Lors d’une réunion parlementaire spéciale organisée dans le cadre du Forum public de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, les parlementaires du monde entier ont été invités à contribuer à l’élaboration de règles et de politiques visant à rendre le commerce des services plus durable, plus inclusif et plus favorable au développement.
Organisée conjointement par l’Union interparlementaire (UIP) et le Parlement européen dans le cadre de leur initiative commune, la Conférence parlementaire sur l’OMC, cette réunion a rassemblé des dizaines de législateurs, de représentants de l’OMC et d’experts afin d’examiner comment les parlements peuvent soutenir un commerce des services durable par le biais de la législation, du contrôle et de la coopération internationale.
Les services représentent plus des deux tiers du PIB mondial et le secteur des services emploie plus de personnes que tout autre secteur, ce qui signifie que les décisions concernant l'avenir du commerce des services ont un impact direct sur les moyens de subsistance à travers le monde.
Le commerce des services constitue également la composante la plus dynamique du commerce mondial. Il devrait connaître une croissance de 4,8 % en 2026, dépassant largement celle du commerce des marchandises.
Pourtant, le commerce des services s’avère souvent plus coûteux et plus complexe que celui des marchandises, en raison d’obstacles réglementaires, de lacunes dans les infrastructures numériques et d’inadéquations entre l’offre et la demande de compétences. Il s’agit là de domaines dans lesquels l’action parlementaire peut contribuer à créer des marchés plus transparents, plus équitables et plus durables.
Les participants à la réunion ont examiné comment les parlements peuvent légiférer et contrôler les politiques visant à réduire les barrières inutiles au commerce des services tout en préservant les objectifs d’intérêt public. Ils ont également étudié comment les législations nationales peuvent être alignées sur les règles de l’OMC et les négociations en cours afin de soutenir le développement durable, la création d’emplois et la croissance inclusive.
La Directrice générale de l’OMC, la Dr Ngozi Okonjo-Iweala, a déclaré : « Les parlementaires ont toujours joué un rôle considérable dans la réforme du commerce. Vos critiques sont les bienvenues, tout comme les idées novatrices qui nous aideront à garantir que le système commercial multilatéral réponde aux besoins des populations. À l’heure où la confiance dans la coopération internationale est mise à rude épreuve, nous avons besoin de votre engagement pour contribuer à rétablir cette confiance et à démontrer que le commerce peut apporter des avantages concrets à tous. »
S’adressant pour la première fois au Comité de pilotage en sa qualité de Secrétaire générale de l’UIP, Anda Filip a déclaré : « Face aux changements climatiques, aux tensions géopolitiques, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et au développement rapide de l’intelligence artificielle, nous avons besoin d’un système commercial qui soit ouvert et prévisible, mais également capable de contribuer à des économies plus durables et plus résilientes, au bénéfice de l’ensemble de la population. Les parlements ont un rôle crucial à jouer dans l’élaboration de ce nouvel équilibre. »

