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Communiqués de presse

L'UIP condamne les menaces contre la démocratie parlementaire

Membres du Comité des droits de l'homme des parlementaires. © IPU

Membres du Comité des droits de l'homme des parlementaires. © IPU

L'Union interparlementaire (UIP) s'est dite vivement préoccupée par l'ampleur et le type de violations présumées des droits de l'homme des parlementaires recensées au Cambodge, aux Maldives, en Turquie et au Venezuela, qui mettent en péril la démocratie parlementaire dans ces pays.

Réuni à l’occasion de la 138ème Assemblée de l'UIP, le Comité des droits de l'homme des parlementaires a examiné les cas de plus de 221 parlementaires de ces quatre pays. Il a également examiné 15 cas dans quatre autres pays : Zambie (11 cas), Niger (deux),  Mongolie (un) et Philippines (un).

Dans l'ensemble, l'UIP a pris position sur des cas de violation concernant 237 parlementaires dans huit pays.

En novembre 2017, la Cour suprême du Cambodge a dissous le principal parti d'opposition, le Parti du salut national du Cambodge (CNRP), et a interdit à 118 responsables de ce parti, y compris les 55 membres du CNRP à l'Assemblée nationale, de participer à toute activité politique pendant cinq ans. 

L'UIP a déclaré que ces mesures constituent une violation flagrante des droits fondamentaux des parlementaires et a regretté de constater de nouveau de tels actes contre l'opposition, qu'elle a déjà signalés par le passé avant chaque élection au Cambodge. L'UIP a exhorté les autorités cambodgiennes à réhabiliter les 55 membres du CNRP et à reprendre le dialogue politique, si nécessaire avec le soutien de l'UIP.

S'agissant du Venezuela, l'UIP s'est dite de plus en plus préoccupée par l'ampleur des mesures prises, avec une apparente impunité, pour réprimer les membres de l'opposition et porter atteinte à l'intégrité et à l'autonomie de l'Assemblée nationale du Venezuela. Le Comité a examiné des violations graves et crédibles des droits de l'homme concernant 57 parlementaires actuellement en fonction et membres de la Table de l’unité démocratique (MUD).

L’UIP a appelé les autorités vénézuéliennes à mettre fin sans délai aux harcèlements et aux attaques que subissent les parlementaires d’opposition, et à prendre des mesures efficaces pour que les personnes qui se sont rendues coupables de tels actes soient tenues d’en répondre.

L’UIP a, par ailleurs, réitéré ses inquiétudes quant aux conditions de détention du parlementaire Gilber Caro, arrêté il y a plus d’un an, et a exhorté les autorités à lui garantir un traitement adéquat.

Concernant les Maldives, l’UIP s’est déclarée préoccupée par l’instabilité politique chronique dont souffre le pays. Une quinzaine de parlementaires ont été arrêtés dans le cadre de l’état d’urgence qui a pris fin le 22 mars 2018. Des accusations de terrorisme ont été portées contre quatre d’entre eux. Trois autres parlementaires sont encore maintenus en détention tandis que dix autres, qui ont été remis en liberté, ont néanmoins été inculpés. Pour l’opposition, toutes ces mesures relèvent d’une volonté d’intimidation et de répression de la part des autorités. Pour l'opposition, toutes ces mesures font partie d'une stratégie d'intimidation et de répression mise en place par les autorités.

Une récente mission menée par l'UIP aux Maldives a réclamé le retrait de certaines de ces accusations et le respect des garanties d'un procès équitable pour tous les parlementaires. La mission a également demandé que 12 parlementaires soient réintégrés au parlement.

En Turquie, l'UIP demeure préoccupée par les allégations de violations généralisées et systématiques des droits des parlementaires de l'opposition appartenant au HDP.  L'UIP s’inquiète notamment du fait que plus de 600 accusations pour activités criminelles ou terroristes aient été portées à leur encontre, que neuf parlementaires continuent d'être détenus, qu'au moins quatorze ont été condamnés à des peines d'emprisonnement et que neuf ont été déchus de leur mandat parlementaire ces derniers mois.  Une mission d'enquête de l'UIP devrait bientôt se rendre en Turquie pour examiner ces questions et encourager les progrès.

Le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l’UIP apporte protection et voies de recours aux parlementaires dont les droits ont été violés.


L’Union interparlementaire (UIP) est l'organisation mondiale des parlements nationaux. Elle œuvre à préserver la paix et elle impulse un changement démocratique positif par le dialogue politique et une action concrète.

Pour plus ample information, prière de contacter :

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