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NIGER
Assemblée nationale

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Modules:
INFORMATIONS GENERALES SUR LA CHAMBRE

Nom du parlement Assemblée nationale
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Structure du parlement Monocaméral
Affilié à l'UIP Oui
Date(s) d'affiliation 1966 -1974
1990 - 1991
1993 - 1996
1997 - 1999
2000
PRESIDENCE
Président(e)
Ousmane Mahamane (M)  
Secrétaire général(e)
Moutari Moussa (M)  
COMPOSITION
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 113 / 113
POURCENTAGE DE FEMMES


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Femmes (nombre actuel) 14 (12.39%)
Mode de désignation Elus au scrutin direct 113
Durée de la législature 5 ans
Dernier renouvellement (de/à) 4 Décembre 2004
(Détails)
CONTACTS
Adresse Assemblée nationale
B.P. 12234
Place de la Concertation
Niamey
NIGER
(Export mailing lists)
Téléphone (227 20) 72 42 29
72 42 30
Fax (227 20) 72 43 08
73 23 61
E-mail webmestre@assemblee.ne
Site Web
http://www.assemblee.ne/

SYSTÈME ÉLECTORAL

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CADRE JURIDIQUE
Loi électorale 16 Avril 1996
Dernier amendement: 21.10.1996
Mode de désignation Elus au scrutin direct 113
Circonscriptions - 8 circonscriptions plurinominales ordinaires correspondant aux régions et à la communauté urbaine de Niamey (105 députés),
- 8 circonscriptions uninominales spéciales pour assurer la représentation des communautés nationales minoritaires (8 députés)
Mode de scrutin Proportionnel: - scrutin direct de liste, avec répartition proportionnelle des sièges sur la base du quotient simple et de la règle du plus fort reste pour les circonscriptions ordinaires.
Chaque liste contient autant de noms que de sièges à pourvoir dans la circonscription.
- scrutin majoritaire uninominal à un tour pour les circonscriptions spéciales
En cas de vacance de sièges, ils sont occupés par les suppléants. Il est procédé toutefois à des élections partielles en cas de vacance de plus d'un tiers des sièges.
Vote non obligatoire.
Conditions pour être électeur - âge: 18 ans ou marié
- citoyen nigérien
- jouissance de tous les droits civils et politiques
- interdiction: condamnation pour crime ou délit, peine de prison de plus d'un an, maladie mentale, faillite non réhabilitée, interdiction légale, outrage à magistrat
CANDIDATS
Conditions pour être élu Tout électeur qualifié
- âge: 25 ans
- citoyen nigérien
Incompatibilités - membres du gouvernement
- fonctionnaires
- emplois rémunérés sur les fonds d'un Etat étranger ou d'une organisation internationale
- emplois salariés
Conditions de présentation - candidature de partis légalement constitués ou candidats individuels
- caution (Fr.CFA 100.000), remboursable si obtention d'au moins 5% des suffrages de la circonscription
- dépôt des candidatures 45 jours avant le scrutin

DERNIÈRES ÉLECTIONS

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 4 Décembre 2004
Périodicité et ampleur du renouvellement Renouvellement de l'ensemble des membres de l'Assemblée nationale à l'échéance normale de leur mandat.
Le 4 décembre 2004, s'est déroulé le second tour de l'élection présidentielle 2004, couplé aux élections législatives. Les électeurs ont été appelés aux urnes pour élire les membres de l'Assemblée nationale, élargie à 113 députés, soit 30 de plus par rapport à la précédente législature. Cette augmentation du nombre des députés s'explique par l'accroissement de la population qui est passée de quelque 8 millions d'habitants en 1993 à plus de 11 millions. De plus, la loi sur le quota, adoptée par le gouvernement en 2002, fait obligation à tous les partis politiques en compétition d'accorder 10 pour cent des postes électifs aux femmes.
Le premier tour des élections présidentielles, qui s'est déroulé le 16 novembre 2004, avait vu six candidats briguer la présidence.

Le deuxième tour a opposé le Président sortant Mamadou Tandja, premier chef d'Etat à achever un mandat depuis les premières élections démocratiques en 1993 au chef de file de l'opposition, M. Mahamadou Issoufou, du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). M. Tandja est arrivé en première position lors du premier tour avec 40,67 pour cent des suffrages, devançant M. Issoufou qui a recueilli 24,60 pour cent des voix. De leur côté, six partis politiques ont présenté des candidats pour les élections législatives.

La campagne électorale a particulièrement porté sur les problèmes sociaux, tels que l'éducation, l'emploi et les soins de santé, qui sont les principaux défis du prochain gouvernement. Le Niger est le deuxième pays le plus pauvre au monde, selon l'édition 2004 du rapport sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Selon ce report, près de 60 pour cent des nigériens vivent avec un dollar américain par jour ou moins. Une personne sur cinq utilise un système sanitaire convenable et près de 41 pour cent de la population n'ont pas accès à l'eau potable. Le pourcentage d'enfants scolarisés reste le plus faible de l'Afrique.

Par contre, l'insécurité, manifestée dans certaines régions du pays, a peu figuré dans les discours politiques des candidats. M. Tandja a été l'un des rares candidats à aborder ce problème; il a promis de renforcer les contrôles le long de la frontière ouest où des affrontements opposent souvent les éleveurs de troupeaux aux voleurs de bétail. Par contre, il n'a pratiquement pas été fait mention pendant la campagne de la violence qui sévit dans le nord du pays où plusieurs bus de passagers y ont été attaqués en cours d'année, et des affrontements entre hommes armés et troupes gouvernementales au mois d'octobre 2004 ont fait cinq morts.

Près de 900 observateurs nationaux et internationaux, répartis à travers le pays, ont surveillé le bon déroulement des élections. Les observateurs électoraux, coordonnés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avaient estimé que le déroulement du premier tour avait "répondu aux critères d'un scrutin démocratique, libre et transparent malgré quelques insuffisances". De leur côté, les observateurs de la Francophonie et ceux de la Commission nationale des droits de l'homme ont relevé, pour les uns, le retard dans la mise en place du matériel électoral dans certains bureaux de vote, et des difficultés liées à la distribution des nouvelles cartes électorales ainsi que l'insuffisance des moyens logistiques mis à la disposition des commissions administratives. Dans leur rapport, les observateurs nationaux de la coalition pour le suivi du processus électoral au Niger (COSPEN), ont signalé des tentatives de fraude.

Ce double scrutin a été caractérisé par une faible affluence (44,97 pour cent des inscrits) par rapport au premier tour, où le taux de participation s'était élevé à 48,25 pour cent.

Le second tour du scrutin présidentiel a vu la victoire de M. Mamadou Tandja, qui a été réélu avec 65,53 pour cent des suffrages, contre 34,47 pour cent à l'ancien Premier Ministre Mahamadou Issoufou.

Le parti au pouvoir sortant, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) est arrivé en tête des élections législatives avec 47 sièges sur les 113 à pourvoir. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) avec ses alliés, ont remporté, quant à eux, 25 sièges. Un parti allié du MNSD, la Convention démocratique et sociale (CDS) du Président de l'Assemblé nationale, M. Mahamane Ousmane, est arrivé troisième avec 22 sièges, et 6 autres sièges sont attribués au Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), autre allié du MNSD, regroupant les partisans du Président assassiné Ibrahim Baré Maïnassara. Deux autres partis alliés du MNSD, l'Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), et le Rassemblement social démocratique (RSD), obtiennent respectivement 5 et 7 sièges. Le siège restant est allé au Parti pour le socialisme et la démocratie au Niger (PSDN) allié au MNSD.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 14 December 2004
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
5'278'598
2'358'168 (44.67%)
55'019
2'303'149
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes Vote en %
Mouvement national pour la société du développement (MNSD)
Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme et alliés (PNDS)
Convention démocratique et sociale (CDS)
Rassemblement social démocratique (RSD)
Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP)
Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (NADD)
Parti pour le socialisme et la démocratie au Niger (PSDN)
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total sièges
Mouvement national pour la société du développement (MNSD) 47
Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme et alliés (PNDS) 25
Convention démocratique et sociale (CDS) 22
Rassemblement social démocratique (RSD) 7
Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) 6
Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (NADD) 5
Parti pour le socialisme et la démocratie au Niger (PSDN) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes

Femmes

Pourcentage de femmes
99

14

12.39%
Répartition des sièges selon l'âge
31 à 40 ans

41 à 50 ans

51 à 60 ans

61 à 70 ans

17

35

47

14

Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source: AFP, Assemblée nationale (31.12.2004)

PRESIDENCE DU PARLEMENT

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
DESIGNATION ET MANDAT DU PRESIDENT
Titre Président de l'Assemblée nationale
Mandat - durée: 5 ans (idem législature) (échéance le 7 février 2000)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution de l'Assemblée
- après dissolution de l'Assemblée le Président ne joue plus aucun rôle
Mode de désignation - élu par les Députés de l'Assemblée
- élection après validation des mandats
Eligibilité - tout Député peut être candidat
- dépôt des candidatures séance tenante au Bureau d'âge dirigé par le doyen d'âge
Mode de scrutin - vote formel à scrutin uninominal et secret
- majorité absolue au premier tour, majorité simple au second
- si après un quatrième tour l'égalité persiste, le plus âgé des candidats est élu
Déroulement / résultats - le doyen d'âge préside l'Assemblée pendant le vote
- le bureau d'âge et trois scrutateurs choisis par les Députés contrôlent le scrutin
- le doyen d'âge proclame les résultats aussitôt après le décompte
- recours possible
STATUT
Statut - deuxième personnalité de l'Etat
- exerce l'intérim du Chef de l'Etat en cas de décès, empêchement, démission
- assure la représentation de l'Assemblée au sein des pouvoirs publics
- est membre de droit d'instances extérieures au Parlement
- assure la représentation de l'Assemblée au sein d'organes internationaux ou peut mandater un Député
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par un des Vice-Présidents dans l'ordre de la préséance
Bureau / Organe collégial - le Bureau de l'Assemblée est élu et régi selon le Règlement intérieur
- composé de 11 Membres (1 Président, 4 Vice-Présidents, 4 secrétaires, 2 questeurs)
- élu pour un mandat d'un an
- se réunit sur convocation du Président
- constitue une véritable présidence collégiale
Indemnités et privilèges - indemnité
- indemnité spéciale
FONCTIONS
Organisation du travail parlementaire - convoque les sessions
- organise les débats et fixe les temps de parole
- examine la recevabilité des propositions de loi et des amendements
- renvoie l'étude d'un texte à une commission
- examine la recevabilité de demandes de création de commissions et/ou de commissions d'enquête, propose ou décide la création de telles commissions
Conduite des débats - ouvre, suspend et lève les séances
- fait respecter les dispositions constitutionnelles et réglementaires
- est responsable de la discipline à l'intérieur de l'Assemblée et, à ce titre, peut prononcer des mesures disciplinaires en cas de troubles et peut en lever l'application
- fixe la liste des orateurs, donne et retire la parole
- établit l'ordre d'appel des amendements, avec l'avis de l'Assemblée plénière
- fait procéder au vote, en détermine les modalités, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- vérifie le quorum
- authentifie les textes adoptés et les procès-verbaux de séance
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de l'Assemblée
- dispose d'un pouvoir discrétionnaire permettant d'accorder la parole en marge de l'ordre du jour et d'organiser ainsi des débats impromptus, avec l'accord de l'Assemblée plénière
Attributions spéciales - ordonnateur du budget de l'Assemblée mais ce sont les services techniques du Secrétariat général et la questure qui élaborent le budget
- recrute, affecte et promeut le personnel, après délibération du Bureau
- nomme le Secrétaire général, sur proposition du Bureau
- joue un rôle dans le contrôle des affaires étrangères et de la défense, en collaboration avec les autres institutions constitutionnelles
- responsable des relations avec les Parlements étrangers
- est responsable de la sécurité et, à ce titre, peut faire appel à la force publique en cas de troubles dans l'enceinte de l'Assemblée
Droit de parole et de vote, autres fonctions - prend la parole dans les débats législatifs, pour en faire la synthèse
- donne des directives pour interpréter ou compléter le texte en discussion
- prend part au vote
- propose des lois ou amendements, en tant que Député
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire
- signe les lois adoptées et suit le processus législatif des lois jusqu'à leur promulgation
- peut prononcer l'irrecevabilité des textes et saisir la Cour suprême en cas de litige ou pour contrôler la constitutionnalité des lois
- peut nommer un membre du Conseil supérieur de la magistrature, et un membre du Conseil supérieur de la communication
- doit être consulté dans certaine circonstances (dissolution....)

MANDAT PARLEMENTAIRE

Nom du parlement Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
NATURE
Nature du mandat · Représentation libre (art. 66, al. 2 de la Constitution du 12.05.1996, art. 10, al. 2 de la Loi portant statut du député ; voir aussi l'art. 66, al. 3 de la Constitution et l'art. 10, al. 3 de la Loi portant statut du député)
Début du mandat · Dès la validation des mandats. Procédure (art. 7 et 8 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; voir aussi Validation des mandats)
Validation des mandats · Validation par la Cour suprême (art. 6, al. 2, 65, et 102, al. 2 de la Constitution)
· Procédure (art. 6, al. 2, 65, et 102, al. 2 de la Constitution)
Fin du mandat · Le jour de l'échéance légale ou le jour de la dissolution anticipée. Procédure.
Possibilité de démission Oui · Oui, de son propre gré (art. 9, no 1 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Procédure (art. 9, no 1, 2, et 6 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
· Autorité compétente pour accepter la démission : la Cour suprême
Possibilité de perte du mandat Oui Perte du mandat par suite d'une décision judiciaire :
- Démission d'office pour non-assistance aux séances (art. 9, al. 3 à 6, et art. 10, al. 3, no 3 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Perte du mandat pour incompatibilité ou incapacité, dûment constatées par la Cour suprême saisie par le Bureau de l'Assemblée nationale
- Jugement après la levée de l'immunité parlementaire
STATUT DES MEMBRES
Rang protocolaire
Indemnités, facilités, services · Passeport diplomatique (art. 40 et 46, al. 1 de la Loi portant statut du député)
· Indemnité de base (art. 31, al. 1 de la Loi portant statut du député) : F CFA 24.740 par jour de session
· Exonération d'impôts partielle (50 %)
· Régime de retraite spéciale en cours d'élaboration (voir l'art. 68 de la Constitution et l'art. 48 de la Loi portant statut du député)
· Autres facilités :
a) Secrétariat (art. 37 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
b) Assistants
c) Logement de fonction au cours des sessions (art. 38 de la Loi portant statut du député)
d) Véhicule de fonction
e) Personnel de protection
f) Services postaux et téléphoniques
g) Voyages et transports
+ Indemnité forfaitaire de transport (art. 35 de la Loi portant statut du député) : F CFA 150.000 par mois
h) Autres
Obligation de déclaration de patrimoine Non
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire · La notion existe (art. 67, al. 1 et 2 de la Constitution, art. 15 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 45 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 1 et 2 de la Loi portant statut du député).
· L'irresponsabilité parlementaire s'étend aux propos et aux écrits tenus par le député tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement.
· Dérogations : offenses et outrages (art. 41, al. 1, et 44, al. 2 et 4 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 27, al. 2, et 30, al. 2 et 4 de la Loi portant statut du député ; voir Discipline)
· L'irresponsabilité prend naissance le jour du début du mandat et s'étend, une fois le mandat expiré, à toutes poursuites pour des opinions émises pendant l'exercice du mandat.
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire · La notion existe (art. 67, al. 3 et 4 de la Constitution, art. 15 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 45, 49, et 50, al. 1 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 1 à 3 de la Loi portant statut du député).
· Elle couvre toutes les infractions et préserve le parlementaire de l'arrestation et de la mise en détention préventive, de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire.
· Dérogations :
- Pendant la durée des sessions, les poursuites ou arrestations en matière correctionnelle ou criminelle sont possibles en cas de flagrant délit (art. 67, al. 3 de la Constitution, art. 49 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 2 de la Loi portant statut du député).
- Hors session, l'arrestation est possible en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive (art. 67, al. 4 de la Constitution, art. 50, al. 1 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 3 de la Loi portant statut du député).
· L'inviolabilité parlementaire empêche la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal.
· La protection est assurée depuis le début jusqu'à la fin du mandat. Elle n'inclut pas automatiquement les procédures judiciaires engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection, mais la Cour suprême peut surseoir à l'examen ou même rejeter le dossier du candidat.
· L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (art. 67, al. 3 et 4 de la Constitution, art. 16, al. 1 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 49, et 50, al. 1 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 2 et 3 de la Loi portant statut du député) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale (pendant la durée des sessions) ; le Bureau (hors session)
- Procédure (art. 16 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 46, 47, 51 et 52 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 14, 15, 17, et 18 de la Loi portant statut du député). Dans ce cas, le parlementaire doit être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
· Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions.
· Le Parlement peut suspendre les poursuites et/ou la détention d'un de ses membres (art. 67, al. 5 de la Constitution, art. 50, al. 2 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 12, al. 4 de la Loi portant statut du député) :
- Autorité compétente : l'Assemblée nationale
- Procédure (art. 67, al. 5 de la Constitution, art. 47, al. 1, 48, 50, al. 2 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 15, al. 1, et 16 de la Loi portant statut du député)
· En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés ne peuvent pas être autorisés à assister aux réunions du Parlement.
MANDAT
Formation · Il existe une formation/initiation aux procédures et pratiques parlementaires à l'intention des parlementaires.
· Elle est dispensée, à l'initiative de l'Assemblée nationale, par des universitaires, des hauts fonctionnaires ou des parlementaires expérimentés d'autres pays ou par des experts commis par des organismes indépendants (ONG p. ex.).
· Manuel de procédure parlementaire :
- Règlement intérieur
Participation aux travaux du parlement · Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission.
· Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation :
- Séance plénière : perte des indemnités ou perte du mandat (art. 9, al. 3 à 6, art. 10 et 42 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Commission : exclusion de la commission et perte des indemnités (art. 35, al. 5, art. 42, et 44, al. 6 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 30, al. 7 de la Loi portant statut du député)
· Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Séance plénière :
Perte du mandat : l'Assemblée nationale
- Commission :
Perte des indemnités : le Président de l'Assemblée nationale
Discipline · Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les art. 5, al. 3 et 4 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 9, al. 3 à 6, art. 10, 35, al. 5, art. 40, al. 4, et 41 à 44 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 25 à 30 de la Loi portant statut du député.
· Sanctions disciplinaires prévues (art. 42 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 28 de la Loi portant statut du député) :
- Rappel à l'ordre (art. 43 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 29 de la Loi portant statut du député)
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (art. 43, al. 3 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 29, al. 3 de la Loi portant statut du député)
- Censure (art. 44, al. 1 à 3 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 30, al. 1 à 3 de la Loi portant statut du député)
- Censure avec exclusion temporaire (art. 44, al. 1, 4, et 5 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 30, al. 1, et 4 à 5 de la Loi portant statut du député)
- Perte des indemnités ou perte du mandat en séance plénière, exclusion de la commission et perte des indemnités en commission (art. 9, al. 3 à 6, art. 10 et 35, al. 5 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; voir Participation aux travaux du Parlement)
· Cas spécifiques :
- Offenses et outrages (art. 41, al. 1, et 44, al. 2 et 4 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 27, al. 2, et 30, al. 2 et 4 de la Loi portant statut du député) : rappel à l'ordre, rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, censure, censure avec exclusion temporaire
- Trouble de l'ordre (art. 5, al. 3 et 4 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 40, al. 4 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : expulsion de la salle des séances, arrestation, établissement d'un procès-verbal, saisine du Procureur de la République
- Tumulte (art. 41, al. 2 et 3 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale) : suspension ou levée de la séance
- Interdiction de porter des armes (art. 25 et 26, al. 1 et 2 de la Loi portant statut du député) : confiscation de l'arme, retrait du permis de port d'arme, confiscation définitive pour toute arme
- Voies de fait (art. 27, al. 1 de la Loi portant statut du député) : rappel à l'ordre, rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, censure, censure avec exclusion temporaire, exclusion des commissions ; poursuites judiciaires
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions :
- Rappel à l'ordre, offenses et outrages, trouble de l'ordre, tumulte, interdiction de porter des armes : le Président
- Rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, offenses et outrages : l'Assemblée nationale
- Censure, censure avec exclusion temporaire, offenses et outrages : l'Assemblée nationale, sur proposition du Président
- Perte des indemnités ou perte du mandat en séance plénière, exclusion de la commission et perte des indemnités en commission : voir Participation aux travaux du Parlement
- Voies de fait : selon sanction (voir ci-dessus) ; l'autorité judiciaire correspondante
· Procédure :
- Rappel à l'ordre, rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, offenses et outrages (art. 43 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 29 de la Loi portant statut du député)
- Censure, censure avec exclusion temporaire, offenses et outrages (art. 44, al. 1, 3, et 5 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, art. 30, al. 1, 3, 5, et 6 de la Loi portant statut du député)
- Perte des indemnités ou perte du mandat en séance plénière, exclusion de la commission et perte des indemnités en commission (art. 9, al. 3 à 6, art. 10 et 35, al. 5 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; voir Participation aux travaux du Parlement)
- Trouble de l'ordre (art. 5, al. 3 et 4 de la Loi portant fonctionnement de l'Assemblée nationale, art. 40, al. 4 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Tumulte (art. 41, al. 2 et 3 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale)
- Interdiction de porter des armes (art. 25 et 26, al. 1 et 2 de la Loi portant statut du député)
- Voies de fait (art. 27, al. 1 de la Loi portant statut du député)
Code de conduite · Cette notion n'est pas connue dans le système juridique du pays, mais il y a quelques dispositions pertinentes (art. 9, al. 1, art. 23, 24, et 47 de la Loi portant statut du député). Pour la perte du mandat pour incompatibilité, voir Perte du mandat.
· Sanctions prévues en cas de violation des règles de conduite : amende de 100.000 francs à un million de francs (art. 24 de la Loi portant statut du député ; interdiction de faire figurer le nom du député suivi de sa qualité dans toute publicité financière, commerciale ou industrielle)
Relations entre parlementaires et groupes de pression · Il existe quelques dispositions légales dans ce domaine (art. 9, al. 3 de la Constitution, art. 25 de la Résolution portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ; interdiction de créer un parti dans le but de promouvoir une ethnie, une région ou une religion, ou de constituer un groupe parlementaire de défense d'intérêts particuliers, locaux ou professionnels).

Cette page a été mise à jour le 3 Septembre 2008
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