Le Niger a officiellement retrouvé sa place au sein de l'Union interparlementaire (UIP). Il avait été suspendu plus tôt cette année en raison du coup d'État militaire de 2023.
La décision de réadmettre le Niger a été confirmée lors de la 151e Assemblée de l'UIP, en présence du Président du Conseil consultatif de la refondation (CCR) du Niger, M. Mamoudou Harouna Djingarey.
Le CCR, créé en mai 2025, est l'organe parlementaire de transition qui remplace l'ancienne Assemblée nationale, dissoute après la prise du pouvoir par l'armée en juillet 2023.
Le Niger avait vu son affiliation à l'UIP suspendue en avril 2025 en raison de l'absence d'un organe législatif opérationnel, conformément aux règles de l'UIP relatives à l'affiliation des parlements.
Le paysage politique à Niamey a commencé à changer après la Conférence nationale de février 2025, convoquée par les autorités militaires nigériennes, qui a proposé de nouvelles institutions de transition, dont la CCR.
Le Secrétaire général de l'UIP, M. Martin Chungong, s'est rendu au Niger en octobre 2025 pour rencontrer les dirigeants du gouvernement de transition et réaffirmer la volonté de l'UIP de soutenir le Niger dans sa transition.
Bien qu'aucune élection nationale ne soit prévue avant 2030, conformément à la décision de la Conférence nationale, les organes directeurs de l'UIP ont souligné que la réaffiliation du Niger reflète un engagement constructif visant à garantir que le futur parlement soit représentatif de l'ensemble de la société nigérienne, en particulier des femmes et des jeunes, en s'appuyant sur la composition inclusive actuelle du CCR.
Le Niger rejoint désormais les autres parlements de transition de la région du Sahel, tels que le Mali et le Burkina Faso, qui ont connu des coups d'État militaires mais cherchent à reconstruire leurs institutions démocratiques avec le soutien de l'UIP.

