En 2025, l’Assemblée nationale de Zambie a été le dernier parlement à mettre en oeuvre la campagne de l’UIP Oui à plus de jeunes au parlement ! Le processus a débuté en 2021, lorsque le président du parlement a adhéré à la campagne. Il s’est ensuite poursuivi avec la création du Groupe parlementaire des jeunes de Zambie en 2022 et le lancement de la campagne au niveau national en 2024.
Dans le prolongement de cette dynamique, un nouveau cap a été franchi en décembre 2025, lorsque l’Assemblée nationale a instauré un quota de 5 % pour les candidats de moins de 35 ans, ainsi que des quotas pour les femmes et les personnes handicapées. Bien que le quota réservé aux jeunes soit trop faible pour garantir que le pays atteigne les objectifs fixés par l’UIP, à savoir 15 % de parlementaires âgés de 30 ans ou moins et 35 % de parlementaires âgés de 40 ans ou moins, le système de scrutin majoritaire à un tour permet aux femmes et aux jeunes d’être élus en dehors du quota, ce qui constitue une avancée importante susceptible de se renforcer au fil du temps.
L’un des principaux artisans de ces changements a été Imanga Wamunyima, Secrétaire du Groupe parlementaire des jeunes de Zambie et participant actif au Forum des jeunes parlementaires de l’UIP. M. Wamunyima a joué un rôle de premier plan dans le processus de réforme, en s’appuyant sur les activités de renforcement des capacités proposées par l’UIP et en bénéficiant du soutien de l’Organisation. “L’UIP a directement influé sur ce processus par son engagement et par la création du Groupe parlementaire des jeunes. Nous avons porté ce plaidoyer avec le soutien de l’UIP. Il ne fait aucun doute que notre engagement au sein du Forum des jeunes parlementaires a été d’un grand secours”, a-t-il expliqué. L’exemple zambien est important, car son succès ne se résume pas aux quotas, mais s’explique également par l’enchaînement des évolutions qui y ont conduit : l’engagement précoce
de la Présidente de l’Assemblée nationale, la création puis le renforcement du Groupe parlementaire des jeunes avec le soutien de l’UIP, puis le rôle central joué par l’un des dirigeants du Groupe dans l’élaboration de la réforme constitutionnelle.
L’expérience zambienne montre comment un engagement de longue haleine et des relations durables peuvent produire des résultats concrets. L’UIP fait valoir trois arguments particulièrement solides en faveur d’une plus grande participation des jeunes. Premièrement, la légitimité démocratique : la représentation parlementaire doit refléter l’ensemble de la société. Deuxièmement, la participation des jeunes permet d’améliorer l’élaboration des politiques, notamment sur les questions qui concernent directement les jeunes, telles que l’éducation et l’emploi. Enfin, le rajeunissement du parlement : les jeunes parlementaires apportent des idées nouvelles, maîtrisent les outils technologiques, dynamisent la communication via les réseaux sociaux et favorisent le recours à des modalités de travail plus souples.
L’expérience zambienne est particulièrement importante, car elle intervient à un moment où la représentation des jeunes et des femmes peine à progresser à l’échelle mondiale. Les progrès stagnent depuis 2023 : la part de parlementaires âgés de 30 ans ou moins est restée inchangée, à 2,8 %. Plus inquiétant encore, la part de femmes parlementaires de moins de 30 ans est passée de 1,4 % en 2023 à 1,2 % en 2025. Après des années d’amélioration constante, les chiffres de l’UIP montrent une stagnation et, dans certains cas, une régression. La Zambie se démarque par les progrès concrets qu’elle a enregistrés. Pour l’UIP, l’engagement à long terme, combiné au renforcement des capacités et à une véritable évolution législative, permet d’obtenir des résultats probants.

