Des parlementaires du Bangladesh se mobilisent pour mettre fin au mariage d’enfants

Des parlementaires du Bangladesh se mobilisent pour mettre fin au mariage d’enfants
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Des parlementaires bangladais collaborent pour sensibiliser la population aux problèmes liés au mariage d’enfants. © Mosta Gausul Hoque

Un groupe de parlementaires du Bangladesh s’est rendu dans quatre districts du pays où le taux de mariages d’enfants et de mariages précoces ou forcés est très élevé – Gaibandha, Naogaon, Satkhira et Sirajganj – afin de sensibiliser la population aux problèmes liés au mariage d’enfants. Cette mission a fait suite aux recommandations formulées par le Groupe consultatif de l’UIP sur la santé après sa rencontre, le 31 mars 2017 à Dhaka, avec plusieurs responsables et organismes concernés par cette problématique.

Les parlementaires ont rencontré des organisations de la société civile, des représentants de gouvernements locaux, des officiers de l’état civil, des membres d’instances administratives locales et des forces de l’ordre, des chefs religieux, des associations médicales, des enseignants ainsi que des étudiants et leurs familles.

Les victimes de ces types de mariages ainsi que leurs familles n’étaient souvent pas conscientes des conséquences néfastes du mariage d’enfants, ce qui rend le travail de sensibilisation essentiel. Les parlementaires ont donc suggéré que des programmes de sensibilisation soient mis en place dans les quartiers pauvres, d’introduire la question du mariage d’enfant et du mariage précoce ou forcé dans les cursus scolaires et universitaires, et de mobiliser les médias. La législation existante visant à lutter contre cette pratique doit être respectée : les mariages doivent être enregistrés et ne doivent avoir lieu qu’avec le consentement des deux époux.

Les parlementaires ont également préconisé de lutter contre les faux certificats de mariage et de naissance, et de rendre obligatoire la détention d’un certificat de naissance lors de l’admission d’un enfant à l’école. Les parlementaires se sont engagés à tout faire pour que les enfants puissent grandir dans un environnement sûr et à poursuivre les efforts visant à autonomiser les enfants, de façon à ce que ceux-ci puissent transformer leurs communautés.

Grâce aux actions conjuguées du gouvernement, du parlement, des administrations locales, de la police et de la société civile, le taux de mariages d’enfants et de mariages précoces ou forcés au Bangladesh a baissé au cours des dix dernières années. Toutefois, cette pratique constitue toujours l’une des principales causes du taux élevé de mortalité maternelle dans le pays : l’enquête sur la mortalité maternelle et les soins de santé réalisée au Bangladesh en 2016 a révélé, pour l’année concernée, un taux de 196 décès maternels pour 100 000 naissances.