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Études de cas

Les Comores, les Tonga et la Mongolie : trois pays qui oeuvrent à un monde plus sûr

The IPU encourages parliaments to approve ratification of the Anti-Personnel Mine Ban Convention. © Fariq Faraj Mahmood/Anadolu/AFP

L’UIP encourage les parlements à approuver la ratification de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. © Fariq Faraj Mahmood/Anadolu/AFP.

L’UIP encourage et soutient les parlements dans leurs efforts visant à approuver et mettre en oeuvre les traités et conventions destinés à limiter la menace posée par les armes chimiques, biologiques et nucléaires. En 2025, à la suite d’un séminaire de haut niveau organisé par l’UIP et le Bureau des affaires de désarmement de l’Organisation des Nations Unies sur la Convention sur les armes biologiques, les Comores ont officiellement présenté leur instrument d’adhésion. Intervenue à la fin du webinaire, cette démarche a mis en évidence l’effet immédiat qui peut être obtenu lorsque l’appui technique et l’élan politique se conjuguent.

«Les Comores sont relativement isolées et exposées, mais elles occupent aussi une position géostratégique importante ». «Il est de notre intérêt de réfléchir à la sécurité nationale pour nous protéger contre toutes les formes d’attaque. Il était important que les Comores adhèrent à la Convention sur les armes biologiques afin de contribuer à la lutte contre leur prolifération ainsi qu’à leur destruction ou à leur démantèlement à grande échelle, en faveur d’un monde plus équilibré, plus sûr et plus équitable», a souligné Mohamed Ahamada Baco, parlementaire et Premier Vice-Président de l’Assemblée de l’Union des Comores. 

L’expérience des Tonga illustre également de manière probante l’appui apporté par l’UIP aux parlementaires qui encouragent leur gouvernement à ratifier les traités relatifs au droit international humanitaire.  Après d’importants efforts diplomatiques menés par l’UIP et plusieurs parlementaires du pays – avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge et de l’Unité de soutien à la mise en oeuvre de la Convention sur l’interdiction des mines
antipersonnel –, les Tonga ont finalement ratifié ladite Convention, connue sous le nom de Traité d’Ottawa.

«Je me suis rendu au Cambodge et j’ai vu de mes propres yeux la souffrance des victimes des mines antipersonnel posées lors des guerres passées. Cela m’a profondément marqué et touché personnellement. Lorsque j’ai découvert que les Tonga n’avaient pas encore adhéré au Traité d’Ottawa, j’ai estimé qu’il était de mon devoir d’inciter le Gouvernement à le ratifier», a expliqué Tevita Fatafehi Puloka, parlementaire tongien qui a défendu au Parlement le processus d’adhésion.

Depuis 2021, l’UIP sensibilise les parlements et les parlementaires à l’universalisation de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. L’adhésion des Tonga montre que la persévérance, l’établissement de relations et le leadership local portent leurs fruits. Cette adhésion, aux côtés de celle des îles Marshall, a marqué une reprise des adhésions au Traité d’Ottawa après plus de sept ans. L’UIP espère que l’adhésion des Tonga au traité d’Ottawa incitera le pays à adhérer à d’autres traités. 

La persévérance discrète a elle aussi porté ses fruits en 2025, lorsque la Mongolie a ratifié l’Amendement de 2005 à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires. L’Amendement impose aux signataires de protéger les installations nucléaires et les matières nucléaires utilisées, stockées et transportées à des fins pacifiques sur le territoire national. La ratification de l’Amendement par le Gouvernement mongol a été la conséquence directe de la participation de la Mongolie à un séminaire de haut niveau de l’UIP, organisé avec le Centre de Vienne pour le désarmement et la non-prolifération. 

«Les tensions géopolitiques mondiales s’aggravent, ce qui a pour effet d’alimenter les conflits et d’accroître le risque nucléaire. La Mongolie attache une grande importance à la sécurité et à la sûreté nucléaires, aux garanties et à l’application pacifique de la science et de la technologie nucléaires», a indiqué Tsengeg Mijiddorj, Représentant permanent de la Mongolie auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique. 

Les Comores, les Tonga et la Mongolie sont trois pays très différents, avec des systèmes parlementaires distincts. Ils ont toutefois tous en commun la volonté de collaborer avec l’UIP et de faire appel à son soutien dans leur quête d’une plus grande paix et sécurité.