septembre 2008
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