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Études de cas

Comment l’UIP a accompagné le Tchad sur la voie de la démocratie

A voting booth in Chad © Joris Bolomey/AFP

Un isoloir, au Tchad. © Joris Bolomey/AFP

Les premières élections organisées au Tchad en plus d’une décennie ont marqué la fin d’une période de transition de trois ans et ont ouvert la voie à un retour à la démocratie parlementaire. Il était tout à fait naturel que ces élections aient lieu peu après que Haroun Kabadi – ancien Président de l’Assemblée nationale du Tchad, Président du Conseil national de transition et désormais Président du Sénat – ait remporté le Prix Cremer-Passy 2024 de l’UIP du parlementaire de l’année. 

L’UIP a oeuvré tout au long de 2025 pour soutenir le Parlement du Tchad ainsi que les parlements de transition au Burkina Faso, au Gabon, en Guinée et au Niger. Parmi les événements marquants figure une conférence de haut niveau à l’intention des parlements de transition en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. La conférence s’est tenue à Libreville (Gabon), où des dirigeants parlementaires du Gabon, de la Guinée et du Tchad, ont échangé leurs points de vue et les enseignements tirés de l’expérience concernant l’accélération de la période de transition dans leurs pays en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. 

Les progrès accomplis au Tchad ont été consolidés par un accord signé par le Secrétaire général de l’UIP et le Président de l’Assemblée nationale du pays, Ali Kolotou Tchaïmi. Cet accord, qui vise à moderniser et renforcer le Parlement du pays, porte sur les deux chambres du Parlement tchadien et a fait suite à un atelier de l’UIP sur l’égalité des sexes et l’inclusion des jeunes organisé la même année, auquel ont participé plus de 240 parlementaires et fonctionnaires parlementaires tchadiens. 

La transition du Tchad vers l’instauration d’une démocratie parlementaire – et le soutien de l’UIP dans ce processus – est d’autant plus importante au regard de l’instabilité qui prévaut actuellement en Afrique centrale et au Sahel. S’exprimant un mois seulement avant la 150e Assemblée de l’UIP, le Président Tchaïmi a mis en garde contre «un contexte international particulièrement préoccupant», qu’il a décrit comme «marqué par de graves menaces pour la paix et la sécurité, les conséquences dramatiques des changements climatiques et le recul du multilatéralisme».

En novembre, l’UIP a organisé à l’intention des parlementaires nouvellement élus et du personnel du Parlement du Tchad un séminaire portant à la fois sur l’auto-évaluation en matière d’objectifs de développement durable (ODD) et sur les droits de l’homme, réunissant quelque 50 participants issus des deux chambres. Les parlementaires ont ainsi eu pour la première fois l’occasion d’évaluer les progrès réalisés depuis la première auto-évaluation réalisée par le Parlement sur les ODD, qui avait eu lieu avant le coup d’État militaire de 2021. Malgré les difficultés rencontrées au cours des trois années précédentes, les participants ont relevé des progrès satisfaisants, notamment en ce qui concerne la collecte des données et l’action parlementaire. L’engagement du nouveau Parlement du Tchad à faire progresser les ODD dans un contexte de transition politique difficile apporte un éclairage précieux sur les travaux de l’UIP visant à promouvoir la démocratie et à renforcer les parlements en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

En ce qui concerne les droits de l’homme, le séminaire a aidé les parlementaires nouvellement élus à se familiariser avec les travaux du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et son Examen périodique universel (EPU). Les participants ont élaboré un plan destiné à renforcer la contribution du Parlement tchadien à ce mécanisme en vue de promouvoir les droits de l’homme dans le pays en vue de promouvoir les droits de l’homme dans le pays.

Découvrez davantage d’études de cas montrant comment l’UIP a fait la différence en 2025 en téléchargeant le Rapport d’impact de l’UIP.