Des parlementaires du Groupe des Douze Plus de l’UIP se sont réunis à Varsovie la semaine dernière afin de se pencher sur les risques et les opportunités que représentent l’intelligence artificielle (IA) et les réseaux sociaux pour les jeunes, ainsi que pour les droits de l'homme.
Le Séminaire régional intitulé Les droits de l'homme à l'ère numérique. IA et réseaux sociaux : opportunité ou menace pour la jeunesse ? a eu lieu à Varsovie (Pologne) du 8 au 9 juin 2026.
Ce séminaire a été co-organisé par le Groupe des Douze Plus de l’UIP, la Diète (Sejm) et le Sénat de Pologne, ainsi que par l’UIP. Le Groupe des Douze Plus est l’un des six groupes géopolitiques de l’UIP. Il rassemble principalement des parlements européens, ainsi que des parlements comme ceux de l’Australie, du Canada, d’Israël, de Nouvelle-Zélande et de la Türkiye.
La réunion était axée sur deux questions liées : la protection des enfants et des jeunes sur Internet, et la manière dont les parlements peuvent encadrer l’IA afin de préserver les droits de l’homme.
Lors de l’ouverture du séminaire, la Secrétaire générale élue de l’UIP, Anda Filip, a déclaré que les décisions relatives au développement et à la réglementation de l’IA relevaient de choix politiques qui devaient être faits par des institutions redevables envers le public. Soulignant qu’un internaute sur trois est un enfant, elle a averti que les plateformes ne suffiraient pas à elles seules à remédier aux préjudices causés par des algorithmes conçus pour maximiser les échanges commerciaux plutôt que pour protéger les utilisateurs.
La première journée a été accordée à la sécurité des enfants et des jeunes sur Internet, notamment aux fondements constitutionnels et internationaux de leur protection. Les parlementaires ont souligné le nombre croissant de mesures législatives, notamment les lois visant les images à caractère abusif générées par l’IA et le renforcement des obligations imposées aux plateformes en ligne.
La deuxième journée a été consacrée plus largement à l’IA et aux droits de l’homme. Les intervenants ont présenté la gouvernance de l’IA non pas sous l’angle technologique, mais comme un enjeu de pouvoir et de redevabilité, et ont souligné les pressions que celle-ci exerce sur la vie privée, l’égalité et l’autonomie personnelle, qu’il s’agisse de la généralisation des outils de surveillance ou de la désinformation générée par l’IA. Les parlementaires ont déclaré qu’ils avaient un rôle clé à jouer en matière de contrôle de l’utilisation de l’IA par les pouvoirs publics, en imposant des exigences de transparence et en intégrant les nouvelles normes mondiales dans le droit national.
Les participants sont convenus de poursuivre la discussion en partageant leurs expériences en matière de législation et de contrôle et en examinant les domaines dans lesquels le Groupe pourrait agir de concert. L’UIP suit de près les initiatives parlementaires relatives à l’IA à l’échelle mondiale et prépare actuellement un bulletin thématique sur l’IA et les droits de l’enfant dans le cadre de ses efforts visant à renforcer la voix des parlements dans la gouvernance internationale de l’IA.
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