Les jeunes parlementaires africains décident d'aller de l'avant pour augmenter considérablement le nombre de jeunes au parlement

Les jeunes parlementaires africains décident d'aller de l'avant pour augmenter considérablement le nombre de jeunes au parlement
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Les participants à la conférence régionale. © IPU/ J.Lang

"Nous avons entendu assez de bonnes paroles et il est désormais temps que nous fassions un pas vers notre avenir en prenant dès aujourd’hui des mesures fermes et audacieuses." Avec cette déclaration dans leur document final, les jeunes parlementaires présents à la Conférence régionale à l'intention des jeunes parlementaires d'Afrique ont déclaré leur détermination à augmenter le nombre de jeunes au parlement. Les recherches de l'UIP montrent qu'alors que les jeunes de moins de 30 ans représentent environ 70 pour cent de la population africaine, ils occupent moins de 1,5 pour cent de l'ensemble des sièges des parlements.

La Conférence régionale, organisée conjointement par l'UIP et le Parlement du Nigéria, à Abuja, les 27 et 28 septembre 2017, a réuni 200 participants de 15 pays.

Les jeunes parlementaires africains ont convenu que des mesures étaient nécessaires pour accroître la participation des jeunes à la vie politique. Celles-ci comprennent l'introduction de lois pour faciliter l'élection des jeunes, l'amélioration de la place des jeunes au sein des partis politiques en tant que candidats et non seulement en tant que militants, le soutien des jeunes parlementaires à la candidature d'autres jeunes, et le financement public des sections de jeunes à l'intérieur des partis politiques. Inspirés par la loi Not Too Young to Run (pas trop jeune pour être candidat) au Nigéria, les participants ont souligné l'importance d'aligner l'âge d'éligibilité pour siéger au parlement avec l'âge de vote afin d'ouvrir le parlement à plus de jeunes représentants. Les participants ont également appelé à l'adoption de politiques et de programmes bien conçus et bien financés pour favoriser l'autonomie des jeunes, non seulement sur le plan politique, mais aussi social, économique et culturel. 

Les participants se sont déclarés gravement préoccupés par la montée de l'extrémisme violent et ont examiné comment une meilleure participation politique pourrait contribuer à la prévenir. L'extrémisme violent est alimenté par la marginalisation, qu'il s'agisse de la pauvreté, de la discrimination ou du manque d'éducation et d'opportunités d'emploi. Impliquer les jeunes en politique leur donne une voix et les rend moins vulnérables aux idées extrémistes. Les participants à la conférence ont fait plusieurs recommandations pour lutter contre ce fléau, parmi lesquelles la nécessité pour les pays d'adopter des plans d'action en matière d'extrémisme violent et d'inclure les jeunes dans l'élaboration des politiques ; assurer un contrôle efficace des interventions dans le domaine de la sécurité ; promouvoir des programmes éducatifs qui mettent en avant les droits de l'homme et l'égalité des sexes ; et autonomiser les femmes et les filles.