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Communiqués de presse

Des réformes sensibles au genre doivent être menées au sein des parlements pour éliminer la violence à l’égard des femmes

Au Brésil, de grandes manifestations populaires ont eu lieu cette année 
pour protester contre la violence à l’égard des femmes. ©Cris 
Faga/NurPhoto

Au Brésil, de grandes manifestations populaires ont eu lieu cette année pour protester contre la violence à l’égard des femmes. ©Cris Faga/NurPhoto

Dans le sillage de son étude phare sur le sexisme à l’encontre des femmes parlementaires, l’Union interparlementaire (UIP) lance une initiative qui vise à promouvoir les réformes sensibles au genre au sein du parlement.

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’UIP présente une approche novatrice qui interpelle les parlements sur leur fonctionnement et leurs méthodes de travail pour déterminer leur efficacité en matière d’égalité des sexes.

La publication intitulée Parlements : évaluer la sensibilité au genre – outil d'auto-évaluation, constitue la première étape de cette initiative. Ce document pose les principes qui permettent d’évaluer objectivement la parité au parlement et le traitement réservé aux femmes parlementaires, et d’identifier les mesures qui s’imposent pour transformer les parlements en institutions sensibles au genre.

La plupart des parlements restent dominés par les hommes, les femmes ne représentant que 22 pour cent des parlementaires à travers le monde. Une fois élues, la situation des femmes parlementaires ne s’améliore guère puisque celles-ci sont souvent sous-représentées aux postes de direction ou dans les commissions clés. Elles sont confrontées à un environnement de travail hostile, régi en partie par des règles et pratiques non écrites qui avantagent les hommes. Tous ces facteurs peuvent limiter la contribution des femmes à l’élaboration des politiques au sein du parlement et affaiblissent l’efficacité et la légitimité des parlements.

En outre, une étude récemment publiée par l’UIP a révélé que le sexisme, la violence et le harcèlement à l’encontre des femmes parlementaires étaient largement répandus à travers le monde. Plus de 80 pour cent des 55 femmes parlementaires interrogées ont déclaré avoir subi une forme de violence psychologique. Environ 20 pour cent des parlementaires ayant participé à l’étude ont indiqué avoir déjà été giflées, poussées ou frappées, y compris par leurs pairs.

"Comment des femmes et des hommes peuvent-ils travailler efficacement dans un environnement qui ne garantit pas, sur un pied d’égalité, leurs droits et leur sécurité ? L’égalité des sexes doit être une priorité pour l’ensemble des parlementaires à travers le monde. Nous devons veiller à ce que les parlements adhèrent au principe fondamental d’égalité entre hommes et femmes, s’attaquent aux problèmes de la violence et du harcèlement fondés sur le genre au parlement, garantissent le respect et l’égalité de traitement et apportent leur contribution à la lutte contre l’inégalité des sexes. En résumé, nous avons besoin de réformes institutionnelles", a expliqué le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong.

L’évaluation de la sensibilité des parlements au genre invite les parlementaires et les fonctionnaires parlementaires à examiner ouvertement ces questions et à identifier les initiatives qui peuvent être prises pour y remédier, en consolidant l’infrastructure et les politiques qui  favorisent une culture sensible au genre au sein du parlement et en accroissant les capacités et les ressources du personnel pour parvenir à l’égalité des sexes.

"Les parlements doivent examiner leur fonctionnement par le prisme de l’égalité des sexes. Ils doivent reconnaître qu’ils ne sont pas neutres du point de vue du genre. L’évaluation de la sensibilité des parlements au genre vise à soutenir les efforts déployés par les parlements pour lutter contre la violence à l’égard des femmes parlementaires et devenir les chantres de l’égalité des sexes et des modèles pour le reste de la société. A terme, ce travail permettra de renforcer la contribution des parlements à l’élimination de la violence à l’égard des femmes", a souligné M. Chungong.

 
 

L’Union interparlementaire (UIP) est l'organisation mondiale des parlements nationaux. Elle œuvre à préserver la paix et elle impulse un changement démocratique positif par le dialogue politique et une action concrète.

Pour plus ample information, prière de contacter:

Le bureau de presse de l'UIP
Mme Jean Milligan
tél. : +41 22 919 41 89/+41 76 596 45 91
courriel : jm@ipu.org