Merveille composée de 115 petites îles fertiles et rocheuses, les Seychelles s’étendent sur une parcelle de l'océan Indien plus de deux fois plus grande que la France. Elles ont une population minuscule d'environ 100 000 habitants et leur économie, qui est l'une des plus riches d'Afrique, dépend largement du tourisme et de la pêche, deux secteurs fortement menacés par les changements climatiques.
L'évolution des conditions météorologiques et océaniques entraîne des sécheresses, des inondations, des glissements de terrain, l'érosion des côtes, etc. Les infrastructures côtières essentielles, notamment les aéroports, les ports, les usines de dessalement, les routes, les hôtels et d'autres bâtiments, ont toutes été endommagées. L'environnement sous-marin, qui est si attrayant pour les touristes, est gravement touché par l'acidification des océans et le blanchiment des coraux.
Les Seychelles n'émettent pratiquement pas de gaz à effet de serre, mais leur stratégie climatique prévoit une transition vers les énergies renouvelables, l'intégration des considérations relatives aux changements climatiques dans les politiques, stratégies et plans nationaux, ainsi que le développement des capacités permettant à tous les niveaux de la société d’agir face à l'urgence climatique.
En 2015, les Seychelles ont effacé près de 22 millions d’USD de leur dette en échange de la création de 13 nouvelles zones marines protégées où la pêche, la prospection pétrolière et d'autres activités sont interdites ou fortement limitées.
L'Assemblée nationale, qui ne compte qu'une seule chambre, recueille l'eau de pluie pour ses activités quotidiennes, a installé des panneaux solaires et interdit l'utilisation de bouteilles en plastique à usage unique sur le site du parlement.