L'UIP a le regret d'annoncer le décès survenu le 19 novembre 2025, à l'âge de 104 ans, d'André Chandernagor, ancien Président de l'UIP et personnalité éminente de la vie politique française.
Né en 1921 à Vienne (France), André Chandernagor était avocat de profession et un fonctionnaire dévoué dont la carrière a couvert plus d'un demi-siècle.
En 1953, il est élu maire de Mortroux, dans la Creuse, fonction qu'il a occupée pendant 30 ans. En 1958, il est élu à l'Assemblée nationale, où il représente la Creuse. Il est réélu sept fois et siège à l'Assemblée pendant 23 ans. Au fil des ans, il occupe les fonctions de vice-président de l'Assemblée, de président du Conseil départemental de la Creuse et de président du Conseil régional du Limousin.
Au cours de son mandat de président de l'UIP, de 1968 à 1973, il a été un fervent défenseur des droits de l'homme et a fait valoir l'importance du dialogue interparlementaire. Il a notamment été à l'origine de la création du Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP, le seul mécanisme international de plainte ayant pour mandat spécifique de défendre les droits humains des parlementaires persécutés à travers le monde. Le Comité fêtera son 50e anniversaire en 2026.
Socialiste convaincu, il est devenu ministre des Affaires européennes sous la présidence de François Mitterrand dans les années 1980 et a pris fait et cause pour le recours individuel à la Cour européenne des droits de l'homme et la création d'un passeport européen.
À partir de 1983, en tant que premier président de la Cour des comptes, André Chandernagor a modernisé cette institution, élargi son champ d'action à l'échelle internationale et régionale, et renforcé la redevabilité et la transparence publiques.
L'UIP présente ses condoléances à sa famille, à ses collègues politiques et aux habitants de la Creuse.

