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Communiqués de presse

L’Assemblée de l’UIP met en avant le rôle précurseur des parlements en cas de violations des droits de l’homme

Des femmes sont réunies pour la conférence d'inscription électorale pour 
le Conseil consultatif municipal de la province du Helmand, Afghanistan. 
Photo de Helmand PRT Lashkar Gah. (link is external) [1]


[1] https://www.flickr.com/photos/helmandprt/8977036235/

Des femmes sont réunies pour la conférence d'inscription électorale pour le Conseil consultatif municipal de la province du Helmand, Afghanistan. Photo de Helmand PRT Lashkar Gah. (link is external)

Dans le cadre d’une réunion qui se tiendra la semaine prochaine à Genève, des parlementaires de 138 pays définiront des moyens concrets que les parlements pourront adopter pour veiller à réagir efficacement aux graves violations des droits de l’homme perpétrées dans le monde et à leurs causes sous-jacentes, et donc également aux situations de non-respect des droits de l’homme susceptibles de déclencher un conflit.  

Organisée dans le cadre de la 135ème Assemblée de l'Union interparlementaire (UIP) (24-28 octobre), cette conférence parlementaire mondiale réunira plus de 700 parlementaires, dont 67 Présidents et 41 Vice-présidents, autour du thème Réagir rapidement lorsque les violations des droits de l’homme présagent un conflit : le rôle du Parlement. Les parlementaires devraient en effet être parmi les premiers à réagir et à prendre des mesures en cas de graves atteintes aux droits de l’homme.

Aucun pays n’est à l’abri des violations des droits de l’homme. La marginalisation, l’exclusion politique, l’intolérance religieuse, la pauvreté et les restrictions injustifiées aux libertés fondamentales – telles que le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique –sont des phénomènes très répandus dans le monde entier. En étant incapables de relever les enjeux liés aux droits de l’homme, les Etats ne vont pas seulement à l’encontre de leurs obligations nationales et internationales, mais, si les abus se généralisent et s’aggravent, ils créent même un terrain propice au conflit violent.

Quels mécanismes l’UIP peut-elle mettre en place afin de contribuer à remédier à des situations de violations des droits de l’homme qui présagent un conflit violent ? Comment aller à l’encontre de la tendance qui consiste à accorder un niveau de priorité moins élevé au respect des droits de l’homme lorsqu’un conflit violent éclate ? Comment les parlements peuvent-ils davantage mobiliser l’engagement et le leadership des femmes dans leurs efforts en vue de relever les enjeux liés aux droits de l’homme ? Ces questions seront au cœur des débats que les parlementaires mèneront pendant l’Assemblée, qui se déroulera sur cinq jours.

La 135ème Assemblée de l’UIP marquera le 40ème anniversaire du Comité des droits de l'homme des parlementaires. Examinant actuellement plus de 2 300 cas dans le monde, cet organe cherche à protéger ou à obtenir réparation pour les parlementaires dont les droits ont été violés.  

Guidé par deux principes de base, à savoir "Ne jamais abandonner" et "Aidez-nous à aider les parlementaires en danger", le Comité a examiné 2 500 cas dans 109 pays depuis 1976, œuvrant sans répit à tenter de persuader les autorités compétentes et à faire pression sur elles jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Cet anniversaire sera également l’occasion pour les parlementaires de faire preuve d’une solidarité accrue à l’égard de leurs pairs dont les droits fondamentaux ont été violés.   

Dans le cadre de cette prochaine Assemblée, l’UIP publiera une étude faisant état de la situation alarmante qui prévaut actuellement dans le monde en matière de sexisme et de violence à l’encontre des femmes parlementaires. Cette étude met également en avant le fait que les cas de violations des droits des femmes parlementaires doivent être plus systématiquement soumis au Comité des droits de l’homme des parlementaires.

De nombreux autres points seront abordés à l’occasion de cette Assemblée, notamment la réponse de l’ONU aux allégations d’exploitation sexuelle et d’abus sexuels par des agents de maintien de la paix de l’ONU, le rôle du parlement dans la prévention des ingérences extérieures dans les affaires internes des Etats souverains et le rôle des parlements dans la lutte contre les activités des fonds vautours. Il sera également question de la promotion du renforcement de la coopération internationale dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), de la liberté des femmes de participer pleinement aux processus politiques, en toute sécurité et en toute indépendance et de la nécessité d’établir des partenariats hommes-femmes pour atteindre cet objectif.

Plusieurs organes de l’UIP se réuniront dans le cadre de la 135ème Assemblée, notamment le Forum des femmes parlementaires (#womenMPs), le Forum des jeunes parlementaires (#youngMPs), le Comité sur les questions relatives au Moyen-Orient ainsi que le Comité des droits de l'homme des parlementaires. En outre, la Stratégie révisée de l’UIP pour 2017-2021 – Des parlements démocratiques plus forts au service du peuple – devrait être approuvée à cette occasion.


En tant qu’organisation mondiale des parlements nationaux, l’UIP œuvre à préserver la paix et impulse un changement démocratique dans le monde.

Pour en savoir plus sur les nombreux thèmes et événements de la 135ème Assemblée, vous pouvez consulter l’ordre du jour et les documents de travail.  

Vous pouvez suivre les débats de l’Assemblée ou y prendre part sur Twitter avec le hashtag #IPU135.

Photos : des photos de l’Assemblée sont mises gracieusement à disposition à l’adresse http://www.ipu.org/135pics

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Mme Jean Milligan, tél. : +41 22 919 41 89/+41 76 596 45 91 – courriel : jm@ipu.org