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Actualités en bref

L'UIP place les parlements au cœur des débats mondiaux sur l'IA

AI week 2026

From the left: Alexandre Kriebitz, IPU, Robert Opp, UNDP Chief Digital Officer, Dina Al-Bashir, Member of the National Assembly of Jordan and Andrei Baciu, Member of the Chamber of Deputies of Romania during the AI for Good Summit in Geneva, Switzerland. © IPU
 

La semaine dernière, Genève a accueilli le plus grand rassemblement à ce jour consacré à la gouvernance internationale de l’intelligence artificielle (IA). Pour la première fois, trois processus majeurs menés sous l’égide des Nations Unies se sont déroulés simultanément au cours de la même semaine : la première édition du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, le Forum du SMSI 2026 et le Sommet mondial L'IA au service du bien social, et l’UIP était présente pour y apporter une perspective parlementaire. Il en est ressorti des messages cohérents, élaborés séance après séance.

Tout a commencé lors du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, où l’UIP a coorganisé un événement parallèle consacré au contrôle parlementaire, s’inscrivant dans le cadre du groupe de travail n° 4 du Dialogue, consacré à la transparence, à la redevabilité et au contrôle humain. Un point est ressorti clairement : la gouvernance de l’IA relève des institutions démocratiques et ne peut être laissée aux seuls experts techniques. Comme l’ont formulé les intervenants : qui décide, qui en bénéficie, qui en subit les préjudices et qui est tenu responsable, sont des questions que les parlements se posent en permanence. Et ils n’attendent pas pour agir. La Jordanie a mis en place son cadre de gouvernance de l’IA grâce à un ensemble d’instruments juridiques et suit les progrès réalisés par rapport à sa stratégie nationale. La Roumanie a proposé la création de sa propre commission parlementaire sur l’IA. Le Royaume-Uni s’appuie sur ses pratiques établies, notamment les commissions, les groupes multipartites et les organes consultatifs d’experts, pour rester dans la course. Dans toutes les régions, les parlements agissent, et les parlementaires présents ont souligné que l’UIP était là pour faciliter la mise en relation et l’apprentissage mutuel. 

Le lendemain, lors du Sommet mondial L'IA au service du bien social, la réunion-débat de l'UIP consacrée au rôle des parlements dans les stratégies nationales en matière d'IA a orienté la discussion vers la manière dont les parlementaires peuvent contribuer à faire en sorte que l'humanité tire profit de l'IA – notamment en définissant, en finançant et en supervisant les stratégies nationales en la matière, ainsi qu'en utilisant l'IA de manière responsable pour améliorer la santé, l'éducation et les services publics. Les intervenants ont cité des exemples concrets déjà mis en œuvre, allant de l'utilisation de l'IA par la Jordanie pour lutter contre la pénurie d'eau à des stratégies axées sur des bénéfices publics mesurables. La seule réserve émise concernait les capacités : de nombreux parlements, en particulier dans les pays du Sud, ont besoin de conseils techniques et d’un soutien à la recherche plus solides pour suivre le rythme du développement de l’IA, un domaine dans lequel ils ont appelé la communauté internationale à leur apporter son aide.

La semaine s’est achevée par le Forum du SMSI 2026, qui a réuni des parlementaires de toutes les régions du monde pour débattre de l’élaboration d’une législation complète sur l’IA, de la nécessité de placer les droits de l’enfant au cœur de la politique numérique, ainsi que du renforcement des capacités des parlements partout dans le monde, et pas seulement dans les régions dotées de ressources suffisantes. Le fil conducteur de cette session a été celui de la responsabilité institutionnelle : les parlements transposent les engagements internationaux en lois nationales, approuvent les budgets qui les financent et demandent des comptes aux gouvernements et aux acteurs du secteur quant à leur mise en œuvre. Il s’agit là d’une bonne gouvernance, qui ne constitue pas un frein à l’innovation. Celle-ci permet justement le déploiement responsable et à grande échelle des technologies numériques, et repose sur une participation parlementaire soutenue aux débats sur les règles de l’ère numérique.

Ces réunions ont établi une norme en matière d’engagement parlementaire dans les domaines de l’IA et de la gouvernance numérique – une norme sur laquelle l’UIP s’appuiera pour garantir que les parlements soient des acteurs incontournables de ces discussions et fassent partie intégrante des cadres en cours d’élaboration.

Découvrez le travail de l’UIP en matière d’IA.